CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion
Informations pratiques
- Prescription : Disponible sans ordonnance
- Format : solution pour perfusion
- Date de commercialisation : 11/07/2022
- Statut de commercialisation : Autorisation active
- Code européen : Pas de code européen
- Pas de générique
- Laboratoires : LFB-BIOMEDICAMENTS
Les compositions de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion
| Format | Substance | Substance code | Dosage | SA/FT |
|---|---|---|---|---|
| Solution | IMMUNOGLOBULINE HUMAINE NORMALE (PLASMATIQUE) | 05718 | 100 mg | SA |
* « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique
Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :
1 flacon(s) de 100 ml
- Code CIP7 : 5507649
- Code CIP3 : 3400955076490
- Prix :
- Date de commercialisation : 06/11/2025
- Honoraire de dispensation : Non applicable
- Taux de remboursement : taux de remboursement non disponible
1 flacon(s) de 200 ml
- Code CIP7 : 5507650
- Code CIP3 : 3400955076506
- Prix :
- Date de commercialisation : 06/11/2025
- Honoraire de dispensation : Non applicable
- Taux de remboursement : taux de remboursement non disponible
Caractéristiques :
ANSM - Mis à jour le : 14/08/2025
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Immunoglobuline humaine normale (IgIV)
Un mL contient :
Immunoglobuline humaine normale........................................................................................ 100 mg
(dont au moins 95% sont des IgG)
Chaque flacon de 20 mL contient 2 g d’immunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 50 mL contient 5 g d’immunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 100 mL contient 10 g d’immunoglobuline humaine normale.
Chaque flacon de 200 mL contient 20 g d’immunoglobuline humaine normale.
Distribution des sous-classes d’IgG (valeurs approximatives) :
- IgG1 : 60 – 70 %
- IgG2 : 30 – 35 %
- IgG3 : 2 %
- IgG4 : 1 – 2 %
La teneur maximale en IgA est de 28 microgrammes/mL.
Fabriquée à partir du plasma de donneurs humains.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Solution pour perfusion.
La solution est limpide ou légèrement opalescente, incolore, brun pâle ou jaune pâle, isotonique au plasma.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement substitutif chez les adultes, les enfants et les adolescents (0-18 ans) dans les cas suivants :
- Déficits immunitaires primitifs (DIP) avec altération de la production d’anticorps
- Déficits immunitaires secondaires (DIS) chez les patients atteints d’infections sévères ou récidivantes, avec traitement antimicrobien inefficace et soit un déficit avéré en anticorps spécifiques (DAAS)* soit un taux d’IgG sériques < 4 g/L.
*DAAS = Incapacité à augmenter d'au moins deux fois le titre des anticorps IgG après un vaccin pneumococcique contenant des antigènes polypeptidiques et polysaccharidiques.
Traitement immunomodulateur chez les adultes, les enfants et les adolescents (0-18 ans) dans les cas suivants :
- Thrombocytopénie immune primaire (PTI), chez les patients présentant un risque hémorragique élevé ou avant un acte chirurgical pour corriger le taux de plaquettes.
- Syndrome de Guillain-Barré.
- Maladie de Kawasaki (en association avec l'acide acétylsalicylique, voir rubrique 4.2).
- Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC).
- Neuropathie motrice multifocale (NMM).
4.2. Posologie et mode d'administration
Le traitement par IgIV doit être instauré et contrôlé sous la surveillance d’un médecin expérimenté dans le traitement des troubles du système immunitaire.
Posologie
La dose et la posologie dépendent de l’indication.
La posologie peut être individualisée pour chaque patient en fonction de la réponse clinique. La dose calculée selon le poids corporel du patient peut nécessiter un ajustement chez les patients en sous-poids ou en surpoids.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif.
Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs (DIP) :
Le traitement doit permettre d’atteindre un taux d’IgG résiduel (mesuré avant l’administration suivante) d’au moins 6 g/L ou dans la fourchette de référence normale pour la tranche d’âge concernée.
Trois à six mois sont nécessaires après le début d’un traitement pour atteindre l’équilibre (taux d'IgG à l'état d'équilibre). La dose de charge recommandée est de 0,4 à 0,8 g/kg en dose unique, suivie d’au moins 0,2 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.
La dose nécessaire pour atteindre un taux d’IgG résiduel de 6 g/L est de l'ordre de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. Lorsque l’état d’équilibre est atteint, l’intervalle entre les administrations varie entre 3 et 4 semaines.
Les taux d’IgG résiduels doivent être mesurés et évalués en fonction de l’incidence des infections. Afin de réduire le taux d’infections bactériennes, une augmentation de la posologie pourra s’avérer nécessaire afin d’atteindre des taux résiduels plus élevés.
Traitement substitutif dans les déficits immunitaires secondaires (DIS) (tel que définis en rubrique 4.1)
La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.
Les taux résiduels d'IgG doivent être mesurés et évalués en fonction de l'incidence des infections. La dose doit être ajustée, si nécessaire, pour obtenir une protection optimale contre les infections, une augmentation peut être nécessaire chez les patients présentant une infection persistante ; une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus d’infection.
Immunomodulation dans :
Thrombocytopénie immune primaire
Il existe deux schémas posologiques possibles :
- 0,8 à 1 g/kg administré le jour 1 ; cette dose peut être répétée une fois dans les 3 jours
- 0,4 g/kg administré chaque jour pendant 2 à 5 jours. Le traitement peut être répété en cas de rechute.
Syndrome de Guillain-Barré
0,4 g/kg par jour pendant 5 jours (administration répétée possible en cas de rechute)
Maladie de Kawasaki
2,0 g/kg doivent être administrés en une dose unique. Les patients doivent suivre un traitement associé d’acide acétylsalicylique.
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
- Dose de charge : 2 g/kg fractionnés sur 2 à 5 jours consécutifs.
- Dose d’entretien : 1 g/kg fractionné sur 1 à 2 jours consécutifs toutes les 3 semaines
L'effet thérapeutique devra être évalué après chaque cycle, si aucun effet n’est observé après 6 mois, le traitement doit être interrompu.
Si le traitement est efficace, sa poursuite sur le long terme doit être soumise à l'appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse. Il est possible que la posologie et les intervalles d'administration doivent être adaptés au cas par cas, en fonction de l'évolution de la pathologie.
Neuropathie Motrice Multifocale (NMM)
- Dose de charge : 2 g/kg administrés sur 2 à 5 jours consécutifs.
- Dose d'entretien : 1 g/kg toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.
L'effet du traitement doit être évalué après chaque cycle, si aucun effet n’est observé après 6 mois, le traitement doit être interrompu.
Si le traitement est efficace, sa poursuite sur le long terme doit être soumise à l'appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse. Il est possible que la posologie et les intervalles d'administration doivent être adaptés au cas par cas, en fonction de l'évolution de la pathologie.
Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant :
Indication
Dose
Fréquence des perfusions
Traitement substitutif
Déficits immunitaires primitifs
Dose de charge :
0,4 à 0,8 g/kg
Dose d’entretien :
0,2 à 0,8 g/kg
toutes les 3 à 4 semaines
Déficits immunitaires secondaires (tels que définis dans la rubrique 4.1)
0,2 à 0,4 g/kg
toutes les 3 à 4 semaines
Traitement immunomodulateur:
Thrombocytopénie immune primaire
0,8 à 1 g/kg
ou
0,4 g/kg/j
à Jour 1, éventuellement répété 1 seule fois dans les 3 jours
pendant 2 à 5 jours
Syndrome de Guillain-Barré
0,4 g/kg/j
pendant 5 jours
Maladie de Kawasaki
2 g/kg
en dose unique en association avec de l’acide acétylsalicylique
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
Dose de charge:
2 g/kg
Dose d’entretien:
1 g/kg
en doses fractionnées sur 2 à 5 jours
toutes les 3 semaines en doses fractionnées sur 1 à 2 jours
Neuropathie Motrice Multifocale (NMM)
Dose de charge:
2 g/kg
Dose d'entretien:
1 g/kg
ou
2 g/kg
en doses fractionnées, administrées sur 2 à 5 jours consécutifs.
toutes les 2 à 4 semaines
ou
toutes les 4 à 8 semaines en doses fractionnées sur 2 à 5 jours.
Population pédiatrique
La posologie chez les enfants et les adolescents (0-18 ans) est identique à celle des adultes car, pour chaque indication, la posologie est donnée en fonction du poids corporel et doit être ajustée selon l’évolution clinique des pathologies susmentionnées.
Insuffisance hépatique
Aucun élément n’est disponible pour justifier un ajustement de dose
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique, sauf si cela est cliniquement justifié, voir rubrique 4.4.
Personnes âgées
Aucun ajustement posologique, sauf si cela est cliniquement justifié, voir rubrique 4.4.
Mode d’administration
Pour voie intraveineuse.
L’immunoglobuline humaine normale doit être perfusée par voie intraveineuse à un débit initial de 0,5 mL/kg/heure pendant 30 minutes. Voir la rubrique 4.4. En cas de réaction indésirable, le débit d'administration doit être réduit ou la perfusion arrêtée. S'il est bien toléré, le débit peut être augmenté progressivement jusqu'à un maximum de 6 mL/kg/h.
Des données cliniques obtenues sur un nombre limité de patients atteints de déficit immunitaire primitif et de thrombocytopénie immune primaire montrent également que les patients adultes et pédiatriques peuvent tolérer une vitesse de perfusion allant jusqu’à 8 mL/kg/heure.
4.3. Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active (immunoglobuline humaine) ou à l’un des excipients mentionnés aux rubriques 4.4 et 6.1.
Chez les patients atteints de déficit sélectif en IgA et ayant développé des anticorps anti-IgA, une anaphylaxie peut être provoquée par l’administration d’un produit contenant des IgA.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Précautions d’emploi
Les complications potentielles peuvent souvent être évitées en s’assurant que les patients :
- ne sont pas hypersensibles à l’immunoglobuline humaine normale en administrant d’abord lentement le produit (≤ 0.5 mL/kg/h, ce qui correspond à 0,0083 ml/kg/min);
- sont étroitement surveillés pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter tout symptôme. En particulier, lors de la première administration d’immunoglobulines humaines normales, dans le cas d’un changement de produit d’IgIV ou lorsque la dernière perfusion remonte à une longue période, ces patients doivent être suivis pendant toute la durée de la première administration et pendant l’heure qui suit la fin de la perfusion, dans un environnement médical contrôlé, afin de détecter tout effet indésirable potentiel et de s’assurer qu’un traitement d’urgence peut être administré immédiatement en cas de problème. Tous les autres patients doivent être surveillés pendant au moins 20 minutes après la fin de la perfusion.
Chez tous les patients, l’administration d’IgIV requiert :
- une hydratation appropriée avant le début de la perfusion d’IgIV,
- une surveillance de la diurèse,
- une surveillance de la créatininémie,
- d’éviter l’utilisation concomitante de diurétiques de l’anse (voir rubrique 4.5).
En cas d’effets indésirables, le débit de perfusion doit être réduit ou la perfusion arrêtée. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité des effets indésirables.
Réaction liée à la perfusion
Certains effets indésirables (par exemple céphalées, bouffées vasomotrices, frissons, myalgie, respiration sifflante, tachycardie, lombalgies, nausée et hypotension) peuvent être liés au débit de perfusion. Le débit de perfusion recommandé décrit à la rubrique 4.2 doit être scrupuleusement respecté. Les patients doivent être attentivement suivis et étroitement surveillés pendant toute la durée de la perfusion afin de déceler l’apparition de tout symptôme.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment :
- lors de la première administration d’une immunoglobuline humaine normale, ou dans de rares cas, lors de changement de produit d’immunoglobuline humaine normale ou lorsqu'il n'y a pas eu de traitement pendant une longue période.
- chez les patients présentant une infection active ou une inflammation chronique sous-jacente.
Hypersensibilité
Les réactions d’hypersensibilité sont rares.
L’anaphylaxie peut se développer chez les patients :
- qui présentent des IgA indétectables avec présence d’anticorps anti-IgA.
- qui ont toléré un traitement précédent par immunoglobulines humaines normales.
En cas de choc, le traitement médical standard de l’état de choc doit être instauré.
Thromboembolisme
L’existence d’un lien entre l’administration d’IgIV et des événements thromboemboliques comme l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (y compris l’ictus), l’embolie pulmonaire et la thrombose veineuse profonde est cliniquement reconnue et est considérée comme liée à une élévation relative de la viscosité sanguine due à un apport important en immunoglobuline chez les patients à risque. Toutes les précautions doivent être prises lors de la prescription et la perfusion d’IgIV chez les patients obèses et chez les patients présentant des facteurs de risque thrombotique préexistants (tels que l’âge avancé, l’hypertension artérielle, le diabète sucré, des antécédents de maladie vasculaire ou d’épisodes thrombotiques, les patients atteints de troubles thrombotiques héréditaires ou acquis, les patients subissant des périodes d’immobilisation prolongées, des hypovolémies sévères et les maladies provoquant une augmentation de la viscosité sanguine).
Chez les patients présentant un risque de réaction thrombo-embolique, les IgIV doivent être administrées à une dose et un débit de perfusion les plus faibles possibles.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients traités par des IgIV. Dans la plupart des cas, les facteurs de risque ont été identifiés, par exemple une insuffisance rénale préexistante, un diabète sucré, une hypovolémie, un surpoids, une administration concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
Les paramètres rénaux doivent être évalués avant la perfusion d'IgIV, en particulier chez les patients considérés comme présentant un risque potentiel accru de développer une insuffisance rénale aiguë, et ensuite à des intervalles appropriés. Chez les patients présentant un risque d’insuffisance rénale aiguë, les IgIV doivent être administrées à une dose et un débit de perfusion les plus faibles possibles. En cas d’atteinte rénale, un arrêt d’IgIV doit être envisagé.
Bien que ces cas de dysfonctionnement rénal et d’insuffisance rénale aiguë aient été associés à l’utilisation de nombreux produits à base d’IgIV contenant divers excipients tels que le saccharose, le glucose et le maltose, ceux contenant du saccharose comme stabilisant en représentent une part disproportionnée du nombre total de notifications. Chez les patients à risque, l’utilisation de produits à base d’IgIV ne contenant pas ces excipients doit être envisagée. CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion, ne contient ni saccharose, ni maltose ni glucose.
Teneur en sodium
Ce médicament contient moins d’1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement sans sodium.
Syndrome de méningite aseptique (SMA)
Le SMA a été rapporté en association avec un traitement par IgIV. Ce syndrome apparaît habituellement entre plusieurs heures à 2 jours après le traitement par des IgIV.
Les analyses du liquide céphalorachidien (LCR) donnent souvent des résultats positifs avec une pléocytose pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et une augmentation du taux de protéines jusqu’à plusieurs centaines de mg/dL. Le SMA pourrait survenir plus souvent en cas d’administration de doses élevées (2 g/kg) d’IgIV.
Les patients présentant de tels signes et symptômes doivent subir un examen neurologique approfondi, avec examen du LCR, afin d’exclure d’autres causes de méningite.
L’arrêt des IgIV a permis une rémission du SMA, sans séquelles, en quelques jours.
Anémie hémolytique
Les IgIV peuvent contenir des anticorps dirigés contre les groupes sanguins pouvant agir comme des hémolysines et induire le recouvrement in vivo des globules rouges (GR) par des immunoglobulines, provoquant une réaction antiglobuline directe positive (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut apparaître à la suite d’un traitement par IgIV en raison d’une séquestration accrue des GR. Les patients traités par IgIV doivent être suivis afin de détecter tout signe ou symptôme clinique d’hémolyse. Si des signes et/ou symptômes d’hémolyse se développent pendant ou après une perfusion d’IgIV, un arrêt de traitement doit être envisagé par le médecin (Voir rubrique 4.8).
Neutropénie / Leucopénie
Une baisse transitoire du nombre de neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après un traitement par IgIV. Cela survient généralement dans les heures ou jours après l’administration des IgIV et se résorbe spontanément dans les 7 à 14 jours.
Syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI Transfusion Related Acute Lung Injury)
Chez les patients traités par des IgIV, des cas d'œdème pulmonaire aigu non cardiogénique [Syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)] ont été rapportés. Le TRALI se caractérise par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, de la fièvre et une hypotension. Les symptômes du TRALI apparaissent pendant ou dans les 6 heures suivant une transfusion, souvent dans les 1 à 2 heures. Par conséquent, les patients traités par des IgIV doivent être surveillés et les perfusions doivent être immédiatement arrêtées en cas de réactions indésirables pulmonaires. Le TRALI est une maladie potentiellement mortelle nécessitant une prise en charge immédiate en unité de soins intensifs.
Interférence avec les tests sérologiques
Après administration d’immunoglobulines, l’augmentation transitoire de la concentration de divers anticorps transférés passivement dans le sang peut être responsable de résultats faussement positifs lors de dosages sérologiques.
La transmission passive d’anticorps anti-érythrocytaires tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D peut interférer avec certains tests sérologiques portant sur les globules rouges, par exemple le test direct à l’antiglobuline (TDA, test de Coombs direct).
Agents transmissibles
Les mesures habituelles de prévention du risque de transmission d’agents infectieux par les médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain, comprennent la sélection clinique des donneurs, la recherche des marqueurs spécifiques d’infection sur chaque don et sur les mélanges de plasma ainsi que la mise en œuvre dans le procédé de fabrication d’étapes efficaces pour l’inactivation/élimination virale.
Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission d’agents infectieux ne peut pas être totalement exclu. Ceci s’applique également aux virus inconnus ou émergents ou autres types d’agents infectieux.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite B (VHB) et le virus de l’hépatite C (VHC), et vis-à-vis des virus non enveloppés comme le virus de l’hépatite A (VHA) et le parvovirus B19.
L’expérience clinique ne rapporte pas de transmission du virus de l’hépatite A ni du parvovirus B19 par les immunoglobulines, les anticorps présents contribuant probablement à la sécurité du produit.
Il est fortement recommandé d’enregistrer le nom et le numéro du lot du produit chaque fois que CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion, est administré à un patient, afin de conserver un lien entre le patient et le numéro de lot du produit.
Population pédiatrique
Les mises en garde et les précautions d'emploi mentionnées ci-dessus s’appliquent aux enfants comme aux adultes.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Vaccins constitués de virus vivants atténués
L’administration d’immunoglobulines peut altérer, pour une période comprise entre 6 semaines et 3 mois, l’efficacité de vaccins constitués de virus vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après administration de ce médicament, une période de 3 mois doit s’écouler avant une vaccination avec des vaccins constitués de virus vivants atténués. Dans le cas de la rougeole, cette diminution d’efficacité peut persister pendant 1 an.
Ainsi, chez les patients recevant un vaccin contre la rougeole, un contrôle des anticorps protecteurs post-vaccinaux doit être effectué.
Diurétiques de l’anse
L'utilisation concomitante de diurétiques de l'anse est à éviter.
Population pédiatrique
Les interactions mentionnées ci-dessus s’appliquent tant aux adultes qu’aux enfants.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
L'innocuité de ce médicament pour l’usage chez la femme enceinte n'a pas été établie lors d'essais cliniques contrôlés, il ne doit donc être administré qu'avec prudence chez les femmes enceintes. Il a été démontré que les produits contenant des IgIV traversaient la barrière placentaire, particulièrement lors du troisième trimestre de grossesse.
L'expérience clinique avec les immunoglobulines suggère qu'aucun effet délétère n’est attendu sur le déroulement de la grossesse, sur le fœtus ni sur le nouveau-né.
Allaitement
L'innocuité de ce médicament pendant la grossesse n'a pas été établie lors d'essais cliniques contrôlés et il ne doit donc être administré qu’avec prudence aux femmes qui allaitent. Les immunoglobulines sont excrétées dans le lait maternel. Aucun effet délétère sur les nouveau-nés / nourrissons allaités n'est attendu.
Fertilité
L’expérience clinique acquise avec les immunoglobulines suggère qu’aucun effet néfaste sur la fertilité n’est attendu.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
CLAIRYG a une influence modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des sensations vertigineuses peuvent survenir après l'administration de la substance active (voir rubrique 4.8). Les patients présentant des réactions indésirables pendant le traitement doivent attendre leur disparition avant de conduire un véhicule ou d'utiliser une machine.
4.8. Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables des immunoglobulines humaines normales (en fréquence décroissante) comprennent (voir également la rubrique 4.4) :
- Frissons, céphalées, étourdissements, fièvre, vomissements, réactions allergiques, nausées, arthralgies, hypotension et lombalgie modérée.
- Réactions hémolytiques réversibles ; en particulier chez certains patients ayant des groupes sanguins A, B et AB et dans de rares cas, une anémie hémolytique nécessitant une transfusion.
- (Rarement) une chute brutale de la pression artérielle et, dans des cas isolés, un choc anaphylactique, même si le patient n’a pas présenté de réaction d’hypersensibilité lors d’une administration antérieure.
- (Rarement) des réactions cutanées transitoires (y compris des cas de lupus érythémateux cutané (fréquence indéterminée).
- (Très rarement) des réactions thromboemboliques telles que : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde.
- Cas de méningite aseptique réversible.
- Cas d’augmentation de la créatinine sérique et/ou d’insuffisance rénale aiguë.
- Cas de syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI Transfusion Related Acute Lung Injury).
Tableau des effets indésirables
- Le tableau ci-dessous présente un résumé des effets indésirables observés dans 5 essais cliniques incluant une étude post-commercialisation non interventionnelle, ainsi que provenant d’autres sources post commercialisation. Au cours des études, 165 patients ont été exposés à 1819 perfusions de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion.
Les effets indésirables ont été classés selon la classification MedDRA (classes de systèmes d’organes (SOC) et termes préférentiels).
Les fréquences ont été évaluées selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Source de la base de données de sécurité provenant d'essais cliniques (165 patients exposés à 1819 perfusions de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion) et/ou de rapports spontanés
Classes de Systèmes d’organes (SOC) MedDRA
Effets indésirables (terme préférentiel)
Fréquence par patient
Fréquence par perfusion
Affections hématologiques et du système lymphatique
Neutropénie
Fréquent
Fréquent
Leucopénie
Fréquent
Peu fréquent
Anémie
Fréquent
Peu fréquent
Lymphopénie
Fréquent
Peu fréquent
Monocytopénie
Fréquent
Peu fréquent
Anémie hémolytique
Fréquence indéterminée
Fréquence indéterminée
Affections du système immunitaire
Réaction anaphylactique
Fréquent
Peu fréquent
Choc anaphylactique
Fréquence indéterminée
Fréquence indéterminée
Affections du système nerveux
Céphalées
Très fréquent
Fréquent
Etourdissements (y compris sensations vertigineuses)
Fréquent
Peu fréquent
Migraine
Fréquent
Peu fréquent
Accident ischémique transitoire
Peu fréquent
Rare
Méningite aseptique
Peu fréquent
Rare
Paresthésie
Peu fréquent
Rare
Affections oculaires
Blépharite allergique
Peu fréquent
Rare
Irritation de l'œil
Peu fréquent
Rare
Affections vasculaires
Hypertension
Fréquent
Fréquent
Cyanose périphérique
Peu fréquent
Rare
Réactions thromboemboliques (y compris infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde)
Fréquence indéterminée
Fréquence indéterminée
Bouffée de chaleur
Peu fréquent
Rare
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Gorge sèche
Peu fréquent
Rare
Affections gastro-intestinales
Vomissements
Fréquent
Peu fréquent
Nausées
Fréquent
Peu fréquent
Douleurs abdominales
Fréquent
Peu fréquent
Douleur buccale
Fréquent
Peu fréquent
Diarrhées
Peu fréquent
Rare
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rash
Fréquent
Peu fréquent
Prurit
Fréquent
Peu fréquent
Hyperhidrose
Fréquent
Peu fréquent
Erythème
Peu fréquent
Peu fréquent
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Arthralgies
Fréquent
Peu fréquent
Dorsalgies
Fréquent
Peu fréquent
Douleurs aux extrémités
Fréquent
Peu fréquent
Douleurs musculo-squelettiques
Fréquent
Peu fréquent
Spasmes musculaires
Peu fréquent
Rare
Affections du rein et des voies urinaires
Insuffisance rénale aiguë
Fréquence indéterminée
Fréquence indéterminée
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fièvre
Très fréquent
Fréquent
Fatigue
Fréquent
Fréquent
Frissons
Fréquent
Fréquent
Réaction au site d’administration
Fréquent
Peu fréquent
Syndrome pseudo-grippal
Fréquent
Peu fréquent
Malaise
Fréquent
Peu fréquent
Œdème périphérique
Fréquent
Peu fréquent
Gêne
Peu fréquent
Rare
Investigations
Diminution de la clairance de la créatinine
Fréquent
Peu fréquent
Augmentation de la créatinémie
Peu fréquent
Rare
Fluctuations de la température corporelle
Peu fréquent
Rare
Augmentation des D-dimères
Peu fréquent
Rare
Lésions, intoxications et complications d’interventions
Réaction liée à la perfusion
Peu fréquent
Rare
Population pédiatrique
La fréquence, le type et la gravité des effets indésirables chez les enfants sont similaires à ceux des adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
4.9. Surdosage
Un surdosage pourrait entraîner une hypervolémie et une hyperviscosité, particulièrement chez les patients à risque, y compris les nourrissons, les patients âgés ou les patients souffrant d’une insuffisance cardiaque ou rénale (voir rubrique 4.4).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antisérums et immunoglobulines : immunoglobulines humaines normales pour administration intravasculaire, code ATC : J06BA02
L’immunoglobuline humaine normale contient principalement des immunoglobulines G (IgG) qui présentent un large spectre d’anticorps dirigés contre les agents infectieux.
L’immunoglobuline humaine normale contient les anticorps anti-IgG présents chez la population normale. En général, ce produit est préparé à partir de pools de plasma provenant d’un minimum de 1000 donneurs. La distribution des sous-classes d’immunoglobuline G est proportionnellement très proche de celle du plasma humain natif. Des doses appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale des taux anormalement bas d’immunoglobuline G.
Le mécanisme d’action dans les indications autres que le traitement substitutif n’est pas complètement élucidé, mais comprend toutefois des effets immunomodulateurs.
L’efficacité de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion a été évaluée chez un total de 62 patients atteints de DIP (36 adultes et 26 enfants) dont 4 patients ayant reçu des IgIV pour la première fois.
L’efficacité de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion dans l’immunomodulation, a été évaluée chez 38 patients adultes atteints de PTI primaire chronique ayant un taux de plaquettes < 30 x 109/L, chez 22 patients adultes atteints de NMM et chez 42 patients adultes atteints de PIDC.
Population pédiatrique
L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion :
- dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique atteinte de PTI, NMN et PIDC.
- dans la population pédiatrique atteinte de DIP de la naissance jusqu’à un âge de moins de 24 mois.
Voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
L’immunoglobuline humaine normale est immédiatement et complètement biodisponible dans la circulation du receveur après administration intraveineuse.
Distribution
Elle se répartit assez rapidement entre le plasma et le liquide extravasculaire et l’équilibre entre les compartiments intra et extravasculaires est atteint en 3 à 5 jours environ.
Elimination
L'immunoglobuline humaine normale a une demi-vie d'environ 34 jours. Cette demi-vie peut varier d’un patient à l’autre, particulièrement en cas de déficit immunitaire primitif.
Les IgG et les complexes d’IgG sont dégradés dans les cellules du système réticulo-endothélial.
Population pédiatrique
Aucune étude pharmacocinétique n’a été menée avec CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion chez les patients pédiatriques. Cependant, les taux résiduels observés chez 26 patients pédiatriques atteints de DIP et âgés de plus de 24 mois étaient comparables à ceux observés chez les patients adultes atteints de DIP.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les immunoglobulines sont des constituants normaux du corps humain.
La sécurité de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion a été documentée dans plusieurs études non cliniques. Les données non cliniques n'ont pas révélé d’effet toxicologique (étude de toxicité après administration d’une dose unique chez les rats, étude de tolérance locale chez les lapins).
Les études de toxicité à doses répétées, de génotoxicité et de toxicité sur la reproduction chez les animaux sont impossibles à réaliser en raison de l’induction du développement d’anticorps dirigés contre les protéines hétérologues et de leur interférence.
Comme les immunoglobulines sont des protéines humaines ne présentant aucun potentiel cancérogène, aucune étude non clinique spécifique n’a été menée.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Glycine, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.
6.2. Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments, ni avec aucun autre médicament contenant des IgIV.
6.3. Durée de conservation
36 mois
Après ouverture, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
Ne pas congeler.
Conserver le flacon dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
20, 50, 100 ou 200 mL de solution en flacon (verre de type I) muni d’un bouchon (bromobutyle), d’un capuchon (aluminium) et d’une capsule amovible (polypropylène).
Boîte de 1 flacon.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Le produit doit être amené à température ambiante ou à température du corps avant utilisation.
Les produits reconstitués doivent faire l'objet d'une inspection visuelle avant administration afin de déceler la présence de particules et d'une décoloration. La solution doit être limpide ou légèrement opalescente, incolore, brun pâle ou jaune pâle.
Les solutions troubles ou contenant des dépôts ne doivent pas être utilisées.
Une fois que le récipient a été ouvert dans des conditions aseptiques, son contenu doit être utilisé rapidement. La solution ne contenant pas de conservateur, CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion, doit être perfusé dès que possible et pour un usage unique.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Seuls les dispositifs médicaux sans DEHP devront être utilisés.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
LFB BIOMEDICAMENTS
3 AVENUE DES TROPIQUES
ZA DE COURTABŒUF
91940 LES ULIS
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
- 34009 550 764 7 6 : 20 mL de solution en flacon (verre de type I) muni d’un bouchon (bromobutyle) et d'une capsule - Boîte de 1.
- (34009 550 764 8 3 : 50 mL de solution en flacon (verre de type I) muni d’un bouchon (bromobutyle) et d'une capsule - Boîte de 1.
- 34009 550 764 9 0 : 100 mL de solution en flacon (verre de type I) muni d’un bouchon (bromobutyle) et d'une capsule - Boîte de 1.
- 34009 550 765 0 6 : 200 mL de solution en flacon (verre de type I) muni d’un bouchon (bromobutyle) et d'une capsule - Boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
La prescription par un médecin exerçant dans un établissement de transfusion sanguine autorisé à dispenser des médicaments aux malades qui y sont traités est également autorisée.
Notice :
ANSM - Mis à jour le : 14/08/2025
Dénomination du médicament
CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion
Immunoglobuline humaine normale (IgIV)
Encadré
Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.
- Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
- Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.
- Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
- Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.
Que contient cette notice ?
1. Qu'est-ce que CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ?
3. Comment utiliser CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
Classe pharmacothérapeutique : antisérums et immunoglobulines : immunoglobulines humaines normales pour administration intravasculaire, code ATC : J06BA02.
Qu’est-ce que CLAIRYG
Ce médicament contient des anticorps humains, produits par notre système immunitaire. Il appartient à la classe des médicaments appelés immunoglobulines.
Quel est le mode d’action de CLAIRYG
Les anticorps humains contenus dans ce médicament aident votre corps à lutter contre les infections ou à équilibrer votre système immunitaire.
Dans le cas où vous n’avez pas assez d'anticorps, les anticorps fournis par CLAIRYG peuvent se substituer aux anticorps manquants. Comme les anticorps de CLAIRYG sont isolés de plasma humains, ceux-ci fonctionnent exactement comme s'il s'agissait de vos propres anticorps.
Ce type de médicament peut également être utilisé si votre système immunitaire est déséquilibré et que vous avez besoin d’anticorps supplémentaires dans le cas de certains troubles inflammatoires (maladie auto-immune). Ce médicament vous apporte ces anticorps.
Dans quels cas CLAIRYG est-il utilisé
Ce médicament est utilisé :
CLAIRYG est utilisé chez les patients n’ayant pas assez d’anticorps dans leur sang et notamment chez 2 types de patients :
1. Chez les patients qui souffrent d’un déficit congénital d'anticorps, nommé déficit immunitaire primitif 2. Chez les patients qui souffrent d’une maladie du sang induisant une absence de production d'anticorps et atteints d’infections sévères ou récurrentes
CLAIRYG est également utilisé chez les patients ayant un déséquilibre dans leur système immunitaire entrainant des troubles inflammatoires (maladie auto-immune) comme traitement immuno-modulateur. Ces patients sont répartis en cinq groupes :
1. Chez les patients n’ayant pas assez de plaquettes sanguines (thrombocytopénie immune primaire PTI), et qui ont un risque élevé de saignement (hémorragie) ou qui doivent subir une opération chirurgicale dans un futur proche.
2. Chez les patients qui souffrent d’une maladie aiguë associée à de multiples inflammations des nerfs périphériques dans tout le corps (syndrome de Guillain-Barré).
3. Chez les patients, plus particulièrement les jeunes enfants qui souffrent d’une maladie aiguë provoquant de multiples inflammations de plusieurs organes du corps (maladie de Kawasaki). CLAIRYG doit être administré en association avec l’acide acétylsalicylique.
4. Chez les patients qui souffrent d’une maladie chronique associée à de multiples inflammations des nerfs périphériques entrainant une faiblesse musculaire et/ou un engourdissement, principalement au niveau des bras et des jambes (polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques, PIDC).
5. Chez les patients qui souffrent d'une maladie rare caractérisée par une faiblesse asymétrique des membres qui progresse lentement, sans perte sensorielle (neuropathie motrice multifocale, NMM).
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ?
N’utilisez jamais CLAIRYG :
- Si vous êtes allergique aux immunoglobulines ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).
- Si vous présentez un déficit en immunoglobuline A, vous possédez peut-être dans votre sang des anticorps anti-IgA. Ce médicament contenant de faibles quantités d’immunoglobuline A, vous risqueriez de déclencher une réaction allergique.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère avant d’utiliser CLAIRYG.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment :
- En cas de débit de perfusion élevé.
- Lorsque vous recevez CLAIRYG pour la première fois ou lorsqu'il s'est écoulé beaucoup de temps depuis la dernière perfusion. Vous serez surveillé(e) attentivement jusqu'à une heure après la perfusion afin de détecter d'éventuels effets indésirables.
Pour éviter tout risque de réaction, le médecin contrôlera le débit de la perfusion et l’adaptera à votre cas. Durant la perfusion, votre médecin mettra en place une surveillance médicale afin de détecter d’éventuels signes d’allergie ou la survenue d’autres réactions.
Les réactions allergiques sont rares. Si une allergie survient, vous reconnaîtrez les premiers signes par des étourdissements, un gonflement du visage/des jambes, un essoufflement, des boutons et/ou des démangeaisons (prurit). Prévenez immédiatement votre médecin ou un professionnel de santé si vous remarquez de telles réactions pendant ou après la perfusion de CLAIRYG.
En fonction de l’effet indésirable, le médecin pourra décider de diminuer le débit ou d’arrêter votre perfusion. Il pourra également mettre en place un traitement de l’effet indésirable s’il le juge nécessaire.
En cas de doute, n'hésitez pas à demander l'avis de votre médecin ou de votre infirmière.
Patients présentant des facteurs de risque préexistants.
Dans de très rares cas, ce médicament peut provoquer ou aggraver une maladie des reins (insuffisance rénale aiguë), une maladie du cœur et/ou des vaisseaux sanguins (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire, ou thrombose veineuse profonde). Les patients déjà atteints par une maladie ou qui présentent certains facteurs de risque doivent faire attention en utilisant ce médicament.
Veuillez informer votre médecin de tous les médicaments que vous prenez et des maladies que vous avez ou avez eues. Votre médecin prendra soin de vous :
- Si vous avez déjà une maladie des reins (insuffisance rénale),
- Si vous prenez certains médicaments qui peuvent être dangereux pour vos reins,
- Si vous avez un taux de sucre élevé dans le sang (diabète sucré),
- Si vous avez un volume de sang insuffisant dans le corps (hypovolémie),
- Si vous avez un poids trop élevé (obésité),
- Si vous êtes âgé(e) de plus de 65 ans,
- Si vous avez déjà une maladie du cœur ou des vaisseaux sanguins,
- Si vous avez une tension artérielle élevée (hypertension artérielle),
- Si vous risquez d’être immobilisé(e) pour une longue période,
- Si vous êtes atteint(e) d’une maladie provoquant une augmentation de la viscosité sanguine (sang épaissi).
Globules blancs
Une diminution transitoire du taux de certains globules blancs (leucopénie/neutropénie) est fréquente. Cela survient habituellement quelques heures ou jours après la perfusion et se résorbe spontanément dans les 7 à 14 jours.
Avant d’utiliser ce médicament, vous devez informer votre médecin si vous savez que vous avez :
- Un faible nombre de globules blancs, ou que
- Vous prenez un médicament qui pourrait diminuer le nombre de globules blancs.
Méningite aseptique
La méningite aseptique (non infectieuse et transitoire) a été rapportée en association avec des traitements par des immunoglobulines comme CLAIRYG.
Ce syndrome apparaît habituellement plusieurs heures à 2 jours après le traitement et peut se manifester par les symptômes suivants : une fièvre, des maux de tête, une raideur de la nuque, nausée, vomissements).
Si vous ressentez de tels symptômes, consultez votre médecin pour un examen neurologique approfondi, afin d’exclure d’autres causes de méningite.
Anémie hémolytique/Hémolyse
Une anémie hémolytique (diminution transitoire du nombre de globules rouges, liée à leur destruction) peut apparaître à la suite d’un traitement par des immunoglobulines comme CLAIRYG surtout si vous êtes de groupe sanguin A, B ou AB.
Une anémie hémolytique réversible peut se manifester par les symptômes suivants : pâleur, fatigue, faiblesse, peau ou yeux jaunâtres, urine foncée. Si vous êtes traité par des immunoglobulines comme CLAIRYG, vous devez être suivi afin de détecter tout signe ou symptôme clinique de destruction des globules rouges (hémolyse).
Syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)
Chez les patients traités par des immunoglobulines comme CLAIRYG, de rares cas de syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) ont été rapportés. Cette maladie se manifeste par une baisse du taux d’oxygène dans le sang (hypoxémie), des difficultés à respirer (dyspnée), une augmentation de la fréquence respiratoire (tachypnée), un bleuissement de la peau (cyanose), une fièvre et une baisse de la tension artérielle (hypotension). Les symptômes typiques du TRALI apparaissent pendant la perfusion d’immunoglobulines ou dans les 6 heures suivants la perfusion, souvent dans les 1 à 2 heures. Par conséquent, si vous remarquez de telles réactions au cours de la perfusion de CLAIRYG, avertissez immédiatement votre médecin. Il/elle décidera si le débit de perfusion doit être diminué ou si la perfusion doit être arrêtée.
Information sur la sécurité des virus
Lorsque des médicaments sont fabriqués à partir de sang ou de plasma humain, certaines mesures sont mises en place afin de prévenir les infections pouvant être transmises aux patients. Celles-ci comprennent :
- une sélection rigoureuse des donneurs de sang et de plasma de façon à exclure les donneurs présentant un risque infectieux,
- le contrôle de chaque don et des mélanges de plasma pour la présence de virus et d’agents infectieux,
- un procédé de fabrication du médicament intégrant des étapes capables d’éliminer ou d’inactiver les virus du sang ou du plasma.
Malgré ces mesures, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission de maladies infectieuses ne peut être totalement exclu. Ceci s’applique également à tous les virus inconnus ou émergents ou aux autres types d’agents infectieux.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces pour lutter contre le risque d'infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH ou virus du SIDA), le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C, le virus de l’hépatite A et le parvovirus B19.
L’expérience clinique avec les immunoglobulines telles que CLAIRYG ne rapporte pas de transmission du virus de l’hépatite A ou du parvovirus B19 probablement grâce aux anticorps protecteurs présents dans ce produit.
Il est fortement recommandé d’enregistrer le nom et le numéro du lot de chaque dose de CLAIRYG qui vous est administrée, afin de disposer d’un enregistrement des lots utilisés.
Enfants et adolescents
Il n'existe pas de mises en garde ou de précautions spécifiques ou supplémentaires applicables aux enfants et aux adolescents.
Autres médicaments et CLAIRYG :
Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.
Effets sur les vaccins
L’utilisation d’immunoglobulines comme CLAIRYG peut atténuer pendant 3 mois l’efficacité des vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et/ou la varicelle. Il est recommandé d’attendre 3 mois entre la dernière administration d’immunoglobulines et l’administration de ces vaccins. Pour le vaccin contre la rougeole, il peut être nécessaire d’attendre 1 an après la dernière administration d’immunoglobulines. Avant d'être vacciné par votre médecin, veuillez l'informer de votre traitement par CLAIRYG.
Diurétiques de l’anse
Veuillez éviter l'utilisation concomitante de diurétiques de l'anse et de CLAIRYG.
Effets sur les tests sanguins
Certains anticorps contenus dans CLAIRYG peuvent fausser les résultats de certains tests sanguins (tests sérologiques). Si votre médecin ou la personne qui prélève votre sang ne sait pas que vous avez reçu CLAIRYG prévenez-le avant de faire ce test sanguin.
Grossesse, allaitement et fertilité
Grossesse
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser ce médicament.
Les effets de l’utilisation de CLAIRYG chez la femme enceinte ne sont pas connus actuellement, CLAIRYG doit être administré uniquement après avoir consulté son médecin. Il a été démontré que les produits contenant des IgIV traversaient la barrière placentaire, particulièrement lors du troisième trimestre de grossesse.
L'expérience clinique avec les immunoglobulines suggère qu'il n’y a aucun effet nocif attendu sur le déroulement de la grossesse, sur le fœtus ni sur le nouveau-né.
Allaitement
Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.
Les protéines contenues dans CLAIRYG, passent dans le lait maternel et peuvent contribuer à protéger votre bébé contre certaines infections.
Fertilité
Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.
L'expérience clinique acquise avec les immunoglobulines suggère qu'aucun effet néfaste sur votre capacité à avoir un enfant n'est à craindre.
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Les patients peuvent présenter des réactions (par exemple des sensations vertigineuses ou des nausées) pendant le traitement par CLAIRYG ce qui risque d’affecter la capacité à conduire ou à utiliser des machines. Si tel est le cas, vous ne devez pas conduire de véhicules ou utiliser de machines tant que les effets n’ont pas disparu.
CLAIRYG contient du sodium
Ce médicament contient moins d’1 mmol de sodium (23 mg) par dose, ce qui signifie qu’il est essentiellement sans sodium.
3. COMMENT UTILISER CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ?
Ce médicament est destiné à une administration intraveineuse (perfusion dans une veine). Il vous est administré par votre médecin ou votre infirmière.
Les doses et fréquences de perfusion varient en fonction de votre état et de votre poids.
Au début de la perfusion, vous recevrez CLAIRYG à un débit faible. Selon votre état, votre médecin pourra augmenter progressivement le débit de la perfusion.
Utilisation chez les enfants et les adolescents
Les mêmes indications, doses et fréquences de perfusion s’appliquent aux adultes et aux enfants et adolescents (de 0 à 18 ans).
Si vous avez utilisé plus de CLAIRYG que vous n’auriez dû
Un surdosage est très peu probable car CLAIRYG est normalement administré sous contrôle médical. Si, malgré tout, vous deviez recevoir plus de CLAIRYG que vous n’auriez dû, votre sang pourrait s’épaissir (hyperviscosité), particulièrement si vous êtes un patient à risque, par exemple si vous êtes âgé(e) ou souffrez d’une maladie au cœur ou aux reins. Veillez à absorber suffisamment de liquide pour éviter la déshydratation et informez votre médecin si vous présentez des problèmes de santé connus.
Si vous oubliez d’utiliser CLAIRYG
Sans objet.
Si vous arrêtez d’utiliser CLAIRYG
Sans objet.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Contactez votre médecin dès que possible si vous souffrez de l'un des effets secondaires listés ci-dessous. En fonction du type et de la gravité de la réaction, votre médecin arrêtera immédiatement le traitement par CLAIRYG et/ou commencera un traitement approprié :
- Réaction allergique : éruption cutanée, démangeaisons, urticaire, essoufflement, hypotension, étourdissements, respiration sifflante (semblable à l'asthme), accélération du rythme cardiaque.
- Gonflement du visage, de la bouche ou de la gorge entraînant des difficultés respiratoires
- Crise cardiaque : Douleur thoracique ou essoufflement
- Accident vasculaire cérébral : apparition soudaine d'une faiblesse musculaire, d'une perte de sensibilité et/ou d'équilibre, d'une baisse de vigilance ou d'une difficulté à parler.
- Caillot sanguin dans les poumons : douleur thoracique, difficulté à respirer ou crachement de sang.
- Thrombose/caillot sanguin : douleur et gonflement des membres, rougeur.
- Lésion pulmonaire aiguë post-transfusionnelle (TRALI) : difficultés respiratoires, essoufflement, peau marbrée, fièvre et hypotension.
- Méningite aseptique : maux de tête sévères, fièvre, raideur de la nuque, nausées, vomissements, sensibilité à la lumière.
- Anémie hémolytique : pâleur, fatigue, faiblesse, peau ou yeux jaunâtres, urine rougeâtre.
- Trouble rénal grave : urine de couleur foncée pendant ou après la perfusion, difficulté à uriner et/ou diminution du débit urinaire.
Les effets secondaires suivants ont été rapportés au cours des essais cliniques avec CLAIRYG (en fréquence décroissante) :
Les effets indésirables suivants surviennent fréquemment (moins d'une perfusion sur 10) :
- diminution du nombre de globules blancs (neutropénie), voir aussi « globules blancs » à la rubrique 2.
- maux de tête,
- tension artérielle élevée (hypertension),
- fièvre, fatigue, frissons.
Les effets indésirables suivants surviennent peu fréquemment (moins d'une perfusion sur 100):
- diminution du nombre d’autres types de globules blancs (leucopénie, lymphopénie, monocytopénie),
- diminution transitoire du nombre de globules rouges (anémie),
- réaction allergique (réactions anaphylactiques),
- étourdissements (y compris sensations vertigineuses), migraine,
- nausées, vomissements, douleurs abdominales, douleur buccale,
- éruption cutanée, démangeaisons (prurit), transpiration excessive (hyperhydrose), rougeur de la peau (érythème),
- douleur dans le dos, douleurs des articulations (arthralgie) et osseuses, douleurs aux extrémités, douleurs musculaires (myalgie),
- réaction au site d’administration, malaise, syndrome pseudo-grippal, gonflements (œdème périphérique),
- tests sanguins montrant une altération des fonctions des reins (diminution de la clairance de la créatinine).
Les effets indésirables suivants surviennent rarement (moins d'une perfusion sur 1 000) :
- accident ischémique transitoire,
- inflammation des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière (méningite aseptique réversible),
- sensations d'engourdissement (paresthésie),
- inflammation des paupières (blépharite allergique), irritation des yeux,
- peau devenant bleue (cyanose périphérique), bouffée de chaleur,
- gorge sèche,
- diarrhée,
- crampes (spasmes musculaires),
- sensation de gêne,
- tests sanguins montrant une altération des fonctions des reins (augmentation de la créatinine sanguine), augmentation de la température corporelle, augmentation des D-dimères,
- réaction liée à la perfusion.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés spontanément avec CLAIRYG :
- réaction allergique sévère avec chute de la tension (choc anaphylactique),
- diminution transitoire du nombre de globules rouges liée à leur destruction (anémie hémolytique),
- réactions thromboemboliques, notamment un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque (infarctus du myocarde), un caillot dans un vaisseau sanguin des poumons (embolie pulmonaire), un caillot dans une veine profonde (thrombose veineuse profonde),
- insuffisance rénale aiguë.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion ?
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage et sur le flacon après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez que la solution est trouble ou contient des particules.
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C. Ne pas congeler.
Conserver le flacon dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
Ce que contient CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion
- La substance active de CLAIRYG est : Immunoglobuline humaine normale.
- 1 mL de CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion contient 100 mg d’Immunoglobuline humaine normale, dont au moins 95 % sont des IgG.
Un flacon de 20 mL contient 2 g d’immunoglobuline humaine normale.
Un flacon de 50 mL contient 5 g d’immunoglobuline humaine normale.
Un flacon de 100 mL contient 10 g d’immunoglobuline humaine normale.
Un flacon de 200 mL contient 20 g d’immunoglobuline humaine normale.
Distribution des sous-classes d’IgG (valeurs usuelles) :
- IgG1 : 60 – 70 %
- IgG2 : 30 – 35 %
- IgG3 : 2 %
- IgG4 : 1 – 2 %
La teneur maximale en IgA est de 28 microgrammes/mL.
Fabriquée à partir du plasma de donneurs humains.
- Les autres composants sont : la glycine, le polysorbate 80 et de l’eau pour préparations injectables.
Qu’est-ce que CLAIRYG 100 mg/mL, solution pour perfusion et contenu de l’emballage extérieur
Ce médicament se présente sous forme d’une solution pour perfusion en flacons de 20 mL, 50 mL, 100 mL ou 200 mL.
La solution est limpide ou légèrement opalescente, incolore, brun pâle ou jaune pâle, isotonique au plasma.
La solution est limpide ou légèrement opalescente, incolore, brun pâle ou jaune pâle.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
LFB BIOMEDICAMENTS
3 AVENUE DES TROPIQUES
ZA DE COURTABOEUF
91940 LES ULIS
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
LFB BIOMEDICAMENTS
3 AVENUE DES TROPIQUES
ZA DE COURTABOEUF
91940 LES ULIS
Fabricant
LFB BIOMEDICAMENTS
59 RUE DE TREVISE
59000 LILLE
LFB BIOMEDICAMENTS
280 ALLEE DU FORTIN
ZONE ACTIPARC
62580 BAILLEUL SIR BERTHOULT
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Sans objet.
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{mois AAAA}.
Autres
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).
Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :
Posologie
Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant :
Indication
Dose
Fréquence des perfusions
Traitement substitutif :
Déficits immunitaires primitifs
- Dose de charge :
0,4 à 0,8 g/kg
- Dose d’entretien :
0,2 à 0,8 g/kg
- toutes les 3 à 4 semaines
Déficits immunitaires secondaires
0,2 à 0,4 g/kg
- toutes les 3 à 4 semaines
Traitement immunomodulateur :
Thrombocytopénie immunitaire primaire
0,8 à 1 g/kg
ou
0,4 g/kg/j
- à Jour 1, éventuellement répété 1 seule fois dans les 3 jours
- pendant 2 à 5 jours
Syndrome de Guillain-Barré
0,4 g/kg/j
- pendant 5 jours
Maladie de Kawasaki
2 g/kg
- en dose unique en association avec l’acide acétylsalicylique
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)
Dose de charge :
2 g/kg
Dose d’entretien :
1 g/kg
en doses fractionnées sur 2 à 5 jours consécutifs
toutes les 3 semaines, en doses fractionnées, sur 1 à 2 jours
Neuropathie Motrice Multifocale (NMM)
Dose de charge :
2 g/kg
Dose d'entretien :
1 g/kg
ou
2 g/kg
en doses fractionnées, administrées sur 2 à 5 jours consécutifs
toutes les 2 à 4 semaines
ou
toutes les 4 à 8 semaines, en doses fractionnées, sur 2 à 5 jours.
Mode d’administration
Uniquement pour administration par voie intraveineuse.
L’immunoglobuline humaine normale doit être perfusée par voie intraveineuse à un débit initial de 0,5 mL/kg/h pendant 30 minutes. S'il est bien toléré, le débit peut être progressivement augmenté jusqu'à un maximum de 6 mL/kg/h.
Des données cliniques obtenues sur un nombre limité de patients atteints de déficit immunitaire primitif et de thrombocytopénie immune primaire montrent également que les patients adultes et pédiatriques peuvent tolérer une vitesse de perfusion allant jusqu’à 8 mL/kg/heure.
Précautions particulières
- Certains effets indésirables peuvent être liés au débit de perfusion. Le débit de perfusion recommandé doit être scrupuleusement respecté. En cas d’effets indésirables, le débit d’administration doit être diminué ou la perfusion doit être arrêtée. Chez les patients présentant un risque d’insuffisance rénale aiguë ou de réaction thromboembolique, CLAIRYG, doit être administré à une dose et un débit de perfusion les plus faibles possibles.
- A chaque dispensation et administration de CLAIRYG, il est indispensable d'enregistrer notamment le numéro du lot administré au patient, ainsi que la date d'administration.
Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments, ni avec aucun autre médicament contenant des IgIV.
Instruction pour la manipulation et l’élimination
La solution doit être inspectée visuellement avant administration. La solution est limpide ou légèrement opalescente, incolore, brun pâle ou jaune pâle. Les solutions troubles ou contenant des dépôts ne doivent pas être utilisées.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.