LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

  • Commercialisé Supervisé Sans ordonnance
  • Ophtalmique
  • Code CIS : 69504547
  • Description : Classe pharmacothérapeutique : Antiglaucomateux et myotiques, code ATC : S01EE01. LIFOG contient du latanoprost et appartient à une famille de médicaments appelés analogues des prostaglandines. Il diminue la pression intraoculaire en augmentant le drainage naturel du liquide intraoculaire vers le sang. LIFOG est indiqué chez les patients adultes atteints de glaucome à angle ouvert ou d'hypertension intraoculaire. Ces deux pathologies sont liées à une pression élevée à l'intérieur de l'oeil risquant ainsi d'endommager votre vue. LIFOG est aussi utilisé chez les enfants et les bébés atteints d'hypertension intraoculaire ou de glaucome.
  • Informations pratiques

    • Prescription : Disponible sans ordonnance
    • Format : collyre en solution
    • Date de commercialisation : 30/12/2021
    • Statut de commercialisation : Autorisation active
    • Code européen : Pas de code européen
    • Pas de générique
    • Laboratoires : TRB CHEMEDICA

    Les compositions de LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    Format Substance Substance code Dosage SA/FT
    Collyre LATANOPROST 33474 50 microgrammes SA

    * « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique

    Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :

    1 flacon polyéthylène haute densité (PEHD) de 2,5 mL avec pompe doseuse polypropylène polyéthylène haute densité (PEHD) polyéthylène basse densité (PEBD)

    • Code CIP7 : 3024431
    • Code CIP3 : 3400930244319
    • Prix : 6,92 €
    • Date de commercialisation : 20/08/2025
    • Honoraire de dispensation : 1,02 €
    • Taux de remboursement : 65%

    1 flacon polyéthylène haute densité (PEHD) de 7,5 mL avec pompe doseuse polypropylène polyéthylène haute densité (PEHD) polyéthylène basse densité (PEBD)

    • Code CIP7 : 3024433
    • Code CIP3 : 3400930244333
    • Prix : 19,62 €
    • Date de commercialisation : 20/08/2025
    • Honoraire de dispensation : 2,76 €
    • Taux de remboursement : 65%

    Caractéristiques :

    ANSM - Mis à jour le : 25/03/2025

    1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

    LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

    Chaque millilitre de solution contient 50 microgrammes de latanoprost.

    Chaque goutte contient environ 1,5 microgrammes de latanoprost.

    Excipient(s) à effet notoire :

    Chaque millilitre de collyre, solution contient 6,4 mg (0,2 mg par goutte) de phosphates (sous forme de l'hydrogénophosphate de sodium et le phosphate monosodique monohydraté).

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    3. FORME PHARMACEUTIQUE

    Collyre en solution (collyre)

    La solution est un liquide limpide et incolore.

    Le pH est compris entre 5,5 et 6,5.

    L'osmolalité est compris entre 250 et 320 mOsmol/kg.

    4. DONNEES CLINIQUES

    4.1. Indications thérapeutiques

    Réduction de la pression intraoculaire élevée chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert et d'hypertonie intraoculaire.

    Réduction de la pression intraoculaire élevée chez les patients pédiatriques ayant une pression intraoculaire élevée et souffrant de glaucome pédiatrique.

    4.2. Posologie et mode d'administration

    Posologie

    Adultes (y compris pour les sujets âgées)

    La posologie recommandée est d'une goutte dans l'oeil (les yeux) atteint(s) une fois par jour. L'effet optimal est obtenu quand latanoprost est administré le soir.

    La posologie de latanoprost ne doit pas dépasser 1 instillation par jour, car il a été montré qu'une fréquence d'administration supérieure diminue l'effet hypotenseur sur la pression intraoculaire.

    En cas d’oubli d’une dose, le traitement doit être poursuivi normalement, par l'instillation suivante.

    Comme pour tout collyre, afin de réduire une possible absorption systémique, une pression du sac lacrymal (occlusion ponctuelle) au niveau du canthus interne, pendant une minute, est recommandée. Cela devrait être fait immédiatement après chaque instillation.

    Les lentilles de contact doivent être retirées avant l'instillation du collyre et peuvent être remises 15 minutes après.

    En cas d'utilisation concomitante de plusieurs collyres, les instillations de chacun des collyres doivent être espacées d'au moins cinq minutes. Les pommades ophtalmiques doivent être administrées en dernier.

    Population pédiatrique

    LIFOG collyre peut être utilisé chez les enfants à la même posologie que chez les adultes. Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines). Les données dans la tranche d’âge < 1 an (4 patients) sont limitées (voir rubrique 5.1).

    Mode d'administration

    Voie oculaire.

    Le collyre en solution LIFOG est une solution stérile qui ne contient pas de conservateur.

    Une fois le capuchon retiré, la solution de collyre LIFOG est prête à l'emploi. Pour éviter la contamination de l'embout compte-gouttes et de la solution, il faut veiller à ne pas toucher les paupières, les zones environnantes ou d'autres surfaces avec l'embout compte-gouttes du flacon.

    4.3. Contre-indications

    Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

    4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

    Le latanoprost est susceptible de modifier progressivement la couleur des yeux, en augmentant la quantité de pigments bruns dans l'iris. Avant l'instauration du traitement, les patients doivent être informés du risque de modification permanente de la couleur de l'oeil. Le traitement d'un seul oeil peut avoir pour conséquence une hétérochromie définitive.

    Ce changement de couleur des yeux a surtout été observé chez des patients ayant l'iris de plusieurs couleurs, c'est-à-dire bleu-marron, gris-marron, jaune-marron ou vert-marron.

    Dans les essais cliniques avec le latanoprost, le début de ce changement de couleur des yeux survient en général dans les 8 premiers mois du traitement, rarement lors de la deuxième ou troisième année, et n'a pas été observé après la quatrième année de traitement. Le taux de progression de la pigmentation irienne diminue avec le temps et est stable au bout de cinq ans. Les effets de l'augmentation pigmentaire au-delà de cinq ans n'ont pas été évalués. Dans un essai clinique en ouvert étudiant la tolérance du latanoprost sur 5 ans, 33 % des patients ont développé une pigmentation de l'iris (voir rubrique 4.8). La modification de la couleur de l'iris est discrète dans la majorité des cas et souvent, n'est pas observée cliniquement. Chez les patients ayant l'iris de plusieurs couleurs, l'incidence a été de 7 à 85 %, l'incidence la plus élevée ayant été observée chez les patients ayant l'iris de couleur jaune-marron.

    Chez les patients ayant des yeux bleus de couleur uniforme, aucun changement de couleur n'a été observé et chez les patients ayant des yeux de couleur uniforme gris, verts ou marron, ces changements de couleur ont été rarement observés.

    La modification de la couleur de l'iris est due à une augmentation de la teneur en mélanine des mélanocytes du stroma de l'iris et non à une augmentation du nombre de mélanocytes. Généralement, la pigmentation brune entourant la pupille s'étend de façon concentrique vers la périphérie dans les yeux concernés, et l'iris peut devenir, totalement ou partiellement, brun plus foncé. Aucune augmentation ultérieure de la pigmentation brune de l'iris n'a été observée après l'arrêt du traitement. Cet effet n'a été associé à aucun symptôme ni modification pathologique dans les essais cliniques jusqu'à ce jour.

    Ni les naevi, ni les éphélides de l'iris n'ont été affectés par le traitement. Aucune accumulation de pigment dans le trabeculum ou en d'autres points de la chambre antérieure n'a été observée lors des essais cliniques. Sur la base de 5 années d'expérience clinique, l'augmentation de la pigmentation irienne n'a entraîné aucune séquelle clinique néfaste et latanoprost peut être poursuivi en cas de pigmentation irienne. Cependant, les patients devront être suivis régulièrement et si le contexte clinique l'impose, le traitement par latanoprost pourra être arrêté.

    L'expérience de latanoprost est limitée dans le glaucome chronique à angle fermé, dans le glaucome à angle ouvert des patients pseudophaques et dans le glaucome pigmentaire. L'utilisation de latanoprost n'a pas été étudiée chez les patients présentant un glaucome inflammatoire, néovasculaire, ou une affection inflammatoire oculaire. Latanoprost a peu ou pas d'effet sur la pupille mais il n'a pas été expérimenté dans les crises de glaucome aigu par fermeture de l'angle. Il est donc recommandé d'utiliser latanoprost avec précautions, dans ces conditions, tant que les connaissances ne sont pas plus approfondies.

    Il y a peu de données cliniques sur l'utilisation de latanoprost pendant la période péri-opératoire d'une chirurgie de la cataracte. Latanoprost doit être utilisé avec précautions chez ces patients.

    Latanoprost doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique, et doit être évité en cas de kératite à herpès simplex active et chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique récurrente associée aux analogues des prostaglandines.

    Des cas d'oedèmes maculaires ont été rapportés (voir rubrique 4.8) principalement chez des patients aphaques, chez des patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire postérieure ou porteurs d'un implant en chambre antérieure ou chez des patients ayant des facteurs de risque connus d'oedème maculaire cystoïde (tels que les rétinopathies diabétiques et les occlusions veineuses rétiniennes). Latanoprost doit être utilisé avec précaution chez les patients aphaques, chez les patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire postérieure ou porteurs d'implant en chambre antérieure ainsi que chez les patients ayant des facteurs de risque connus d'oedème maculaire cystoïde.

    Chez les patients présentant des facteurs de risques connus d'iritis/uvéites, latanoprost devra être utilisé avec précaution.

    L'expérience de latanoprost chez les patients asthmatiques est limitée, toutefois des cas d'aggravation d'asthme et/ou de dyspnée ont été rapportés après commercialisation. Latanoprost doit être utilisé avec précaution chez les patients asthmatiques jusqu'à ce que l'expérience soit suffisante, voir également rubrique 4.8.

    Une modification de la coloration de la peau périorbitaire a été observée, la majorité des cas reportés concernant des patients japonais. A ce jour, l'expérience montre que cette modification de la coloration de la peau périorbitaire n'est pas définitive et même, que dans certains cas, elle est réversible alors que le traitement par latanoprost est poursuivi.

    Le latanoprost peut progressivement modifier les cils et le duvet palpébral de l'oeil traité et de ses contours; ces changements incluent des cils ou un duvet plus longs, plus épais, plus foncés, en nombre plus important et une pousse mal orientée des cils. Les changements au niveau des cils sont réversibles à l'arrêt du traitement.

    Population pédiatrique

    Les données d'efficacité et de sécurité dans la tranche d'âge < 1 an (4 patients) sont très limitées (voir rubrique 5.1). Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines).

    Chez les enfants âgés de 0 à < 3 ans souffrant de glaucome congénital primaire (GCP), la chirurgie (c'est-à-dire la trabéculotomie/goniotomie) reste le traitement de 1ère intention.

    La sécurité d'emploi à long terme n'a pas encore été établie chez les enfants.

    4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

    Aucun résultat conclusif d'interaction avec d'autres médicaments n'est disponible à ce jour.

    Des élévations paradoxales de la pression intraoculaire ont été rapportées suite à l'administration ophtalmique concomitante de deux analogues de prostaglandines. Par conséquent, l'utilisation de deux ou plus de deux prostaglandines, analogues de prostaglandine, ou dérivés de prostaglandine n'est pas recommandée.

    Population pédiatrique

    Les études d'interactions n'ont été réalisées que chez l’adulte.

    4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

    Grossesse

    Il n'y a pas de données de sécurité concernant l'utilisation de cette spécialité pendant la grossesse. Elle possède des effets pharmacologiques potentiellement dangereux sur le déroulement de la grossesse, sur le foetus ou sur le nouveau-né. Par conséquent, latanoprost ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.

    Allaitement

    Le latanoprost et ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel. Par conséquent, latanoprost ne doit pas être utilisé chez les femmes qui allaitent ou bien, l'allaitement doit être interrompu.

    Fertilité

    Aucun effet du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n’a été observé lors des études chez l’animal (voir rubrique 5.3).

    4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

    Comme avec toute préparation ophtalmique, l’instillation de collyre peut être suivie de troubles transitoires de la vue. Les patients ne doivent pas conduire ni utiliser de machines jusqu'à ce que la vision redevienne normale.

    4.8. Effets indésirables

    a. Résumé du profil de tolérance

    La majorité des effets indésirables se rapporte au système oculaire. Dans un essai clinique en ouvert étudiant la tolérance du latanoprost sur 5 ans, 33 % des patients ont développé une augmentation de la pigmentation irienne (voir rubrique 4.4). D'autres effets indésirables oculaires sont généralement passagers et surviennent à l'administration de la dose.

    b. Liste des effets indésirables

    Les effets indésirables sont classés selon leur fréquence d'apparition, comme suit : très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100), rares (≥ 1/10 000 à < 1/1000) et très rares (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

    Système classe Organe

    Très fréquents ≥1/10

    Fréquent ≥ 1/100 à <1/10)

    Peu fréquent ≥1/1 000 à <1/100

    Rare ≥ 1/10 000 à <1/1000

    Très rare <1/10 000

    Infections et infestations

    Kératite herpétique*§

    Affections du système nerveux

    Céphalées*; étourdissement*

    Affections oculaires

    Hyperpigmentation de l’iris ; hyperhémie conjonctivale légère à modérée ; irritation oculaire (sensation de brûlure, sensation de grain de sable, démangeaison, picotement et sensation de corps étranger) ; modifications des cils et du duvet palpébral de la paupière (augmentation de la longueur, de l’épaisseur, de la pigmentation et du nombre de cils)

    Kératites ponctuées, le plus souvent asymptomatiques ; blépharite ; douleur oculaire ; photophobie ; conjonctivite*

    Oedème palpébral ; sécheresse oculaire ; kératite* ; vision trouble ; oedème maculaire incluant un oedème maculaire cystoïde* ; uvéite*

    Iritis* ; oedème cornéen* ; érosions cornéennes ; oedème périorbitaire ; trichiasis* ; distichiasis ; kyste irien*§ ; réactions cutanées localisées sur les paupières ; coloration plus foncée des paupières ; pseudo pemphigus de la conjonctive oculaire*§

    Modifications périorbitaires et palpébrales se traduisant par un creusement du sillon palpébral

    Affections cardiaques

    Angine de poitrine ; palpitations*

    Angine de poitrine instable

    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

    Asthme* ; dyspnée*

    Aggravation de l'asthme

    Affections Gastro-intestinales

    Nausées ;

    vomissements

    Affections de la peau et du tissu sous-cutané

    Éruption cutanée

    Prurit

    Affections musculo-squelettiques et systémiques

    Myalgie* ; arthralgie*

    Troubles généraux et anomalies au site d'administration

    Douleurs thoraciques*

    * Effets indésirables identifies après la commercialisation.

    § Fréquence de l’effet indésirable estimée en utilisant “La règle de 3”.

    Des cas de calcification de la cornée ont été très rarement rapportés lors de l’utilisation de collyres contenant du phosphate chez des patients présentant des lésions importantes de la cornée.

    c. Description d'effets indésirables sélectionnés

    Pas d'informations.

    d. Population pédiatrique

    Dans deux essais cliniques à court terme (≤ 12 semaines) incluant 93 (25 et 68) patients pédiatriques, le profil de sécurité était comparable à celui des adultes et aucun nouvel effet indésirable n'a été identifié. Les profils de sécurité à court terme dans les différents sous-groupes pédiatriques restaient comparables (voir rubrique 5.1). Les effets indésirables observés plus fréquemment chez l'enfant que chez l'adulte sont : rhino-pharyngite et fièvre.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr

    4.9. Surdosage

    Symptômes :

    En dehors d'une irritation oculaire et d'une hyperhémie conjonctivale, aucun effet indésirable oculaire n'est connu pour être dû à un surdosage en latanoprost.

    En cas d'ingestion accidentelle de latanoprost, les informations suivantes peuvent être utiles :

    Un flacon contient 125 microgrammes de latanoprost. Plus de 90 % de la substance active est métabolisé lors du premier passage hépatique. L'injection intraveineuse chez les volontaires sains à la dose de 3 microgrammes/kg a produit des concentrations plasmatiques moyennes 200 fois plus élevées que pendant le traitement clinique, et n'a entraîné l'apparition d'aucun symptôme, mais une dose comprise entre 5,5 et 10 microgrammes/kg a provoqué des nausées, des douleurs abdominales, des vertiges, une fatigue, des bouffées de chaleur et des sueurs. Chez le singe, le latanoprost a été injecté par voie intraveineuse à des doses allant jusqu'à 500 microgrammes/kg, sans effet notable sur le système cardio-vasculaire.

    L'administration intraveineuse de latanoprost chez le singe a été associée à une bronchoconstriction transitoire. Aucune bronchoconstriction n'a toutefois été observée chez des patients présentant un asthme modéré après l'instillation du latanoprost, à une dose égale à sept fois la dose thérapeutique recommandée pour latanoprost.

    Traitement :

    En cas de surdosage de latanoprost, le traitement devra être symptomatique.

    5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

    5.1. Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : Antiglaucomateux et myotiques, code ATC : S01EE01.

    Mécanisme d’action

    La substance active, le latanoprost, analogue de la prostaglandine F2α, est un agoniste sélectif des récepteurs FP aux prostanoïdes qui abaisse la pression intraoculaire en augmentant l'écoulement de l'humeur aqueuse. Chez l'homme, la diminution de la pression intraoculaire débute environ trois à quatre heures après l'administration de latanoprost, et l'effet maximum est observé au bout de huit à douze heures. La réduction de la pression est maintenue pendant au moins 24 heures.

    Des études conduites chez les animaux et chez l'homme indiquent que le latanoprost agit principalement en augmentant l'écoulement par la voie uvéosclérale, même s'il a été rapporté chez l'homme une augmentation de la facilité d'écoulement par les voies usuelles (diminution de la résistance).

    Effets pharmacodynamiques

    Des études pivots ont montré l'efficacité de latanoprost en monothérapie. De plus, des études cliniques évaluant l'utilisation de latanoprost en association ont été conduites. Elles comprennent des études montrant que le latanoprost est efficace en association avec les bêta-bloquants (timolol). Des études à court terme (1 ou 2 semaines) suggèrent un effet additif du latanoprost administré en association avec des collyres sympathomimétiques (dipivéphrine), des inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale (acétazolamide), et un effet au moins partiellement additif avec des collyres parasympathomimétiques (pilocarpine).

    Efficacité et sécurité cliniques

    Des essais cliniques ont montré que le latanoprost n'a pas d'effet significatif sur la production d'humeur aqueuse. En outre, aucune action de latanoprost sur la barrière hémato-aqueuse n'a été observée.

    Chez le singe, l'effet du latanoprost sur la circulation sanguine intraoculaire est nul ou négligeable après administration à la dose thérapeutique. Néanmoins, une hyperhémie conjonctivale ou épisclérale légère à modérée peut être observée lors d'un traitement local.

    Après un traitement chronique par le latanoprost chez le singe ayant auparavant subi une extraction du cristallin extracapsulaire, aucune lésion des vaisseaux sanguins rétiniens n'a été mise en évidence par l'angiographie à la fluorescéine.

    Un traitement à court terme par le latanoprost n'a pas induit de fuite de la fluorescéine dans le segment postérieur des yeux humains pseudophaques.

    Administré aux doses thérapeutiques, le latanoprost n'a été associé à aucun effet pharmacologique significatif sur l'appareil cardio-vasculaire ou respiratoire.

    Population pédiatrique

    L'efficacité du latanoprost chez des patients de ≤ 18 ans a été démontrée dans une étude clinique en double aveugle d'une durée de 12 semaines comparant le latanoprost au timolol chez 107 patients diagnostiqués avec une hypertension oculaire et un glaucome pédiatrique. Les nouveau-nés devaient avoir un âge gestationnel d'au moins 36 semaines. Les patients étaient randomisés soit avec du latanoprost 0,005 % une fois par jour soit avec du timolol 0,5 % (ou optionnellement du timolol 0,25 % pour les patients âgés de moins de 3 ans) deux fois par jour. Le critère primaire d'efficacité était la réduction moyenne de la pression intraoculaire initiale après 12 semaines de traitement. La réduction moyenne de la pression intraoculaire était similaire dans les deux groupes traités (latanoprost et timolol). Dans toutes les tranches d'âge étudiées (0 à < 3 ans, 3 à < 12 ans puis entre 12 et 18 ans), la réduction moyenne de la pression intraoculaire après 12 semaines de traitement dans le groupe latanoprost restait comparable à celle du groupe timolol. Toutefois, les données d'efficacité dans le groupe latanoprost pour la tranche d'âge 0 à < 3 ans n'ont été recueillies que pour 13 patients et aucune efficacité pertinente n'a été observée chez les 4 patients dont l'âge était de 0 à < 1 an dans l'étude clinique pédiatrique. Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines).

    De même, la réduction de pression intraoculaire parmi les sujets du sous-groupe souffrant de glaucome primaire congénital/infantile (GCP) était similaire dans les deux groupes traités (latanoprost et timolol). Des résultats comparables ont été observés dans l'autre sous-groupe non-GCP (e.x. : glaucome juvénile à angle ouvert, glaucome aphaque).

    L'effet du traitement sur la pression intraoculaire a été observé après la première semaine de traitement (voir le tableau) et s'est poursuivi durant les 12 semaines de l'étude, comme chez l'adulte.

    Tableau : Réduction de la pression intraoculaire (mmHg) après 12 semaines en fonction du groupe de traitement actif et du diagnostic au début du traitement

    Latanoprost

    N=53

    Timolol

    N=54

    Moyenne à l'inclusion (SE)

    27,3 (0,75)

    27,8 (0,84)

    Variation moyenne par rapport à la valeur initiale après 12 semaines de traitement† (SE)

    • 7,18 (0,81)
    • 5,72 (0,81)

    p-value vs. timolol

    0,2056

    GCP N=28

    Non-GCP

    N=25

    GCP

    N=26

    Non-GCP N=28

    Moyenne à l'inclusion (SE)

    26,5 (0,72)

    28,2 (1,37)

    26,3 (0,95)

    29,1 (1,33)

    Variation moyenne par rapport à la valeur initiale après 12 semaines de traitement† (SE)

    • 5,90 (0,98)
    • 8,66 (1,25)
    • 5,34 (1,02)
    • 6,02 (1,18)

    p-value vs. timolol

    0,6957

    0,1317

    SE : écart à la moyenne.

    † Moyenne ajustée basée sur le modèle d'analyse de covariance (ANCOVA).

    5.2. Propriétés pharmacocinétiques

    Le latanoprost (PM 432,58) est une prodrogue de type ester isopropylique, inactive en elle-même, qui devient biologiquement active après hydrolyse en acide de latanoprost.

    Absorption

    La prodrogue est bien absorbée par la cornée et la totalité de la substance pénétrant dans l'humeur aqueuse est hydrolysée au cours du passage à travers la cornée.

    Distribution

    Les études conduites chez l'homme ont montré que le pic de concentration dans l'humeur aqueuse est atteint environ deux heures après administration locale. Après application locale chez le singe, le latanoprost est principalement distribué dans le segment antérieur, la conjonctive et les paupières. Seule une quantité infime atteint le segment postérieur.

    Biotransformation

    L'acide de latanoprost n'est pratiquement pas métabolisé dans l'oeil. Le métabolisme est principalement hépatique. Sa demi-vie plasmatique chez l'homme est de 17 minutes.

    Élimination

    Les études animales ont montré une activité biologique faible, voire nulle, des métabolites de l'acide de latanoprost, le 1,2-dinor et le 1,2,3,4-tétranor, qui sont principalement éliminés dans l'urine.

    Population pédiatrique

    Une étude de pharmacocinétique en ouvert sur les concentrations plasmatiques d'acide de latanoprost a été menée chez 22 adultes et 25 patients pédiatriques (de la naissance à l'âge de < 18 ans) souffrant d'hypertension oculaire et de glaucome. Toutes les tranches d'âge ont été traitées avec du latanoprost 0,005 %, une goutte par jour dans chaque oeil pendant au minimum 2 semaines. L'exposition systémique à l'acide de latanoprost était environ 2 fois plus importante chez les enfants âgés de 3 à < 12 ans et 6 fois plus importante chez les enfants âgés de moins de 3 ans que chez les adultes, mais une large marge de sécurité pour la survenue d'effets indésirables systémiques était maintenue (voir rubrique 4.9). La durée moyenne d'atteinte du pic de concentration plasmatique était de 5 minutes après l'administration de la dose dans toutes les tranches d'âge.

    La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique était courte (< 20 minutes) et du même ordre chez les patients enfants et adultes, n'entraînant pas d'accumulation d'acide de latanoprost dans la circulation systémique à l'état d'équilibre.

    5.3. Données de sécurité préclinique

    La toxicité oculaire et systémique du latanoprost a été étudiée chez plusieurs espèces animales. Le latanoprost est généralement bien toléré, avec un coefficient de sécurité d'au moins 1000 entre la dose thérapeutique administrée et la toxicité systémique.

    De fortes doses de latanoprost, équivalentes à environ 100 fois la dose thérapeutique/kg de poids corporel, administrées par voie intraveineuse à des singes non anesthésiés, ont provoqué une augmentation de la fréquence respiratoire des animaux, probablement due à une bronchoconstriction de courte durée. Les études animales n'ont pas révélé d'action sensibilisante du latanoprost.

    Aucun effet toxique n'a été détecté dans l'oeil à des doses allant jusqu'à 100 microgrammes/oeil/jour chez le lapin ou le singe (la dose thérapeutique est environ 1,5 microgrammes/oeil/jour). Chez le singe toutefois, il a été montré que le latanoprost induisait une augmentation de la pigmentation de l'iris. Le mécanisme conduisant à une augmentation de la pigmentation semble être une stimulation de la production de mélanine dans les mélanocytes de l'iris, sans prolifération des mélanocytes. La modification de la couleur de l'iris peut être permanente.

    Lors des études de toxicité oculaire chronique, le latanoprost administré à la dose de 6 microgrammes/oeil/jour a été associé à une augmentation de la fente palpébrale. Cette action est réversible et se produit pour des doses supérieures aux doses thérapeutiques. Elle n'a pas été observée chez l'homme.

    Les tests de mutation reverse sur des bactéries, les tests de mutation génique sur le lymphome de souris, ainsi que le test du micronoyau chez la souris, se sont révélés négatifs avec le latanoprost. Des aberrations chromosomiques ont été observées in vitro sur des lymphocytes humains. Des effets similaires ont été notés avec une prostaglandine naturelle, la prostaglandine F2α, ce qui indique un effet de classe.

    D'autres études de mutagénèse, concernant la synthèse non programmée d'ADN in vitro/in vivo chez le rat, ont été négatives et montrent que le latanoprost n'a pas d'action mutagène. Les études de carcinogénèse chez la souris et le rat ont également été négatives.

    Aucun effet du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n'a été observé lors des études chez l'animal. Dans l'étude d'embryotoxicité chez le rat, aucun effet embryotoxique n'a été montré après administration intraveineuse de latanoprost (aux doses de 5, 50 et 250 microgrammes/kg/jour). Toutefois, le latanoprost a induit un effet embryon-létal chez le lapin à des doses égales ou supérieures à 5 microgrammes/kg/jour.

    La dose de 5 microgrammes/kg/jour (environ 100 fois la dose thérapeutique) a entraîné une toxicité embryo-foetale significative, caractérisée par une incidence accrue des résorptions tardives et des avortements, ainsi que par une diminution du poids foetal.

    Aucun pouvoir tératogène n'a été détecté.

    6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

    6.1. Liste des excipients

    Chlorure de sodium
    Phosphate disodique
    Phosphate de sodium monohydraté

    Polysorbate 80

    Édétate disodique

    Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)

    Acide chlorhydrique dilué (pour ajustement du pH)

    Eau pour préparations injectables

    6.2. Incompatibilités

    Des études réalisées in vitro ont montré une précipitation en cas de mélange de latanoprost avec un collyre contenant du thiomersal. Lorsque le patient doit utiliser un collyre de ce type, les deux instillations doivent être espacées d'au moins cinq minutes.

    6.3. Durée de conservation

    2 ans.

    Durée de conservation après l'ouverture du flacon :

    2,5 mL : 30 jours

    7,5 mL : 90 jours.

    6.4. Précautions particulières de conservation

    Ne pas congeler.

    A conserver à une température ne dépassant pas 25° C.

    6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

    L'emballage se compose d'un flacon en PEHD fermé avec un applicateur à pompe multidose (PP, PEHD, PEBD) et d'un capuchon en PEHD et d'un manchon en PP.

    LIFOG est disponible dans les présentations suivantes :

    1 flacon x 2,5 mL

    1 flacon x 7,5 mL

    2 flacons x 7,5 mL

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

    Pas d'exigences particulières.

    7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    TRB CHEMEDICA SAS

    60, avenue Marie Curie

    ArchParc ActiTech 4

    74160 Archamps

    8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    • 34009 302 443 1 9 : 2,5 mL en flacon avec une pompe doseuse (PEHD).
    • 34009 302 443 3 3 : 7,5 mL en flacon avec une pompe doseuse (PEHD).

    9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    11. DOSIMETRIE

    Sans objet.

    12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

    Sans objet.

    CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

    Liste I

    Notice :

    ANSM - Mis à jour le : 25/03/2025

    Dénomination du médicament

    LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    Latanoprost
    Encadré

    Veuillez lire attentivement cette notice avant d’uriliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

    • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
    • Si vous avez d'autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.
    • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
    • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s'applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

    Que contient cette notice ?

    1. Qu'est-ce que LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution et dans quels cas est-il utilisé ?

    2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution ?

    3. Comment utiliser LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution ?

    4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

    5. Comment conserver LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution ?

    6. Contenu de l’emballage et autres informations.

    1. QU’EST-CE QUE LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

    Classe pharmacothérapeutique : Antiglaucomateux et myotiques, code ATC : S01EE01.

    LIFOG contient du latanoprost et appartient à une famille de médicaments appelés analogues des prostaglandines. Il diminue la pression intraoculaire en augmentant le drainage naturel du liquide intraoculaire vers le sang.

    LIFOG est indiqué chez les patients adultes atteints de glaucome à angle ouvert ou d'hypertension intraoculaire. Ces deux pathologies sont liées à une pression élevée à l'intérieur de l'oeil risquant ainsi d'endommager votre vue.

    LIFOG est aussi utilisé chez les enfants et les bébés atteints d'hypertension intraoculaire ou de glaucome.

    2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’utiliser LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution?

    LIFOG peut être utilisé chez l'adulte (y compris le sujet âgé) et chez l'enfant, de la naissance jusqu'à l'âge de 18 ans. LIFOG n'a pas été étudié chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines).

    N'utilisez jamais LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    • si vous êtes allergique au latanoprost ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6)
    Avertissements et précautions

    Adressez-vous à votre médecin ou au médecin traitant votre enfant ou à votre pharmacien avant d'utiliser LIFOG :

    • si vous ou votre enfant présentez un asthme sévère ou mal contrôlé
    • si vous ou votre enfant devez être opéré de l'oeil ou l'avez déjà été (y compris s'il s'agit d'une opération de la cataracte)
    • si vous ou votre enfant avez d'autres problèmes oculaires (douleur au niveau de l'oeil, irritation ou inflammation, vision trouble)
    • si vous ou votre enfant souffrez d'une sécheresse oculaire
    • si vous ou votre enfant portez des lentilles de contact. Vous pouvez utiliser LIFOG, à condition de suivre les instructions mentionnées rubrique 3.
    • si vous avez souffert ou souffrez actuellement d'une infection virale de l'oeil due au virus herpès simplex (HSV).

    Autres médicaments et LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    Informez votre médecin, le médecin traitant votre enfant ou votre pharmacien si vous ou votre enfant utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament

    LIFOG peut avoir des interactions avec d'autres médicaments.

    Grossesse et allaitement

    Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament.

    Vous ne devez pas utiliser LIFOG si vous êtes enceinte ou si vous allaitez sauf si votre médecin le juge nécessaire.

    Conduite de véhicules et utilisation de machines

    L'usage de collyre peut être suivi de troubles transitoires de la vue. Si cela vous arrive, vous ne devez pas conduire de véhicule ou utiliser de machine. Soyez prudent si vous conduisez les véhicules ou utilisez de la machinerie lourde, jusqu'à ce que vous sachiez comment ce médicament vous affecte.

    LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution contient des phosphates

    LIFOG contient 0,2 mg de phosphates dans chaque goutte, ce qui équivaut à 6,4 mg/mL. Si vous avez des lésions sévères au niveau de la couche claire située sur le devant de l’oeil (la cornée), les phosphates peuvent, dans de très rares cas, provoquer des taches troubles sur la cornée du fait de l’accumulation de calcium pendant le traitement.

    3. COMMENT utiliser LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution?

    Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou du médecin traitant votre enfant. Vérifiez auprès de votre médecin, ou du médecin traitant votre enfant ou votre pharmacien en cas de doute.

    Posologie

    La dose recommandée chez l'adulte (y compris chez le sujet âgé) et l'enfant est d'une goutte dans l'oeil (les yeux) à traiter, une fois par jour. Il est recommandé d'utiliser le médicament de préférence le soir. N'utilisez pas LIFOG plus d'une fois par jour, votre traitement pourrait être moins efficace si vous l'utilisez plus souvent.

    Utilisez LIFOG tel que vous l'a indiqué votre médecin ou le médecin traitant votre enfant jusqu'à ce qu'ils vous demandent d'arrêter.

    Porteurs de lentilles de contact
    • Si vous ou votre enfant portez des lentilles de contact, retirez les avant l'application de LIFOG. Après avoir appliqué LIFOG, attendez au moins 15 minutes avant de les remettre.

    Instructions sur l'utilisation correcte

    Suivez les étapes décrites ci-dessous destinées à faciliter l'utilisation correcte de LIFOG collyre en solution (ci-après dénommé collyre):

    1. Lavez-vous les mains, asseyez-vous ou installez-vous confortablement.

    2. Dévissez le capuchon (Figure 1.).

    3. Tenez le flacon à l'envers avec le pouce sur l'épaule du flacon et les autres doigts sur le fond du flacon (Figure 2.). Avant l'utilisation première, pompez le flacon à plusieurs reprises, environ 10 fois, jusqu'à ce que la première goutte sorte.

    4. Inclinez votre tête en arrière et tirez doucement votre paupière inférieure pour former une poche entre votre oeil et la paupière.

    5. Approchez l'embout du flacon de l'oeil atteint, sans toucher l'oeil.

    6. Appuyez sur le manchon du doigt et le bas du flacon de manière à ce qu'une seule goutte pénètre dans votre oeil, puis relâchez la paupière inférieure (Figure 3.).

    7. Appuyez légèrement avec votre doigt sur le coin interne de l'oeil atteint (proche du nez) (Figure 4.). Attendez 1 minute en gardant l'oeil fermé.

    8. Répétez cette procédure dans l'autre oeil si cela vous a été prescrit par votre médecin.

    9. Replacez le capuchon sur le flacon.

    N'utilisez qu'un flacon de médicament à la fois. N'ouvrez pas le capuchon avant d'avoir besoin d'utiliser le collyre.

    Vous devez jeter le flacon de 2,5 mL 30 jours et le flacon de 7,5 mL 90 jours après les avoir ouvert pour la première fois, pour prévenir les infections, et utiliser un nouveau flacon.

    Écrivez la date d'ouverture du flacon dans l'espace sur la boîte en carton pour mieux contrôler la durée de conservation après avoir ouvert le flacon.

    Si vous utilisez LIFOG avec d'autres collyres

    Si vous devez utiliser LIFOG avec un autre collyre, attendez au moins cinq minutes entre l'instillation de LIFOG et celle d'un autre collyre. Les pommades ophtalmiques doivent être administrées en dernier.

    Si vous avez utilisé plus de LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution que vous n’auriez dû

    Soyez prudent lorsque vous serrez le flacon afin de ne mettre qu'une goutte dans l'oeil affecté.

    En cas d'instillation excessive, une sensation d'irritation peut apparaître et vos yeux peuvent larmoyer et devenir rouges. Cela peut disparaître mais si vous êtes inquiet, parlez-en à votre médecin ou au médecin traitant votre enfant.

    En cas d'ingestion accidentelle de LIFOG, consultez immédiatement votre médecin.

    Si vous oubliez d'utiliser LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    Si vous oubliez d'utiliser votre collyre à l'heure habituelle, attendez le moment de l'administration suivante pour instiller votre collyre. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié d'utiliser.

    Si vous arrêtez d'utiliser LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    Si vous désirez arrêter d'utiliser LIFOG, parlez-en à votre médecin ou au médecin traitant votre enfant.

    Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

    4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

    Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

    Sont listés ci-dessous les effets indésirables connus :

    Très fréquent (pouvant affecter plus d'un patient sur 10) :

    • Une modification de la couleur des yeux, par augmentation de la quantité de pigments bruns dans la partie colorée de l'oeil appelée l'iris. Le changement de la couleur des yeux a surtout été observé chez des patients ayant l'iris de plusieurs couleurs (c'est-à-dire bleu-marron, gris-marron, jaune-marron, ou vert-marron) plus que chez les patients ayant l'iris d'une seule couleur (bleu, gris, vert ou marron). Cette modification de la couleur des yeux se fait très progressivement et survient en général dans les 8 premiers mois du traitement. Cette modification de couleur peut être définitive et peut être plus visible si vous n'êtes traité avec LIFOG que pour un seul oeil. Il n'y a apparemment pas de problème associé à ce changement de couleur de l'oeil. Le changement de la couleur de l'oeil ne se poursuit pas après l'arrêt du traitement avec LIFOG.
    • Une rougeur au niveau de l'oeil.
    • Une irritation oculaire (sensation de brûlure, grain de sable, démangeaison, picotement ou sensation de corps étranger). Si l’irritation est telle qu’elle fait larmoyer votre oeil de manière excessive, ou qu’elle vous amène à considérer l’arrêt de ce médicament, parlez-en à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère rapidement (dans une semaine). Vous aurez alors peut être besoin que votre traitement soit revu afin de s’assurer qu’il reste adapté à votre état.
    • Des modifications progressives des cils et du duvet autour de l'oeil traité ont été majoritairement observées dans la population japonaise. Ces changements consistent à un augmentation de la couleur (assombrissement), de la longueur, de l'épaisseur et du nombre de vos cils.

    Fréquent (pouvant affecter jusqu’à 1 patient sur 10) :

    • Une irritation ou une érosion de la surface oculaire, une inflammation de la paupière (blépharite), une douleur de l'oeil et une gêne visuelle à la lumière (photophobie), une conjonctivite.

    Peu fréquent (pouvant affecter jusqu’à 1 patient sur 100) :

    • Un oedème de la paupière, une sécheresse oculaire, une inflammation ou irritation de la surface oculaire (kératite), une vision trouble, une inflammation de la partie colorée de l'oeil (uvéite), un gonflement de la rétine (oedème maculaire).
    • Une éruption cutanée.
    • Des douleurs dans la poitrine (angine de poitrine), des sensations désagréables de battements cardiaques (palpitations).
    • De l’asthme, une gêne respiratoire (dyspnée).
    • Des douleurs thoraciques.
    • Des maux de tête, des étourdissements.
    • Une douleur musculaire, une douleur articulaire.
    • Nausées, vomissements.

    Rare (pouvant affecter jusqu’à 1 patient sur 1000) :

    • Une inflammation de l'iris (iritis), un gonflement et des ulcérations de la surface oculaire, un gonflement du pourtour de l'oeil (oedème périorbitaire), des cils mal orientés ou une rangée supplémentaire de cils, une cicatrisation de la surface oculaire, un kyste dans la partie colorée de l’oeil (kyste irien).
    • Une réaction cutanée localisée aux paupières, une coloration plus foncée des paupières.
    • Une aggravation de l'asthme.
    • Des démangeaisons sévères de la peau.
    • Le développement d’une infection virale de l’oeil due au virus de l’Herpès simplex (HSV).

    Très rare (pouvant affecter jusqu’à 1 patient sur 10 000) :

    • Une aggravation d'une angine de poitrine préexistante, des yeux d’apparence creuse (creusement du sillon palpébral).

    Les effets indésirables observés plus souvent chez l'enfant que chez l'adulte sont un rhume et de la fièvre.

    Dans des cas très rares, certain patients avec de dommages sévères à la couche antérieure transparente de l'oeil (la cornée) ont développé des taches nuageuses sur la cornée causées par l'accumulation de calcium pendant le traitement.

    Déclaration des effets secondaires

    Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr

    En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

    5. COMMENT CONSERVER LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution?

    Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

    N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage et le flacon après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

    Ne pas congeler.

    A conserver à une température ne dépassant pas 25° C.

    Flacon de 2,5 mL ouvert : utiliser dans 30 jours.

    Flacon de 7,5 mL ouvert : utiliser dans 90 jours.

    Écrivez la date d'ouverture du flacon dans l'espace sur la boîte en carton.

    Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

    6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

    Ce que contient LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution

    • La substance active est le latanoprost.

    Chaque millilitre de solution contient 50 microgrammes de latanoprost. Une goutte contient environ 1,5 microgrammes de latanoprost.

    • Les autres composants sont: chlorure de sodium, phosphate disodique, phosphate de sodium monohydraté, polysorbate 80, édétate disodiqué, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), acide chlorhydrique dilué (pour ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

    Qu’est-ce que LIFOG 50 microgrammes/mL, collyre en solution et contenu de l’emballage extérieur

    LIFOG est un liquide limpide et incolore.

    L'emballage se compose d'un flacon en PEHD fermé avec un applicateur à pompe multidose (PP, PEHD, PEBD) et d'un capuchon en PEHD et d'un manchon en PP.

    LIFOG est disponible dans les présentations suivantes :

    1 flacon x 2,5 mL

    1 flacon x 7,5 mL

    2 flacons x 7,5 mL

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

    TRB CHEMEDICA SAS

    60, avenue Marie Curie

    ArchParc ActiTech 4

    74160 Archamps

    Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

    TRB CHEMEDICA

    ArchParc ActiTech 4

    60 avenue Marie Curie

    74160 Archamps

    Fabricant

    LOMAPHARM GMBH

    LANGES FELD 5, EMMERTHAL

    NIEDERSACHSEN, 31860

    ALLEMAGNE

    Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

    Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

    [À compléter ultérieurement par le titulaire]

    La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    {mois AAAA}.

    Autres

    Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

    Service médical rendu

    • Code HAS : CT-20953
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : Important
    • Description : Le service médical rendu par LIFOG (latanoprost) 50 µg/ml, collyre en solution, est important dans les indications de l’AMM.
    • Lien externe

    Amélioration service médical rendu

    • Code HAS : CT-20953
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : V
    • Description : Cette spécialité est un hybride qui n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à la spécialité de référence XALATAN 50 Mug/ml (latanoprost), collyre en solution.
    • Lien externe