ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

  • Commercialisé Supervisé Sans ordonnance
  • Sous-cutanée
  • Code CIS : 68903664
  • Description : Classe pharmacothérapeutique : Autres agents hématologiques, médicaments utilisés pour traiter l’angioedème héréditaire, code ATC : B06AC02. Ce médicament est utilisé pour le traitement des symptômes de l’angioedème héréditaire (AOH) chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 2 ans et plus. Dans l’AOH, les taux d’une substance présente dans la circulation sanguine, appelée bradykinine, sont plus élevés, ce qui provoque des symptômes tels que gonflements, douleurs, nausées et diarrhées. Icatibant Piramal bloque l’activité de la bradykinine et, par conséquent, arrête la progression des symptômes.
  • Informations pratiques

    • Prescription : Disponible sans ordonnance
    • Format : solution injectable
    • Date de commercialisation : 24/11/2021
    • Statut de commercialisation : Autorisation active
    • Code européen : Pas de code européen

    Les compositions de ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    Format Substance Substance code Dosage SA/FT
    Solution ACÉTATE D'ICATIBANT 18025 SA
    Solution ICATIBANT 23186 30 mg FT

    * « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique

    Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :

    1 seringue préremplie en verre de 3 mL avec 1 aiguille

    • Code CIP7 : 3024240
    • Code CIP3 : 3400930242407
    • Prix :
    • Date de commercialisation : 01/03/2023
    • Honoraire de dispensation : Non applicable
    • Taux de remboursement : taux de remboursement non disponible

    Caractéristiques :

    ANSM - Mis à jour le : 09/12/2022

    1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

    ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

    Icatibant (sous forme d’acétate)............................................................................................. 30 mg

    Pour une seringue de 3 mL.

    Chaque mL de cette solution contient 10 mg d’icatibant.

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    3. FORME PHARMACEUTIQUE

    Solution injectable en seringue pré-remplie.

    La solution est un liquide transparent et incolore, pH 5,2 à 5,8 ; osmolalité 270 à 330 mOsm/Kg.

    4. DONNEES CLINIQUES

    4.1. Indications thérapeutiques

    Icatibant Piramal est indiqué dans le traitement symptomatique des crises aiguës d’angioedème héréditaire (AOH) chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 2 ans et plus, présentant une carence en inhibiteur de la C1 estérase.

    4.2. Posologie et mode d'administration

    Icatibant Piramal doit être administré sous la supervision d’un professionnel de santé.

    Posologie
    Adultes

    La dose recommandée chez les adultes est une injection unique de Icatibant Piramal 30 mg en sous-cutané.

    Dans la majorité des cas, une seule injection d’Icatibant Piramal suffit à traiter une crise. En cas de soulagement insuffisant ou de récurrence des symptômes, une deuxième injection d’Icatibant Piramal peut être administrée 6 heures plus tard. Si la deuxième injection produit un soulagement insuffisant ou en cas de récurrence des symptômes, une troisième injection d’Icatibant Piramal peut être administrée de nouveau 6 heures plus tard. Il convient de ne pas dépasser 3 injections d’Icatibant Piramal sur une période de 24 heures.

    Lors des essais cliniques, au maximum, 8 injections d’icatibant par mois ont été administrées.

    Population pédiatrique

    La dose recommandée d’Icatibant Piramal, déterminée en fonction du poids corporel chez les enfants et adolescents (âgés de 2 à 17 ans), est présentée dans le tableau 1 ci-dessous.

    Tableau 1 : Posologie chez les enfants et adolescents

    Poids

    Dose (volume à injecter)

    12 kg à 25 kg

    10 mg (1,0 ml)

    26 kg à 40 kg

    15 mg (1,5 ml)

    41 kg à 50 kg

    20 mg (2,0 ml)

    51 kg à 65 kg

    25 mg (2,5 ml)

    • 65 kg

    30 mg (3,0 ml)

    Dans l’étude clinique, il n’a pas été administré plus d’une injection d’icatibant par crise d’AOH.

    Aucune posologie ne peut être recommandée chez les enfants âgés de moins de 2 ans ou pesant moins de 12 kg car la sécurité et l’efficacité dans ce groupe de la population pédiatrique n’ont pas été établies.

    Patients âgés

    Des données limitées sont disponibles sur les patients de plus de 65 ans.

    Il a été démontré que les patients âgés présentent une exposition systémique accrue à l’icatibant. L’importance de ceci en termes de sécurité d’emploi de l’icatibant est inconnue (voir rubrique 5.2).

    Insuffisance hépatique

    Aucun ajustement de la dose n’est nécessaire chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique.

    Insuffisance rénale

    Aucun ajustement de la dose n’est nécessaire chez les patients souffrant d’insuffisance rénale.

    Mode d’administration

    La voie d’administration d’Icatibant Piramal est la voie sous-cutanée, de préférence dans la région abdominale.

    Icatibant Piramal solution injectable doit être injectée lentement en raison du volume à administrer.

    Chaque seringue d’Icatibant Piramal est à usage unique.

    Se reporter à la notice pour les instructions d’utilisation.

    Administration par un soignant/auto-administration

    La décision de recourir à l’administration par un soignant ou à l’auto-administration d’Icatibant Piramal ne doit être prise que par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement de l’angioedème héréditaire (voir rubrique 4.4).

    Adultes

    Icatibant Piramal peut être auto-administré ou administré par un soignant seulement après une formation sur la technique de l’injection sous-cutanée par un professionnel de santé.

    Enfants et adolescents âgés de 2 à 17 ans

    Icatibant Piramal peut être administré par un soignant seulement après une formation sur la technique de l’injection sous-cutanée par un professionnel de santé.

    4.3. Contre-indications

    Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

    4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

    Œdème laryngé

    Les patients souffrant d’œdèmes laryngés doivent être traités dans un établissement médical approprié après injection jusqu’à ce que le médecin estime qu’ils peuvent quitter l’établissement.

    Cardiopathie ischémique

    Dans des conditions ischémiques, une détérioration de la fonction cardiaque et une diminution du débit sanguin coronaire seraient théoriquement provoquées par l’antagonisme du récepteur de la bradykinine de type 2. Il convient donc d’être prudent lors de l’administration de l’icatibant aux patients présentant une cardiopathie ischémique aiguë ou une angine de poitrine instable (voir rubrique 5.3).

    Accident vasculaire cérébral

    Bien que certaines données prouvent un effet bénéfique du blocage du récepteur B2 immédiatement après un accident vasculaire cérébral, il existe une possibilité théorique que l’icatibant puisse atténuer les effets neuro-protecteurs positifs de phase tardive de la bradykinine. Ainsi, il conviendrait d’être prudent dans l’administration de l’icatibant aux patients dans les semaines suivant un accident vasculaire cérébral.

    Administration par un soignant/auto-administration

    Chez les patients n’ayant jamais reçu d’icatibant, il convient d’instaurer le premier traitement au sein d’un établissement médical ou sous la supervision d’un médecin.

    En cas de soulagement insuffisant ou de récurrence des symptômes après une auto-administration ou l’administration par un soignant, il est recommandé que le patient ou le soignant consulte un médecin. Chez les adultes, les doses suivantes qui peuvent être nécessaires pour la même crise doivent être administrées au sein d’un établissement médical (voir rubrique 4.2). Il n’existe pas de données sur l’administration de doses supplémentaires pour la même crise chez les adolescents ou les enfants.

    Les patients souffrant d’œdèmes laryngés doivent toujours consulter un médecin et être gardés sous observation au sein d’un établissement médical, même si l’injection a été administrée à domicile.

    Population pédiatrique

    L’expérience du traitement de plus d’une crise d’AOH par Icatibant Piramal chez les enfants et adolescents est limitée.

    Excipients

    Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

    4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

    Aucune interaction pharmacocinétique des médicaments impliquant le CYP450 ne devrait être observée (voir rubrique 5.2).

    La co-administration d’icatibant avec des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) n’a pas été étudiée. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion sont contre-indiqués chez les patients souffrant d’AOH en raison de l’augmentation possible des taux de bradykinine.

    Population pédiatrique

    Les études relatives aux interactions n’ont été menées que dans la population adulte.

    4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

    Grossesse

    Aucune donnée clinique n’est disponible concernant l’exposition des femmes enceintes à l’icatibant. Des études menées chez l’animal ont mis en évidence des effets sur l’implantation utérine et la mise bas (voir rubrique 5.3) mais le risque potentiel dans l’espèce humaine n’est pas connu.

    Icatibant Piramal ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice escompté justifie le risque pour le foetus (p. ex. : pour traiter des œdèmes laryngés susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital).

    Allaitement

    L’icatibant est excrété dans le lait des rates allaitantes à des concentrations similaires à celles retrouvées dans le sang maternel. Aucun effet n’a été constaté dans le développement post-natal des rats nouveau-nés.

    On ne sait pas si l’icatibant est excrété dans le lait maternel humain mais il est recommandé aux femmes allaitantes souhaitant prendre Icatibant Piramal de ne pas allaiter pendant les 12 heures qui suivent l’administration du traitement.

    Fertilité

    Chez le rat et le chien, l’administration répétée d’icatibant a eu des effets sur les organes reproducteurs. L’icatibant n’a eu aucun effet sur la fertilité des souris mâles et des rats mâles (voir rubrique 5.3). Dans une étude menée chez 39 hommes et femmes adultes sains ayant reçu 3 doses de 30 mg à intervalle de 6 heures tous les 3 jours pour un total de 9 doses, aucune modification cliniquement significative des taux d’hormones sexuelles de base et après stimulation par la GnRH n’a été observée chez les femmes ou les hommes. L’icatibant n’a pas eu d’effets significatifs sur le taux de progestérone de la phase lutéale et la fonction lutéale ou sur la durée du cycle menstruel chez les femmes, ni sur le nombre, la motilité et la morphologie des spermatozoïdes chez les hommes. Il est peu probable que le schéma posologique utilisé dans cette étude soit maintenu en pratique clinique.

    4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

    L’icatibant a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Une asthénie, une léthargie, une fatigabilité, une somnolence et des vertiges ont été rapportés après l’administration d’icatibant. Ces symptômes peuvent survenir à la suite d’une crise d’AOH. Il convient de recommander aux patients de ne pas conduire ni utiliser de machines s’ils se sentent fatigués ou ressentent des vertiges.

    4.8. Effets indésirables

    Résumé du profil de tolérance

    Dans les études cliniques d’enregistrement, 999 crises d’AOH au total ont été traitées par 30 mg d’icatibant administré par voie sous-cutanée par un professionnel de santé. L’icatibant 30 mg sous-cutané a été administré par un professionnel de santé à 129 volontaires sains et 236 patients atteints d’AOH.

    La quasi-totalité des sujets ayant reçu de l’icatibant en injection sous-cutanée lors des études cliniques ont présenté des réactions au niveau du site d’injection (caractérisées par des irritations cutanées, un œdème, une douleur, des démangeaisons, un érythème, une sensation de brûlure). Ces réactions ont été généralement légères à modérées, transitoires et se sont résolues sans intervention.

    Liste des réactions indésirables sous forme de tableau

    La fréquence des effets indésirables figurant au Tableau 2 est définie à l’aide de la convention suivante :

    Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, <1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).

    Tous les effets indésirables rapportés après la commercialisation sont présentés en italique.

    Tableau 2 : Effets indésirables rapportés avec l’icatibant

    Classe de système d’organes

    Fréquence
    Terme préférentiel
    Affections du système nerveux
    Fréquent
    Sensation vertigineuse
    Céphalées

    Affections gastro-intestinales

    Fréquent
    Nausées

    Affections de la peau et du tissu sous-cutanée

    Fréquent
    Rash
    Erythème
    Prurit
    Indéterminé
    Urticaire

    Troubles généraux et anomalies au site d’administration

    Très fréquent

    Réactions au site d’injection*

    Fréquent
    Fièvre
    Investigations
    Fréquent
    Augmentation des transaminases

    * Ecchymose au point d’injection, hématome au site d’injection, brûlure au point d’injection, érythème au point d’injection, hypoesthésie au site d’injection, irritation au point d’injection, engourdissement au site d’injection, œdème au point d’injection, douleur au point d’injection, sensation de pression au site d’injection, prurit au point d’injection, gonflement au point d’injection, urticaire au point d’injection et chaleur au niveau du site d’injection.

    Population pédiatrique

    Au total, 32 enfants et adolescents (8 enfants âgés de 2 à 11 ans et 24 adolescents âgés de 12 à 17 ans) atteints d’AOH ont été traités avec l’icatibant au cours des études cliniques. Trente et un patients ont reçu une dose unique d’icatibant et un patient (un adolescent) a reçu l’icatibant pour deux crises d’AOH (deux doses au total). L’icatibant était administré en injection sous-cutanée à la dose de 0,4 mg/kg de poids corporel, jusqu’à une dose maximale de 30 mg.

    La majorité des patients pédiatriques ayant été traités avec de l’icatibant en injection sous-cutanée ont présenté des réactions au site d’injection telles qu’érythème, gonflement, sensation de brûlure, douleur cutanée et démangeaisons/prurit ; elles étaient de sévérité légère à modérée et concordaient avec les réactions rapportées chez les adultes. Deux patients pédiatriques ont présenté des réactions au site d’injection qui ont été évaluées comme sévères et qui se sont complètement résolues dans les 6 heures. Elles consistaient en érythème, gonflement, sensation de brûlure et sensation de chaleur.

    Il n’a pas été observé de modifications cliniquement significatives des taux d’hormones sexuelles lors des études cliniques.

    Description de réactions indésirables sélectionnées

    Immunogénicité

    Pendant le traitement en administrations répétées chez les adultes dans les études de phase III contrôlées, une positivité transitoire pour les anticorps anti-icatibant a été observée dans de rares cas. L’efficacité a été maintenue chez tous les patients. Un patient traité par icatibant était positif pour les anticorps anti-icatibant avant et après le traitement. Ce patient a été suivi pendant 5 mois et la recherche d’anticorps anti-icatibant a été négative lors des prélèvements ultérieurs. Aucune réaction d’hypersensibilité ou anaphylactique n’a été rapportée avec l’icatibant.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

    4.9. Surdosage

    Aucune donnée clinique concernant le surdosage n’est disponible.

    Une dose de 3,2 mg/kg administrée par voie intraveineuse (environ 8 fois la dose thérapeutique) a provoqué un érythème, des démangeaisons, des bouffées congestives ou une hypotension transitoires chez des sujets sains. Aucune intervention thérapeutique n’a été nécessaire.

    5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

    5.1. Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : Autres agents hématologiques, médicaments utilisés pour traiter l’angioedème héréditaire, code ATC : B06AC02.

    Mécanisme d’action

    L’AOH (une maladie autosomique dominante) est provoqué par une absence ou un dysfonctionnement de l’inhibiteur de C1 estérase. Les crises d’AOH s’accompagnent d’une libération accrue de bradykinine, qui constitue le principal médiateur dans le développement des symptômes cliniques.

    L’AOH se manifeste par des crises intermittentes d’œdème sous-cutané et/ou sous-muqueux touchant les voies respiratoires supérieures, la peau et l’appareil gastro-intestinal. Une crise dure généralement de 2 à 5 jours.

    Effets pharmacodynamiques

    Chez des volontaires sains jeunes recevant l’icatibant aux doses de 0,8 mg/kg en 4 heures, de 1,5 mg/kg/jour ou 0,15 mg/kg/jour pendant 3 jours, le développement de l’hypotension, de la vasodilatation et de la tachycardie réflexe induites par la bradykinine a pu être prévenu. L’icatibant a été un antagoniste compétitif lorsque la dose de provocation de bradykinine a été multipliée par quatre.

    Efficacité et sécurité clinique

    Les données d’efficacité sont issues d’une étude de phase II en ouvert initiale et de trois études de phase III contrôlées.

    Les études cliniques de phase III (FAST-1 et FAST-2) étaient des études randomisées en double aveugle contrôlées, dont le plan expérimental était identique à l’exception du comparateur (une étude contrôlée versus acide tranexamique oral et une étude versus placebo). Au total, 130 patients ont été randomisés pour recevoir une dose de 30 mg d’icatibant (63 patients) ou le comparateur (acide tranexamique, 38 patients ou placebo, 29 patients). Les épisodes ultérieurs d’AOH ont été traités dans le cadre d’une extension en ouvert. Les patients présentant des symptômes d’angioedème laryngé ont reçu un traitement en ouvert par l’icatibant. Le critère d’efficacité primaire était le délai jusqu’au début du soulagement des symptômes, évalué à l’aide d’une échelle visuelle analogique (EVA). Le tableau 3 présente les résultats d’efficacité de ces études.

    L’étude FAST-3 était une étude randomisée, contrôlée versus placebo, en groupes parallèles, menée chez 98 patients adultes (âge médian, 36 ans). Les patients ont été randomisés pour recevoir l’icatibant 30 mg ou le placebo en injection sous-cutanée. Un sous-groupe de patients de cette étude présentait des crises aiguës d’AOH malgré l’administration d’androgènes, d’antifibrinolytiques ou d’inhibiteurs de C1. Le critère d’évaluation principal était le délai jusqu’au début du soulagement des symptômes, évalué par le score composite en 3 items d’une échelle visuelle analogique (EVA-3), consistant en évaluations de l’œdème cutané, de la douleur cutanée et de la douleur abdominale. Le tableau 4 présente les résultats d’efficacité de l’étude FAST-3.

    Dans ces études, le délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes a été plus court chez les patients traités par l’icatibant (2,0 2,5 et 2,0 heures, respectivement) par rapport à l’acide tranexamique (12,0 heures) et au placebo (4,6 et 19,8 heures). L’effet du traitement par l’icatibant a été confirmé par les critères d’efficacité secondaires.

    Dans une analyse intégrée de ces études de phase III contrôlées, le délai jusqu’au début du soulagement des symptômes et le délai jusqu’au début du soulagement du symptôme primaire ont été similaires quels que soient la tranche d’âge, le sexe, les particularités ethniques, le poids et l’utilisation ou non d’androgènes ou d’antifibrinolytiques.

    La réponse a également été uniforme lors des crises répétées dans les études de phase III contrôlées. Au total, 237 patients ont été traités par 1 386 doses d’icatibant 30 mg pour 1 278 crises aiguës d’AOH. Pour les 15 premières crises traitées par icatibant (1 114 doses pour 1 030 crises), on a décrit un délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes similaire entre les crises (2,0 à 2,5 heures). 92,4 % de ces crises d’AOH ont été traitées par une dose unique d’icatibant.

    Tableau 3. Résultats d’efficacité des études FAST-1 et FAST-2

    Etude clinique contrôlée d’ICATIBANT versus acide tranexamique ou placebo : résultats d’efficacité

    FAST-2

    FAST-1

    Icatibant
    Acide tranexamique
    Icatibant
    Placebo

    Nombre de patients de la population ITT

    36

    38

    Nombre de patients de la population ITT

    27

    29

    Score EVA initial (mm)

    63,7

    61,5

    Score EVA initial (mm)

    69,3

    67,7

    Modification après 4 heures par rapport au score initial

    • 41,6
    • 14,6

    Modification après 4 heures par rapport au score initial

    • 44,8
    • 23,5

    Différence entre traitements (IC à 95 %, valeur P)

    • 27,8 (-39,4 ; -16,2)

    P < 0,001

    Différence entre traitements (IC à 95 %, valeur P)

    • 23,3 (-37,1 ; -9,4)

    P = 0,002

    Modification après 12 heures par rapport au score initial

    • 54,0
    • 30,3

    Modification après 12 heures par rapport au score initial

    • 54,2
    • 42,4

    Différence entre les traitements (IC à 95 %, valeur P)

    • 24,1 (-33,6 ; -14,6)

    P < 0,001

    Différence entre les traitements (IC à 95 %, valeur P)

    • 15,2 (-28,6 ; -1,7)

    P = 0,028

    Délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes (heures)

    Délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes (heures)

    Tous épisodes

    (N = 74)

    2,0

    12,0

    Tous épisodes

    (N = 56)

    2,5

    4,6

    Taux de réponse (%, IC) 4 heures après le début du traitement

    Taux de réponse (%, IC) 4 heures après le début du traitement

    Tous épisodes

    (N = 74)

    80,0

    (63,1 ; 91,6)

    30,6

    (16,3 ; 48,1)

    Tous épisodes

    (N = 56)

    66,7

    (46,0 ; 83,5)

    46,4

    (27,5 ; 66,1)

    Délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes : tous symptômes (heures) :

    Douleur

    abdominale

    Œdème cutané

    Douleur

    cutanée

    1,6

    2,6

    1,5

    3,5

    18,1

    12,0

    Délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes : tous symptômes (heures) :

    Douleur

    abdominale

    Œdème cutané

    Douleur

    cutanée

    2,0

    3,1

    1,6

    3,3

    10,2

    9,0

    Délai médian jusqu’au soulagement quasi complet des symptômes (heures)

    Délai médian jusqu’au soulagement quasi complet des symptômes (heures)

    Tous épisodes

    (N = 74)

    10,0

    51,0

    Tous épisodes

    (N = 56)

    8,5

    19,4

    Délai médian jusqu’à la régression des symptômes, évaluation par le

    patient (heures)

    Délai médian jusqu’à la régression des symptômes, évaluation par le

    patient (heures)

    Tous épisodes

    (N = 74)

    0,8

    7,9

    Tous épisodes

    (N = 56)

    0,8

    16,9

    Délai médian jusqu’à l’amélioration globale du patient, évaluation par le

    médecin (heures)

    Délai médian jusqu’à l’amélioration globale du patient, évaluation par le

    médecin (heures)

    Tous épisodes

    (N = 74)

    1,5

    6,9

    Tous épisodes

    (N = 56)

    1,0

    5,7

    Tableau 4. Résultats d’efficacité des études FAST-3

    Résultats d’efficacité : FAST-3 ; phase contrôlée -- population ITT

    Critère
    Statistique
    Icatibant
    Placebo

    Valeur P

    (n = 43)

    (n = 45)

    Critère principal

    Délai jusqu’au début du soulagement des symptômes -

    Score EVA composite (heures)

    Médiane

    2,0

    19,8

    < 0,001

    Autres critères

    Délai jusqu’au début du soulagement du symptôme

    primaire (heures)

    Médiane

    1,5

    18,5

    < 0,001

    Variation du score EVA composite 2 heures après le

    traitement

    Moyenne
    • 19,74
    • 7,49

    < 0,001

    Variation du score composite de symptômes évalués par le patient 2 heures après le

    traitement

    Moyenne
    • 0,53
    • 0,22

    < 0,001

    Variation du score composite de symptômes évalués par

    l’investigateur 2 heures après le traitement

    Moyenne
    • 0,44
    • 0,19

    < 0,001

    Délai jusqu’au soulagement quasi-complet des symptômes (heures)

    Médiane

    8,0

    36,0

    0,012

    Délai jusqu’à la régression initiale des symptômes,

    évaluation par le patient (heures)

    Médiane

    0,8

    3,5

    < 0,001

    Délai jusqu’à la régression initiale des symptômes, évaluation visuelle par l’investigateur (heures)

    Médiane

    0,8

    3,4

    < 0,001

    Au total, 66 patients présentant des crises d’AOH touchant le larynx ont été traités dans ces études cliniques de phase III contrôlées. Les résultats ont été similaires à ceux observés chez les patients ayant présenté des crises d’AOH non laryngé en termes de délai jusqu’au début du soulagement des symptômes.

    Population pédiatrique

    Une étude en ouvert non randomisée, en un seul bras (HGT-FIR-086), a été menée chez 32 patients au total. Tous les patients ont reçu au moins une dose d’icatibant (0,4 mg/kg de poids corporel jusqu’à une dose maximale de 30 mg) et la majorité des patients ont été suivis pendant au moins 6 mois. Onze patients étaient au stade pré-pubertaire et 21 patients étaient au stade pubertaire ou post-pubertaire.

    La population d’analyse de l’efficacité était composée de 22 patients (11 patients au stade pré-pubertaire et 11 patients au stade pubertaire/post-pubertaire) qui avaient été traités par l’icatibant pour une crise d’AOH.

    Le critère d’évaluation principal était le délai jusqu’au début du soulagement des symptômes, mesuré à l’aide d’un score composite d’évaluation des symptômes par l’investigateur. Le délai jusqu’au soulagement des symptômes était défini comme la durée (en heures) nécessaire pour observer une amélioration de 20 % des symptômes.

    Globalement, le délai médian jusqu’au début du soulagement des symptômes a été de 1 heure (intervalle de confiance à 95 % : 1,0 ; 1,1 heure). Une heure et deux heures après le traitement, un début de soulagement des symptômes a été observé chez 50 % et 90 % respectivement des patients.

    Globalement, le délai médian jusqu’aux symptômes minimaux (moment le plus proche après le traitement où tous les symptômes étaient légers ou absents) était de 1,1 heure (intervalle de confiance à 95 % : 1,0 ; 2,0 heures).

    5.2. Propriétés pharmacocinétiques

    La pharmacocinétique de l’icatibant a été caractérisée par des études utilisant à la fois l’administration intraveineuse et sous-cutanée à des volontaires sains et à des patients. Le profil pharmacocinétique de l’icatibant chez les patients souffrant d’AOH était similaire à celui des volontaires sains.

    Absorption

    Après administration sous-cutanée, la biodisponibilité absolue de l’icatibant est de 97 %. Le temps nécessaire pour atteindre la concentration maximale est d’environ 30 minutes.

    Distribution

    Le volume de distribution de l’icatibant (Vss) est d’environ 20-25 litres. La liaison aux protéines plasmatiques est de 44 %.

    Biotransformation

    Icatibant est métabolisé de façon importante par les enzymes protéolytiques en métabolites inactifs qui sont principalement excrétés dans les urines.

    Les études in vitro ont confirmé que l’icatibant n’est pas dégradé par les voies métaboliques oxydatives et qu’il n’est pas un inhibiteur des principales isoenzymes (CYP 1A2, 2A6, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19,2D6, 2E1, and 3A4) du cytochrome P450 (CYP) et qu’il n’est pas un inducteur des CYP 1A2 et 3A4.

    Élimination

    L’icatibant est principalement éliminé par le métabolisme avec moins de 10 % de la dose excrétée dans les urines sous forme inchangée. La clairance est d’environ 15 à 20 l/h et est indépendante de la dose. La demi-vie terminale plasmatique est d’environ 1 à 2 heures.

    Populations particulières
    Patients âgés

    Les données suggèrent une diminution, liée à l’âge, de la clairance, qui entraîne une exposition supérieure d’environ 50 à 60 % chez les patients âgés (75-80 ans) par rapport aux patients de 40 ans.

    Sexe

    Les données semblent indiquer qu’il n’y a pas de différence de la clairance entre les sujets de sexe masculin et féminin après correction pour le poids.

    Insuffisances hépatique et rénale

    Des données limitées suggèrent que l’exposition à l’icatibant n’est pas influencée par une insuffisance hépatique ou rénale.

    Groupe ethnique

    Les informations sur l’effet des particularités ethniques sont limitées. Les données d’exposition disponibles semblent indiquer qu’il n’y a pas de différence de la clairance entre les sujets non blancs

    (N = 40) et blancs (N = 132).

    Population pédiatrique

    La pharmacocinétique de l’icatibant a été caractérisée chez des patients pédiatriques atteints d’AOH dans l’étude HGT-FIR-086 (voir rubrique 5.1). Après administration d’une dose unique par voie sous-cutanée (0,4 mg/kg jusqu’à un maximum de 30 mg), le temps jusqu’à la concentration maximale est d’environ 30 minutes et la demi-vie terminale est d’environ 2 heures. Il n’a pas été observé de différences de l’exposition à l’icatibant chez les patients présentant ou non une crise d’AOH. Le modèle pharmacocinétique de population utilisant à la fois les données chez les adultes et chez les enfants et adolescents a montré que la clairance de l’icatibant est corrélée au poids corporel, des valeurs de clairance plus faibles étant observées pour les poids plus faibles dans la population pédiatrique atteinte d’AOH. Sur la base de la modélisation de la posologie en fonction du poids, l’exposition prédite à l’icatibant dans la population pédiatrique (voir rubrique 4.2) est plus faible que celle observée dans les études menées chez des patients adultes atteints d’AOH.

    5.3. Données de sécurité préclinique

    Des études à doses répétées ont été menées pendant une période maximum de 6 mois chez le rat et de 9 mois chez le chien. A la fois chez le rat et chez le chien, il y a eu une diminution dose-dépendante du taux d’hormones sexuelles circulantes et l’administration répétée chez les deux espèces a entraîné un retard réversible de la maturation sexuelle.

    L’exposition journalière maximale définie par l’aire sous la courbe (ASC) à la dose sans effet nocif observé (DSENO) lors de l’étude de 9 mois menée chez le chien était 2,3 fois l’ASC chez l’adulte après une dose sous-cutanée de 30 mg. Une DSENO n’était pas mesurable dans l’étude chez le rat, toutefois, tous les résultats issus de cette étude ont montré un effet soit totalement, soit partiellement réversible chez les rats traités. Une hypertrophie surrénalienne a été observée chez le rat à toutes les doses testées. Une réversibilité de l’hypertrophie surrénalienne a été constatée une fois le traitement par icatibant interrompu. La pertinence clinique de l’exploration des glandes surrénales n’est pas connue.

    L’icatibant n’a eu aucun effet sur la fertilité des souris mâles (dose maximale : 80,8 mg/kg/jour) et des rats mâles (dose maximale : 10 mg/kg/jour).

    Au cours d’une étude de 2 ans visant à évaluer le potentiel carcinogène de l’icatibant chez le rat, des doses quotidiennes produisant des niveaux d’exposition atteignant environ 2 fois le niveau obtenu après administration d’une dose thérapeutique chez l’homme n’ont eu aucun effet sur l’incidence ni sur la morphologie des tumeurs. Ces résultats n’indiquent aucun potentiel carcinogène pour l’icatibant.

    Lors d’une batterie classique de tests in vitro et in vivo, l’icatibant n’a montré aucun signe de génotoxicité.

    L’icatibant n’est pas tératogène lorsqu’il est administré par injection sous-cutanée pendant le développement embryonnaire et fœtal précoce chez le rat (dose maximale de 25 mg/kg/jour) et chez le lapin (dose maximale de 10 mg/kg/jour). L’icatibant est un antagoniste puissant de la bradykinine et, par conséquent, à des doses élevées, le traitement peut avoir des effets sur le processus d’implantation utérine et sur la stabilité utérine ultérieure en début de gestation. Ces effets sur l’utérus se manifestent également plus tard au cours de la gestation où l’icatibant présente un effet tocolytique entraînant le retard de la mise bas chez le rat, avec une souffrance fœtale accrue et une mort périnatale lors de l’administration d’une forte dose (10 mg/kg/jour).

    Dans une étude de recherche de dose en administration sous-cutanée d’une durée de 2 semaines chez le rat juvénile, la dose maximale tolérée a été établie à 25 mg/kg/jour. Une atrophie des testicules et des épididymes a été observée dans l’étude pivot de toxicité juvénile au cours de laquelle des rats sexuellement immatures ont été traités à la dose de 3 mg/kg/jour pendant 7 semaines ; les anomalies microscopiques observées étaient partiellement réversibles. Des effets similaires de l’icatibant sur les tissus reproducteurs ont été observés chez des rats et des chiens sexuellement matures. Ces anomalies tissulaires étaient compatibles avec les effets observés sur les gonadotrophines et semblent être réversibles pendant la période sans traitement ultérieure.

    L’icatibant n’a provoqué aucune modification de la conduction cardiaque in vitro (canal hERG) ou in vivo chez les chiens sains ou différents modèles de chien (régulation du rythme ventriculaire, effort physique et ligature coronaire) chez lesquels aucune modification hémodynamique associée n’a été observée. Il a été démontré que l’icatibant aggrave l’ischémie cardiaque induite chez plusieurs modèles non cliniques, mais il n’a pas été prouvé qu’il ait un effet délétère systématique dans les cas d’ischémie aiguë.

    6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

    6.1. Liste des excipients

    Chlorure de sodium, acide acétique glacial (agent tampon), hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau.

    6.2. Incompatibilités

    Sans objet.

    6.3. Durée de conservation

    2 ans

    6.4. Précautions particulières de conservation

    A conserver à une température ne dépassant pas 25 ºC. Ne pas congeler.

    6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

    3 mL de solution dans une seringue pré-remplie de 3 ml (verre transparent de type I) avec un bouchon-piston en chlorobutyle gris et un Luer-tip doté d’un dispositif de butée en polypropylène blanc.

    Une aiguille séparée (25G ; 16 mm) est incluse dans l’emballage pour faire l’injection.

    Présentation d’une seringue pré-remplie et une aiguille ou un conditionnement multiple contenant trois seringues pré-remplies et trois aiguilles.

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

    La solution doit être transparente, incolore et sans particules visibles.

    Utilisation dans la population pédiatrique

    La dose appropriée à administrer est déterminée en fonction du poids corporel (voir rubrique 4.2).

    Si la dose requise est inférieure à 30 mg (3 ml), les accessoires ci-dessous sont nécessaires pour prélever et administrer la dose appropriée :

    • adaptateur (raccord Luer-lock femelle proximal et/ou distal) ;
    • seringue graduée de 3 ml (recommandée).

    La seringue pré-remplie d’icatibant et tous les autres composants sont à usage unique.

    Toutes les aiguilles et seringues doivent jetées dans un collecteur d’ aiguilles.

    Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

    7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    Piramal Critical Care B.V.

    Rouboslaan 32 (Ground floor)

    Voorschoten 2252TR

    Pays-Bas

    8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    • 34009 302 424 0 7 : 3 mL en seringue préremplie (verre) + 1 aiguille. Boîte de 1.
    • 34009 302 428 1 0 : 3 mL en seringue préremplie (verre) + 1 aiguille. Boîte de 3.

    9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    Date de première autorisation : {JJ mois AAAA}

    10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    {JJ mois AAAA}

    11. DOSIMETRIE

    Sans objet.

    12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

    Sans objet.

    CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

    Liste I

    Médicament soumis à prescription hospitalière.

    Notice :

    ANSM - Mis à jour le : 09/12/2022

    Dénomination du médicament

    ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    Icatibant
    Encadré

    Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

    • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
    • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.
    • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
    • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

    Que contient cette notice ?

    1. Qu'est-ce que ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie et dans quels cas est-il utilisé ?

    2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ?

    3. Comment utiliser ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ?

    4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

    5. Comment conserver ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ?

    6. Contenu de l’emballage et autres informations.

    1. QU’EST-CE QUE ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

    Classe pharmacothérapeutique : Autres agents hématologiques, médicaments utilisés pour traiter l’angioedème héréditaire, code ATC : B06AC02.

    Ce médicament est utilisé pour le traitement des symptômes de l’angioedème héréditaire (AOH) chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 2 ans et plus.

    Dans l’AOH, les taux d’une substance présente dans la circulation sanguine, appelée bradykinine, sont plus élevés, ce qui provoque des symptômes tels que gonflements, douleurs, nausées et diarrhées.

    Icatibant Piramal bloque l’activité de la bradykinine et, par conséquent, arrête la progression des symptômes.

    2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ?

    N’utilisez jamais ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie :

    • si vous êtes allergique à l’icatibant ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.
    Avertissements et précautions

    Adressez-vous à votre médecin avant d’utiliser Icatibant Piramal.

    • si vous souffrez d’angine de poitrine (réduction du débit sanguin vers le muscle cardiaque)
    • si vous avez récemment eu un accident vasculaire cérébral.

    Les effets secondaires liés à Icatibant Piramal sont similaires aux symptômes de votre maladie. Informez-en immédiatement votre médecin si vous remarquez que les symptômes de la crise empirent après l’administration de ce médicament.

    De plus :

    • Il est impératif que vous ou un proche ayez suivi une formation sur la technique de l’injection sous-cutanée (injection sous la peau) avant que vous ou un proche puissiez injecter ce médicament.
    • Immédiatement après une auto-administration d’Icatibant Piramal ou une administration par un proche formé, dans le cas d’un œdème laryngé (obstruction des voies respiratoires supérieures), vous devez vous rendre dans un établissement médical.
    • Si vos symptômes ne disparaissent pas après une injection d’Icatibant Piramal en auto-administration ou par un proche, consultez un médecin concernant des injections supplémentaires de ce médicament. Chez les patients adultes, jusqu’à 2 injections supplémentaires pourront être faites en 24 heures.
    Enfants et adolescents

    Icatibant Piramal n’est pas recommandé aux enfants de moins de 2 ans ou pesant moins de 12 kg car il n’a pas été étudié chez ces patients.

    Autres médicaments et ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    Informez votre médecin si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

    Icatibant Piramal n’est pas connu pour interagir avec d’autres médicaments. Si vous prenez un médicament appelé « inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine » (ECA) (p. ex. : captopril, énalapril, ramipril, quinapril, lisinopril) qui est utilisé pour réduire votre tension artérielle ou pour toute autre raison, vous devez en informer votre médecin avant de prendre ce médicament.

    ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie avec des aliments, des boissons et de l’alcool

    Sans objet.

    Grossesse et allaitement

    Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament.

    Si vous allaitez, vous ne devez pas allaiter pendant les 12 heures qui suivent la dernière prise de ce médicament.

    Conduite de véhicules et utilisation de machines

    Ne conduisez pas de véhicule et n’utilisez pas de machines si vous vous sentez fatigué(e) ou si vous avez des vertiges suite à une crise d’AOH ou après avoir pris ce médicament.

    ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie contient du sodium

    La solution injectable contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose quotidienne maximale recommandée, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

    3. COMMENT UTILISER ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ?

    Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin en cas de doute.

    Si vous n’avez jamais utilisé Icatibant Piramal, votre première dose de ce médicament vous sera injectée par votre médecin ou votre infirmière. Votre médecin vous indiquera quand vous pouvez rentrer chez vous en toute sécurité.

    Il est possible, uniquement après discussion avec votre médecin ou votre infirmière et suite à une formation adéquate sur la technique de l’injection sous-cutanée (injection sous la peau), que l’on vous autorise à vous auto-administrer Icatibant Piramal ou à ce qu’un proche vous injecte ce médicament en cas de crise d’AOH.

    Il est important que l’injection sous-cutanée (sous la peau) d’Icatibant Piramal soit pratiquée dès les tout premiers symptômes d’angioedème. Le professionnel de santé qui s’occupe de vous vous montrera (à vous et/ou à votre proche) comment procéder à une injection de ce médicament en toute sécurité conformément aux instructions fournies dans cette notice.

    Quand et à quelle fréquence devez-vous utiliser ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    Votre médecin a déterminé la dose exacte d’Icatibant Piramal et vous indiquera à quelle fréquence vous devez en prendre.

    Utilisation chez les adultes
    • La dose recommandée d’Icatibant Piramal est d’une injection (3 ml, 30 mg) administrée en sous-cutané (sous la peau) dès que vous remarquez l’apparition d’une crise d’angioedème (par exemple en cas d’augmentation du gonflement cutané, notamment lorsqu’il affecte le visage et le cou, ou en cas de douleur abdominale plus importante).
    • Si vous ne ressentez aucun soulagement des symptômes 6 heures après l’injection, vous devez consulter un médecin concernant des injections supplémentaires d’Icatibant Piramal. Chez les adultes, jusqu’à 2 injections supplémentaires pourront être faites dans les 24 heures.
    • Vous ne devez pas recevoir plus de 3 injections en 24 heures et, si vous avez besoin de plus de 8 injections en un mois, vous devez consulter votre médecin.
    Utilisation chez les enfants et les adolescents
    • La dose recommandée d’Icatibant Piramal est d’une injection de 1 ml jusqu’à un maximum de 3 ml en fonction du poids, administrée en sous-cutané (sous la peau) dès que vous remarquez l’apparition d’une crise d’angioedème (par exemple, en cas d’augmentation du gonflement cutané, notamment lorsqu’il affecte le visage et le cou ou en cas de douleur abdominale plus importante).
    • Voir la section « Instructions d’utilisation » pour les informations sur la dose à injecter.
    • En cas de doute sur la dose à injecter, adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère.
    • Si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas, appelez immédiatement un service d’urgences médicales.

    Comment ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie doit-il être administré ?

    Icatibant Piramal est conçu pour être administré par injection sous-cutanée (sous la peau). Chaque seringue ne doit être utilisée qu’une fois.

    Ce médicament est injecté au moyen d’une aiguille courte dans le tissu adipeux, sous la peau, dans l’abdomen (ventre).

    Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

    Les instructions suivantes, présentées étape par étape, concernent :

    • l’auto-administration (adultes) ;
    • l’administration par un proche ou un professionnel de santé chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de plus de 2 ans (pesant au moins 12 kg).

    Ces instructions sont organisées comme suit :

    1) Informations générales

    2a) Comment préparer la seringue et l’aiguille pour les enfants et adolescents (2 à 17 ans) pesant

    65 kg ou moins

    2b) Comment préparer la seringue et l’aiguille pour l’injection (pour tous les patients)

    3) Comment préparer le point d’injection

    4) Comment injecter la solution

    5) Instructions concernant l’élimination du kit d’injection

    Injection d’ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie: instructions étape par étape

    1) Informations générales

    • Nettoyez le plan de travail (la surface) utilisé avant de commencer.
    • Lavez-vous les mains à l’eau et au savon.
    • Retirez la seringue pré-remplie de la boîte.
    • Retirez le capuchon situé à l’extrémité de la seringue pré-remplie en dévissant celui-ci.
    • Une fois le capuchon retiré, posez la seringue pré-remplie.

    2a) Comment préparer la seringue

    pour les enfants et adolescents (2 à 17 ans) pesant 65 kg ou moins :

    Informations importantes destinées aux professionnels de santé et aux proches :

    Si la dose est inférieure à 30 mg (3 ml), le matériel suivant est nécessaire pour extraire la dose appropriée (voir ci-dessous) :

    • Seringue pré-remplie d’Icatibant Piramal (contenant la solution d’icatibant)
    • Raccord (adaptateur)
    • Seringue graduée de 3 ml

    Le volume à injecter en ml doit être prélevé dans une seringue graduée de 3 ml vide (voir le tableau ci-dessous).

    Tableau 1 : Posologie chez les enfants et adolescents

    Poids
    Volume à injecter

    12 kg à 25 kg

    1,0 ml

    26 kg à 40 kg

    1,5 ml

    41 kg à 50 kg

    2,0 ml

    51 kg à 65 kg

    2,5 ml

    Chez les patients pesant plus de 65 kg, utiliser le contenu total de la seringue pré-remplie (3 ml).

    En cas de doute sur le volume de solution à extraire, adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère.

    1) Retirer les capuchons à chaque extrémité du raccord.

    Évitez de toucher les extrémités du raccord et l’embout de la seringue pour prévenir une contamination.

    2) Vissez le raccord sur la seringue pré-remplie.

    3) Fixez la seringue graduée à l’autre extrémité du raccord en veillant à ce que les deux connexions soient bien verrouillées.

    Transfert de la solution d’icatibant dans la seringue graduée :

    1) Pour commencer à transférer la solution d’icatibant, appuyez sur le piston de la seringue pré-remplie (à l’extrême gauche sur l’illustration ci-dessous).

    2) Si la solution d’icatibant ne commence pas à passer dans la seringue graduée, tirez légèrement sur le piston de la seringue graduée jusqu’à ce que la solution d’icatibant commence à s’écouler dans la seringue graduée (voir l’illustration ci-dessous).

    3) Continuez à appuyer sur le piston de la seringue pré-remplie jusqu’à ce que le volume d’injection (dose) nécessaire soit transféré dans la seringue graduée. Voir le tableau 1 pour les informations sur la posologie.

    S’il y a de l’air dans la seringue graduée :

    • Retournez les seringues connectées de façon à ce que la seringue pré-remplie soit en haut (voir l’illustration ci-dessous).
    • Appuyez sur le piston de la seringue graduée afin que tout l’air repasse dans la seringue pré-remplie (il peut être nécessaire de répéter cette étape plusieurs fois).
    • Prélevez le volume nécessaire de solution d’icatibant.

    4) Retirez la seringue pré-remplie et le raccord de la seringue graduée.

    5) Eliminez la seringue pré-remplie et le raccord dans le collecteur d’aiguilles.

    2b) Comment préparer la seringue et l’aiguille avant l’injection :

    tous les patients (adultes, adolescents et enfants)

    • Retirez de la plaquette l’étui contenant l’aiguille.
    • Retirez le film protecteur de l’étui (assurez-vous que l’aiguille reste bien dans son étui).
    • Munissez-vous de la seringue et maintenez-la fermement. Fixez soigneusement l’aiguille à la seringue pré-remplie contenant la solution incolore.
    • Introduisez la seringue pré-remplie dans l’étui contenant l’aiguille et vissez la seringue à l’aiguille.
    • Retirez l’aiguille de son étui en tirant sur le corps de la seringue. Ne tirez pas sur le piston.
    • La seringue est à présent prête pour l’injection.

    3) Comment préparer le point d’injection

    • Choisissez la partie du corps à préparer pour l’injection. L’injection doit être pratiquée dans un pli de la peau sur le côté gauche ou droit de votre ventre à environ 5-10 cm au-dessous de votre nombril. Cette zone doit se trouver à au moins 5 cm de toute cicatrice éventuelle. Ne pas choisir une zone tuméfiée (gonflée), présentant des ecchymoses (bleus) ou douloureuse.
    • Nettoyez le point d’injection à l’aide d’un coton imbibé d’alcool et laissez sécher.

    4) Comment injecter la solution

    • Maintenez la seringue avec les deux doigts d’une main, le pouce étant positionné sur le piston.
    • Vérifiez l’absence de bulles d’air dans la seringue en appuyant sur le piston jusqu’à l’apparition d’une toute première goutte de produit à l’extrémité de la seringue.
    • Maintenez la seringue selon un angle compris entre 45 et 90 degrés par rapport à la surface de la peau, l’aiguille étant dirigée vers la peau.
    • Tandis que vous maintenez la seringue d’une main, utilisez votre autre main pour former un pli de peau entre le pouce et l’index à l’endroit que vous avez désinfecté.
    • Tout en maintenant le pli de peau, mettez la seringue en contact avec la peau et introduisez l’aiguille rapidement dans le pli de peau.
    • Appuyez lentement sur le piston tout en gardant la position initiale de votre main jusqu’à ce que l’intégralité du liquide soit injectée dans la peau et que plus aucun liquide ne reste dans la seringue.
    • Il convient d’appuyer lentement sur le piston ; une injection doit prendre environ 30 secondes.
    • Relâchez le pli de peau et retirez doucement l’aiguille.

    5) Instructions concernant l’élimination du matériel d’injection

    • Jetez la seringue, l’aiguille et l’étui protecteur de l’aiguille dans le collecteur prévu à cet effet afin d’éviter toute blessure à quiconque en cas de mauvaise manipulation.

    Si vous avez utilisé plus de ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie que vous n’auriez dû

    Sans objet.

    Si vous oubliez d’utiliser ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    Sans objet.

    Si vous arrêtez d’utiliser ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    Sans objet.

    4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

    Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

    La quasi-totalité des patients traités par Icatibant Piramal présentent une réaction au niveau du site d’injection (comme une irritation cutanée, un gonflement de la peau, une douleur, des démangeaisons, une rougeur de la peau et une sensation de brûlure). Ces effets sont généralement légers et disparaissent sans qu’un traitement supplémentaire ne soit nécessaire.

    Prévenez immédiatement votre médecin si vous remarquez que les symptômes de votre crise s’aggravent après que vous avez reçu ce médicament.

    Très fréquent (pouvant affecter plus d’1 personne sur 10)

    • Réactions supplémentaires au site d’injection (sensation de pression, ecchymose, diminution de la sensibilité et/ou engourdissement, éruption cutanée accompagnée de démangeaisons et sensation de chaleur).

    Fréquent (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10)

    • Nausées
    • Maux de tête
    • Vertiges
    • Fièvre
    • Démangeaisons
    • Irritations
    • Rougeur de la peau
    • Anomalies du bilan hépatique.

    Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

    • Urticaire.
    Déclaration des effets secondaires

    Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

    En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

    5. COMMENT CONSERVER ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie ?

    Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

    N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette et la boîte après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

    A conserver à une température ne dépassant par 25 °C. Ne pas congeler.

    N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez que l’emballage de la seringue ou de l’aiguille est endommagé ou s’il y a des signes visibles de détérioration, par exemple si la solution est opaque, si elle contient des particules ou si sa couleur a changé.

    Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

    6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

    Ce que contient ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie

    • La substance active est :

    Icatibant (sous forme d’acétate) ...................................................................................... 30 mg

    Pour une seringue pré-remplie de 3 mL.

    Chaque mL de solution contient 10 mg d’icatibant.

    • Les autres composants sont : chlorure de sodium, acide acétique glacial (agent tampon), hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH) et eau.

    Qu’est-ce que ICATIBANT PIRAMAL 30 mg, solution injectable en seringue pré-remplie et contenu de l’emballage extérieur

    Icatibant Piramal se présente sous la forme d’une solution injectable transparente et incolore disponible dans une seringue de verre pré-remplie de 3 ml. Une aiguille hypodermique est incluse dans l’emballage.

    Icatibant Piramal est disponible en conditionnement unitaire contenant une seringue pré-remplie et une aiguille ou en conditionnement multiple contenant trois seringues pré-remplies et trois aiguilles.

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

    Piramal Critical Care B.V.

    Rouboslaan 32 (Ground floor)

    Voorschoten 2252TR

    Pays-Bas

    Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

    CENTRE SPECIALITES PHARMACEUTIQUES

    76-78 AVENUE DU MIDI

    63800 COURNON D’AUVERGNE

    Fabricant

    Eurofins PROXY Laboratories B.V.

    Archimedesweg 25

    2333 CM Leiden

    Pays-Bas

    Ou

    Pharmadox Healthcare Ltd.

    KW20A Kordin Industrial Park

    Paola PLA 3000

    Malte

    Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

    Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

    [À compléter ultérieurement par le titulaire]

    La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    {mois AAAA}.

    Autres

    Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).