APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
Informations pratiques
- Prescription : Disponible sans ordonnance
- Format : comprimé pelliculé
- Date de commercialisation : 06/12/2024
- Statut de commercialisation : Autorisation active
- Code européen : Pas de code européen
- Nom générique : APREMILAST 30 mg - OTEZLA 30 mg, comprimé pelliculé
- Type de générique : Princeps
- Code générique : 1908
- Laboratoires : STADA ARZNEIMITTEL AG
Les compositions de APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
| Format | Substance | Substance code | Dosage | SA/FT |
|---|---|---|---|---|
| Comprimé | APRÉMILAST | 41238 | 30 mg | SA |
* « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique
Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :
plaquette(s) PVC aluminium de 56 comprimé(s)
- Code CIP7 : 3030677
- Code CIP3 : 3400930306772
- Prix : 210,94 €
- Date de commercialisation : 16/01/2026
- Honoraire de dispensation : 1,02 €
- Taux de remboursement : 30 %
Caractéristiques :
ANSM - Mis à jour le : 12/06/2025
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Aprémilast............................................................................................................................. 30 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire
Chaque comprimé pelliculé contient 127 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé pelliculé (comprimé).
Beige, ovale, biconvexe (13 mm de long et 6 mm de large).
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Rhumatisme psoriasique
APREMILAST STADA, seul ou en association avec un traitement de fond antirhumatismal (DMARD), est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique (RP) actif chez les patients adultes ayant présenté une réponse insuffisante ou une intolérance à un traitement de fond antérieur (voir rubrique 5.1).
Psoriasis
APREMILAST STADA est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques chronique modéré à sévère (PSOR) chez les patients adultes en cas d’échec, de contre-indication ou d’intolérance aux autres traitements systémiques dont la ciclosporine, le méthotrexate ou la photothérapie UVA + psoralène (PUVA-thérapie).
Psoriasis pédiatrique
Apremilast est indiqué dans le traitement du psoriasis en plaques chroniques (PSO) modéré à sévère chez les enfants et adolescents à partir de 6 ans et pesant au moins 20 kg, qui nécessitent un traitement systémique
Maladie de Behçet
APREMILAST STADA est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’ulcères buccaux associés à la maladie de Behçet (MB) éligibles à un traitement systémique.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le traitement par APREMILAST STADA doit être instauré par des spécialistes expérimentés dans le diagnostic et le traitement du psoriasis, du rhumatisme psoriasique ou de la maladie de Behçet.
Posologie
Patients adultes atteints de rhumatisme psoriasique, de psoriasis ou de la maladie de Behçet
La dose recommandée d’aprémilast pour les patients adultes est de 30 mg prise par voie orale deux fois par jour. Un schéma de titration initiale doit être appliqué comme indiqué dans le Tableau 1.
Tableau 1. Schéma de titration posologique pour les patients adultes
Jour 1
Jour 2
Jour 3
Jour 4
Jour 5
A partir du Jour 6
Matin
Matin
Soir
Matin
Soir
Matin
Soir
Matin
Soir
Matin
Soir
10 mg
10 mg
10 mg
10 mg
20 mg
20 mg
20 mg
20 mg
30 mg
30 mg
30 mg
Patients pédiatriques présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère
La dose recommandée d’aprémilast chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère dépend du poids corporel. La dose recommandée d’aprémilast est de 20 mg pris par voie orale deux fois par jour pour les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg, et de 30 mg pris par voie orale deux fois par jour pour les patients pédiatriques pesant au moins 50 kg, après le schéma de titration initiale du traitement présenté dans le Tableau 2 ci-dessous.
Poids corporel
Jour 1
Jour 2
Jour 3
Jour 4
Jour 5
A partir du Jour 6
Matin
Matin
Soir
Matin
Soir
Matin
Soir
Matin
Soir
Matin
Soir
De 20 kg à moins de 50 kg*
10 mg
10 mg
10 mg
10 mg
20 mg
20 mg
20 mg
20 mg
20 mg
20 mg
20 mg
50 kg ou plus
10 mg
10 mg
10 mg
10 mg
20 mg
20 mg
20 mg
20 mg
30 mg
30 mg
30 mg
* Il n’existe pas de conditionnements pour APREMILAST STADA qui permet de titrer et de maintenir le traitement chez les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg. Par conséquent, il n’est pas possible de traiter les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg avec APREMILAST STADA ; d’autres produits à base d’aprémilast offrant ces conditionnements doivent être utilisés à la place.
Toutes les indications (psoriasis chez l’adulte et l’enfant, rhumatisme psoriasique, maladie de Behçet)
Aucun nouveau schéma de titration initiale n’est nécessaire après ce schéma initial.
La dose recommandée d’aprémilast deux fois par jour doit être prise à environ 12 heures d’intervalle (matin et soir), sans conditions de prise alimentaire.
Si le patient oublie de prendre une dose, celle-ci doit être prise le plus rapidement possible. Si l’heure de la prochaine administration est proche, la dose oubliée ne doit pas être prise et la prochaine dose doit être prise au moment habituel.
Au cours des études pivots, l’amélioration la plus importante a été observée au cours des 24 premières semaines de traitement pour le RP et le PSOR, et au cours des 12 premières semaines de traitement pour la MB. En l’absence de signes de bénéfice thérapeutique après cette période, la poursuite du traitement doit être reconsidérée. La réponse du patient au traitement doit être évaluée régulièrement.
Populations particulières
Patients âgés
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour cette population de patients (voir rubriques 4.8 et 5.2).
Patients présentant une insuffisance rénale
Patients adultes atteints de rhumatisme psoriasique, de psoriasis ou de la maladie de Behçet
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale légère ou modérée. La dose d’aprémilast doit être diminuée à 30 mg une fois par jour chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min estimée par l’équation de Cockroft-Gault). Pour le schéma de titration initiale dans ce groupe, il est recommandé de titrer la dose d’aprémilast en utilisant uniquement le schéma posologique du matin présenté dans le Tableau 1 et d’omettre les doses du soir (voir rubrique 5.2).
Patients pédiatriques présentant un psoriasis modéré à sévère
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus présentant une insuffisance rénale légère ou modérée. Chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min estimée par l’équation de Cockroft-Gault), une adaptation de la posologie est recommandée. La dose d’aprémilast doit être diminuée à 30 mg une fois par jour chez les patients pédiatriques pesant au moins 50 kg et à 20 mg une fois par jour chez les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg. Pour le schéma de titration initiale du traitement dans ces groupes, il est recommandé de prendre la dose d’aprémilast du matin uniquement, selon le schéma posologique présenté dans le Tableau 2 ci-dessus pour la catégorie de poids concernée, et d’omettre les doses du soir.
Patients présentant une insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de l’aprémilast ans n’ont pas été établies chez les enfants présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère âgés de moins de 6 ans ou ayant un poids corporel inférieur à 20 kg, ni dans les autres indications pédiatriques. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
APREMILAST STADA est administré par voir orale.
Les comprimés pelliculés doivent être avalés entiers, afin d'éviter d'endommager le pelliculage, et peuvent être pris au cours ou en dehors des repas.
4.3. Contre-indications
- hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- grossesse (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Diarrhée, nausées et vomissements
Des cas sévères de diarrhée, de nausées et de vomissements associés à l’utilisation d’aprémilast ont été rapportés après la commercialisation du médicament. La plupart des événements sont survenus dans les premières semaines de traitement. Dans certains cas, les patients ont été hospitalisés. Les patients âgés de 65 ans ou plus peuvent présenter un risque accru de complications. Si le patient développe une diarrhée, des nausées ou des vomissements sévères, l’arrêt du traitement par aprémilast peut s’avérer nécessaire.
Affections psychiatriques
L'aprémilast est associé à un risque accru d'affections psychiatriques telles que l’insomnie et la dépression. Des cas d’idées et de comportements suicidaires, y compris de suicides, ont été observés chez des patients présentant, ou non des antécédents de dépression (voir rubrique 4.8). Les risques et bénéfices quant à l'instauration ou la poursuite du traitement par aprémilast doivent faire l’objet d’une évaluation attentive si les patients présentent des symptômes psychiatriques, ou des antécédents d'affections psychiatriques, ou s’ils sont traités de façon concomitante par des médicaments susceptibles de provoquer des événements psychiatriques. Les patients et soignants doivent être avertis du fait qu'ils doivent informer le médecin en cas d'idées suicidaires ou de tout changement de comportement ou d'humeur.
En cas de nouveaux symptômes psychiatriques, ou d’aggravation des symptômes existants, ou si des idées suicidaires ou une tentative de suicide sont identifiées chez le patient, il est recommandé d'arrêter le traitement par aprémilast.
Insuffisance rénale sévère
La dose d’APREMILAST STADA doit être diminuée à 30 mg une fois par jour chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus atteints d’insuffisance rénale sévère, la dose doit être diminuée à 30 mg une fois par jour chez les patients pédiatriques pesant au moins 50 kg et à 20 mg une fois par jour chez les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Patients présentant une insuffisance pondérale
Le poids doit être contrôlé à intervalles réguliers chez les patients présentant une insuffisance pondérale ainsi que chez les patients pédiatriques ayant un indice de masse corporelle proche de la limite inférieure ou trop bas lors de l’instauration du traitement. En cas de perte de poids inexpliquée et cliniquement significative, ces patients doivent être examinés par un praticien et l’arrêt du traitement doit être envisagé.
Excipients
Lactose : Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Sodium : Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium pour la dose recommandée (30 mg deux fois par jour), c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
La co-administration de rifampicine, un inducteur puissant de l’isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP3A4), a entraîné la diminution de l’exposition systémique à l’aprémilast, susceptible d’entraîner une perte d’efficacité de l’aprémilast. Par conséquent, l’association d’inducteurs puissants de l’isoenzyme CYP3A4 (par exemple, rifampicine, phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne et millepertuis) et d’aprémilast n’est pas recommandée. La co-administration d’aprémilast et de doses répétées de rifampicine a entraîné une diminution d’environ 72 % et 43 % respectivement de l’aire sous la courbe [concentration versus temps] (ASC) et de la concentration sérique maximale (Cmax). L’exposition à l’aprémilast est diminuée en cas d’administration concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, rifampicine), ce qui peut entraîner une réponse clinique inférieure.
Dans les études cliniques, l’aprémilast a été administré en association avec un traitement topique (incluant corticoïdes, shampooing au goudron et préparations d’acide salicylique pour le cuir chevelu) et une photothérapie UVB.
Aucune interaction cliniquement significative n’a été observée entre le kétoconazole et l’aprémilast. L’aprémilast peut être co-administré avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 tel que le kétoconazole.
Aucune interaction pharmacocinétique n’a été observée entre l’aprémilast et le méthotrexate chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique. L’aprémilast peut être co-administré avec le méthotrexate.
Aucune interaction pharmacocinétique n’a été observée entre l’aprémilast et les contraceptifs oraux contenant de l’éthinylestradiol et du norgestimate. L’aprémilast peut être co-administré avec des contraceptifs oraux.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en capacité de procréer
Toute grossesse doit être exclue avant l’instauration du traitement. Les femmes en capacité de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace pour éviter une grossesse pendant le traitement.
Grossesse
Il existe des données limitées concernant l’utilisation de l’aprémilast chez la femme enceinte.
L’aprémilast est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). Les effets de l’aprémilast sur la gestation ont été des pertes embryo-fœtales chez la souris et le singe, et une diminution du poids des fœtus et un retard d’ossification chez la souris à des doses supérieures à la dose maximale actuellement recommandée chez l’être humain. Ces effets n’ont pas été observés chez l’animal à une exposition représentant 1,3 fois l’exposition clinique (voir rubrique 5.3).
Allaitement
L’aprémilast a été détecté dans le lait de souris allaitantes (voir rubrique 5.3). On ne sait pas si l’aprémilast ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Un risque pour les nourrissons allaités ne peut être exclu. Par conséquent, l’aprémilast ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.
Fertilité
Il n’existe pas de données concernant la fertilité humaine. Dans les études effectuées chez la souris, aucun effet délétère n’a été observé sur la fertilité à des niveaux d’exposition représentant 3 fois l’exposition clinique chez les mâles et équivalant à l’exposition clinique chez les femelles. Pour les données précliniques concernant la fertilité voir, rubrique 5.3.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L’aprémilast n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
4.8. Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec l’aprémilast chez les adultes atteints de RP et le PSOR sont des affections gastro-intestinales (GI), incluant diarrhée (15,7 %) et nausées (13,9 %). Les autres effets indésirables les plus fréquemment rapportés incluent les infections des voies aériennes supérieures (8,4 %), les céphalées (7,9 %) et les céphalées de tension (7,2 %), et sont dans la majorité des cas de sévérité légère à modérée.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec l’aprémilast chez les adultes atteints de la MB sont la diarrhée (41,3 %), les nausées (19,2 %), les céphalées (14,4 %), l’infection des voies aériennes supérieures (11,5 %), les douleurs abdominales hautes (8,7 %), les vomissements (8,7 %) et les dorsalgies (7,7 %) et sont pour la plupart de sévérité légère à modérée.
Les effets indésirables gastro-intestinaux sont généralement survenus au cours des 2 premières semaines de traitement et se sont résorbés dans les 4 semaines.
Des cas peu fréquents de réactions d’hypersensibilité ont été observés (voir rubrique 4.3).
Tableau listant les effets indésirables
Les effets indésirables observés chez les patients adultes traités par aprémilast sont présentés ci-dessous par classe de systèmes d’organes (SOC) et fréquence. Au sein de chaque SOC et groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Les effets indésirables ont été déterminés à partir des données issues du programme de développement clinique de l’aprémilast et des données acquises chez les patients adultes depuis la commercialisation. Les fréquences des effets indésirables sont celles rapportées dans les bras aprémilast dans les quatre études de phase III menées dans le RP (n = 1 945) ou dans les deux études de phase III menées dans le PSOR (n = 1 184), et dans l’étude de phase III menée dans la MB (n = 207). Le Tableau 3 présente la fréquence la plus élevée observée dans chaque regroupement de données).
Les fréquences sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 3. Résumé des effets indésirables rapportés lors du traitement du rhumatisme psoriasique (RP), du psoriasis (PSOR) et de la maladie de Behçet (MB)
Classe de systèmes d’organes
Fréquence
Effet indésirable
Infections et infestations
Très fréquent
Infection des voies aériennes supérieuresa
Fréquent
Bronchite,
rhinopharyngite*
Affections du système immunitaire
Peu fréquent
Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent
Appétit diminué*
Affections psychiatriques
Fréquent
Insomnie,
dépression
Peu fréquent
Idées et comportements suicidaires
Affections du système nerveux
Très fréquent
Céphalées*,a
Fréquent
Migraine*,
céphalées de tension*
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent
Toux
Affections gastro-intestinales
Très fréquent
Diarrhée*,
nausées*
Fréquent
Vomissements*,
dyspepsie,
selles fréquentes,
douleurs abdominales hautes*,
reflux gastro-œsophagien
Peu fréquent
Hémorragie gastro-intestinale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent
Rash,
urticaire
Fréquence indéterminée
Angiœdème
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquent
Dorsalgies*
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquent
Fatigue
Investigations
Peu fréquent
Poids diminué
* Au moins un de ces effets indésirables a été rapporté comme grave
a Fréquence rapportée comme étant fréquente dans le RP et le PSOR
Description de certains effets indésirables
Affections psychiatriques
Dans les études cliniques et depuis la commercialisation, des cas peu fréquents d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés ; des cas de suicide ont été rapportés après la commercialisation. Les patients et soignants doivent être avertis qu'ils doivent informer le médecin en cas d’idées suicidaires (voir rubrique 4.4).
Perte de poids
Le poids des patients a été mesuré de façon systématique dans les études cliniques. La perte de poids moyenne observée chez les patients adultes atteints de RP et de PSOR traités par aprémilast pendant une durée allant jusqu’à 52 semaines a été de 1,99 kg. Au total, 14,3 % des patients recevant l’aprémilast ont présenté une perte de poids de 5 à 10 %, tandis qu’une perte de poids de plus de 10 % a été observée chez 5,7 % des patients. La perte de poids n’a eu de répercussions cliniques significatives chez aucun de ces patients. Au total chez 0,1 % des patients, le traitement par aprémilast a été arrêté en raison de l’effet indésirable de perte de poids. La perte de poids moyenne observée chez les patients adultes atteints de MB traités par aprémilast pendant 52 semaines était de 0,52 kg. Au total, 11,8 % des patients recevant l’aprémilast ont présenté une perte de poids de 5 à 10 %, de même, une perte de poids de plus de 10 % a été observée chez 3,8 % des patients.
La perte de poids n’a entraîné de conséquence clinique manifeste chez aucun de ces patients. Aucun patient n’est sorti de l’étude en raison de l’effet indésirable de perte de poids.
Se reporter à la mise en garde supplémentaire à la rubrique 4.4 concernant les patients présentant une insuffisance pondérale au début du traitement.
Populations particulières
Patients âgés
D’après les données acquises depuis la commercialisation, les patients âgés de ≥ 65 ans pourraient présenter un risque accru de complications de type diarrhée, nausées et vomissements sévères (voir rubrique 4.4).
Patients présentant une insuffisance hépatique
La sécurité de l’aprémilast n’a pas été évaluée chez les patients atteints de RP, de PSOR ou de la MB présentant une insuffisance hépatique.
Patients présentant une insuffisance rénale
Dans les études cliniques menées dans le RP, le PSOR ou la MB, le profil de sécurité observé chez les patients présentant une insuffisance rénale légère était comparable à celui observé chez les patients présentant une fonction rénale normale. La sécurité de l’aprémilast n’a pas été évaluée dans les études cliniques menées chez les patients atteints de RP, de PSOR ou de la MB présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère.
Patients pédiatriques
La sécurité de l’aprémilast a été évaluée lors d’un essai clinique de 52 semaines mené chez des patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère (étude SPROUT). Le profil de sécurité de l’aprémilast observé pendant cette étude était cohérent avec le profil de sécurité établi précédemment chez des patients adultes présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
4.9. Surdosage
L’aprémilast a été étudié chez des sujets sains ayant reçu une dose quotidienne totale maximale de 100 mg (administrée à raison de 50 mg deux fois par jour) pendant 4,5 jours sans signe de toxicités dose-limitantes. En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller la survenue de signes et symptômes d’effets indésirables et d’instaurer un traitement symptomatique approprié. En cas de surdosage, un traitement symptomatique et de soutien est conseillé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, immunosuppresseurs sélectifs, code ATC : L04AA32.
Mécanisme d’action
L’aprémilast est un inhibiteur oral de la phosphodiestérase-4 (PDE4) de petite taille, qui agit au niveau intracellulaire pour moduler un réseau de médiateurs pro-inflammatoires et anti-inflammatoires. La PDE4 est une phosphodiestérase spécifique de l’adénosine monophosphate cyclique (AMPc) qui est la PDE prédominante dans les cellules inflammatoires. L’inhibition de la PDE4 augmente les taux intracellulaires d’AMPc, ce qui à son tour diminue la réponse inflammatoire en modulant l’expression du TNF-α, de l’IL-23, de l’IL-17 et d’autres cytokines inflammatoires. L’AMP cyclique module également les taux de cytokines anti-inflammatoires telles que l’IL-10. Ces médiateurs pro-inflammatoires et anti-inflammatoires ont été impliqués dans le rhumatisme psoriasique et le psoriasis.
Effets pharmacodynamiques
Dans les études cliniques menées chez des patients atteints de rhumatisme psoriasique, l’aprémilast a modulé significativement, mais n’a pas inhibé totalement, la libération d’IL-1α, d’IL-6, d’IL-8, de MCP-1, de MIP-1β, de MMP-3 et de TNF-α dans le plasma.
Après 40 semaines de traitement par aprémilast, une diminution des taux plasmatiques d’IL-17 et d’IL-23 et une augmentation de l’IL-10 ont été observées. Dans les études cliniques menées chez des patients atteints de psoriasis, l’aprémilast a diminué l’acanthose des lésions cutanées, l’infiltration de cellules inflammatoires et l’expression de gènes pro-inflammatoires, dont ceux codant pour la synthase de l’oxyde nitrique inductible (iNOS), l’IL-12/IL-23p40, l’IL-17A, l’IL-22 et l’IL-8. Dans les études cliniques menées auprès de patients atteints de la maladie de Behçet traités par aprémilast, une association positive significative a été constatée entre la modification du TNF-alpha plasmatique et l’efficacité clinique mesurée par le nombre d’ulcères buccaux.
L’aprémilast administré à des doses allant jusqu’à 50 mg deux fois par jour n’a pas entraîné d’allongement de l’intervalle QT chez des sujets sains.
Efficacité et sécurité clinique
Rhumatisme psoriasique
La sécurité et l’efficacité de l’aprémilast ont été évaluées au cours de 3 études multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo (études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3) menées selon la même méthodologie chez des patients adultes atteints de RP actif (≥ 3 articulations gonflées et ≥ 3 articulations douloureuses) malgré un traitement de fond antérieur par une petite molécule ou un agent biologique (DMARD). Au total, 1 493 patients ont été randomisés et ont reçu soit un placebo, soit l’aprémilast 20 mg, soit l’aprémilast 30 mg par voie orale deux fois par jour.
Les patients inclus dans ces études avaient un diagnostic de RP depuis au moins 6 mois. Une lésion cutanée de psoriasis répondant aux critères (d’au moins 2 cm de diamètre) était également requise dans l’étude PALACE 3. L’aprémilast était administré en monothérapie (34,8 %) ou en association avec des traitements de fond par petites molécules à doses stables (65,2 %). Les patients ont reçu l’aprémilast en association avec un ou plusieurs des médicaments suivants : méthotrexate (MTX, ≤ 25 mg/semaine, 54,5 %), sulfasalazine (SSZ, ≤ 2 g/jour, 9,0 %) et léflunomide (LEF ; ≤ 20 mg/jour, 7,4 %). L’administration concomitante de traitements de fond biologiques, dont les anti-TNF, n’était pas autorisée. Des patients présentant chaque sous-type de RP, dont une polyarthrite symétrique (62,0 %), une oligoarthrite asymétrique (26,9 %), une arthrite interphalangienne distale (IPD) (6,2 %), une arthrite mutilante (2,7 %) et une spondylite prédominante (2,1 %) ont été inclus dans les trois études. Des patients présentant une enthésopathie préexistante (63 %) ou une dactylite préexistante (42 %) ont été inclus. Au total, 76,4 % des patients avaient reçu préalablement uniquement un traitement de fond par petites molécules et 22,4 % par des agents biologiques, dont 7,8 % qui étaient en échec d’un traitement de fond antérieur par un agent biologique. L’ancienneté médiane du RP était de 5 ans.
Conformément au plan de l’étude, les patients qui ne présentaient pas une amélioration d’au moins 20 % en termes de nombres d’articulations douloureuses et gonflées à la Semaine 16 étaient considérés comme non-répondeurs. Les patients du groupe placebo qui étaient considérés comme non-répondeurs ont été re-randomisés selon un rapport de 1/1 pour recevoir en aveugle l’aprémilast 20 mg deux fois par jour ou 30 mg deux fois par jour. A la Semaine 24, tous les patients qui étaient toujours sous placebo ont permuté pour recevoir l’aprémilast 20 mg ou 30 mg deux fois par jour. Après 52 semaines de traitement, les patients ont pu poursuivre l’aprémilast 20 mg ou 30 mg en ouvert dans le cadre de l’extension à long terme des études PALACE 1, PALACE 2, et PALACE 3, pour une durée de traitement totale de 5 ans maximum (260 semaines).
Le critère d’évaluation principal était le pourcentage de patients obtenant une réponse ACR (American College of Rheumatology) 20 à la Semaine 16.
Par rapport au placebo, le traitement par aprémilast a induit des améliorations significatives des signes et symptômes du RP, évalués selon les critères de réponse ACR 20 à la Semaine 16. Les pourcentages de patients présentant des réponses ACR 20/50/70 (réponses dans les études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3 et les données combinées des trois études) à la Semaine 16 pour l’aprémilast 30 mg deux fois par jour sont présentés dans le Tableau 4. Les réponses ACR 20/50/70 se sont maintenues à la Semaine 24.
Chez les patients randomisés initialement pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, les taux de réponses ACR 20/50/70 se sont maintenus jusqu’à la Semaine 52 dans les études PALACE 1, PALACE 2, PALACE 3 et combinées (figure 1).
Tableau 4. Pourcentages de patients présentant des réponses ACR à la Semaine 16 dans les études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3 et dans les études combinées
PALACE 1
PALACE 2
PALACE 3
ETUDES COMBINEES
Na
Placebo
+/- DMARD N = 168
Aprémilast 30 mg deux fois par jour
+/-
DMARD
N = 168
Placebo
+/- DMARD
N = 159
Aprémilast 30 mg deux fois par jour
+/-
DMARD
N = 162
Placebo
+/- DMARD
N = 169
Aprémilast 30 mg deux fois par jour
+/-
DMARD
N = 167
Placebo
+/- DMARD
N = 496
Aprémilast 30 mg deux fois par jour
+/-
DMARD
N = 497
ACR 20a
Semaine 16
19,0 %
38,1 %**
18,9 %
32,1 %*
18,3 %
40,7 %**
18,8 %
37,0 %**
ACR 50
Semaine 16
6,0 %
16,1 %*
5,0 %
10,5 %
8,3 %
15,0 %
6,5 %
13,9 %**
ACR 70
Semaine 16
1,2 %
4,2 %
0,6 %
1,2 %
2,4 %
3,6 %
1,4 %
3,0 %
* p ≤ 0,01 pour l’aprémilast versus placebo.
** p ≤ 0,001 pour l’aprémilast versus placebo.
a N : nombre de patients randomisés et traités.
Figure 1 Pourcentages de patients présentant des réponses ACR 20/50/70 jusqu’à la Semaine 52 dans l’analyse combinée des études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3 (INR*)
* INR : imputation des non-répondeurs. Les sujets sortis prématurément de l’étude avant le temps d’évaluation et ceux qui n’avaient pas de données suffisantes pour une détermination définitive du statut de réponse au temps d’évaluation sont comptabilisés comme non-répondeurs.
Chez les 497 patients randomisés initialement pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, 375 (75 %) recevaient toujours ce traitement à la Semaine 52. Chez ces patients, les taux de réponses ACR 20/50/70 à la Semaine 52 ont été de 57 %, 25 % et 11 %, respectivement. Parmi les 497 patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, 375 (75 %) patients ont intégré les études d’extension à long terme et, parmi ces derniers, 221 patients (59 %) étaient toujours sous traitement à la Semaine 260. Les réponses ACR se sont maintenues tout au long des études d'extension à long terme en ouvert pendant une durée maximale de 5 ans.
Les réponses observées dans le groupe traité par aprémilast ont été similaires chez les patients recevant ou non des traitements de fond concomitants, dont le MTX. Le taux de réponse ACR 20 à la Semaine 16 a été plus élevé chez les patients traités par aprémilast qui avaient reçu antérieurement des traitements de fond ou des biothérapies que les patients sous placebo.
Des réponses ACR similaires ont été observées chez les patients atteints de différents sous-types de RP, dont l’arthrite IPD. Le nombre de patients présentant les sous-types d’arthrite mutilante et de spondylite prédominante était trop faible pour permettre une évaluation significative.
Dans les études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3, les améliorations du score de l’échelle d’activité de la maladie DAS28 calculé à l’aide de la valeur de la protéine C réactive (DAS28-CRP) et du pourcentage de patients obtenant une réponse selon les critères d’évaluation de la réponse dans le rhumatisme psoriasique (PsARC) modifiés ont été plus élevées dans le groupe aprémilast que dans le groupe placebo à la Semaine 16 (valeur de p nominale < 0,0004, valeur de p ≤ 0,0017 respectivement). Ces améliorations se sont maintenues à la Semaine 24. Chez les patients qui recevaient toujours le traitement par aprémilast attribué par randomisation au début de l’étude, le score DAS28-CRP et la réponse PsARC se sont maintenus jusqu’à la Semaine 52.
Aux Semaines 16 et 24, des améliorations des paramètres caractéristiques de l’activité périphérique du rhumatisme psoriasique (par exemple, nombre d’articulations gonflées, nombre d’articulations douloureuses, dactylites et enthésites) et des manifestations cutanées du psoriasis ont été observées chez les patients traités par aprémilast. Chez les patients qui recevaient toujours le traitement par aprémilast attribué par randomisation au début de l’étude, ces améliorations se sont maintenues jusqu’à la Semaine 52.
Les réponses cliniques se sont maintenues pour ces mêmes paramètres d’activité périphérique et de manifestations cutanées du psoriasis dans les études d'extension en ouvert pendant une période de traitement d’une durée maximale de 5 ans.
Fonction physique et qualité de vie liée à la santé
Par rapport au placebo, des améliorations statistiquement significatives de la fonction physique, évaluées par la variation du score de l’indice d’activité fonctionnelle HAQ par rapport à l’inclusion, ont été observées à la Semaine 16 chez les patients traités par aprémilast dans les études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3 et dans les études combinées. L’amélioration des scores HAQ s’est maintenue à la Semaine 24.
Chez les patients randomisés initialement pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, la variation du score de l’indice d’activité fonctionnelle HAQ à la Semaine 52 par rapport à l’inclusion a été de -0,333 dans le groupe aprémilast 30 mg deux fois par jour dans une analyse combinée de la phase en ouvert des études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3.
Dans les études PALACE 1, PALACE 2 et PALACE 3, des améliorations significatives de la qualité de vie liée à la santé, mesurées par les variations par rapport à l’inclusion du score du domaine Fonction physique (FP) du questionnaire de santé en 36 items version 2 (Short Form Health Survey SF-36v2) et du score du questionnaire d’Evaluation fonctionnelle du traitement des maladies chroniques-Fatigue (Chronic Illness Therapy Fatigue [FACIT-fatigue]) ont été observées aux Semaines 16 et 24 chez les patients traités par aprémilast par rapport à ceux recevant un placebo. Chez les patients qui recevaient toujours le traitement par aprémilast, attribué par randomisation initiale au début de l’étude, l’amélioration de la fonction physique et du score FACIT-fatigue s’est maintenue jusqu’à la Semaine 52.
L’amélioration de la fonction physique, telle qu’évaluée par le score HAQ-DI, le domaine SF36v2PF et le score FACIT-fatigue, s'est maintenue dans les études d’extension en ouvert pendant une période de traitement d’une durée maximale de 5 ans.
Psoriasis chez l’adulte
La sécurité et l’efficacité de l’aprémilast ont été évaluées au cours de deux études multicentriques, randomisées en double aveugle, contrôlées contre placebo (études ESTEEM 1 et ESTEEM 2) menées chez un total de 1 257 patients présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère avec ≥ 10 % de surface corporelle (SC) atteinte, qui avaient un score d’étendue et de sévérité du psoriasis (PASI Psoriasis Area and Severity Index) ≥ 12, un score d’évaluation globale par le médecin (sPGA static Physician Global Assessment) ≥ 3 (psoriasis modéré ou sévère) et qui étaient candidats à une photothérapie ou à un traitement systémique.
Ces études ont été menées selon la même méthodologie jusqu’à la Semaine 32. Dans les deux études, les patients ont été randomisés selon un rapport de 2/1 pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour ou un placebo pendant 16 semaines (phase contrôlée contre placebo) puis, pendant les Semaines 16 à 32, tous les patients ont reçu l’aprémilast 30 mg deux fois par jour (phase d’entretien). Pendant la phase randomisée de sevrage du traitement (Semaines 32 à 52), les patients randomisés initialement au traitement par aprémilast ayant obtenu une réduction du score PASI d’au moins 75 % (PASI 75) (étude ESTEEM 1) ou d’au moins 50 % (PASI 50) (étude ESTEEM 2) ont été re-randomisés à la Semaine 32 pour recevoir un placebo ou l’aprémilast 30 mg deux fois par jour. Les patients qui avaient été re-randomisés dans le groupe placebo et ayant perdu la réponse PASI 75 (ESTEEM 1) ou qui avaient perdu l’amélioration de 50 % du score PASI à la Semaine 32 par rapport à l’inclusion (ESTEEM 2) ont été retraités par l’aprémilast 30 mg deux fois par jour. Les patients qui n’avaient pas obtenu la réponse PASI spécifiée à la Semaine 32 ou qui avaient été randomisés initialement pour recevoir un placebo ont poursuivi le traitement par aprémilast jusqu’à la Semaine 52.
L’utilisation de dermocorticoïdes d’activité faible sur le visage, les aisselles et l’aine, de shampooing au goudron et/ou de préparations d’acide salicylique pour le cuir chevelu était autorisée pendant toutes les études. De plus, à la Semaine 32, les patients qui n’avaient pas obtenu de réponse PASI 75 dans l’étude ESTEEM 1 ou de réponse PASI 50 dans l’étude ESTEEM 2 pouvaient utiliser des traitements topiques du psoriasis et/ou recevoir une photothérapie en plus du traitement par l’aprémilast 30 mg deux fois par jour.
Après 52 semaines de traitement, les patients ont pu poursuivre l’aprémilast 30 mg en ouvert dans le cadre de l’extension à long terme des études ESTEEM 1 et ESTEEM 2, pour une durée de traitement totale de 5 ans maximum (260 semaines).
Dans les deux études, le critère d’évaluation principal était le pourcentage de patients ayant obtenu une réponse PASI 75 à la Semaine 16. Le principal critère d’évaluation secondaire était le pourcentage de patients ayant obtenu un score sPGA de 0 (blanchi) ou 1 (presque blanchi) à la Semaine 16.
Le score PASI initial moyen était de 19,07 (médiane 16,80) et les pourcentages de patients ayant un score sPGA de 3 (modéré) et 4 (sévère) à l’inclusion étaient respectivement de 70,0 % et 29,8 %, avec une SC atteinte moyenne de 25,19 % (médiane : 21,0 %) à l’inclusion. Environ 30 % des patients avaient reçu antérieurement une photothérapie et 54 % un traitement systémique conventionnel et/ou une biothérapie pour le traitement du psoriasis (en incluant les échecs de traitement), 37 % des patients ayant reçu antérieurement un traitement systémique conventionnel et 30 % une biothérapie. Environ un tiers des patients n’avaient pas reçu préalablement de photothérapie, de traitement systémique conventionnel ou de biothérapie. Dix-huit pour cent des patients avaient des antécédents de rhumatisme psoriasique.
Les pourcentages de patients obtenant des réponses PASI 50, PASI 75 et PASI 90 et un score sPGA de 0 (blanchi) ou 1 (presque blanchi) sont présentés dans le Tableau 5 ci-dessous. Par rapport au placebo, le traitement par aprémilast a entraîné une amélioration significative du psoriasis en plaques modéré à sévère, démontrée par le pourcentage de patients présentant une réponse PASI 75 à la Semaine 16. L’amélioration clinique mesurée par le score sPGA et les réponses PASI 50 et PASI 90 a également été observée à la Semaine 16. De plus, l’aprémilast a apporté un bénéfice thérapeutique sur les nombreuses manifestations du psoriasis dont le prurit, l’atteinte unguéale, l’atteinte du cuir chevelu et les mesures de la qualité de vie.
Tableau 5. Réponse clinique à la Semaine 16 dans les études ESTEEM 1 et ESTEEM 2 (population FASa LOCFb)
ESTEEM 1
ESTEEM 2
Placebo
APR 30 mg deux fois par jour*
Placebo
APR 30 mg deux fois par jour*
N
282
562
137
274
PASIc 75, n (%)
15 (5,3)
186 (33,1)
8 (5,3)
79 (28,8)
Score sPGAd blanchi ou presque blanchi, n (%)
11 (3,9)
122 (21,7)
6 (4,4)
56 (20,4)
PASI 50, n (%)
48 (17,0)
330 (58,7)
27 (19,7)
152 (55,5)
PASI 90, n (%)
1 (0,4)
55 (9,8)
2 (1,5)
24 (8,8)
Variation en pourcentage de la SC atteintee (%) moyenne ± ET
- 6,9 ± 38,95
- 47,8 ± 38,48
- 6,1 ± 47,57
- 48,4 ± 40,78
Variation du score EVAf de prurit (mm), moyenne ± ET
- 7,3 ± 27,08
- 31,5 ± 32,43
- 12,2 ± 30,94
- 33,5 ± 35,46
Variation du score DLQIg, moyenne ± ET
- 2,1 ± 5,69
- 6,6 ± 6,66
- 2,8 ± 7,22
- 6,7 ± 6,95
Variation du score SF-36 MCSh, moyenne ± ET
- 1,02 ± 9,161
2,39 ± 9,504
0,00 ± 10,498
2,58 ± 10,129
* p < 0,0001 pour l’aprémilast versus placebo, à l’exception de la réponse PASI 90 dans l’étude ESTEEM 2 et de la variation du score SF-36 MCS pour lesquelles p = 0,0042 et p = 0,0078, respectivement.
a FAS = Full Analysis Set (population d’analyse)
b LOCF = Last Observation Carried forward (dernière observation reportée)
c PASI = Psoriasis Area and Severity Index (score d’étendue et de sévérité du psoriasis)
d sPGA = Static Physician Global Assessment (évaluation globale par le médecin)
e SC = surface corporelle
f EVA = échelle visuelle analogique ; 0 = absence de prurit, 100 = prurit très sévère
g DLQI = Dermatology Life Quality Index (Questionnaire qualité de vie-dermatologie) ; 0 = pas d’impact sur la qualité de vie, 30 = impact très important sur la qualité de vie
h SF-36 MCS = score composite mental du questionnaire de santé en 36 items.
Le bénéfice clinique de l’aprémilast a été démontré dans plusieurs sous-groupes définis en fonction des caractéristiques démographiques et cliniques initiales (incluant l’ancienneté du psoriasis et les antécédents de rhumatisme psoriasique). Le bénéfice clinique de l’aprémilast a également été démontré quelles que soient l’utilisation antérieure de traitements du psoriasis et la réponse aux traitements antérieurs. Des taux de réponse similaires ont été observés dans tous les sous-groupes définis en fonction du poids.
Par rapport au placebo, la réponse à l’aprémilast a été rapide, avec des améliorations significativement plus importantes à la Semaine 2 des signes et symptômes du psoriasis, dont l’étendue et la sévérité du psoriasis (PASI), la gêne ou douleur cutanée et le prurit. En général, les réponses PASI ont été obtenues à la Semaine 16 et se sont maintenues jusqu’à la Semaine 32.
Dans les deux études, l’amélioration en pourcentage moyenne du score PASI par rapport à l’inclusion est restée stable pendant la phase randomisée de sevrage du traitement chez les patients re-randomisés pour recevoir le traitement par aprémilast à la Semaine 32 (Tableau 6).
Tableau 6. Persistance de l’effet chez les patients randomisés au traitement par APR 30 mg deux fois par jour à la Semaine 0 et re-randomisés pour recevoir l’APR 30 mg deux fois par jour de la Semaine 32 à la Semaine 52
Temps d’évaluation
ESTEEM 1
ESTEEM 2
Patients ayant obtenu une réponse PASI 75 à la Semaine 32
Patients ayant obtenu une réponse PASI 50 à la Semaine 32
Variation en pourcentage du score PASI par rapport à l’inclusion, moyenne (%) ± ETa
Semaine 16
- 77,7 ± 20,30
- 69,7 ± 24,23
Semaine 32
- 88 ± 8,30
- 76,7 ± 13,42
Semaine 52
- 80,5 ± 12,60
- 74,4 ± 18,91
Variation du score DLQI par rapport à l’inclusion, moyenne ± ETa
Semaine 16
- 8,3 ± 6,26
- 7,8 ± 6,41
Semaine 32
- 8,9 ± 6,68
- 7,7 ± 5,92
Semaine 52
- 7,8 ± 5,75
- 7,5 ± 6,27
Pourcentage de patients ayant un score ScPGA (échelle d’évaluation globale par le médecin du psoriasis du cuir chevelu) de 0 ou 1, n/N (%)b
Semaine 16
40/48 (83,3)
21/37 (56,8)
Semaine 32
39/48 (81,3)
27/37 (73,0)
Semaine 52
35/48 (72,9)
20/37 (54,1)
a Inclut les patients re-randomisés à la Semaine 32 pour recevoir l’APR 30 mg deux fois par jour ayant une valeur à l’inclusion et une valeur après l’inclusion lors de la semaine d’étude évaluée.
b N est basé sur les patients présentant un psoriasis du cuir chevelu modéré ou plus sévère ayant été re-randomisés à la Semaine 32 pour recevoir l’APR 30 mg deux fois par jour. Les patients ayant des données manquantes étaient comptabilisés comme non-répondeurs.
Dans l’étude ESTEEM 1, environ 61 % des patients re-randomisés pour recevoir le traitement par aprémilast à la Semaine 32 présentaient une réponse PASI 75 à la Semaine 52. Chez les patients ayant au moins une réponse PASI 75 qui avaient été re-randomisés à la Semaine 32 pour recevoir un placebo pendant une phase randomisée de sevrage du traitement, 11,7 % présentaient une réponse PASI 75 à la Semaine 52. Le délai médian de perte de la réponse PASI 75 chez les patients re-randomisés dans le groupe placebo était de 5,1 semaines.
Dans l’étude ESTEEM 2, environ 80,3 % des patients re-randomisés pour recevoir le traitement par aprémilast à la Semaine 32 présentaient une réponse PASI 50 à la Semaine 52. Chez les patients ayant au moins une réponse PASI 50 qui avaient été re-randomisés dans le groupe placebo à la Semaine 32, 24,2 % présentaient une réponse PASI 50 à la Semaine 52. Le délai médian de perte de l’amélioration de 50 % du score PASI à la Semaine 32 était de 12,4 semaines.
Après le sevrage randomisé du traitement à la Semaine 32, environ 70 % des patients de l’étude ESTEEM 1 et 65,6 % des patients de l’étude ESTEEM 2 ont obtenu à nouveau des réponses PASI 75 (ESTEEM 1) ou PASI 50 (ESTEEM 2) après la réinstauration du traitement par aprémilast. Du fait du plan des études, la durée du retraitement était variable, à savoir de 2,6 à 22,1 semaines.
Dans l’étude ESTEEM 1, les patients randomisés initialement pour recevoir le traitement par aprémilast qui n’avaient pas obtenu de réponse PASI 75 à la Semaine 32 pouvaient utiliser des traitements topiques concomitants et/ou recevoir une photothérapie UVB de la Semaine 32 à 52. Chez ces patients, 12 % ont présenté une réponse PASI 75 à la Semaine 52 avec l’aprémilast plus un traitement topique et/ou une photothérapie.
Dans les études ESTEEM 1 et ESTEEM 2, des améliorations (diminutions) significatives de l’atteinte unguéale, mesurées par la variation en pourcentage de l’indice de sévérité de l’atteinte psoriasique de l’ongle (NAPSI Nail Psoriasis Severity Index) par rapport à l’inclusion, ont été observées à la Semaine 16 chez les patients traités par aprémilast par rapport aux patients sous placebo (p < 0,0001 et p = 0,0052 respectivement). Des améliorations supplémentaires de l’atteinte unguéale ont été observées à la Semaine 32 chez les patients recevant un traitement continu par aprémilast.
Dans les études ESTEEM 1 et ESTEEM 2, des améliorations significatives du psoriasis du cuir chevelu de sévérité au moins modérée (≥ 3), mesurées par le pourcentage de patients obtenant un score de 0 (blanchi) ou 1 (presque blanchi) sur l’échelle d’évaluation globale par le médecin du psoriasis du cuir chevelu (ScPGA) à la Semaine 16, ont été observées chez les patients traités par aprémilast par rapport aux patients sous placebo (p < 0,0001 pour les deux études). En général, les améliorations se sont maintenues chez les patients re-randomisés pour recevoir l’aprémilast de la Semaine 32 à la Semaine 52 (Tableau 6).
Dans les études ESTEEM 1 et ESTEEM 2, des améliorations significatives de la qualité de vie mesurées par le questionnaire qualité de vie-dermatologie (DLQI) et le score composite mental du questionnaire de santé en 36 items (SF-36v2-MCS) ont été observées chez les patients traités par aprémilast par rapport aux patients sous placebo (Tableau 5). Les améliorations du score DLQI se sont maintenues jusqu’à la Semaine 52 chez les sujets qui avaient été re-randomisés pour recevoir le traitement par aprémilast à la Semaine 32 (Tableau 6). En outre, dans l’étude ESTEEM 1, par rapport aux patients sous placebo, les patients traités par aprémilast ont obtenu une amélioration significative sur l’échelle d’évaluation des limitations des capacités au travail (Work Limitations Questionnaire WLQ-25).
Parmi les 832 patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, 443 (53 %) patients ont intégré les études d’extension en ouvert des études ESTEEM 1 et ESTEEM 2 et, parmi ces derniers, 115 patients (26 %) étaient toujours sous traitement à la Semaine 260. Chez les patients qui sont restés sous aprémilast au cours de l’extension en ouvert des études ESTEEM 1 et ESTEEM 2, les améliorations se sont généralement maintenues en termes de scores PASI, de SC atteinte, de prurit, d’atteinte des ongles et de la qualité de vie, pendant une durée maximale de 5 ans.
La tolérance à long terme de l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique et de psoriasis, a été évaluée pendant une durée de traitement totale de 5 ans maximum. L’expérience acquise à long terme dans les études d’extension en ouvert menées avec l’aprémilast était généralement comparable à celle des études d’une durée de 52 semaines.
Psoriasis pédiatrique
Une étude multicentrique, randomisée en double aveugle, contrôlée versus placebo (SPROUT) a été menée chez 245 sujets pédiatriques âgés de 6 à 17 ans (compris) présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère qui nécessitaient une photothérapie ou à un traitement systémique. Les sujets recrutés avaient un score sPGA de ≥ 3 (maladie modérée ou sévère), une SC atteinte de ≥ 10 % et un score PASI de ≥ 12, avec un psoriasis qui n’était pas suffisamment contrôlé par un traitement topique ou n’était pas adapté à un tel traitement.
Les sujets ont été randomisés selon un ratio de 2:1 pour recevoir soit l’aprémilast (n = 163) soit le placebo (n = 82) pendant 16 semaines. Les sujets pesant de 20 kg à < 50 kg à l’inclusion ont reçu l’aprémilast 20 mg deux fois par jour ou le placebo deux fois par jour, et les sujets pesant ≥ 50 kg à l’inclusion ont reçu l’aprémilast 30 mg deux fois par jour ou le placebo deux fois par jour. À la semaine 16, le groupe placebo a permuté pour recevoir l’aprémilast (à une dose dépendant du poids à l’inclusion) et le groupe aprémilast a continué à recevoir le médicament (selon la posologie initialement attribuée) jusqu’à la semaine 52. Les sujets étaient autorisés à utiliser des dermocorticoïdes d’activité faible sur le visage, les aisselles et l’aine, ainsi que des crèmes hydratantes non médicamenteuses pour les lésions corporelles uniquement. Le critère d’évaluation principal était la proportion de sujets ayant atteint une réponse sPGA (définie comme un score de « blanchi » [0] ou « presque blanchi » [1] avec une réduction d’au moins 2 points par rapport à l’inclusion) à la semaine 16. Le critère secondaire clé était la proportion de sujets ayant atteint une réponse PASI 75 (réduction d’au moins 75 % du score PASI par rapport à l’inclusion) à la semaine 16. Les autres critères d’évaluation à la semaine 16 étaient les proportions de sujets ayant atteint une réponse PASI 50 (réduction d’au moins 50 % du score PASI par rapport à l’inclusion), une réponse PASI 90 (réduction d’au moins 90 % du score PASI par rapport à l’inclusion), et une réponse selon le Questionnaire qualité de vie-dermatologie chez l’enfant (CDLQI, Children’s Dermatology Life Quality Index) (score total au CDLQI de 0 ou 1), la variation en pourcentage de la SC atteinte par rapport à l’inclusion, la variation du score PASI par rapport à l’inclusion, ainsi que la variation du score total CDLQI par rapport à l’inclusion. L’âge des sujets inclus allait de 6 à 17 ans, avec un âge médian de 13 ans ; 41,2 % des sujets étaient âgés de 6 à 11 ans et 58,8 % des sujets étaient âgés de 12 à 17 ans. La SC atteinte moyenne à l’inclusion était de 31,5 % (médiane 26,0 %), le score PASI moyen à l’inclusion était de 19,8 (médiane 17,2), et les proportions de sujets ayant un score sPGA de 3 (modéré) et 4 (sévère) à l’inclusion étaient respectivement de 75,5 % et 24,5 %. Parmi les sujets inclus, 82,9 % n’avaient pas reçu de traitement systémique conventionnel au préalable, 82,4 % n’avaient pas reçu de photothérapie au préalable et 94,3 % étaient naïfs de traitements biologiques. Les résultats d’efficacité à la semaine 16 sont présentés dans le Tableau 7.
Tableau 7. Résultats d’efficacité à la semaine 16 chez les sujets pédiatriques présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère (population en ITT)
SPROUT
Critères d’évaluation a
Placebo
Aprémilast
Nombre de sujets randomisés
N=82
N=163
Réponse sPGA b
11,5 %
33,1 %
Réponse PASI 75 b
16,1 %
45,4 %
Réponse PASI 50 b
32,1 %
70,5 %
Réponse PASI 90 b
4,9 %
25,2 %
Variation moyenne de la SC atteinte par rapport à l’inclusion c
- 21,82 ± 5,104
- 56,59 ± 3,558
Variation du score CDLQI par rapport à l’inclusion c, d
- 3,2 ± 0,45
- 5,1 ± 0,31
Nombre de sujets ayant un score CDLQI ≥ 2 à l’inclusion
N = 76
N = 148
Réponse CDLQI b
31,3 %
35,4 %
SC = surface corporelle ; CDLQI = Questionnaire qualité de vie-dermatologie chez l’enfant (Children’s Dermatology Life Quality Index) ; ITT = intention de traiter ; PASI = Score d’étendue et de sévérité du psoriasis (Psoriasis Area and Severity Index ; sPGA) = Evaluation globale par le médecin (Static Physician Global Assessment) ;
a Aprémilast 20 ou 30 mg deux fois par jour vs placebo à la semaine 16 ; valeur p < 0,0001 pour la réponse sPGA et PASI 75, valeur p nominale < 0,01 pour tous les autres critères hormis la réponse CDLQI (valeur p nominale 0,5616) b Proportion de sujets ayant atteint la réponse c Moyenne des moindres carrés +/- erreur type d 0 = meilleur score, 30 = pire score
La variation en pourcentage du score PASI total par rapport à l’inclusion chez les sujets traités par l’aprémilast et le placebo pendant la phase contrôlée vs placebo est présentée à la figure 2.
Figure 2. Variations en pourcentage du score PASI total à la semaine 16 par rapport à l’inclusion (population en ITT ; IM)
Chez les patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast, la réponse sPGA, la réponse PASI 75 et les autres critères atteints à la semaine 16 se sont maintenus jusqu’à la semaine 52.
Maladie de Behçet
La sécurité et l’efficacité de l’aprémilast ont été évaluées au cours d’une étude de phase III, multicentrique, randomisée et contrôlée contre placebo (RELIEF) chez des patients adultes atteints de la maladie de Behçet (MB) active associée à des ulcères buccaux.
Les patients avaient déjà été traités avec au moins un médicament non biologique pour la MB pour les ulcères buccaux et étaient éligibles à un traitement systémique. Un traitement concomitant pour la MB n’était pas autorisé. La population étudiée répondait aux critères du Groupe d’étude international (International Study Group, ISG) pour la MB, avec des antécédents de lésions cutanées (98,6 %), d’ulcères génitaux (90,3 %), de manifestations musculosquelettiques (72,5 %), de manifestations oculaires (17,4 %), de manifestations du système nerveux central (9,7 %), de manifestations GI (9,2 %), d’épididymite (2,4 %) et d’atteinte vasculaire (1,4 %). Les patients atteints de MB sévère, définis comme ayant une atteinte active des principaux organes (par exemple, méningo-encéphalite ou anévrisme des artères pulmonaires) n’ont pas été inclus.
Au total, 207 patients atteints de la MB ont été randomisés selon un rapport de 1/1 pour recevoir soit l’aprémilast 30 mg deux fois par jour (n = 104), soit un placebo (n = 103) pendant 12 semaines (phase contrôlée contre placebo) et, de la Semaine 12 à la Semaine 64, tous les patients ont reçu l’aprémilast 30 mg deux fois par jour (phase de traitement actif). L’âge des patients variait de 19 à 72 ans, avec un âge moyen de 40 ans. La durée moyenne de la MB était de 6,84 ans. Tous les patients présentaient des antécédents d’ulcères buccaux récurrents avec au moins 2 ulcères buccaux lors de la sélection et de la randomisation : le nombre moyen d’ulcères buccaux à l’inclusion était respectivement de 4,2 et de 3,9 dans les groupes aprémilast et placebo.
Le critère d’évaluation principal était l’aire sous la courbe (ASC) pour le nombre d’ulcères buccaux de l’inclusion à la Semaine 12. Les critères d’évaluation secondaires comprenaient d’autres mesures des ulcères buccaux : échelle visuelle analogique (EVA) de la douleur des ulcères buccaux, proportion de patients n’ayant pas d’ulcères buccaux (réponse complète), temps jusqu’au début de la résolution des ulcères buccaux et proportion de patients ayant atteint la résolution des ulcères buccaux à la Semaine 6 et n’ayant pas d’ulcères buccaux à chaque visite pendant au moins 6 semaines supplémentaires pendant la phase de traitement de 12 semaines contrôlée contre placebo. Les autres critères d’évaluation comprenaient le score d’activité du syndrome de Behçet (BSAS), le formulaire d’activité actuelle de la MB (BDCAF), y compris le score de l’indice d’activité actuelle de la MB (BDCAI), la perception de l’activité de la maladie par le patient, la perception globale du clinicien de l’activité de la maladie et le questionnaire sur la qualité de vie de la MB (QdV MB).
Mesure des ulcères buccaux
L’aprémilast 30 mg deux fois par jour a entraîné une amélioration significative des ulcères buccaux, comme le démontre l’ASC pour le nombre d’ulcères buccaux de l’inclusion à la Semaine 12 (p < 0,0001), par rapport au placebo.
Des améliorations significatives dans d’autres mesures des ulcères buccaux ont été démontrées à la Semaine 12.
Tableau 8. Réponse clinique des ulcères buccaux à la Semaine 12 dans l’étude RELIEF (population ITT)
Critère d’évaluationa
Placebo
N = 103
Aprémilast 30 mg 2x/j
N = 104
ASCb pour le nombre d’ulcères buccaux de l’inclusion à la Semaine 12 (IM)
Moyenne des MC
222,14
Moyenne des MC
129,54
Variation par rapport à l’inclusion de la douleur des ulcères buccaux telle que mesurée par l’EVAc à la Semaine 12 (MMRM)
Moyenne des MC
- 18,7
Moyenne des MC
- 42,7
Proportion de sujets ayant atteint la résolution des ulcères buccaux (absence d’ulcère buccal) à la Semaine 6, et toujours sans ulcère buccal à chaque visite pendant au moins 6 semaines supplémentaires au cours de la phase de traitement de 12 semaines contrôlée contre placebo
4,9 %
29,8 %
Temps médian (en semaines) avant la résolution des ulcères buccaux pendant la phase de traitement contrôlée contre placebo
8,1 semaines
2,1 semaines
Proportion de sujets présentant une réponse complète des ulcères buccaux à la Semaine 12 (INR)
22,3 %
52,9 %
Proportion de sujets présentant une réponse partielle des ulcères buccauxd à la Semaine 12 (INR)
47,6 %
76,0 %
ITT = intention de traiter ; MC = moindres carrés ; IM = imputation multiple ; MMRM = modèle à effets mixtes pour mesures répétées (mixed-effects model for repeated measures) ; INR = imputation des non-répondeurs ; 2x/j = deux fois par jour.
a Valeur de p < 0,0001 pour tous les aprémilast versus placebo.
b ASC = aire sous la courbe.
c EVA = échelle visuelle analogique ; 0 = aucune douleur, 100 = la pire douleur possible.
d Réponse partielle des ulcères buccaux = nombre d’ulcères buccaux réduits de ≥ 50 % après l’inclusion (analyse exploratoire) ; valeur de p nominale < 0,0001.
Parmi les 104 patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour, 75 patients (environ 72 %) ont poursuivi ce traitement à la Semaine 64. Une réduction significative du nombre moyen d’ulcères buccaux et de la douleur liée aux ulcères buccaux a été observée dans le groupe de traitement par aprémilast 30 mg deux fois par jour par rapport au groupe placebo à chaque visite, dès la Semaine 1, jusqu’à la Semaine 12 pour le nombre d’ulcères buccaux (p ≤ 0,0015) et pour la douleur liée aux ulcères buccaux (p ≤ 0,0035). Chez les patients ayant été traités de façon continue avec l’aprémilast et qui sont restés dans l’étude, les améliorations des ulcères buccaux et la réduction de la douleur des ulcères buccaux se sont maintenues jusqu’à la Semaine 64 (figures 3 et 4).
Parmi les patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour qui sont restés dans l’étude, les proportions de patients ayant obtenu une réponse complète et une réponse partielle des ulcères buccaux se sont maintenues jusqu’à la Semaine 64 (53,3 % et 76,0 %, respectivement).
Figure 3. Nombre moyen d’ulcères buccaux par temps d’évaluation jusqu’à la Semaine 64 (population ITT ; DO)
ITT = en intention de traiter ; DO = données observées.
APR 30 2x/j = aprémilast 30 mg deux fois par jour.
Remarque : placebo ou APR 30 2x/j indique le groupe de traitement dans lequel les patients ont été randomisés. Les patients du groupe placebo sont passés à l’APR 30 2x/j à la Semaine 12.
Le temps d’évaluation du suivi a eu lieu 4 semaines après que les patients avaient terminé la Semaine 64 ou 4 semaines après que les patients avaient arrêté le traitement avant la Semaine 64.
Figure 4. Variation moyenne de la douleur des ulcères buccaux par rapport à l’inclusion sur une échelle visuelle analogique, par temps d’évaluation jusqu’à la Semaine 64 (population ITT ; DO)
APR 30 2x/j = aprémilast 30 mg deux fois par jour ; ITT = en intention de traiter ; DO = données observées
Remarque : placebo ou APR 30 2x/j indique le groupe de traitement dans lequel les patients ont été randomisés. Les patients du groupe placebo sont passés à l’APR 30 2x/j à la Semaine 12.
Le temps d’évaluation du suivi a eu lieu 4 semaines après que les patients avaient terminé la Semaine 64 ou 4 semaines après que les patients avaient arrêté le traitement avant la Semaine 64.
Améliorations de l’activité globale de la maladie de Behçet
Par rapport au placebo, l’aprémilast 30 mg deux fois par jour a entraîné une réduction significative de l’activité globale de la maladie, comme le démontre la variation moyenne à la Semaine 12 par rapport à l’inclusion dans le BSAS (p < 0,0001) et le BDCAF (BDCAI, perception de l’activité de la maladie par le patient et perception globale du clinicien de l’activité de la maladie ; valeurs de p ≤ 0,0335 pour les trois composantes).
Chez les patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour et qui sont restés dans l’étude, les améliorations (variation moyenne par rapport à l’inclusion) du BSAS et du BDCAF se sont maintenues à la Semaine 64.
Améliorations de la qualité de vie
L’aprémilast 30 mg deux fois par jour, par rapport au placebo, a entraîné une amélioration significativement plus importante de la qualité de vie (QdV) à la Semaine 12, comme le démontre le questionnaire sur la QdV de la MB (p = 0,0003).
Chez les patients initialement randomisés pour recevoir l’aprémilast 30 mg deux fois par jour qui sont restés dans l’étude, l’amélioration de la QdV de la MB s’est maintenue à la Semaine 64.
Patients pédiatriques
L’Agence européenne du médicament a différé l’obligation de soumettre les résultats des études menées avec l’aprémilast dans un ou plusieurs sous-ensembles de la population pédiatrique atteints de la maladie de Behçet et du rhumatisme psoriasique (voir les informations sur l’utilisation dans la population pédiatrique à la rubrique 4.2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
L’aprémilast est bien absorbé, avec une biodisponibilité orale absolue d’environ 73 % ; la concentration plasmatique maximale (Cmax) est atteinte en un temps (tmax) médian d’environ 2,5 heures. La pharmacocinétique de l’aprémilast est linéaire, avec une augmentation dose-proportionnelle de l’exposition systémique dans l’intervalle posologique de 10 mg à 100 mg par jour. L’accumulation est minime lorsque l’aprémilast est administré une fois par jour ; elle est d’environ 53 % chez les sujets sains et de 68 % chez les patients atteints de psoriasis en cas d’administration deux fois par jour. La co-administration avec des aliments ne modifie pas la biodisponibilité et l’aprémilast peut donc être administré au cours ou en dehors des repas.
Distribution
La liaison de l’aprémilast aux protéines plasmatiques humaines est d’environ 68 %. Le volume de distribution (Vd) apparent moyen est de 87 litres, ce qui indique une distribution extravasculaire.
Biotransformation
L’aprémilast est fortement métabolisé par les voies du CYP et par d’autres voies incluant oxydation, hydrolyse et conjugaison, ce qui permet de penser qu’il est peu probable que l’inhibition d’une seule voie d’élimination provoque une interaction médicamenteuse notable. Le métabolisme oxydatif de l’aprémilast est induit principalement par le CYP3A4, avec des contributions mineures du CYP1A2 et du CYP2A6. Après administration orale, l’aprémilast est le principal composant en circulation. L’aprémilast est fortement métabolisé, 3 % et 7 % seulement de la molécule mère étant éliminés sous forme inchangée dans les urines et les fèces, respectivement. Le principal métabolite inactif en circulation est le glucuroconjugué de l’aprémilast O-déméthylé (M12). L’aprémilast étant un substrat du CYP3A4, l’exposition à l’aprémilast est diminuée en cas d’administration concomitante avec la rifampicine, un inducteur puissant du CYP3A4.
L’aprémilast n’est ni un inhibiteur ni un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450 in vitro. Par conséquent, il est peu probable que l’aprémilast co-administré avec des substrats des isoenzymes CYP modifie l’exposition aux substances actives qui sont métabolisées par ces voies ou leur clairance.
L’aprémilast est un substrat et un faible inhibiteur de la glycoprotéine P (CI50 > 50 µM) in vitro. Cependant, aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative due à la P-gp n’est attendue.
In vitro, l’aprémilast n’a pas ou a peu d’effet inhibiteur (CI50 > 10 µM) sur les transporteurs d’anions organiques (OAT)1 et OAT3, sur le transporteur de cations organiques (OCT)2, sur les protéines de transport des anions organiques (OATP)1B1 et OATP1B3 ou sur la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP Breast Cancer Resistance Protein) et n’est pas un substrat de ces transporteurs. Par conséquent, des interactions cliniquement pertinentes sont peu probables en cas de co-administration de l’aprémilast avec des médicaments qui sont des substrats ou des inhibiteurs de ces transporteurs.
Élimination
La clairance plasmatique de l’aprémilast est en moyenne d’environ 10 L/h chez les volontaires sains, avec une demi-vie d’élimination terminale d’environ 9 heures. Après administration orale d’aprémilast radiomarqué, environ 58 % et 39 % de la radioactivité sont retrouvés dans les urines et les fèces respectivement, 3 % et 7 % environ de la dose radioactive étant retrouvés sous forme d’aprémilast inchangé dans les urines et les fèces, respectivement.
Patients âgés
L’aprémilast a été étudié chez des sujets sains jeunes et âgés. Chez les sujets âgés (de 65 à 85 ans), l’ASC de l’aprémilast est plus élevée d’environ 13 % et la Cmax d’environ 6 % que chez les sujets jeunes (de 18 à 55 ans). Les données pharmacocinétiques chez les sujets âgés de plus de 75 ans inclus dans les essais cliniques sont limitées. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés.
Patients pédiatriques
La pharmacocinétique de l’aprémilast a été évaluée lors d’un essai clinique mené chez des sujets âgés de 6 à 17 ans présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère selon le schéma posologique pédiatrique recommandé (voir rubrique 5.1). L’analyse pharmacocinétique de population a indiqué que l’exposition à l’état d’équilibre (ASC et Cmax) de l’aprémilast chez les patients pédiatriques recevant le schéma posologique pédiatrique (20 mg ou 30 mg deux fois par jour, en fonction du poids corporel) était similaire à l’exposition à l’état d’équilibre chez les patients adultes recevant la dose de 30 mg deux fois par jour.
Insuffisance rénale
La PK de l’aprémilast n’est pas significativement différente chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale légère ou modérée et chez les sujets sains appariés (N = 8 dans chaque groupe). Les résultats confirment qu’aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée.
Après administration d’une dose unique de 30 mg d’aprémilast chez 8 sujets adultes présentant une insuffisance rénale sévère, l’ASC et la Cmax de l’aprémilast ont été augmentées d’environ 89 % et 42 % respectivement. La dose d’aprémilast doit être diminuée à 30 mg une fois par jour chez les patients adultes atteints d’insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 mL/min/1,73 m 2 ou ClCr < 30 mL/min).
Chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans et plus atteints d’insuffisance rénale sévère, la dose d’aprémilast doit être diminuée à 30 mg une fois par jour chez les enfants pesant au moins 50 kg et à 20 mg une fois par jour chez les enfants pesant de 20 kg à moins de 50 kg (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique
La pharmacocinétique de l’aprémilast et de son principal métabolite M12 n’est pas modifiée en cas d’insuffisance hépatique modérée ou sévère. Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité et de toxicologie en administration répétée n’ont pas révélé de risque particulier pour l’être humain. Aucun potentiel d’immunotoxicité, d’irritation cutanée ou de phototoxicité n’a été mis en évidence.
Fertilité et développement embryonnaire précoce
Au cours d’une étude de fertilité chez la souris mâle, l’aprémilast administré par voie orale aux doses de 1, 10, 25 et 50 mg/kg/jour n’a pas eu d’effet sur la fertilité ; la dose sans effet indésirable observé (NOAEL) sur la fertilité mâle était supérieure à 50 mg/kg/jour (3 fois l’exposition clinique).
Au cours d’une étude de fertilité et de toxicité pour le développement embryo-fœtal combinée menée chez la souris femelle aux doses orales de 10, 20, 40 et 80 mg/kg/jour, un allongement des cycles œstraux et une augmentation de la durée d’accouplement ont été observés aux doses ≥ 20 mg/kg/jour ; malgré cela, toutes les souris se sont accouplées et les taux de gestation n’ont pas été affectés. La dose sans effet observé (NOEL) sur la fertilité femelle était de 10 mg/kg/jour (1,0 fois l’exposition clinique).
Développement embryo-fœtal
Au cours d’une étude de fertilité et de toxicité sur le développement embryo-fœtal combinée menée chez la souris femelle aux doses orales de 10, 20, 40 et 80 mg/kg/jour, des augmentations du poids absolu et/ou relatif du cœur des mères ont été constatées aux doses de 20, 40 et 80 mg/kg/jour. Une augmentation du nombre de résorptions précoces et une diminution du nombre d’os tarsaux ossifiés ont été observées aux doses de 20, 40 et 80 mg/kg/jour. Une diminution du poids des fœtus et un retard d’ossification de l’os supraoccipital du crâne ont été observés aux doses de 40 et 80 mg/kg/jour. Chez la souris, la NOEL en termes de toxicité maternelle et sur le développement était de 10 mg/kg/jour (1,3 fois l’exposition clinique).
Au cours d’une étude de toxicité pour le développement embryonnaire et fœtal chez le singe, l’administration par voie orale de doses de 20, 50, 200 et 1 000 mg/kg/jour a induit une augmentation dose-proportionnelle des pertes prénatales (avortements) aux doses ≥ 50 mg/kg/jour ; aucun effet lié au médicament à l’étude n’a été observé sur les pertes prénatales à la dose de 20 mg/kg/jour (1,4 fois l’exposition clinique).
Développement pré- et postnatal
Au cours d’une étude de développement pré- et postnatal, l’aprémilast a été administré par voie orale à des souris gestantes aux doses de 10, 80 et 300 mg/kg/jour du 6e jour de gestation (JG) au 20e jour d’allaitement. Des réductions du poids et de la prise de poids des mères et la mort d’un animal associée à des difficultés de mise bas ont été observées à la dose de 300 mg/kg/jour. Des signes physiques de toxicité maternelle associée à la mise bas ont également été observés chez deux souris recevant chacune 80 et 300 mg/kg/jour.
Une augmentation de la mortalité péri- et postnatale des petits et une diminution du poids des petits pendant la première semaine d’allaitement ont été observées aux doses ≥ 80 mg/kg/jour (≥ 4,0 fois l’exposition clinique). Aucun effet lié à l’aprémilast sur la durée de la gestation, le nombre de souris gestantes à la fin de la période de gestation et le nombre de souris ayant mis bas, et aucun effet sur le développement des petits après le 7e jour postnatal n’ont été mis en évidence. Les effets sur le développement des petits observés pendant la première semaine de la période postnatale étaient probablement liés à la toxicité de l’aprémilast pour les petits (diminution du poids et de la viabilité) et/ou au manque de soins maternels (incidence plus élevée d’absence de lait dans l’estomac des petits). Tous les effets sur le développement ont été observés pendant la première semaine de la période postnatale ; aucun effet lié à l’aprémilast n’a été constaté pendant les autres périodes avant et après le sevrage, y compris sur la maturation sexuelle, le comportement, l’accouplement, la fertilité et les paramètres utérins. Chez la souris, la NOEL en termes de toxicité maternelle et pour la génération F1 a été de 10 mg/kg/jour (soit 1,3 fois l’ASC clinique).
Etudes de cancérogenèse
Les études de cancérogenèse chez la souris et le rat n’ont pas mis en évidence de carcinogénicité liée au traitement par aprémilast.
Etudes de génotoxicité
L’aprémilast n’est pas génotoxique. L’aprémilast n’a pas induit de mutations dans un test d’Ames ni d’aberrations chromosomiques dans les lymphocytes de sang périphérique humain en culture en présence ou absence d’activation métabolique. L’aprémilast n’a pas été clastogène dans le test in vivo des micronoyaux chez la souris aux doses allant jusqu’à 2 000 mg/kg/jour.
Autres études
Aucun potentiel d’immunotoxicité, d’irritation cutanée ou de phototoxicité n’a été mis en évidence.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Noyau du comprimé
Cellulose en poudre, lactose monohydraté, carbonate de calcium, amidon de maïs prégélatinisé, crospovidone, fumarate de stéaryle sodique.
Pelliculage
Hypromellose (E 464), dioxyde de titane (E 171), macrogol (E 1521), oxyde de fer rouge (E 172), oxyde de fer jaune (E 172), oxyde de fer noir (E 172).
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
5 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
APREMILAST STADA 30 mg est disponible en plaquettes en (PVC/Aluminium) contenant 56 ou 168 comprimés pelliculés ou en plaquettes unitaires en (PVC/Aluminium) contenant 56 x 1 ou 168 x 1 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
STADA ARZNEIMITTEL AG
STADASTRASSE 2-18, HASSIA
61118 BAD VILBEL
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
- 34009 303 067 7 2 : 56 comprimés pelliculés sous plaquettes en (PVC/Aluminium)
- 34009 303 067 8 9 : 56 x 1 comprimés pelliculés sous plaquettes unitaires en (PVC/Aluminium)
- 34009 551 049 1 9 : 168 comprimés pelliculés sous plaquettes en (PVC/Aluminium)
- 34009 551 049 2 6 : 168 x 1 comprimés pelliculés sous plaquettes unitaires en (PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I
Prescription réservée aux spécialistes en dermatologie, en médecine interne ou en rhumatologie.
Notice :
ANSM - Mis à jour le : 12/06/2025
Dénomination du médicament
APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
Aprémilast
Encadré
Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.
- Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
- Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.
- Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
- Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.
Que contient cette notice ?
1. Qu'est-ce qu’APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ?
3. Comment prendre APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, immunosuppresseurs sélectifs - code ATC : L04AA32
Qu’est-ce qu’APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
APREMILAST STADA contient la substance active « aprémilast ». Celle-ci appartient à un groupe de médicaments appelés inhibiteurs de la phosphodiestérase-4, qui contribuent à diminuer l’inflammation.
Dans quels cas APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé est-il utilisé
APREMILAST STADA est indiqué dans le traitement des adultes qui présentent les affections suivantes :
- Rhumatisme psoriasique actif - si vous ne pouvez pas utiliser d’autres types de médicaments appelés « traitements de fond antirhumatismaux » (DMARDs - « Disease-Modifying Antirheumatic Drugs ») ou si le traitement par l’un de ces médicaments n’a pas été efficace.
- Psoriasis en plaques chronique modéré à sévère - si vous ne pouvez pas utiliser l’un des traitements suivants ou que l’un de ces traitements n’a pas été efficace :
- photothérapie - un traitement au cours duquel certaines zones de la peau sont exposées à des rayons ultraviolets ;
- traitement systémique - un traitement qui affecte la totalité de l’organisme au lieu d’une zone localisée seulement, par exemple la « ciclosporine », le « méthotrexate » ou le « psoralène ».
- Maladie de Behçet (MB) - pour traiter les ulcères de la bouche, qui sont un symptôme fréquent chez les personnes atteintes de cette maladie.
Apremilast est indiqué dans le traitement des enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus et pesant au moins 20 kg présentant la maladie suivante :
- Psoriasis en plaques modéré à sévère – si votre médecin estime qu’un traitement systémique comme APREMILAST STADA est adapté dans votre cas.
Qu’est-ce que le rhumatisme psoriasique
Le rhumatisme psoriasique est une maladie inflammatoire des articulations, généralement accompagnée de psoriasis, une maladie inflammatoire de la peau.
Qu’est-ce que le psoriasis en plaques
Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau, qui peut provoquer l’apparition sur la peau de plaques rouges, squameuses, épaisses, accompagnées de douleurs et de démangeaisons, et qui peut également toucher le cuir chevelu et les ongles.
Qu’est-ce que la maladie de Behçet
La maladie de Behçet est un type rare de maladie inflammatoire qui touche de nombreuses parties du corps. Le symptôme le plus fréquent est celui des ulcères dans la bouche.
Comment agit APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
En général, le rhumatisme psoriasique, le psoriasis et la maladie de Behçet sont des affections à vie et il n’existe actuellement aucun traitement curatif. APREMILAST STADA agit en diminuant l’activité d’une enzyme présente dans l’organisme appelée « phosphodiestérase-4 » qui est impliquée dans le processus d’inflammation. En diminuant l’activité de cette enzyme, APREMILAST STADA peut contribuer au contrôle de l’inflammation associée au rhumatisme psoriasique, au psoriasis et à la maladie de Behçet et donc réduire les signes et symptômes de ces affections.
Chez les adultes atteints de rhumatisme psoriasique, le traitement par APREMILAST STADA entraîne une amélioration des articulations gonflées et douloureuses et peut améliorer votre condition physique générale.
Chez les adultes ainsi que chez les enfants et adolescents de 6 ans et plus et pesant au moins 20 kg atteints de psoriasis, le traitement par aprémilast entraîne une diminution des plaques cutanées et des autres signes et symptômes de la maladie.
Chez les adultes atteints de la maladie de Behçet, le traitement par APREMILAST STADA réduit le nombre d’ulcères buccaux et peut les stopper complètement. Il peut également réduire la douleur associée.
Il a également été observé qu’APREMILAST STADA améliorait la qualité de vie des patients adultes et pédiatriques atteints de psoriasis, des patients adultes atteints de rhumatisme psoriasique et des patients adultes atteints de la maladie de Behçet. Cela signifie que les répercussions de cette maladie sur vos activités quotidiennes, vos relations et d’autres éléments devraient être moins importantes qu’auparavant.
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ?
NE prenez JAMAIS APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé :
- si vous êtes allergique à l’aprémilast ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6) ;
- si vous êtes enceinte ou si vous pensez l’être.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre APREMILAST STADA.
Dépression et pensées suicidaires
Avertissez votre médecin avant de commencer à prendre APREMILAST STADA si vous avez une dépression qui s’aggrave avec des pensées suicidaires.
Vous ou votre soignant devez également informer immédiatement votre médecin de tout changement de comportement ou d’humeur, de tout sentiment de dépression et de toute pensée suicidaire que vous pourriez avoir après avoir pris APREMILAST STADA.
Problèmes rénaux sévères
Si vous avez des problèmes rénaux sévères, la dose à prendre sera différente voir rubrique 3.
Si vous êtes en insuffisance de poids
Adressez-vous à votre médecin si vous perdez du poids sans le vouloir pendant la prise d’APREMILAST STADA.
Problèmes intestinaux
Si vous présentez une diarrhée, des nausées ou des vomissements sévères, parlez-en à votre médecin.
Enfants et adolescents
L’utilisation d’APREMILAST STADA n’est pas recommandée chez les enfants atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère âgés de moins de 6 ans ou pesant moins de 20 kg, car il n’a pas été étudié dans ces catégories d’âge et de poids.
L’utilisation d’APREMILAST STADA n’est pas recommandée dans les autres indications chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans, car la sécurité et l’efficacité n’ont pas été établies dans cette catégorie d’âge.
Autres médicaments et APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament. Cela inclut les médicaments obtenus sans ordonnance et les médicaments à base de plantes. En effet, APREMILAST STADA peut modifier la façon dont certains autres médicaments agissent. De même, certains autres médicaments peuvent modifier la façon dont APREMILAST STADA agit.
En particulier, informez votre médecin ou pharmacien avant de prendre APREMILAST STADA si vous prenez l’un des médicaments suivants :
- rifampicine, un antibiotique utilisé pour traiter la tuberculose ;
- phénytoïne, phénobarbital et carbamazépine, des médicaments utilisés dans le traitement des crises convulsives et de l’épilepsie ;
- millepertuis, un médicament à base de plantes utilisé pour traiter l’anxiété et la dépression légères.
APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boissons
Sans objet.
Grossesse et allaitement
Ne prenez pas APREMILAST STADA si vous êtes enceinte ou si vous pensez l’être.Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.
Il existe peu de données concernant les effets d’APREMILAST STADA chez la femme enceinte. Vous ne devez pas être enceinte lorsque vous prenez ce médicament et vous devez utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement par APREMILAST STADA.
On ne sait pas si ce médicament passe dans le lait maternel. Vous ne devez pas prendre APREMILAST STADA pendant l’allaitement.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
APREMILAST STADA n’a aucun effet sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé contient du lactose et du sodium
APREMILAST STADA contient du lactose (un type de sucre). Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium pour la dose recommandée (30 mg deux fois par jour), c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
3. COMMENT PRENDRE APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ?
Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.
Posologie
- Lorsque vous commencerez à prendre APREMILAST STADA, vous recevrez un « kit d’instauration du traitement » contenant suffisamment de comprimés pour un total de deux semaines de traitement
- Les plaquettes du « kit d’instauration du traitement » sont étiquetées de façon claire afin de garantir que vous prenez le bon comprimé au bon moment.
- Votre traitement débutera à une dose faible, qui sera augmentée progressivement pendant la première semaine de traitement (phase de titration initiale du traitement).
- Le « kit d’instauration du traitement » contiendra également suffisamment de comprimés pour une semaine supplémentaire à la dose recommandée.
- Une fois la dose recommandée atteinte, les boîtes qui vous seront délivrées ne contiendront que les comprimés à la dose qui vous a été prescrite.
- Vous ne devrez suivre cette étape d’augmentation progressive de la dose qu’une fois, même si vous recommencez le traitement.
Adultes
- La dose recommandée d’APREMILAST STADA chez les patients adultes est de 30 mg deux fois par jour lorsque la phase d’initiation du traitement est terminée, comme indiqué dans le tableau ci-dessous, soit une dose de 30 mg le matin et une dose de 30 mg le soir, à environ 12 heures d’intervalle, au cours ou en dehors des repas. Cela représente une dose quotidienne totale de 60 mg.
Jour
Dose du matin
Dose du soir
Dose quotidienne totale
Jour 1
10 mg (rose)
Ne prenez pas de dose
10 mg
Jour 2
10 mg (rose)
10 mg (rose)
20 mg
Jour 3
10 mg (rose)
20 mg (marron)
30 mg
Jour 4
20 mg (marron)
20 mg (marron)
40 mg
Jour 5
20 mg (marron)
30 mg (beige)
50 mg
A partir du Jour 6
30 mg (beige)
30 mg (beige)
60 mg
Enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus
- La dose d’APREMILAST STADA dépendra du poids corporel.
Pour les patients pesant entre 20 kg et moins de 50 kg : la dose recommandée d’aprémilast est de 20 mg deux fois par jour lorsque la phase d’initiation du traitement est terminée, comme indiqué dans le tableau ci-dessous, soit une dose de 20 mg le matin et une dose de 20 mg le soir, à environ 12 heures d’intervalle, au cours ou en dehors des repas. Cela représente une dose quotidienne totale de 40 mg.
Poids compris entre 20 kg et moins de 50 kg *
Jour
Dose du matin
Dose du soir
Dose quotidienne totale
Jour 1
10 mg
Ne prenez pas de dose
10 mg
Jour 2
10 mg
10 mg
20 mg
Jour 3
10 mg
20 mg
30 mg
Jour 4
20 mg
20 mg
40 mg
Jour 5
20 mg
20 mg
40 mg
A partir du jour 6
20 mg
20 mg
40 mg
* Il n’existe pas de conditionnements pour APREMILAST STADA qui permet de titrer et de maintenir le traitement chez les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg. Par conséquent, il n’est pas possible de traiter les patients pédiatriques pesant de 20 kg à moins de 50 kg avec APREMILAST STADA ; d’autres produits à base d’aprémilast offrant ces conditionnements doivent être utilisés à la place.
Pour les patients pesant au moins 50 kg : la dose recommandée d’APREMILAST STADA est de 30 mg deux fois par jour lorsque la phase d’initiation du traitement est terminée, comme indiqué dans le tableau ci-dessous (la même dose que chez les adultes), soit une dose de 30 mg le matin et une dose de 30 mg le soir, à environ 12 heures d’intervalle, au cours ou en dehors des repas. Cela représente une dose quotidienne totale de 60 mg.
Poids de 50 kg ou plus
Jour
Dose du matin
Dose du soir
Dose quotidienne totale
Jour 1
10 mg (comprimé rose)
Ne prenez pas de dose
10 mg
Jour 2
10 mg (comprimé rose)
10 mg (comprimé rose)
20 mg
Jour 3
10 mg (comprimé rose)
20 mg (comprimé marron)
30 mg
Jour 4
20 mg (comprimé marron)
20 mg (comprimé marron)
40 mg
Jour 5
20 mg (comprimé marron)
30 mg (comprimé beige)
50 mg
A partir du jour 6
30 mg (comprimé beige)
30 mg (comprimé beige)
60 mg
Patients ayant des problèmes de reins sévères
Si vous êtes un adulte et que vous avez des problèmes de reins sévères, la dose recommandée d’APREMILAST STADA est de 30 mg une fois par jour (dose du matin).
Chez les enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus ayant une insuffisance rénale sévère, la dose d’APREMILAST STADA recommandée est de 30 mg une fois par jour (dose du matin) pour les patients pesant au moins 50 kg, et de 20 mg une fois par jour (dose du matin) pour les enfants pesant entre 20 kg et moins de 50 kg.
Votre médecin vous expliquera comment augmenter votre dose lorsque vous commencerez à prendre APREMILAST STADA. Votre médecin pourra vous recommander de prendre uniquement la dose du matin indiquée dans le tableau ci-dessus qui s’applique à vous (pour les adultes ou pour les enfants/adolescents) et de ne pas prendre la dose du soir.
Comment et à quel moment prendre APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
- APREMILAST STADA doit être administré par voie orale.
- Les comprimés doivent être avalés entiers, de préférence avec de l’eau, afin d'éviter d'endommager le pelliculage.
- Vous pouvez prendre les comprimés au cours ou en dehors des repas.
- Prenez APREMILAST STADA à peu près à la même heure chaque jour, un comprimé le matin et un comprimé le soir.
Si votre état ne s’est pas amélioré après six mois de traitement, adressez-vous à votre médecin.
Si vous avez pris plus d’APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû
Si vous avez pris plus d’APREMILAST STADA que vous n’auriez dû, consultez un médecin ou rendez-vous à l’hôpital immédiatement. Prenez la boîte du médicament et cette notice avec vous.
Si vous oubliez de prendre APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
- Si vous avez oublié de prendre une dose d’APREMILAST STADA, prenez-la dès que vous vous en rendez compte. S’il est presque l’heure de la prochaine dose, ne prenez pas la dose oubliée. Prenez la prochaine dose au moment habituel.
- Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.
Si vous arrêtez de prendre APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
- Vous devez continuer à prendre APREMILAST STADA tant que votre médecin ne vous a pas dit d’arrêter le traitement.
- N’arrêtez pas de prendre APREMILAST STADA sans en parler d’abord à votre médecin.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Effets indésirables graves - dépression et pensées suicidaires
Informez immédiatement votre médecin de tout changement de comportement ou d’humeur, de tout sentiment de dépression, de toute pensée suicidaire ou de tout comportement suicidaire (ce qui est peu fréquent).
Effets indésirables très fréquents (pouvant affecter plus de 1 personne sur 10) :
- diarrhée
- nausées
- maux de tête
- infections des voies aériennes supérieures telles que rhume, nez qui coule, infection des sinus
Effets indésirables fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10)
- toux
- douleurs dans le dos
- vomissements
- sensation de fatigue
- douleur à l’estomac
- perte d’appétit
- selles fréquentes
- difficultés pour dormir (insomnie)
- indigestion ou brûlures d’estomac
- inflammation et gonflement des bronches dans les poumons (bronchite)
- rhume (rhinopharyngite)
- dépression
- migraine
- céphalées de tension
Effets indésirables peu fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100)
- éruption cutanée
- urticaire
- perte de poids
- réaction allergique
- saignements dans l’intestin ou l’estomac
- idées ou comportements suicidaires
Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
- réaction allergique sévère (pouvant comprendre un gonflement du visage, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge, pouvant provoquer des difficultés pour respirer ou avaler)
Si vous êtes âgé(e) de 65 ans ou plus, vous pourriez avoir un risque plus élevé de complications de type diarrhée, nausées et vomissements sévères. Si vos problèmes intestinaux deviennent sévères, parlez-en à votre médecin.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site Internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé ?
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la plaquette et la boîte après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
Ce que contient APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé
- La substance active est :
Aprémilast....................................................................................................................... 30 mg
Pour un comprimé.
- Les autres composants sont :
Noyau du comprimé : Cellulose en poudre, lactose monohydraté, carbonate de calcium, amidon de maïs prégélatinisé, crospovidone, fumarate de stéaryle sodique.
Pelliculage : hypromellose (E 464), dioxyde de titane (E 171), macrogol (E 1521), oxyde de fer rouge (E 172), oxyde de fer jaune (E 172), oxyde de fer noir (E 172).
Qu’est-ce que APREMILAST STADA 30 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur
Comprimé pelliculé.
Beige, ovale, biconvexe (13 mm de long et 6 mm de large).
Présentations
APREMILAST STADA 30 mg est disponible en plaquettes en (PVC/Aluminium) contenant 56 ou 168 comprimés pelliculés ou en plaquettes unitaires en (PVC/Aluminium) contenant 56 x 1 ou 168 x 1 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
STADA ARZNEIMITTEL AG
STADASTRASSE 2-18
61118 BAD VILBEL, HASSIA
ALLEMAGNE
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
EG LABO – LABORATOIRES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9-15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
Fabricant
STADA ARZNEIMITTEL AG
STADASTRASSE 2-18
61118 BAD VILBEL
ALLEMAGNE
ou
CLONMEL HEALTHCARE LTD
WATERFORD ROAD, CLONMEL
E91 D768 CO. TIPPERARY
IRLANDE
ou
STADA ARZNEIMITTEL GMBH
MUTHGASSE 36
1190 WIEN
AUTRICHE
ou
CENTRAFARM SERVICES B.V.
VAN DE REIJTSTRAAT 31 E
4814 NE BREDA
PAYS-BAS
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
< {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>
Autres
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).