IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
Informations pratiques
- Prescription : Disponible sans ordonnance
- Format : collyre en solution
- Date de commercialisation : 03/06/2022
- Statut de commercialisation : Autorisation active
- Code européen : Pas de code européen
- Pas de générique
- Laboratoires : TRB CHEMEDICA
Les compositions de IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
| Format | Substance | Substance code | Dosage | SA/FT |
|---|---|---|---|---|
| Collyre | BIMATOPROST | 81904 | 0,3 mg | SA |
* « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique
Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :
1 flacon polyéthylène basse densité (PEBD) de 3 mL muni d'un compte-gouttes polyéthylène haute densité (PEHD)
- Code CIP7 : 3025445
- Code CIP3 : 3400930254455
- Prix : 7,03 €
- Date de commercialisation : 05/01/2026
- Honoraire de dispensation : 1,02 €
- Taux de remboursement : 65 %
1 flacon polyéthylène basse densité (PEBD) de 9 mL muni d'un compte-gouttes polyéthylène haute densité (PEHD)
- Code CIP7 : 3025446
- Code CIP3 : 3400930254462
- Prix : 20,96 €
- Date de commercialisation : 05/01/2026
- Honoraire de dispensation : 1,02 €
- Taux de remboursement : 65 %
Caractéristiques :
ANSM - Mis à jour le : 25/03/2025
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque millilitre de solution contient 0,3 mg de bimatoprost.
Chaque flacon 5 ml contient 3 ml de solution.
Chaque flacon 11 ml contient 9 ml de solution.
Excipient à effet notoire :
Chaque millilitre de solution contient 0,95 mg de phosphates.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Collyre en solution
Solution limpide et incolore
pH 6,8 à 7,8
Osmolalité : 280 à 320 mosmol/kg.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
Réduction de la pression intraoculaire élevée chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert chronique et d'hypertension oculaire (comme monothérapie ou comme traitement d'appoint en association à un traitement par bêta-bloquants).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie recommandée est d’une goutte dans l’œil ou les yeux atteint(s) une fois par jour, administrée le soir. La dose ne doit pas dépasser une instillation par jour, un usage plus fréquent pouvant diminuer l’efficacité sur la baisse de pression intraoculaire.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de bimatoprost chez les enfants âgés de 0 à 18 ans n’ont pas été établies.
Insuffisance hépatique ou rénale
Le bimatoprost n'a pas été étudié chez les malades atteints d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique modérée à sévère. En conséquence, il doit être utilisé avec précaution chez ces patients. Chez les patients ayant un antécédent de maladie hépatique mineure bénigne ou des taux de base anormaux d’alanine aminotransférase (ALAT), d’aspartate aminotransférase (ASAT) et/ou de bilirubine, aucune réaction indésirable sur la fonction hépatique n’a été observée avec le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost (formulation avec conservateur) sur 24 mois.
Mode d’administration
Utilisation oculaire uniquement.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution est une solution stérile qui ne contient pas de conservateur.
Le passage systémique peut être réduit par une occlusion nasolacrymale ou par la fermeture des paupières pendant 2 minutes. Cette méthode peut contribuer à diminuer les effets indésirables systémiques et à augmenter l'efficacité locale.
En cas d’utilisation concomitante de plusieurs médicaments ophtalmiques à usage local, chacun doit être administré à un intervalle d'au moins 5 minutes Les pommades ophtalmiques doivent être administrées en dernier.
4.3. Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Oculaires
Avant le début du traitement, les patients doivent être informés que bimatoprost est susceptible d’entraîner une périorbitopathie associée aux analogues des prostaglandines (PAP) et une augmentation de la pigmentation de l’iris, comme cela a pu être observé chez les patients traités par bimatoprost. Certains de ces changements peuvent être définitifs et peuvent entraîner une altération du champ de vision et des différences d’apparence entre les yeux si un seul œil est traité (voir rubrique 4.8).
Des cas d’œdème maculaire cystoïde ont été rapportés peu fréquemment (≥ 1/1 000 à < 1/100) après traitement par le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost (formulation avec conservateur). En conséquence, le bimatoprost doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant un facteur de risque connu d’œdème maculaire (par exemple patients aphaques, pseudophaques avec rupture capsulaire postérieure).
De rares cas de réactivation d’anciens infiltrats cornéens ou d’anciennes infections oculaires ont été spontanément rapportés avec le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost (formulation avec conservateur). Le bimatoprost doit être utilisé avec précaution par les patients ayant des antécédents d’infections oculaires virales importantes (par exemple : herpès simplex) ou d’uvéite/iritis.
Le bimatoprost n’a pas été étudié chez les patients présentant une inflammation oculaire, un glaucome néovasculaire et inflammatoire, un glaucome à angle fermé, un glaucome congénital ou un glaucome à angle étroit.
Cutanées
Une augmentation de la pilosité peut survenir aux endroits de contacts répétés de la solution de bimatoprost avec la peau. Il est donc important d’appliquer le bimatoprost selon les instructions et d’éviter qu’il ne coule sur la joue ou d’autres endroits de la peau.
Respiratoires
Le bimatoprost n'a pas été étudié chez les malades souffrant d'insuffisance respiratoire. Bien que les données disponibles chez les patients présentant des antécédents d’asthme ou de BPCO soient limitées, des cas d’exacerbation de l’asthme, de la dyspnée et de la BPCO, ainsi que la survenue de crises d’asthme, ont été rapportés depuis la mise sur le marché. La fréquence de ces symptômes est indéterminée. Les patients atteints de BPCO, asthmatiques ou dont la fonction respiratoire est altérée en raison d’autres affections doivent être traités avec précaution.
Cardiovasculaires
Le bimatoprost n’a pas été étudié chez les patients présentant un bloc cardiaque plus sévère qu’un bloc de premier degré ou une insuffisance cardiaque congestive non contrôlée. Il y a eu un nombre limité de rapports spontanés de cas de bradycardie ou d’hypotension lors de l’utilisation du collyre en solution contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost (formulation avec conservateur). Le bimatoprost doit être utilisé avec précaution par les patients présentant des prédispositions à un rythme cardiaque lent ou à une pression artérielle basse.
Informations complémentaires
Dans des études portant sur le bimatoprost 0,3 mg/mL chez des patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire, il a été montré qu’une exposition plus fréquente de l’œil au bimatoprost à plus d’une dose par jour peut diminuer l’effet de réduction de la pression intraoculaire. Les patients chez qui le bimatoprost est associé avec d’autres analogues des prostaglandines doivent être suivis afin de surveiller l’évolution de leur pression intraoculaire.
Bimatoprost n'a pas été étudié chez les patients portant des lentilles de contact. Les lentilles de contact doivent être retirées avant l'instillation du collyre et peuvent être remises 15 minutes après l’administration.
Des kératites bactériennes associées à l’utilisation de conditionnements multidoses de produits ophtalmiques topiques ont été signalées. Ces conditionnements avaient été accidentellement contaminés par les patients, qui, dans la plupart des cas, présentaient une pathologie oculaire sous-jacente. Chez les patients qui présentent une atteinte de la surface épithéliale oculaire, le risque de développer une kératite bactérienne est plus élevé.
Pour éviter une contamination de la solution et des lésions oculaires, les patients doivent être instruits que la pointe du flacon ne doit pas entrer en contact avec l’œil et les structures voisines.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.
Aucune interaction n’est attendue chez l'humain, car les concentrations systémiques de bimatoprost sont extrêmement faibles (moins de 0,2 ng/ml) après administration par voie ophtalmique du collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost. Le bimatoprost est transformé par différentes enzymes et voies métaboliques mais aucun effet sur les enzymes impliquées dans le métabolisme hépatique n'a été observé dans les études précliniques.
Dans les études cliniques, le bimatoprost 0,3 mg/mL (formulation avec conservateur) a été utilisé simultanément avec plusieurs bêta-bloquants à usage ophtalmique sans mise en évidence d'interactions.
En dehors des bêta-bloquants à usage local, l’association du bimatoprost avec d’autres agents antiglaucomateux n'a pas été étudiée dans le traitement du glaucome.
L’effet de réduction de la pression intraoculaire exercé par les analogues des prostaglandines (par exemple IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution) risque d’être moindre s’ils sont utilisés avec d’autres analogues des prostaglandines chez les patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n’existe pas de données pertinentes sur l’utilisation du bimatoprost chez la femme enceinte. Les études menées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction à des doses maternotoxiques élevées (voir section 5.3).
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas d'absolue nécessité.
Allaitement
On ne sait pas si le bimatoprost est excrété dans le lait maternel. Des essais sur des animaux ont mis en évidence un passage du bimatoprost dans le lait. La décision d’interrompre l’allaitement ou d’arrêter le traitement par IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution doit être prise en tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Il n’existe pas de données sur les effets du bimatoprost sur la fertilité humaine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution a un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Comme tout traitement ophtalmique, si une vision trouble transitoire se produit après l'instillation, le patient doit attendre que sa vision redevienne normale avant de conduire ou d'utiliser des machines.
4.8. Effets indésirables
Dans une étude clinique sur 3 mois, environ 29 % des patients traités par une préparation de bimatoprost 0,3 mg/mL, en récipient unique sans conservateur, ont rapporté des effets indésirables. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été une hyperhémie conjonctivale (la plupart du temps minime à légère et considérée comme étant de nature non inflammatoire) chez 24 % des patients et un prurit oculaire chez 4 % des patients. Environ 0,7 % des patients du groupe traités par une préparation de bimatoprost 0,3 mg/mL, en récipient unique sans conservateur, ont arrêté le traitement en raison d’un effet indésirable survenu au cours des 3 mois de l’étude.
Les effets indésirables décrits ci-dessous ont été rapportés pendant les essais cliniques sur une préparation de bimatoprost 0,3 mg/mL, en récipient unique sans conservateur, ou après la mise sur le marché. La plupart étaient oculaires, d'intensité légère et aucun n'était grave.
Très fréquents (≥ 1/10) ; fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rares (< 1/10 000) et de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) sont classés sont présentés dans le Tableau 1 conformément aux classes de systèmes d’organes. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Tableau 1
Classe de systèmes d’organes
Fréquence
Effet indésirable
Affections du système immunitaire
fréquence indéterminée
réaction d’hypersensibilité, incluant des signes et des symptômes d’allergie oculaire et de dermatite allergique
Affections du système nerveux
peu fréquent
céphalées
fréquence indéterminée
vertiges
Affections oculaires
très fréquent
hyperhémie conjonctivale, périorbitopathie associée aux analogues des prostaglandines
fréquent
kératite ponctuée, irritation oculaire, sensation de corps étranger, sécheresse oculaire, douleur oculaire, prurit oculaire, croissance des cils, érythème de la paupière
peu fréquent
asthénopie, œdème conjonctival, photophobie, augmentation du larmoiement, hyperpigmentation de l'iris, vision trouble, prurit de la paupière, œdème de la paupière
fréquence indéterminée
écoulement oculaire, gêne oculaire
Affections vasculaires
fréquence indéterminée
hypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
fréquence indéterminée
asthme, exacerbation de l’asthme, exacerbation de la BPCO et dyspnée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
fréquent
pigmentation de la peau (péri-oculaire)
peu fréquent
hirsutisme
fréquence indéterminée
décoloration de la peau (péri-oculaire)
Description de certains effets indésirables
Périorbitopathie associée aux analogues des prostaglandines (PAP)
Les analogues des prostaglandines, y compris IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution, peuvent entraîner des modifications lipodystrophiques périorbitaires qui peuvent provoquer un approfondissement du sillon palpébral, un ptosis, une énophtalmie, une rétraction de la paupière, une involution du dermatochalasis et une exposition sclérale inférieure. Ces modifications sont généralement modérées, peuvent se produire dès un mois après le début du traitement par IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution et peuvent entraîner une altération du champ de vision même sans reconnaissance de la part du patient. La PAP est également associée à une hyperpigmentation ou décoloration de la peau péri-oculaire et à une hypertrichose. Il a été constaté que ces modifications sont partiellement ou totalement réversibles en cas d’arrêt du traitement ou de recours à un autre traitement.
Hyperpigmentation de l’iris
L’augmentation de la pigmentation de l’iris sera probablement permanente. La modification de la pigmentation est due à une augmentation de la teneur en mélanine dans les mélanocytes plutôt qu’à un nombre accru de mélanocytes. Les effets à long terme de l’augmentation de la pigmentation de l’iris ne sont pas connus. Les modifications de la couleur de l’iris observées avec l’administration ophtalmique de bimatoprost peuvent ne pas être visibles avant plusieurs mois ou plusieurs années. Habituellement, la pigmentation brune autour des pupilles s’étend de manière concentrique vers la périphérie de l’iris, et la totalité ou une partie de l’iris prend une couleur brunâtre. Le traitement paraît ne pas affecter les nævi et les éphélides de l’iris. L’incidence de l’hyperpigmentation de l’iris après 12 mois de traitement par un collyre contenant 0,1 mg/mL de bimatoprost était de 0,5 %. Avec le collyre contenant 0,3 mg/mL de bimatoprost (formulation avec conservateur), l’incidence qui était de 1,5 % à 12 mois (voir rubrique 4.8), n’a pas augmenté pendant les 3 années de traitement.
Dans les études cliniques, plus de 1 800 patients ont été traités par bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre (formulation multidose avec conservateur). En regroupant les données des études cliniques de phase III de bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre (formulation multidose avec conservateur) en monothérapie ou en association, les événements indésirables liés au traitement les plus fréquents étaient :
- croissance des cils jusqu’à 45 % la première année avec une incidence de nouveaux cas réduite à 7 % à 2 ans et 2 % à 3 ans
- hyperhémie conjonctivale (la plupart du temps minime à légère et considérée comme étant de nature non inflammatoire) jusqu’à 44 % des patients la première année avec une incidence de nouveaux cas réduite à 13 % à 2 ans et 12 % à 3 ans
- prurit oculaire jusqu’à 14 % des patients la première année avec une incidence de nouveaux cas réduite à 3 % à 2 ans et 0 % à 3 ans.
Moins de 9 % des patients ont dû arrêter le traitement en raison d'un événement indésirable la première année, avec une incidence d’arrêts supplémentaires de 3 % la deuxième et la troisième année.
Le Tableau 2 répertorie les effets indésirables constatés lors d’une étude clinique sur 12 mois réalisée avec bimatoprost 0,3 mg/mL (flacon multidose avec conservateur) mais rapportés plus fréquemment qu’avec bimatoprost 0,3 mg/mL, en récipient unique (sans conservateur). La plupart étaient oculaires, d'intensité légère à modérée et aucun n'était grave.
Tableau 2
Classe de systèmes d’organes
Fréquence
Effet indésirable
Affections du système nerveux
fréquent
céphalées
Affections oculaires
très fréquent
prurit oculaire, croissance des cils
fréquent
asthénopie, œdème conjonctival, photophobie, larmoiement, augmentation de la pigmentation de l'iris, vision trouble
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
fréquent
prurit de la paupière
Outre ces effets indésirables constatés avec bimatoprost 0,3 mg/mL, en récipient unique (sans conservateur), le Tableau 3 répertorie les autres effets indésirables rapportés avec bimatoprost 0,3 mg/mL (flacon multidose avec conservateur). La plupart étaient oculaires, d'intensité légère à modérée et aucun n'était grave.
Tableau 3
Classe de systèmes d’organes
Fréquence
Effet indésirable
Affections du système nerveux
peu fréquent
vertiges
Affections oculaires
fréquent
érosion de la cornée, brûlure oculaire, iconjonctivite allergique, blépharite, baisse de l'acuité visuelle, écoulement oculaire, trouble visuel, assombrissement des cils
peu fréquent
hémorragie rétinienne, uvéite, œdème maculaire cystoïde, iritis, blépharospasme, rétraction de la paupière
Affections vasculaires
fréquent
hypertension
Affections gastro-intestinales
peu fréquent
nausée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
fréquence indéterminée
érythème péri-orbitaire
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
peu fréquent
asthénie
Investigations
fréquent
Anomalies des tests de l’exploration fonctionnelle hépatique
Effets indésirables rapportés avec les collyres contenant du phosphate :
Quelques cas rares de calcification cornéenne ont été signalés en association avec l’utilisation de gouttes contenant des phosphates chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
4.9. Surdosage
Aucun cas de surdosage n’a été rapporté : ces incidents ont peu de chance de se produire lors d'une instillation oculaire.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique et de soutien doit être mis en place. Si le bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution, est ingéré accidentellement, les informations suivantes peuvent être utiles : dans les études par voie orale de deux semaines menées chez des rats et des souris, des doses allant jusqu'à 100 mg/kg/jour n'ont entraîné aucune toxicité. Cette dose exprimée en mg/m² est 70 fois supérieure à la dose correspondant à l’ingestion accidentelle d’un flacon de bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution, par un enfant de 10 kg.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : produits ophtalmiques, analogues à la prostaglandine, code ATC : S01EE03.
Mécanisme d’action
Le bimatoprost réduit la pression intraoculaire chez l'humain en augmentant l'écoulement de l'humeur aqueuse par le réseau trabéculaire et en améliorant l'écoulement uvéo-scléral.
La réduction de la pression intraoculaire commence environ 4 heures après la première administration et l'effet maximum est obtenu en 8 à 12 heures environ. L'action persiste pendant au moins 24 heures.
Le bimatoprost est un agent hypotenseur oculaire puissant. C’est un prostamide synthétique, structurellement apparenté à la prostaglandine F2α (PGF2α) qui n’agit pas par l’intermédiaire de récepteurs aux prostaglandines connus. Le bimatoprost reproduit de façon sélective les effets de nouvelles substances biosynthétiques récemment découvertes et appelées prostamides. Cependant, la structure des récepteurs aux prostamides n’a pas encore été identifiée.
Efficacité clinique
Une étude clinique sur 12 semaines (en double aveugle, randomisée et en groupe parallèle) a comparé l’efficacité et la sécurité de bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation sans conservateur), par rapport à celles de bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation avec conservateur). Bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation sans conservateur) s’est montré non inférieur à bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation avec conservateur) en termes d’efficacité sur la réduction de la PIO, par rapport à l’état initial, sur l’œil le plus atteint chez les patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire. Bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation sans conservateur) a également prouvé son équivalence à bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation avec conservateur) en termes de réduction de la PIO moyenne lors de chaque suivi à la semaine 2, 6 et 12.
Lors des 12 mois de traitement en monothérapie par bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation contenant conservateur) chez des adultes, versus timolol, le matin (à 8h00), la variation moyenne de la pression intraoculaire par rapport à la valeur à l’inclusion était comprise entre -7,9 et -8,8 mmHg. Lors de chaque visite, les valeurs moyennes de la PIO diurne sur les douze mois de la période de suivi n’ont pas varié de plus de 1,3 mmHg tout au long de la journée et n’ont jamais dépassé 18,0 mmHg.
Lors d’une étude clinique sur 6 mois avec bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation contenant conservateur), versus latanoprost, la baisse moyenne de la PIO matinale (allant de -7,6 à -8,2 mmHg pour le bimatoprost versus -6,0 à -7,2 mmHg pour le latanoprost) était statistiquement supérieure à toutes les visites de l’étude. L’hyperhémie conjonctivale, la croissance des cils et le prurit oculaire étaient statistiquement plus fréquents avec le bimatoprost qu’avec le latanoprost, cependant, le taux d’arrêt de traitement dus à ces évènements indésirables était très bas et sans différence statistiquement significative.
Comparativement au traitement par bêta-bloquant seul, le traitement associant bimatoprost 0,3 mg/mL, collyre en solution (formulation avec conservateur), au bêta-bloquant réduit de -6,5 à -8,1 mmHg la pression intraoculaire moyenne du matin (8h00).
Il existe peu de données disponibles chez les patients présentant un glaucome pseudo-exfoliatif et un glaucome pigmentaire à angle ouvert, ainsi que chez les patients présentant un glaucome chronique à angle fermé ayant subi une iridotomie.
Aucun effet cliniquement significatif n'a été observé sur la fréquence cardiaque et sur la pression artérielle dans les études cliniques.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité du bimatoprost chez les enfants âgés de 0 à 18 ans n’ont pas encore été établies.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Le bimatoprost pénètre bien dans la cornée et la sclère humaine in vitro. Après administration par voie ophtalmique chez l’adulte, l'exposition systémique au bimatoprost est très faible sans accumulation dans le temps. Après administration répétée pendant deux semaines, d’une goutte par jour de bimatoprost 0,3 mg/mL dans les deux yeux, le pic plasmatique est obtenu 10 minutes après la dernière instillation. Les concentrations plasmatiques circulantes deviennent inférieures à la limite de détection (0,025 ng/mL) au bout de 1 h 30 environ. Les valeurs moyennes de la Cmax et AUC0-24h étaient comparables au 7ème jour et au 14ème jour (environ 0,08 ng/mL et 0,09 ngh/mL) indiquant qu'une concentration stable de bimatoprost est atteinte au bout de la première semaine de traitement.
Distribution
Le bimatoprost se diffuse modérément dans les tissus. Chez l'homme, le volume de distribution systémique à l'état d'équilibre est de 0,67 L/kg. Au niveau sanguin, le bimatoprost est retrouvé principalement dans le plasma sous forme liée aux protéines circulantes (environ 88 %).
La forme inchangée représente l’entité circulante majoritaire après administration oculaire. Le bimatoprost subit une métabolisation par voie oxydative (N-déséthylation et glucuronidation) aboutissant à la formation de divers métabolites.
Élimination
Le bimatoprost est principalement éliminé par excrétion rénale. Jusqu’à 67 % d’une dose administrée en intraveineuse à des volontaires adultes sains est éliminée dans l'urine et 25 % est excrétée dans les fèces. La demi-vie d'élimination déterminée après administration intraveineuse est d'environ 45 minutes ; la clairance sanguine totale est de 1,5 L/h/kg.
Caractéristiques chez les patients âgés
Lors de l’administration au rythme de 2 instillations par jour de bimatoprost 0,3 mg/mL, l’exposition systémique au bimatoprost observée chez le sujet âgé de plus de 65 ans (ASC0-24h : 0,0634 ngh/mL) est nettement supérieure à celle observée chez l’adulte jeune (ASC0-24h : 0,0218 nghr/mL). Toutefois, en raison du faible passage systémique par voie oculaire, cette exposition systémique au bimatoprost reste faible dans les deux groupes et donc sans conséquences cliniques. Compte tenu de l’absence d'accumulation du bimatoprost dans le sang, le profil de sécurité serait comparable chez les patients âgés et les patients jeunes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les effets observés chez l’animal à des expositions largement supérieures à l’exposition maximale chez l’homme n’ont que peu de signification clinique.
Chez le singe, l’administration quotidienne par voie ophtalmique de bimatoprost à des concentrations ≥ 0,3 mg/mL pendant un an a entraîné une augmentation de la pigmentation de l’iris et des modifications péri-oculaires réversibles, dose dépendantes, caractérisées par une proéminence des culs de sac supérieurs ou inférieurs et un élargissement de la fente palpébrale. Le processus d’augmentation de la pigmentation de l’iris est dû à une grande stimulation de la production de mélanine dans les mélanocytes et non à une augmentation du nombre de mélanocytes. Il n’a pas été observé de modification fonctionnelle ou microscopique liée à ces effets péri-oculaires et le mécanisme à l’origine de ces effets péri-oculaires est inconnu.
Le bimatoprost ne s’est pas révélé mutagène ou cancérogène dans les études in vitro et in vivo.
Le bimatoprost n’a pas eu d’incidence sur la fertilité des rats pour des doses allant jusqu’à 0,6 mg/kg/jour (au moins 103 fois supérieures à l’exposition humaine). Dans des études portant sur le développement de l’embryon et du fœtus chez des souris et des rates gravides, on a observé des avortements, mais pas d’effets sur le développement, à des doses au moins 860 ou 1 700 fois supérieures aux doses administrées chez l’humain. Ces doses représentaient, respectivement, une exposition systémique au moins 33 fois ou 97 fois supérieures à l’exposition chez l’humain. Dans des études périnatales ou postnatales chez les rats, la toxicité maternelle a entraîné une diminution du temps de gestation, une mort fœtale et une diminution du poids chez les petits de femelles ayant reçu une dose ≥ 0,3 mg/kg/jour (au moins 41 fois supérieure à l’exposition humaine). Les fonctions neuro-comportementales des petits n’ont pas été affectées.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Phosphate disodique dodécahydraté, acide citrique monohydraté, chlorure de sodium, acide chlorhydrique, dilué (pour ajuster la valeur du pH), eau pour préparations injectables
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
2 ans
Utiliser dans les 90 jours après la première ouverture du flacon.
Pour précautions de conservation après la première ouverture du flacon, voir rubrique 6.4.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Après la première ouverture du flacon, conserver à une température inférieure à 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacons en polyéthylène basse densité (PEBD) blanc (contenant respectivement 3 ml ou 9 ml de solution), munis d’un embout compte‑gouttes multidose (PEHD) et d’un bouchon à vis avec bague d’inviolabilité (PEHD) et une boîte en carton.
Présentations :
1 flacon de 3 ml.
1 flacon de 9 ml.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet dérivé de ce médicament doit être écarté conformément aux exigences locales.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
TRB CHEMEDICA SAS
60 avenue Marie Curie
ArchParc ActiTech 4
74160 Archamps
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
- 34009 302 544 5 5 : Flacon (PEBD) de 3 ml. Boîte de 1.
- 34009 302 544 6 2 : Flacon (PEBD) de 9 ml. Boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I
Notice :
ANSM - Mis à jour le : 25/03/2025
Dénomination du médicament
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
bimatoprost
Encadré
Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.
- Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
- Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.
- Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
- Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.
Que contient cette notice ?
1. Qu'est-ce que IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ?
3. Comment utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
Classe pharmacothérapeutique : produits ophtalmiques, analogues à la prostaglandine, code ATC : S01EE03.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution est un médicament antiglaucomateux. Il fait partie d'un groupe de médicaments appelé prostamides.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution est utilisé pour réduire une tension élevée dans l'œil. Ce médicament peut être utilisé seul ou en association avec d'autres gouttes appelées « bêtabloquants », qui réduisent également la tension dans l'œil.
L'œil contient un liquide aqueux et transparent qui nourrit l'intérieur de l'œil. Ce liquide est constamment évacué de l'œil et du nouveau liquide est produit pour le remplacer. Si le liquide ne peut pas être évacué suffisamment vite, la pression à l'intérieur de l'œil augmente. Ce médicament agit en augmentant la quantité de liquide évacué. Cela diminue la tension à l'intérieur de l'œil. Si cette tension excessive n'est pas réduite, elle peut entraîner une maladie appelée glaucome et conduire finalement à la détérioration de votre vue.
Ce médicament ne contient pas de conservateur.
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ?
N’utilisez jamais IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
- si vous êtes allergique au bimatoprost ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien avant d'utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution :
- si vous avez des problèmes respiratoires
- si vous avez des troubles hépatiques ou rénaux
- si vous avez subi une chirurgie de la cataracte dans le passé
- si vous avez ou avez eu une tension artérielle basse ou un rythme cardiaque lent
- si vous avez eu une infection virale ou une inflammation de l'œil
- si vous portez des lentilles de contact (voir rubrique 3)
Pendant le traitement, IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution peut entraîner une perte de graisse autour de l’œil, ce qui peut provoquer un approfondissement du pli palpébral, un enfoncement de l’œil dans l’orbite (énophtalmie), un affaissement de la paupière supérieure (ptosis), un resserrement de la peau autour de l’œil (involution du dermatochalasis) et une plus grande visibilité de la partie inférieure blanche de l’œil (exposition sclérale inférieure). Les modifications sont généralement modérées, mais si elles sont marquées, elles peuvent altérer votre champ de vision. Les modifications peuvent disparaître si vous arrêtez le traitement par IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution. IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution peut également provoquer un assombrissement et un allongement de vos cils, et assombrir également la peau qui entoure vos paupières. La couleur de votre iris peut aussi s'assombrir au fil du temps. Ces modifications peuvent être permanentes. Le changement peut être encore plus visible si vous ne traitez qu'un seul œil.
Les patients ayant des antécédents d'hypersensibilité de contact à l'argent ne doivent pas utiliser ce médicament.
Chez les patients qui présentent une atteinte de la surface épithéliale oculaire, le risque de développer une kératite bactérienne est plus élevé. Pour éviter une contamination de la solution et des lésions oculaires, la pointe du flacon ne doit pas entrer en contact avec l’œil et les structures voisines (voir aussi la rubrique 3 – Mode d'administration).
Enfants et adolescent
Le bimatoprost n'a pas fait l'objet d'études sur les enfants de moins de 18 ans et IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ne devrait donc pas être utilisé par des patients de moins de 18 ans.
Autres médicaments et IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, ou avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.
Grossesse et allaitement
Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou prévoyez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre tout médicament.
Le bimatoprost peut passer dans le lait maternel, et l'allaitement est donc déconseillé pendant que vous prenez IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Votre vue peut devenir trouble pendant un court moment juste après l'utilisation de IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution. Il est déconseillé de conduire ou manipuler un outil ou une machine jusqu'à ce que vous ayez retrouvé une vue normale.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution contient des phosphates
Un millilitre du médicament contient 0,95 mg de phosphates. Si vous avez des lésions sévères au niveau de la couche claire située sur le devant de l’oeil (la cornée), les phosphates peuvent, dans de très rares cas, provoquer des taches troubles sur la cornée du fait de l’accumulation de calcium pendant le traitement.
3. COMMENT UTILISER IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ?
Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou de votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution est destiné à être instillé seulement dans l'œil.
La dose recommandée est d'une goutte de IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution dans l'œil à traiter, une fois par jour, administrée le soir.
Si vous utilisez IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution avec un autre médicament ophtalmique, attendez au moins cinq minutes entre l'utilisation de IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution et l'utilisation de l'autre médicament ophtalmique. Les pommades ophtalmiques doivent être administrées en dernier.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution n'a pas été étudié chez les patients portant des lentilles de contact. Retirer les lentilles de contact avant application et attendre au moins 15 minutes avant de les remettre.
Ne pas utiliser plus d'une fois par jour, car l'efficacité du traitement pourrait diminuer.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution est une solution stérile qui ne contient pas de conservateur.
Avant l’instillation du collyre :
- Lors de la première utilisation, exercez‑vous à utiliser le flacon compte‑gouttes en pressant lentement le flacon pour libérer une goutte dans l’air, à distance de votre œil.
- Une fois certain(e) de pouvoir libérer une seule goutte à la fois, choisissez la position que vous trouvez la plus confortable pour instiller le collyre (position assise, allongée sur le dos ou debout devant un miroir).
Mode d'administration
1. Lavez‑vous les mains soigneusement avant d’utiliser ce médicament.
2. N'utilisez pas le médicament si l'emballage ou le flacon sont endommagés.
3. Lors de la première utilisation du médicament, dévissez le bouchon après avoir vérifié que la bague scellée sur le bouchon n’a pas été brisée. Vous devez sentir une légère résistance jusqu’à ce que cette bague d’inviolabilité se brise (voir figure 1).
4. Si la bague d’inviolabilité est lâche, jetez‑la, car elle pourrait tomber dans votre œil et provoquer des lésions.
5. Inclinez votre tête en arrière et tirez doucement votre paupière inférieure pour former une poche entre votre oeil et la paupière (voir figure 2).
6. Ne laissez pas l’embout du flacon toucher votre œil, vos paupières ou vos doigts. Pressez doucement le flacon pour laisser tomber une goutte dans l’espace entre la paupière inférieure et l’œil (voir figure 3). Pressez doucement le milieu du flacon pour faire couler une goutte dans votre œil. La libération de la goutte peut prendre quelques secondes. Ne pressez pas trop fort. Si vous avez des question concernant l'administration du médicament, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière.
7. Compressez le canal lacrymal (en appuyant votre doigt dans le coin de votre œil, à côté du nez) et fermez vos paupières pendant deux minutes. Cela permettra de réduire le passage dans le nez par le canal lacrymal et la goutte sera ainsi absorbée dans l'œil.
8. Répétez les étapes 5, 6 et 7 pour traiter l’autre œil si votre médecin vous l’a prescrit.
9. Immédiatement après utilisation, avant de replacer le bouchon protecteur, retournez et secouez le flacon pour faire tomber les éventuelles gouttes résiduelles, sans toucher l’embout du flacon. Cela garantira que les gouttes suivantes sont libérées correctement. Après l'instillation, revissez le bouchon sur le flacon (voir figure 4).
Si une goutte tombe à côté de votre œil, recommencez. Essuyez tout excès s'écoulant le long de la joue.
Figure 1.
Figure 2.
Figure 3.
Figure 4.
Si vous avez utilisé plus de IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution que vous n’auriez dû
Si vous avez utilisé plus de IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution que vous n’auriez dû, il est peu probable que ceci entraîne des effets néfastes. Instillez la goutte suivante à l'heure habituelle. Si vous êtes inquiet, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
Si vous oubliez d'utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
Si vous oubliez d'utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution, mettez une seule goutte dès que vous vous en souvenez, et ensuite reprenez votre traitement comme d'habitude. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.
Si vous arrêtez d'utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution doit être utilisé chaque jour pour agir correctement. Si vous arrêtez d'utiliser IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution, votre pression intraoculaire risque d'augmenter. Vous devez informer votre médecin avant d'interrompre ce traitement.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.
Effets indésirables très fréquents
Ceux-ci peuvent affecter une ou plusieurs personnes sur 10
Effets oculaires
- Légère rougeur (jusqu'à 24 % des personnes)
Effets péri-oculaires
- Perte de graisse dans la région de l’œil, ce qui peut provoquer un approfondissement du pli palpébral, un enfoncement de l’œil dans l’orbite (énophtalmie), un affaissement de la paupière (ptosis), un resserrement de la peau autour de l’œil (involution du dermatochalasis) et une plus grande visibilité de la partie inférieure blanche de l’œil (exposition sclérale inférieure).
Effets indésirables fréquents
Ceux-ci peuvent affecter 1 à 9 personnes sur 100
Effets oculaires
- Petites érosions ponctuées superficielles de l'œil, avec ou sans inflammation
- Irritations
- Démangeaisons des yeux
- Douleur
- Sécheresse
- Impression d'avoir quelque chose dans l'œil
- Cils plus longs
- Coloration sombre de la peau autour de l'œil
- Rougeur des paupières
Effets indésirables peu fréquents
Ceux-ci peuvent affecter 1 à 9 personnes sur 1000
Effets oculaires
- Fatigue oculaire
- Sensibilité à la lumière
- Coloration plus sombre de l'iris
- Démangeaison et gonflement de la paupière
- Larmoiement
- Gonflement de la couche transparente qui recouvre l'œil
- Vision trouble
Effets généraux
- Céphalées
- Pilosité autour de l'œil
Effets indésirables dont la fréquence est inconnue
Effets oculaires
- Yeux collants
- Gêne oculaire
Effets généraux
- Asthme
- Aggravation de l'asthme
- Aggravation de l'affection pulmonaire appelée « Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) »
- Essoufflement
- Symptômes de réaction allergique (œdème, rougeur de l'œil et éruption cutanée)
- Vertiges
- Augmentation de la pression sanguine
- Décoloration de la peau (péri-oculaire)
Outre les effets secondaires de la formulation bimatoprost 0,3 mg/mL sans conservateur, les effets secondaires suivants ont été constatés lors de l'utilisation de la formulation multidose conservée de bimatoprost 0,3 mg/mL et peuvent apparaître chez les patients traités avec la formulation bimatoprost 0,3 mg/mL sans conservateur :
- Brûlure dans l'œil
- Réaction allergique dans l'œil
- Inflammation des paupières
- Difficulté à voir nettement
- Détérioration de la vision
- Assombrissement des cils
- Saignement de la rétine
- Inflammation dans l'œil
- Œdème maculaire cystoïde (gonflement de la rétine à l'intérieur de l'œil conduisant à une dégradation de la vision)
- Inflammation de la rétine
- Contractions de la paupière
- Rétraction de la paupière de la surface de l'œil
- Nausée
- Rougeur de la peau autour de l'œil
- Faiblesse
- Augmentation des résultats des tests sanguins qui évaluent le fonctionnement du foie
Autres effets indésirables rapportés avec les collyres contenant du phosphate
Si vous avez des lésions sévères au niveau de la couche claire située sur le devant de l’oeil (la cornée), les phosphates peuvent, dans de très rares cas, provoquer des taches troubles sur la cornée du fait de l’accumulation de calcium pendant le traitement.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: https://signalement.social-sante.gouv.fr/
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution ?
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage et le flacon. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Après la première ouverture du flacon : conserver à une température inférieure à 25°C et utiliser dans 90 jours.
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution doit être utilisé dans 90 jours suivant sa première ouverture. Vous devez jeter le flacon 90 jours après les avoir ouvert pour la première fois, même s'il contient encore quelques gouttes. Pour vous aider à vous en souvenir, notez la date d'ouverture à l'emplacement prévu sur la boîte.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
Ce que contient IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution
- La substance active est le bimatoprost
Chaque millilitre contient 0,3 mg de bimatoprost.
- Les autres excipients sont :
Phosphate disodique dodécahydraté, acide citrique monohydraté, chlorure de sodium, acide hydrochlorique, dilué (pour ajuster le pH), eau pour préparations injectables.
Qu’est-ce que IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution et contenu de l’emballage extérieur
IRICRYN 0,3 mg/mL, collyre en solution est une solution limpide et incolore.
Ce médicament se présente en flacons en polyéthylène basse densité (PEBD) blancs contenant chacun 3 ml ou 9 ml de solution, munis d’un embout compte‑gouttes multidose (PEHD) et d’un bouchon à vis avec bague d’inviolabilité (PEHD) et une boîte en carton.
Présentation : 1 flacon contenant 3 ml de solution ou 1 flacon contenant 9 ml de solution
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
TRB CHEMEDICA SAS
60 avenue Marie Curie
ArchParc ActiTech 4
74160 Archamps
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
TRB CHEMEDICA
ArchParc ActiTech 4
60 avenue Marie Curie
74160 Archamps
Fabricant
RAFARM S.A.
THESI POUSI XATZI AGIOU LOUKA
PAIANIA, 190 02
GRÈCE
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
{MM/AAAA}
Autres
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).
Service médical rendu
- Code HAS : CT-21086
- Date avis :
- Raison : Inscription (CT)
- Valeur : Important
- Description : Le service médical rendu par IRICRYN (bimatoprost) 0,3 mg/mL, collyre en solution, est important dans lindication de lAMM.
- Lien externe
Amélioration service médical rendu
- Code HAS : CT-21086
- Date avis :
- Raison : Inscription (CT)
- Valeur : V
- Description : Cette spécialité est un hybride qui napporte pas damélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à la spécialité de référence.
- Lien externe