QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

  • Commercialisé Supervisé Sans ordonnance
  • Orale
  • Code CIS : 68023799
  • Description : Classe pharmacothérapeutique : Hypolipidémiants, Association d’hypolipidémiants - code ATC : C10BA06 QUILOGA contient deux substances actives différentes dans un seul comprimé. Une des substances actives est la rosuvastatine, qui appartient à une classe de médicaments appelés statines, et l’autre substance active est l’ézétimibe. QUILOGA est un médicament utilisé pour diminuer les taux de cholestérol total, de « mauvais » cholestérol (LDL cholestérol) et des matières grasses appelées triglycérides présentes dans le sang. De plus, QUILOGA augmente les taux de « bon » cholestérol (HDL cholestérol). QUILOGA agit de deux façons pour réduire votre cholestérol. Il réduit le cholestérol absorbé dans votre système digestif ainsi que le cholestérol que votre corps fabrique lui-même. Le cholestérol est l’une des matières grasses présentes dans la circulation sanguine. Votre cholestérol total est principalement composé de LDL cholestérol et de HDL cholestérol. Le LDL cholestérol est souvent appelé « mauvais » cholestérol parce qu’il peut s’accumuler sur les parois de vos artères et former des plaques. Cette accumulation de plaques peut finir par entraîner un rétrécissement des artères. Ce rétrécissement peut ralentir ou bloquer le flux sanguin en direction d’organes vitaux tels que le cœur et le cerveau. Ce blocage du flux sanguin peut provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Le HDL cholestérol est souvent appelé « bon » cholestérol parce qu’il contribue à empêcher l’accumulation du mauvais cholestérol dans les artères et qu’il protège contre les maladies cardiaques. Les triglycérides sont une autre forme de graisses présentes dans votre sang et qui peuvent augmenter votre risque de crise cardiaque. Ce médicament est utilisé chez les patients qui ne peuvent pas contrôler leurs taux de cholestérol grâce à un régime alimentaire seul. Vous devez toujours continuer à suivre votre régime alimentaire abaissant le cholestérol pendant le traitement par ce médicament. QUILOGA est utilisé en plus de votre régime alimentaire abaissant le cholestérol, si vous présentez : · un taux de cholestérol élevé dans le sang (hypercholestérolémie primaire [familiale hétérozygote et non familiale]) o pour lequel vous avez utilisé une statine et de l’ézétimibe sous forme de comprimés séparés · une maladie héréditaire (hypercholestérolémie familiale homozygote) qui augmente le taux de cholestérol dans le sang. Vous pourriez également recevoir d’autres traitements. QUILOGA est utilisé comme traitement de substitution chez les patients adultes atteints d'une maladie cardiaque et ayant des antécédents de syndrome coronarien aigu. QUILOGA ne vous aide pas à perdre du poids. Chez la plupart des gens, un taux élevé de cholestérol n’a pas d’effet sur l’état général car il ne se manifeste par aucun symptôme. Toutefois, s’il n’est pas traité, des dépôts graisseux peuvent s’accumuler sur les parois des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne leur rétrécissement. Il arrive parfois que ces vaisseaux sanguins rétrécis se bouchent, ce qui peut interrompre l’apport de sang au cœur ou au cerveau, conduisant à une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Si vous corrigez vos taux de cholestérol, vous pouvez réduire votre risque de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou de problèmes de santé apparentés. Vous devez continuer à prendre QUILOGA même si le traitement a ramené vos taux de cholestérol à des valeurs adéquates car il empêche vos taux de cholestérol d’augmenter à nouveau et d’entraîner l’accumulation de dépôts graisseux. Toutefois, vous devez arrêter de le prendre si votre médecin vous demande de le faire ou si vous devenez enceinte.
  • Informations pratiques

    • Prescription : Disponible sans ordonnance
    • Format : comprimé
    • Date de commercialisation : 21/11/2024
    • Statut de commercialisation : Autorisation active
    • Code européen : Pas de code européen
    • Pas de générique
    • Laboratoires : ZENTIVA FRANCE

    Les compositions de QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    Format Substance Substance code Dosage SA/FT
    Comprimé ROSUVASTATINE CALCIQUE 26727 10,40 mg SA
    Comprimé ROSUVASTATINE 33207 10 mg FT
    Comprimé ÉZÉTIMIBE 73242 10 mg SA

    * « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique

    Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :

    plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)

    • Code CIP7 : 3030567
    • Code CIP3 : 3400930305676
    • Prix : 17,51 €
    • Date de commercialisation : 01/08/2025
    • Honoraire de dispensation : 1,02 €
    • Taux de remboursement : 65 %

    Caractéristiques :

    ANSM - Mis à jour le : 28/08/2025

    1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

    QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

    Rosuvastatine........................................................................................................................ 10 mg

    Sous forme de rosuvastatine calcique................................................................................ 10,40 mg

    Ezétimibe............................................................................................................................... 10 mg

    Pour un comprimé pelliculé.

    Excipient à effet notoire :

    Chaque comprimé pelliculé contient 200,50 mg de lactose monohydraté (correspondant à 190,47 mg de lactose anhydre).

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    3. FORME PHARMACEUTIQUE

    Comprimé pelliculé.

    Comprimé pelliculé beige, rond, biconvexe, d’environ 10 mm de diamètre et comportant la mention « EL4 » gravée en relief sur une face.

    4. DONNEES CLINIQUES

    4.1. Indications thérapeutiques

    Hypercholestérolémie primaire/hypercholestérolémie familiale homozygote (HFHo)

    QUILOGA est indiqué en complément d’un régime alimentaire dans le traitement de l’hypercholestérolémie primaire (familiale hétérozygote et non familiale) ou de l’hypercholestérolémie familiale homozygote en traitement de substitution chez des patients adultes contrôlés de manière adéquate par la rosuvastatine et l’ézétimibe administrés de façon concomitante aux mêmes doses que dans l’association fixe mais sous forme de produits séparés.

    Prévention des évènements cardiovasculaires

    QUILOGA est indiqué pour réduire le risque d’évènements cardiovasculaires (voir rubrique 5.1) chez les patients présentant une maladie coronarienne et des antécédents de syndrome coronarien aigu (SCA), qui sont contrôlés de manière adéquate avec les substances individuelles en tant que produits séparés administrées simultanément aux même doses que dans l’association fixe.

    4.2. Posologie et mode d'administration

    Posologie

    Le patient doit être sous un régime alimentaire hypolipidémiant adapté et doit continuer son régime pendant le traitement par QUILOGA.

    QUILOGA ne convient pas à un traitement initial. L’instauration du traitement ou l’ajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit s’effectuer qu’en administrant les composants séparément et le passage à l’association fixe au dosage approprié n’est possible qu’après détermination des doses adéquates.

    Le patient doit utiliser le dosage qui correspond à son traitement antérieur.

    La dose recommandée est d’un comprimé de QUILOGA par jour.

    Co-administration avec des chélateurs des acides biliaires

    QUILOGA doit être pris ≥ 2 heures avant ou ≥ 4 heures après l’administration d’un chélateur des acides biliaires (voir rubrique 4.5).

    Population pédiatrique

    La sécurité et l’efficacité de l’ézétimibe + rosuvastatine chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

    Sujet âgé

    Une dose initiale de 5 mg de rosuvastatine est recommandée chez les patients âgés de > 70 ans (voir rubrique 4.4). L’association ne convient pas à un traitement initial. L’instauration du traitement ou l’ajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit s’effectuer qu’en administrant les composants séparément et le passage à l’association fixe au dosage approprié n’est possible qu’après détermination des doses adéquates.

    Insuffisance hépatique

    Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5 ou 6). Le traitement par QUILOGA n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh compris entre 7 et 9) ou sévère (score de Child-Pugh > 9) (voir rubriques 4.4 et 5.2). QUILOGA est contre-indiqué chez les patients présentant une maladie hépatique active (voir rubrique 4.3).

    Insuffisance rénale

    Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère.

    La dose initiale recommandée est de 5 mg de rosuvastatine chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 mL/min).

    L’utilisation de QUILOGA chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère est contre-indiquée à toutes les doses (voir rubriques 4.3 et 5.2).

    Origine ethnique

    Une augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine a été observée chez les sujets asiatiques (voir rubriques 4.4 et 5.2). La dose initiale recommandée chez les patients d’origine asiatique est de 5 mg de rosuvastatine. L’association fixe ne convient pas à un traitement initial. Les composants pris séparément doivent être utilisés pour débuter le traitement ou pour modifier la posologie.

    Polymorphismes génétiques

    Certains types spécifiques de polymorphismes génétiques sont connus pour être susceptibles d’augmenter l’exposition à la rosuvastatine (voir rubrique 5.2). Chez les patients présentant ces types spécifiques de polymorphismes, une dose quotidienne plus faible de QUILOGA est recommandée.

    Facteurs de prédisposition au développement d’une myopathie

    La dose initiale recommandée est de 5 mg de rosuvastatine chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement d’une myopathie (voir rubrique 4.4). L’association fixe ne convient pas à un traitement initial. Les composants pris séparément doivent être utilisés pour débuter le traitement ou pour modifier la posologie.

    Traitement concomitant

    La rosuvastatine est un substrat de diverses protéines de transport (par exemple, OATP1B1 et BCRP). Le risque de myopathie (dont la rhabdomyolyse) est accru lorsque QUILOGA est administré de façon concomitante avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de la rosuvastatine en raison d’interactions avec ces protéines de transport (par exemple, ciclosporine et certains inhibiteurs de protéases, dont les associations de ritonavir avec l’atazanavir, le lopinavir et/ou le tipranavir ; voir rubriques 4.4 et 4.5).

    Chaque fois que cela est possible, il faut envisager d’utiliser d’autres médicaments et, si nécessaire, envisager l’interruption temporaire du traitement par QUILOGA. Dans les situations où l’administration concomitante de ces médicaments avec QUILOGA est inévitable, le bénéfice et le risque du traitement concomitant ainsi que des ajustements de la posologie de la rosuvastatine doivent être soigneusement envisagés (voir rubrique 4.5).

    Mode d’administration

    Voie orale.

    QUILOGA doit être pris tous les jours au même moment de la journée, avec ou sans nourriture. Le comprimé doit être avalé entier avec un verre d’eau.

    4.3. Contre-indications

    • Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
    • Pendant la grossesse et l’allaitement et chez les femmes en capacité de procréer qui n’utilisent pas de contraception efficace (voir rubrique 4.6).
    • En cas de maladie hépatique active ou d’élévations persistantes inexpliquées des taux de transaminases sériques et toute élévation des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) (voir rubrique 4.4).
    • Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) (voir rubrique 4.4).
    • Chez les patients présentant une myopathie (voir rubrique 4.4).
    • Chez les patients recevant un traitement concomitant par une association de sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5).
    • Chez les patients recevant un traitement concomitant par la ciclosporine (voir rubrique 4.5).

    4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

    Effets musculosquelettiques

    Des effets musculosquelettiques, tels que myalgie, myopathie et, dans de rares cas, rhabdomyolyse, ont été rapportés chez des patients traités par la rosuvastatine à toutes les doses et en particulier aux doses > 20 mg.

    Dans le cadre de la surveillance depuis la mise sur le marché de l’ézétimibe, des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. Toutefois, la rhabdomyolyse a été rapportée dans de très rares cas avec l’ézétimibe en monothérapie et dans de très rares cas lors de l’ajout de l’ézétimibe à d’autres agents connus pour être associés à un risque accru de rhabdomyolyse.

    Si une myopathie est suspectée sur la base de symptômes musculaires ou est confirmée par un taux de créatine phosphokinase (CPK), QUILOGA et tous les autres agents connus pour être associés à un risque accru de rhabdomyolyse que le patient prend de façon concomitante doivent être immédiatement interrompus. Tous les patients débutant un traitement par QUILOGA doivent être informés du risque de myopathie et recevoir la consigne de rapporter rapidement toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquée (voir rubrique 4.8).

    Myasthénie

    Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie préexistante ou une myasthénie oculaire (voir rubrique 4.8). QUILOGA doit être interrompu en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée.

    Mesure de la créatine kinase

    La créatine kinase (CK) ne doit pas être mesurée à la suite d’exercices physiques intenses ou en présence d’une autre cause plausible d’augmentation de la CK, qui pourraient fausser l’interprétation des résultats. Si les taux initiaux de CK sont significativement élevés (> 5 × LSN), un test de confirmation doit être réalisé dans les 5 à 7 jours. Si ce second test confirme un taux initial de CK > 5 × LSN, le traitement ne doit pas être débuté.

    Avant le traitement

    La prudence s’impose chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement d’une myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs comprennent :

    • Insuffisance rénale.
    • Hypothyroïdie.
    • Antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires.
    • Antécédents de toxicité musculaire avec un autre inhibiteur de l’HMG-CoA réductase ou avec un fibrate.
    • Alcoolisme.
    • Age > 70 ans.
    • Situations au cours desquelles une augmentation des taux plasmatiques peut se produire (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.2).
    • Utilisation concomitante de fibrates.

    Chez ces patients, le risque lié au traitement doit être pris en compte au regard du bénéfice éventuel et une surveillance clinique est recommandée. Si les taux initiaux de CK sont significativement élevés (> 5 × LSN), le traitement ne doit pas être débuté.

    Pendant le traitement

    Les patients doivent recevoir la consigne de rapporter immédiatement toute douleur, faiblesse ou crampes musculaires inexpliquées, en particulier si celles-ci s’accompagnent d’un malaise ou de fièvre. Les taux de CK doivent être mesurés chez ces patients. Le traitement doit être interrompu si les taux de CK sont sensiblement élevés (> 5 x LSN) ou si les symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne (même si les taux de CK sont ≤ 5 x LSN). Si les symptômes disparaissent et que les taux de CK reviennent à la normale, il convient alors d’envisager de réintroduire la rosuvastatine ou un autre inhibiteur de l’HMG-CoA réductase à la dose la plus faible, avec une surveillance étroite du patient. La surveillance en routine des taux de CK chez les patients asymptomatiques n’est pas justifiée.

    De très rares cas de myopathie nécrosante à médiation immunitaire (MNMI) ont été rapportés pendant ou après un traitement par des statines, dont la rosuvastatine. Sur le plan clinique, la MNMI se caractérise par une faiblesse musculaire proximale et des taux sériques de créatine kinase élevés, qui persistent malgré l’interruption du traitement par les statines.

    Au cours des essais cliniques, aucune augmentation des effets musculosquelettiques n’a été mise en évidence parmi le petit nombre de patients recevant de la rosuvastatine avec un traitement concomitant. Toutefois, une augmentation de l’incidence de myosite et de myopathie a été observée chez les patients recevant d’autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase en association avec des dérivés de l’acide fibrique, dont le gemfibrozil, la ciclosporine, l’acide nicotinique, les antifongiques azolés, les inhibiteurs de protéases et les antibiotiques macrolides.

    Le gemfibrozil augmente le risque de myopathie lorsqu’il est administré de façon concomitante avec certains inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase. Par conséquent, l’association de rosuvastatine et de gemfibrozil n’est pas recommandée. Le bénéfice complémentaire obtenu sur les paramètres lipidiques par l’association de la rosuvastatine avec des fibrates ou de la niacine doit être soigneusement évalué par rapport aux risques éventuels de telles associations.

    QUILOGA ne doit pas être utilisé chez des patients présentant une affection aiguë grave évoquant une myopathie ou prédisposant au développement d’une insuffisance rénale secondaire à une rhabdomyolyse (par exemple, sepsis, hypotension, intervention chirurgicale majeure, traumatisme, troubles métaboliques, endocriniens et électrolytiques sévères ou crises convulsives non contrôlées).

    Effets hépatiques

    Dans des essais contrôlés d’administration concomitante chez des patients recevant de l’ézétimibe avec une statine, des élévations consécutives des transaminases (≥ 3 x LSN) ont été observées.

    Il est recommandé de réaliser des tests de la fonction hépatique avant l’initiation du traitement et 3 mois après celle-ci. La rosuvastatine doit être interrompue ou la dose doit être réduite si le taux de transaminases sériques est supérieur à 3 fois la LSN.

    Chez les patients présentant une hypercholestérolémie secondaire causée par une hypothyroïdie ou un syndrome néphrotique, la maladie sous-jacente doit être traitée avant l’initiation du traitement par la rosuvastatine.

    En raison des effets inconnus d’une exposition accrue à l’ézétimibe chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, QUILOGA n’est pas recommandé chez ces patients (voir rubrique 5.2).

    Maladie hépatique et consommation d’alcool

    Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, la rosuvastatine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui consomment des quantités excessives d’alcool et/ou ont des antécédents de maladie hépatique.

    Effets rénaux

    Une protéinurie, détectée à l’aide de bandelettes urinaires et principalement d’origine tubulaire, a été observée chez des patients traités par de fortes doses de rosuvastatine, en particulier la dose de 40 mg ; la protéinurie était transitoire ou intermittente dans la plupart des cas. Elle ne s’est pas avérée prédictive d’une maladie rénale aiguë ou évolutive (voir rubrique 4.8).

    Diabète

    Certaines données suggèrent que les médicaments de la classe des statines augmentent la glycémie et peuvent entraîner, chez certains patients à haut risque de développer un diabète, un niveau d’hyperglycémie nécessitant l’initiation d’un traitement antidiabétique. Toutefois, ce risque est compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et, par conséquent, il ne doit pas être un motif d’arrêt du traitement par statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m², taux élevés de triglycérides, hypertension) doivent être surveillés à la fois sur le plan clinique et sur le plan biochimique, conformément aux recommandations nationales.

    Dans l’étude JUPITER, la fréquence globale de diabète était de 2,8 % sous rosuvastatine et de 2,3 % sous placebo, principalement chez les patients dont la glycémie à jeun était comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l.

    Pneumopathie interstitielle

    Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés avec certaines statines, en particulier dans le cadre de traitements à long terme (voir rubrique 4.8). Le tableau clinique peut comprendre une dyspnée, une toux non productive et une altération de l’état général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de développement d’une pneumopathie interstitielle, le traitement par statine doit être interrompu.

    Inhibiteurs de protéases

    Une augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine a été observée chez des sujets recevant de la rosuvastatine de façon concomitante avec divers inhibiteurs de protéases associés à du ritonavir. Il faut tenir compte à la fois du bénéfice hypolipidémiant lié à l’utilisation de QUILOGA chez les patients porteurs du VIH recevant des inhibiteurs de protéases et de l’augmentation possible des concentrations plasmatiques de la rosuvastatine lors de l’initiation du traitement par la rosuvastatine et de l’augmentation des doses de rosuvastatine chez les patients traités par inhibiteurs de protéases. L’utilisation concomitante avec certains inhibiteurs de protéases n’est pas recommandée sauf si la dose de rosuvastatine est ajustée (voir rubriques 4.2 et 4.5).

    Fibrates

    La sécurité et l’efficacité de l’ézétimibe administré avec des fibrates n’ont pas été établies (voir ci-dessus et rubriques 4.3 et 4.5).

    En cas de suspicion d’une cholélithiase chez un patient recevant QUILOGA et du fénofibrate, il est indiqué de réaliser des examens de la vésicule biliaire et ce traitement doit être interrompu (voir rubriques 4.5 et 4.8).

    Anticoagulants

    Si QUILOGA est associé à de la warfarine, un autre anticoagulant coumarinique ou de la fluindione, le rapport international normalisé (INR) doit être surveillé de manière appropriée (voir rubrique 4.5).

    Ciclosporine

    Voir rubriques 4.3 et 4.5.

    Acide fusidique

    QUILOGA ne doit pas être administré de façon concomitante avec des formulations systémiques d’acide fusidique ou dans les 7 jours suivant l’arrêt d’un traitement par l’acide fusidique. Chez les patients pour lesquels l’utilisation d’acide fusidique par voie systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par l’acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (dont quelques cas fatals) ont été rapportés chez des patients recevant une association d’acide fusidique et de statines (voir rubrique 4.5). Le patient doit recevoir la consigne de consulter immédiatement un médecin s’il présente des symptômes de faiblesse, douleur ou sensibilité musculaire.

    Le traitement par statine peut être réintroduit 7 jours après la dernière dose d’acide fusidique.

    Dans des circonstances exceptionnelles, où une utilisation prolongée d’acide fusidique par voie systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement d’infections sévères, la nécessité d’une administration concomitante de QUILOGA et d’acide fusidique ne doit être envisagée qu’au cas par cas et sous étroite surveillance médicale.

    Effets indésirables cutanés sévères

    Des effets indésirables cutanés sévères, y compris un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), pouvant engager le pronostic vital ou être fatals, ont été rapportés avec la rosuvastatine. Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes de réactions cutanées sévères, puis être étroitement surveillés. En cas d’apparition de signes et symptômes évocateurs d’une telle réaction, le traitement par QUILOGA doit être interrompu immédiatement et un autre traitement doit être envisagé.

    Si le patient a développé une réaction grave telle qu’un SSJ ou un syndrome DRESS lors de l’utilisation de QUILOGA, le traitement par QUILOGA ne doit en aucun cas être réintroduit chez ce patient.

    Origine ethnique

    Les études pharmacocinétiques montrent une augmentation de l’exposition à la rosuvastatine chez les sujets asiatiques par rapport aux sujets caucasiens (voir rubriques 4.2, 4.3 et 5.2).

    Population pédiatrique

    La sécurité et l’efficacité de l’ézétimibe + rosuvastatine chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies ; son utilisation n’est donc pas recommandée dans ce groupe d’âge.

    QUILOGA contient du lactose monohydraté et du sodium

    Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

    Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

    4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

    Associations contre-indiquées

    Ciclosporine

    L’administration concomitante de QUILOGA et de ciclosporine est contre-indiquée en raison de la rosuvastatine (voir rubrique 4.3). Lors d’un traitement concomitant par rosuvastatine et ciclosporine, les valeurs de l’ASC de la rosuvastatine étaient en moyenne 7 fois plus élevées que celles observées chez des volontaires sains (voir tableau 1). L’administration concomitante n’a pas affecté les concentrations plasmatiques de la ciclosporine.

    Dans une étude conduite chez 8 patients transplantés rénaux avec une clairance de la créatinine > 50 mL/min sous dose stable de ciclosporine, une dose unique de 10 mg d’ézétimibe a entraîné une augmentation de 3,4 fois (entre 2,3 et 7,9 fois) de l’ASC moyenne de l’ézétimibe total par rapport à une population de témoins sains recevant l’ézétimibe en monothérapie dans une autre étude (n = 17). Dans une étude distincte, chez un patient transplanté rénal qui présentait une insuffisance rénale sévère et recevait de la ciclosporine et plusieurs autres médicaments, l’exposition à l’ézétimibe total était 12 fois supérieure à celle des témoins qui recevaient de l’ézétimibe en monothérapie. Dans une étude croisée en 2 périodes conduite chez 12 sujets sains, l’administration quotidienne de 20 mg d’ézétimibe pendant 8 jours avec une dose unique de 100 mg de ciclosporine au Jour 7 a entraîné une augmentation moyenne de 15 % de l’ASC de la ciclosporine (allant d’une diminution de 10 % à une augmentation de 51 %) par rapport à une dose unique de 100 mg de ciclosporine en monothérapie. Il n’a pas été conduit d’étude contrôlée sur l’effet de l’administration concomitante d’ézétimibe et de ciclosporine sur l’exposition à la ciclosporine chez des patients transplantés rénaux.

    Associations déconseillées
    Fibrates et autres agents hypolipidémiants

    Chez les patients recevant du fénofibrate et de l’ézétimibe, les médecins doivent être conscients du risque de cholélithiase et de maladie de la vésicule biliaire (voir rubriques 4.4 et 4.8). En cas de suspicion d’une cholélithiase chez un patient recevant de l’ézétimibe et du fénofibrate, il est indiqué de réaliser des examens de la vésicule biliaire et ce traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.8). L’administration concomitante de fénofibrate ou de gemfibrozil a entraîné une augmentation modeste des concentrations d’ézétimibe total (augmentation d’environ respectivement 1,5 et 1,7 fois).

    L’administration concomitante d’ézétimibe avec d’autres fibrates n’a pas été étudiée. Les fibrates peuvent augmenter l’excrétion du cholestérol dans la bile, conduisant à une cholélithiase. Dans les études chez l’animal, l’ézétimibe a parfois augmenté le cholestérol dans la vésicule biliaire, mais pas chez toutes les espèces (voir rubrique 5.3). Un risque lithogène associé à l’utilisation d’ézétimibe à des doses thérapeutiques ne peut être exclu.

    L’utilisation concomitante de rosuvastatine et de gemfibrozil a entraîné un doublement des valeurs de la Cmax et de l’ASC de la rosuvastatine (voir rubrique 4.4).

    Selon les données provenant d’études d’interaction spécifiques, aucune interaction pharmacocinétique pertinente avec le fénofibrate n’est attendue ; toutefois, une interaction pharmacodynamique pourrait se produire. Le gemfibrozil, le fénofibrate, d’autres fibrates et des doses hypolipidémiantes (≥ 1 g/jour) de niacine (acide nicotinique) augmentent le risque de myopathie en cas d’administration concomitante avec des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, probablement parce qu’ils peuvent eux-mêmes entraîner une myopathie lorsqu’ils sont administrés en monothérapie.

    Inhibiteurs de protéases

    Même si le mécanisme exact de l’interaction est inconnu, l’utilisation concomitante d’un inhibiteur de protéases peut augmenter fortement l’exposition à la rosuvastatine (voir tableau 1). Dans une étude pharmacocinétique, l’administration concomitante de 10 mg de rosuvastatine et d’une association de 2 inhibiteurs de protéases (atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg) chez des volontaires sains a été associée à une augmentation des valeurs de l’ASC et de la Cmax de la rosuvastatine d’environ respectivement 3 et 7 fois. L’utilisation concomitante de la rosuvastatine et de certaines associations d’inhibiteurs de protéases peut être envisagée après une évaluation soigneuse de l’ajustement de la posologie de la rosuvastatine en fonction de l’augmentation attendue de l’exposition à la rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 tableau 1).

    Inhibiteurs des protéines de transport

    La rosuvastatine est un substrat de certaines protéines de transport, dont le transporteur d’influx hépatique OATP1B1 et le transporteur d’efflux BCRP. L’administration concomitante de rosuvastatine avec des médicaments qui sont des inhibiteurs de ces protéines de transport peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la rosuvastatine et une majoration du risque de myopathie (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 tableau 1).

    Acide fusidique

    Le risque de myopathie, y compris la rhabdomyolyse, peut être augmenté par l’administration concomitante d’acide fusidique par voie systémique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (qu’il soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont quelques cas fatals) ont été rapportés chez des patients recevant cette association.

    Si un traitement systémique par l’acide fusidique est nécessaire, le traitement par la rosuvastatine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par l’acide fusidique. Voir également rubrique 4.4.

    Autres interactions

    Enzymes du cytochrome P450

    Les résultats d’études in vitro et in vivo montrent que la rosuvastatine n’est ni un inhibiteur ni un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450. De plus, la rosuvastatine est un substrat mineur de ces isoenzymes. Par conséquent, aucune interaction médicamenteuse résultant du métabolisme médié par le cytochrome P450 n’est attendue. Aucune interaction cliniquement pertinente n’a été observée entre la rosuvastatine et le fluconazole (un inhibiteur du CYP2C9 et du CYP3A4) ou le kétoconazole (un inhibiteur du CYP2A6 et du CYP3A4).

    Les études précliniques ont montré que l’ézétimibe n’induit pas les enzymes du cytochrome P450 métabolisant les médicaments. Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n’a été observée entre l’ézétimibe et les médicaments connus pour être métabolisés par les cytochromes P450 1A2, 2D6, 2C8, 2C9 et 3A4 ou la N-acétyltransférase.

    Antiacides

    L’administration concomitante d’antiacides a diminué le taux d’absorption de l’ézétimibe mais n’a pas eu d’effet sur sa biodisponibilité. Cette diminution du taux d’absorption n’est pas considérée comme cliniquement significative.

    L’administration simultanée de rosuvastatine et d’une suspension antiacide contenant de l’hydroxyde d’aluminium et de magnésium a entraîné une diminution de la concentration plasmatique de la rosuvastatine d’environ 50 %. Cet effet était atténué lorsque l’antiacide était administré 2 heures après la rosuvastatine. La pertinence clinique de cette interaction n’a pas été étudiée.

    Cholestyramine

    L’administration concomitante de cholestyramine a diminué l’aire sous la courbe (ASC) moyenne de l’ézétimibe total (ézétimibe + ézétimibe-glucuronide) d’environ 55 %. La réduction supplémentaire du cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL-C) liée à l’ajout de l’ézétimibe à la cholestyramine pourrait être diminuée par cette interaction (voir rubrique 4.2).

    Anticoagulants, antivitamines K

    L’administration concomitante d’ézétimibe (10 mg une fois par jour) n’a pas eu d’effet significatif sur la biodisponibilité de la warfarine ni sur le temps de prothrombine dans une étude conduite chez 12 sujets adultes sains de sexe masculin. Toutefois, depuis la mise sur le marché, des cas d’augmentation du rapport international normalisé (INR) ont été rapportés chez des patients ayant reçu de l’ézétimibe en plus de la warfarine ou de la fluindione. Si QUILOGA est ajouté à la warfarine, à un autre anticoagulant coumarinique ou à la fluindione, l’INR doit être surveillé de manière appropriée (voir rubrique 4.4).

    Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, l’initiation du traitement ou l’augmentation de la posologie de la rosuvastatine chez des patients traités de façon concomitante par des antivitamines K (par exemple, la warfarine ou un autre anticoagulant coumarinique) peut entraîner une augmentation de l’INR. L’interruption ou la réduction de la posologie de la rosuvastatine peut entraîner une diminution de l’INR. Dans ces situations, une surveillance appropriée de l’INR est souhaitable.

    Erythromycine

    L’utilisation concomitante de rosuvastatine et d’érythromycine a entraîné une diminution de 20 % de l’ASC(0– t) et une diminution de 30 % de la Cmax de la rosuvastatine. Cette interaction peut être causée par l’augmentation de la motilité intestinale provoquée par l’érythromycine.

    Contraceptif oral/traitement hormonal substitutif (THS)

    L’utilisation concomitante de rosuvastatine et d’un contraceptif oral a entraîné une augmentation de l’ASC de l’éthinylestradiol et du norgestrel de respectivement 26 % et 34 %. Cette augmentation des taux plasmatiques doit être prise en compte lors de la sélection des doses du contraceptif oral. Aucune donnée pharmacocinétique n’est disponible chez les femmes prenant de façon concomitante de la rosuvastatine et un THS et un effet similaire ne peut donc être exclu. Toutefois, l’association a été largement utilisée chez les femmes au cours d’essais cliniques et a été bien tolérée.

    Dans des études cliniques d’interaction, l’ézétimibe n’a pas eu d’effet sur la pharmacocinétique des contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel).

    Statines

    Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative n’a été observée lorsque l’ézétimibe était administré de façon concomitante avec l’atorvastatine, la simvastatine, la pravastatine, la lovastatine, la fluvastatine ou la rosuvastatine.

    Autres médicaments

    Selon les données provenant d’études d’interaction spécifiques avec la rosuvastatine, aucune interaction cliniquement pertinente n’est attendue avec la digoxine. Dans des études cliniques d’interaction, l’ézétimibe n’a pas eu d’effet sur la pharmacocinétique de la dapsone, du dextrométhorphane, de la digoxine, du glipizide, du tolbutamide ou du midazolam lors de l’administration concomitante. La cimétidine administrée de façon concomitante avec l’ézétimibe n’a pas eu d’effet sur la biodisponibilité de l’ézétimibe.

    Ezétimibe/rosuvastatine

    Chez les sujets présentant une hypercholestérolémie, l’utilisation concomitante de 10 mg de rosuvastatine et de 10 mg d’ézétimibe a entraîné une augmentation de 1,2 fois de l’ASC de la rosuvastatine (tableau 1). Une interaction pharmacodynamique, en matière d’effets indésirables, entre la rosuvastatine et l’ézétimibe ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

    Ticagrélor

    Le ticagrélor peut affecter l’excrétion rénale de la rosuvastatine, en augmentant le risque d’accumulation de la rosuvastatine. Bien que le mécanisme exact ne soit pas connu, dans certains cas, l’utilisation concomitante du ticagrélor et de la rosuvastatine a entraîné une diminution de la fonction rénale, une augmentation du taux de CPK et une rhabdomyolyse.

    Interactions nécessitant des ajustements de la posologie de la rosuvastatine (voir également tableau 1)

    Lorsqu’il est nécessaire d’administrer la rosuvastatine de façon concomitante avec d’autres médicaments connus pour augmenter l’exposition à la rosuvastatine, la posologie doit être ajustée. Commencer par une dose de 5 mg de rosuvastatine une fois par jour si l’augmentation attendue de l’exposition (ASC) est d’environ 2 fois ou plus. La dose quotidienne maximale doit être ajustée afin que l’exposition attendue à la rosuvastatine ne dépasse pas celle obtenue avec une dose quotidienne de 40 mg de rosuvastatine prise sans médicaments susceptibles d’interagir avec elle, par exemple, une dose de 20 mg de rosuvastatine avec du gemfibrozil (augmentation de 1,9 fois) et une dose de 10 mg de rosuvastatine avec l’association ritonavir/atazanavir (augmentation de 3,1 fois).

    Si l’on observe que le médicament augmente l’ASC de la rosuvastatine de moins de 2 fois, il n’est pas nécessaire de diminuer la dose initiale mais il conviendra d’être prudent en cas d’augmentation de la dose de rosuvastatine au-delà de 20 mg.

    Tableau 1 : Effet de l’administration concomitante de médicaments sur l’exposition à la rosuvastatine (ASC ; par ordre décroissant d’ampleur) d’après les essais cliniques publiés

    Augmentation d’au moins 2 fois de l’ASC de la rosuvastatine

    Schéma posologique du médicament susceptible d’interagir

    Schéma posologique de la rosuvastatine

    Variation de l’ASC de la rosuvastatine*

    Sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (400 mg-100 mg-100 mg) + voxilaprévir (100 mg) une fois par jour pendant 15 jours

    10 mg, dose unique

    ↑ 7,4 fois

    Ciclosporine 75 mg – 200 mg 2x/j, 6 mois

    10 mg 1x/j, 10 jours

    ↑ 7,1 fois

    Darolutamide 600 mg 2x/j, 5 jours

    5 mg, dose unique

    ↑ 5,2 fois

    Atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg 1x/j, 8 jours

    10 mg, dose unique

    ↑ 3,1 fois

    Régorafénib 160 mg, 1x/j, 14 jours

    5 mg dose unique

    ↑ 3,8 fois

    Velpatasvir 100 mg 1x/j

    10 mg, dose unique

    ↑ 2,7 fois

    Ombitasvir 25 mg/paritaprévir 150 mg/ritonavir 100 mg 1x/j / dasabuvir 400 mg 2x/j, 14 jours

    5 mg, dose unique

    ↑ 2,6 fois

    Grazoprévir 200 mg/elbasvir 50 mg 1x/j, 11 jours

    10 mg, dose unique

    ↑ 2,3 fois

    Glécaprévir 400 mg/pibrentasvir 120 mg 1x/j, 7 jours

    5 mg 1x/j, 7 jours

    ↑ 2,2 fois

    Lopinavir 400 mg/ritonavir 100 mg 2x/j, 17 jours

    20 mg 1x/j, 7 jours

    ↑ 2,1 fois

    Clopidogrel 300 mg en dose de charge, suivis de 75 mg à 24 heures

    20 mg, dose unique

    ↑ 2 fois

    Gemfibrozil 600 mg 2x/j, 7 jours

    80 mg, dose unique

    ↑ 1,9 fois

    Augmentation de moins de 2 fois de l’ASC de la rosuvastatine

    Schéma posologique du médicament susceptible d’interagir

    Schéma posologique de la rosuvastatine

    Variation de l’ASC de la rosuvastatine*

    Eltrombopag 75 mg 1x/j, 5 jours

    10 mg, dose unique

    ↑ 1,6 fois

    Darunavir 600 mg/ritonavir 100 mg 2x/j, 7 jours

    10 mg 1x/j, 7 jours

    ↑ 1,5 fois

    Tipranavir 500 mg/ritonavir 200 mg 2x/j, 11 jours

    10 mg, dose unique

    ↑ 1,4 fois

    Dronédarone 400 mg 2x/j

    Non disponible

    ↑ 1,4 fois

    Itraconazole 200 mg 1x/j, 5 jours

    10 mg, dose unique

    **↑ 1,4 fois

    Ezétimibe 10 mg 1x/j, 14 jours

    10 mg, 1x/j, 14 jours

    **↑ 1,2 fois

    Diminution de l’ASC de la rosuvastatine

    Schéma posologique du médicament susceptible d’interagir

    Schéma posologique de la rosuvastatine

    Variation de l’ASC de la rosuvastatine*

    Erythromycine 500 mg 4x/j, 7 jours

    80 mg, dose unique

    ↓ 20 %

    Baicaline 50 mg 3x/j,14 jours

    20 mg, dose unique

    ↓ 47 %

    * Les données présentées sous forme de multiples (« x fois ») représentent le rapport entre l’administration concomitante des deux produits et celle de la rosuvastatine en monothérapie. Les données présentées en % représentent la différence relative en % par rapport à la rosuvastatine en monothérapie.

    Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ ».

    ** Plusieurs études d’interaction ont été réalisées avec différentes posologies de rosuvastatine ; le tableau indique le ratio le plus significatif.

    ASC = aire sous la courbe.

    1x/j = une fois par jour ; 2x/j = deux fois par jour ; 3x/j = trois fois par jour ; 4x/j = quatre fois par jour.

    Les médicaments/associations suivants n’ont pas eu d’effet cliniquement significatif sur le ratio de l’ASC de la rosuvastatine lors de l’administration concomitante :

    Aléglitazar 0,3 mg, 7 jours ; fénofibrate 67 mg 3x/j, 7 jours ; fluconazole 200 mg 1x/j, 11 jours ; fosamprénavir 700 mg/ritonavir 100 mg 2x/j, 8 jours ; kétoconazole 200 mg 2x/j, 7 jours ; rifampicine 450 mg 1x/j, 7 jours ; silymarine 140 mg 3x/j, 5 jours.

    Population pédiatrique

    Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

    4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

    QUILOGA est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement (voir rubrique 4.3). Les femmes en capacité de procréer doivent utiliser une contraception efficace.

    Grossesse

    Aucune donnée clinique n’est disponible sur l’utilisation de l’ézétimibe pendant la grossesse. Les études effectuées chez l’animal sur l’utilisation de l’ézétimibe en monothérapie n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryofœtal, la naissance ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3).

    Etant donné que le cholestérol et d’autres produits de la biosynthèse du cholestérol sont essentiels au développement du fœtus, le risque lié à l’inhibition de l’HMG-CoA réductase l’emporte sur le bénéfice attendu du traitement pendant la grossesse. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité limitée sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Si une patiente devient enceinte pendant l’utilisation de QUILOGA, le traitement doit être immédiatement interrompu.

    Allaitement

    Les études effectuées chez le rat ont montré que l’ézétimibe est excrété dans le lait maternel. On ne sait pas si l’ézétimibe est excrété dans le lait maternel humain.

    Chez le rat, la rosuvastatine est excrétée dans le lait maternel. Il n’existe pas de données sur l’excrétion dans le lait maternel humain (voir rubrique 4.3).

    Fertilité

    Il n’existe aucune donnée d’essai clinique sur les effets de l’ézétimibe ou de la rosuvastatine sur la fertilité humaine. L’ézétimibe n’a pas eu d’effet sur la fertilité des rats mâles ou femelles ; la rosuvastatine à de fortes doses a montré une toxicité testiculaire chez le singe et le chien (voir rubrique 5.3).

    4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

    Aucune étude n’a été réalisée concernant les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, lors de la conduite de véhicules ou de l’utilisation de machines, il faut tenir compte du fait que des sensations vertigineuses ont été rapportées.

    4.8. Effets indésirables

    Résumé du profil de sécurité

    Les effets indésirables rapportés précédemment avec l’un des composants individuels (ézétimibe ou rosuvastatine) peuvent être des effets indésirables éventuels avec QUILOGA.

    Dans des études cliniques d’une durée allant jusqu’à 112 semaines, l’ézétimibe 10 mg par jour a été administré en monothérapie chez 2 396 patients, avec une statine chez 11 308 patients ou avec du fénofibrate chez 185 patients.

    Les effets indésirables étaient généralement légers et transitoires. L’incidence globale des effets indésirables était similaire avec l’ézétimibe et avec le placebo. De même, le taux d’interruptions du traitement en raison d’effets indésirables était comparable entre l’ézétimibe et le placebo.

    Les événements indésirables observés avec la rosuvastatine sont généralement légers et transitoires. Dans les essais cliniques contrôlés, moins de 4 % des patients traités par la rosuvastatine sont sortis de l’étude en raison d’événements indésirables.

    Selon les données disponibles, 1 200 patients ont pris une association de rosuvastatine et d’ézétimibe dans des études cliniques. Comme cela a été rapporté dans la littérature publiée, les événements indésirables les plus fréquents liés au traitement associant la rosuvastatine et l’ézétimibe chez les patients présentant une hypercholestérolémie sont l’augmentation des transaminases hépatiques, les problèmes gastro-intestinaux et les douleurs musculaires.

    Il s’agit d’effets indésirables connus des substances actives. Toutefois, une interaction pharmacodynamique, en matière d’effets indésirables, entre la rosuvastatine et l’ézétimibe ne peut être exclue (voir rubrique 5.2).

    Tableau listant les effets indésirables

    Les fréquences de survenue des effets indésirables sont classées selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

    Classe de systèmes d’organes MedDRA

    Fréquence
    Effet indésirable

    Affections hématologiques et du système lymphatique

    rare

    thrombopénie2

    fréquence indéterminée

    thrombopénie5

    Affections du système immunitaire

    rare

    réactions d’hypersensibilité, dont angiœdème2

    fréquence indéterminée

    hypersensibilité (dont rash, urticaire, anaphylaxie et angiœdème)5

    Affections endocriniennes

    fréquent

    diabète1,2

    Troubles du métabolisme et de la nutrition

    peu fréquent

    appétit diminué3

    Affections psychiatriques

    fréquence indéterminée

    dépression2,5

    Affections du système nerveux

    fréquent

    céphalées2,4, sensations vertigineuses2

    peu fréquent

    paresthésie4

    très rare

    polyneuropathie2, perte de mémoire2

    fréquence indéterminée

    neuropathie périphérique2, troubles du sommeil (dont insomnie et cauchemars)2, sensations vertigineuses5, paresthésie5, myasthénie

    Affections oculaires

    fréquence indéterminée

    myasthénie oculaire

    Affections vasculaires

    peu fréquent

    bouffées de chaleur3, hypertension3

    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

    peu fréquent

    toux3

    fréquence indéterminée

    toux2, dyspnée2,5

    Affections gastro-intestinales

    fréquent

    constipation2, nausées2, douleur abdominale2,3, diarrhée3, flatulences3

    peu fréquent

    dyspepsie3, reflux gastro-œsophagien3, nausées3, bouche sèche4, gastrite4

    rare

    pancréatite2

    fréquence indéterminée

    diarrhée2, pancréatite5, constipation5

    Affections hépatobiliaires

    rare

    transaminases hépatiques augmentées2

    très rare

    ictère2, hépatite2

    fréquence indéterminée

    hépatite5, cholélithiase5, cholécystite5

    Affections de la peau et du tissu sous-cutané

    peu fréquent

    prurit2,4, rash2,4, urticaire2,4

    fréquence indéterminée

    syndrome de Stevens-Johnson2, érythème polymorphe5, réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS)

    Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

    fréquent

    myalgie2,4

    peu fréquent

    arthralgie3, spasmes musculaires3, cervicalgie3, dorsalgie4, faiblesse musculaire4, douleur dans les membres4

    rare

    myopathie (dont myosite)2, rhabdomyolyse2, syndrome de type lupus, déchirure musculaire

    très rare

    arthralgie2

    fréquence indéterminée

    myopathie nécrosante à médiation immunitaire2 , affections des tendons (parfois compliquées par une rupture du tendon2), myalgie5, myopathie/rhabdomyolyse5 (voir rubrique 4.4)

    Affections du rein et des voies urinaires

    très rare

    hématurie2

    Affections des organes de reproduction et du sein

    très rare

    gynécomastie2

    Investigations

    fréquent

    ALAT et/ou ASAT augmentées4

    peu fréquent

    ALAT et/ou ASAT augmentées3, CPK augmentée3, gamma-glutamyltransférase augmentée3, test hépatique anormal3

    Troubles généraux et anomalies au site d’administration

    fréquent

    asthénie2, fatigue3

    peu fréquent

    douleur thoracique3, douleur3, asthénie4, œdème périphérique4

    fréquence indéterminée

    œdème2, asthénie5

    1 La fréquence dépend de la présence ou de l’absence de facteurs de risque (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m2, taux élevés de triglycérides, antécédents d’hypertension) – pour la rosuvastatine.

    2 Profil d’effets indésirables pour la rosuvastatine basé sur les données provenant d’études cliniques et de la vaste expérience depuis la mise sur le marché.

    3 Ezétimibe en monothérapie. Les effets indésirables ont été observés chez des patients traités par l’ézétimibe (N = 2 396) et à une incidence plus élevée qu’avec le placebo (N = 1 159).

    4 Ezétimibe administré de façon concomitante avec une statine. Les effets indésirables ont été observés chez des patients traités par l’ézétimibe de façon concomitante avec une statine (N = 11 308) et à une incidence plus élevée qu’avec la statine administrée en monothérapie (N = 9 361).

    5 Effets indésirables supplémentaires de l’ézétimibe, rapportés dans le cadre de l’expérience depuis la mise sur le marché (avec ou sans statine).

    Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, l’incidence des effets indésirables liés au médicament a tendance à être dose-dépendante.

    Effets rénaux

    Une protéinurie, détectée à l’aide de bandelettes urinaires et principalement d’origine tubulaire, a été observée chez des patients traités par la rosuvastatine. Des variations dans les taux de protéines urinaires, allant de l’absence ou de traces à ++ ou plus, ont été observées chez < 1 % des patients à un moment ou un autre du traitement par 10 mg et 20 mg. Une augmentation mineure de la variation (de l’absence ou de traces à +) a été observée avec la dose de 20 mg. Dans la plupart des cas, la protéinurie diminue ou disparaît spontanément lors de la poursuite du traitement. L’examen des données provenant des essais cliniques et de l’expérience depuis la mise sur le marché n’a pas permis à ce jour d’identifier de lien de causalité entre la protéinurie et une maladie rénale aiguë ou évolutive.

    Des cas d’hématurie ont été observés chez des patients traités par la rosuvastatine et les données provenant des essais cliniques montrent que le taux de survenue est faible.

    Effets musculosquelettiques

    Des effets musculosquelettiques, tels que myalgie, myopathie (dont myosite) et, dans de rares cas, rhabdomyolyse avec et sans insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients traités par la rosuvastatine à toutes les doses et en particulier aux doses > 20 mg.

    Une augmentation dose-dépendante des taux de CK a été observée chez des patients prenant de la rosuvastatine ; la majorité des cas étaient légers, asymptomatiques et transitoires. Si les taux de CK sont élevés (> 5 x LSN), le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.4).

    Effets hépatiques

    Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, une augmentation dose-dépendante des transaminases a été observée chez un petit nombre de patients prenant de la rosuvastatine ; la majorité des cas étaient légers, asymptomatiques et transitoires.

    Les événements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :

    • Dysfonction sexuelle.
    • Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, notamment dans le cadre de traitements à long terme (voir rubrique 4.4).
    Résultats des analyses de laboratoire

    Dans les essais cliniques contrôlés en monothérapie, l’incidence des élévations cliniquement importantes des taux de transaminases sériques (ALAT et/ou ASAT ≥ 3 x LSN, consécutivement) était similaire entre l’ézétimibe (0,5 %) et le placebo (0,3 %). Dans les essais portant sur l’administration concomitante, l’incidence était de 1,3 % chez les patients traités par l’ézétimibe administré de façon concomitante avec une statine et de 0,4 % chez les patients traités par une statine en monothérapie. Ces élévations étaient généralement asymptomatiques, non associées à une cholestase et les valeurs revenaient aux valeurs initiales après l’interruption du traitement ou lors de la poursuite du traitement (voir rubrique 4.4).

    Dans les essais cliniques, des taux de CPK > 10 x LSN ont été rapportés chez 4 des 1 674 patients (0,2 %) qui avaient reçu de l’ézétimibe en monothérapie versus 1 des 786 patients (0,1 %) qui avaient reçu un placebo et chez 1 des 917 patients (0,1 %) qui avaient reçu de l’ézétimibe administré de façon concomitante avec une statine versus 4 des 929 patients (0,4 %) qui avaient reçu une statine en monothérapie. Il n’y a pas eu d’augmentation des cas de myopathie ou de rhabdomyolyse associée à l’ézétimibe par rapport au bras témoin correspondant (placebo ou statine en monothérapie) (voir rubrique 4.4).

    Population pédiatrique

    La sécurité et l’efficacité de l’ézétimibe + rosuvastatine chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies (voir rubrique 5.1).

    Rosuvastatine

    Des élévations du taux de créatine kinase > 10 x LSN et des symptômes musculaires après un exercice physique ou une activité physique accrue ont été observés plus fréquemment dans un essai clinique de 52 semaines chez les enfants et adolescents comparativement aux adultes. Par ailleurs, le profil de sécurité de la rosuvastatine chez les enfants et les adolescents était similaire à celui chez les adultes.

    Ezétimibe

    Dans une étude conduite chez des patients pédiatriques (âgés de 6 à 10 ans) présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou non familiale (n = 138), des élévations des taux d’ALAT et/ou ASAT (≥ 3 x LSN, consécutivement) ont été observées chez 1,1 % (1 patient) des patients sous ézétimibe comparativement à 0 % dans le groupe placebo. Il n’y a pas eu d’élévation des taux de CPK (≥ 10 x LSN). Aucun cas de myopathie n’a été rapporté.

    Dans une étude séparée conduite chez des adolescents (âgés de 10 à 17 ans) présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (n = 248), des élévations des taux d’ALAT et/ou ASAT (≥ 3 x LSN, consécutivement) ont été observées chez 3 % (4 patients) des patients sous ézétimibe/simvastatine comparativement à 2 % (2 patients) dans le groupe simvastatine en monothérapie ; ces chiffres étaient respectivement de 2 % (2 patients) et 0 % en ce qui concerne les élévations des taux de CPK (≥ 10 x LSN). Aucun cas de myopathie n’a été rapporté.

    Ces essais ne convenaient pas pour réaliser une comparaison des effets indésirables rares liés au médicament.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

    4.9. Surdosage

    En cas de surdosage, des mesures symptomatiques et de soutien doivent être mises en place.

    Ezétimibe

    Dans les études cliniques, l’administration d’ézétimibe à la dose de 50 mg/jour chez 15 sujets sains pendant jusqu’à 14 jours ou à la dose de 40 mg/jour chez 18 patients présentant une hypercholestérolémie primaire pendant jusqu’à 56 jours a été généralement bien tolérée. Chez l’animal, aucune toxicité n’a été observée après l’administration de doses orales uniques de 5 000 mg/kg d’ézétimibe chez le rat et la souris et de 3 000 mg/kg chez le chien.

    Quelques cas de surdosage ont été rapportés avec l’ézétimibe : la plupart n’ont pas été associés à des effets indésirables. Les effets indésirables rapportés n’étaient pas graves.

    Rosuvastatine

    Il n’y a pas de données de la littérature publiée sur le surdosage de rosuvastatine. Il n’existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage de rosuvastatine. La fonction hépatique et les taux de CPK doivent être surveillés. Il est peu probable que l’hémodialyse apporte un bénéfice.

    5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

    5.1. Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : Hypolipidémiants, Association d’hypolipidémiants, code ATC : C10BA06.

    Mécanisme d’action

    Le cholestérol plasmatique provient de l’absorption intestinale et de la synthèse endogène. QUILOGA contient de l’ézétimibe et de la rosuvastatine, deux composés hypolipidémiants dont les mécanismes d’action sont complémentaires. QUILOGA réduit les taux élevés de cholestérol total (CT), de LDL-C, d’apolipoprotéine B (Apo B), de triglycérides (TG) et de non HDL-C et augmente le taux de cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL-C) grâce à la double inhibition de l’absorption et de la synthèse du cholestérol.

    Ezétimibe

    L’ézétimibe appartient à une nouvelle classe d’agents hypolipidémiants qui inhibent sélectivement l’absorption intestinale du cholestérol et des phytostérols apparentés. L’ézétimibe est actif par voie orale et possède un mécanisme d’action qui diffère de celui des autres classes d’agents hypocholestérolémiants (par exemple, statines, chélateurs des acides biliaires [résines], dérivés de l’acide fibrique et stanols végétaux). La cible moléculaire de l’ézétimibe est le transporteur de stérols Niemann-Pick C1-Like 1 (NPC1L1), qui est responsable de l’absorption intestinale du cholestérol et des phytostérols.

    Rosuvastatine

    La rosuvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de l’HMG-CoA réductase, l’enzyme limitante de la synthèse du cholestérol qui transforme la 3-hydroxy-3 méthylglutaryl coenzyme A en mévalonate, précurseur du cholestérol. Le principal site d’action de la rosuvastatine est le foie, l’organe cible pour la baisse des taux de cholestérol.

    La rosuvastatine augmente le nombre des récepteurs hépatiques des LDL à la surface des cellules, augmentant ainsi la captation et le catabolisme des LDL, et inhibe la synthèse hépatique des VLDL, réduisant ainsi le nombre total de particules de VLDL et de LDL.

    Effets pharmacodynamiques
    Ezétimibe

    L’ézétimibe se localise au niveau de la bordure en brosse de l’intestin grêle et inhibe l’absorption du cholestérol, entraînant une diminution du transfert du cholestérol intestinal vers le foie ; les statines réduisent la synthèse du cholestérol dans le foie et, ensemble, ces mécanismes distincts permettent une réduction complémentaire du cholestérol. Dans une étude clinique de 2 semaines conduite chez 18 patients présentant une hypercholestérolémie, l’ézétimibe a inhibé l’absorption intestinale du cholestérol de 54 % par rapport au placebo.

    Une série d’études précliniques a été conduite afin de déterminer la sélectivité de l’ézétimibe vis-à-vis de l’inhibition de l’absorption du cholestérol. L’ézétimibe a inhibé l’absorption du [14C]-cholestérol sans effet sur l’absorption des TG, des acides gras, des acides biliaires, de la progestérone, de l’éthinylestradiol ou des vitamines liposolubles A et D.

    Des études épidémiologiques ont établi que la morbidité et la mortalité cardiovasculaires variaient directement avec le taux de CT et de LDL-C et inversement avec le taux de HDL-C.

    L’administration d’ézétimibe avec une statine est efficace pour réduire le risque d’événements cardiovasculaires chez les patients présentant une coronaropathie et ayant un antécédent de SCA.

    Rosuvastatine

    La rosuvastatine réduit les taux élevés de LDL-C, de CT et de TG et augmente le taux de HDL-cholestérol. Elle diminue également les taux d’Apo B, de non HDL-C, de VLDL-C, de VLDL-TG et augmente le taux d’Apo A-I (voir tableau 2). La rosuvastatine diminue également les rapports LDL-C/HDL-C, CT/HDL-C, non HDL-C/HDL-C et Apo B/Apo A-I.

    Tableau 2 : Relation dose-réponse chez les patients présentant une hypercholestérolémie primaire (type IIa et IIb) (variation moyenne ajustée en pourcentage par rapport à la valeur initiale)

    Dose

    N

    LDL-C

    CT

    HDL-C

    TG

    non HDL-C

    Apo B

    Apo A-I

    Placebo

    13

    • 7
    • 5

    3

    • 3
    • 7
    • 3

    0

    5

    17

    • 45
    • 33

    13

    • 35
    • 44
    • 38

    4

    10

    17

    • 52
    • 36

    14

    • 10
    • 48
    • 42

    4

    20

    17

    • 55
    • 40

    8

    • 23
    • 51
    • 46

    5

    40

    18

    • 63
    • 46

    10

    • 28
    • 60
    • 54

    0

    Un effet thérapeutique est obtenu dans la semaine qui suit l’initiation du traitement et 90 % de la réponse maximale sont atteints en 2 semaines. La réponse maximale est généralement atteinte après 4 semaines et se maintient par la suite.

    Efficacité et sécurité clinique
    Ezétimibe

    Dans les études cliniques contrôlées, l’ézétimibe, administré en monothérapie ou de façon concomitante avec une statine, a réduit de façon significative les taux de CT, LDL-C, Apo B et TG et a augmenté le taux de HDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie.

    Hypercholestérolémie primaire

    Dans une étude de 8 semaines, en double aveugle, contrôlée versus placebo, 769 patients présentant une hypercholestérolémie, recevant déjà une statine en monothérapie et n’ayant pas atteint pas le taux cible de LDL-C du National Cholesterol Education Program (NCEP) (entre 2,6 et 4,1 mmol/l [entre 100 et 160 mg/dl], en fonction des caractéristiques initiales), ont été randomisés pour recevoir l’ézétimibe 10 mg ou un placebo en plus de leur traitement en cours par statine.

    Parmi les patients traités par statine n’étant pas à l’objectif de LDL-C lors de l’évaluation initiale (~82 %), significativement plus de patients randomisés pour recevoir l’ézétimibe avaient atteint leur taux cible de LDL-C à la fin de l’étude par rapport aux patients randomisés pour recevoir le placebo, respectivement 72 % et 19 %. Les réductions correspondantes du taux de LDL-C étaient significativement différentes (25 % avec l’ézétimibe versus 4 % avec le placebo). De plus, l’ézétimibe, ajouté au traitement en cours par statine, a diminué de manière significative les taux de CT, Apo B et TG et augmenté le taux d’HDL-C comparativement au placebo. L’ajout d’ézétimibe ou de placebo au traitement par statine a réduit le taux médian de protéine C-réactive de respectivement 10 % et 0 % par rapport à la valeur initiale.

    Dans deux études de 12 semaines, randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo, conduites chez 1 719 patients présentant une hypercholestérolémie primaire, l’ézétimibe 10 mg a diminué de manière significative les taux de CT (13 %), LDL-C (19 %), Apo B (14 %) et TG (8 %) et augmenté le taux de HDL-C (3 %) comparativement au placebo. De plus, l’ézétimibe n’a pas eu d’effet sur les concentrations plasmatiques des vitamines liposolubles A, D et E ni d’effet sur le temps de prothrombine et, comme d’autres agents hypolipidémiants, n’a pas altéré la production des hormones corticosurrénaliennes.

    Rosuvastatine

    La rosuvastatine est efficace chez les adultes présentant une hypercholestérolémie, avec et sans hypertriglycéridémie, indépendamment de l’origine ethnique, du sexe et de l’âge, ainsi que dans des populations particulières comme les diabétiques ou les patients présentant une hypercholestérolémie familiale.

    D’après les données poolées de phase III, la rosuvastatine a été efficace dans le traitement de la majorité des patients présentant une hypercholestérolémie de type IIa et IIb (taux initial moyen de LDL-C d’environ 4,8 mmol/l), leur permettant d’atteindre les taux cibles des recommandations de la Société Européenne sur l’Athérosclérose (EAS ; 1998) ; environ 80 % des patients traités à la dose de 10 mg ont atteint les taux cibles de LDL-C de l’EAS (< 3 mmol/l).

    Dans une vaste étude, 435 patients présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ont reçu de la rosuvastatine à des doses allant de 20 mg à 80 mg selon un schéma de titration forcée. Toutes les doses ont eu un effet bénéfique sur les paramètres lipidiques et le traitement a permis d'atteindre les objectifs fixés. Après une titration de la posologie jusqu’à une dose quotidienne de 40 mg (12 semaines de traitement), le taux de LDL-C a été réduit de 53 %. Trente-trois pourcent (33 %) des patients ont atteint les taux de LDL-C des recommandations de l’EAS (< 3 mmol/l).

    Dans un essai en ouvert avec titration forcée, 42 patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote ont été évalués en termes de réponse à la rosuvastatine administrée à des doses allant de 20 mg à 40 mg. Dans l’ensemble de la population, la réduction moyenne du taux de LDL-C était de 22 %.

    Association ézétimibe + rosuvastatine

    Un essai clinique de 6 semaines, randomisé, en double aveugle, en groupes parallèles, a évalué la sécurité et l’efficacité de l’ézétimibe (10 mg) ajouté à un traitement stable par rosuvastatine versus une augmentation de la posologie de rosuvastatine de 5 à 10 mg ou de 10 à 20 mg (n = 440). Les données poolées ont montré que l’ézétimibe ajouté à une posologie stable de rosuvastatine de 5 mg ou 10 mg réduisait le taux de LDL-C de 21 %. En revanche, un doublement de la dose de rosuvastatine à 10 mg ou 20 mg a réduit le taux de LDL-C de 5,7 % (différence entre les groupes de 15,2 %, p < 0,001). Individuellement, l’association ézétimibe + rosuvastatine 5 mg a réduit le taux de LDL-C de façon plus importante que la rosuvastatine 10 mg (différence de 12,3 %, p < 0,001) et l’association ézétimibe + rosuvastatine 10 mg a réduit le taux de LDL-C de façon plus importante que la rosuvastatine 20 mg (différence de 17,5 %, p < 0,001).

    Une étude de 12 semaines, randomisée, en ouvert, a étudié le niveau de réduction du taux de LDL-C dans chaque bras de traitement (ézétimibe + rosuvastatine 10 mg/10 mg, 10 mg/20 mg, 10 mg/40 mg, 10 mg/80 mg). La réduction obtenue avec les associations à faible dose de rosuvastatine était de 59,7 % par rapport aux valeurs initiales, significativement supérieure à celle procurée par les associations à faible dose de simvastatine, 55,2 % (p < 0,05). Le traitement par l’association à forte dose de rosuvastatine a réduit le taux de LDL-C de 63,5 % versus une réduction de 57,4 % avec l’association à forte dose de simvastatine (p < 0,001).

    Population pédiatrique

    L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec QUILOGA dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement des taux élevés de cholestérol (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

    5.2. Propriétés pharmacocinétiques

    Il n’y a pas d’interaction pharmacocinétique substantielle entre les 2 composants de cette préparation fixe.

    Les valeurs moyennes de l’ASC et de la Cmax pour l’ézétimibe total et la rosuvastatine n’étaient pas différentes entre les groupes rosuvastatine 10 mg et ézétimibe 10 mg en monothérapie et en association.

    Absorption
    Ezétimibe

    Après administration orale, l’ézétimibe est rapidement absorbé et largement conjugué à un glucuronide phénolique pharmacologiquement actif (ézétimibe-glucuronide). Les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) moyennes sont atteintes après 1 à 2 heures pour l’ézétimibe-glucuronide et après 4 à 12 heures pour l’ézétimibe. La biodisponibilité absolue de l’ézétimibe ne peut être déterminée car le composant est pratiquement insoluble dans les milieux aqueux injectables.

    L’administration concomitante de nourriture (repas riche en matières grasses ou sans matières grasses) n’a pas eu d’effet sur la biodisponibilité orale de l’ézétimibe lors d’une administration sous forme de comprimés d’ézétimibe à 10 mg. L’ézétimibe peut être administré avec ou sans nourriture.

    Rosuvastatine

    Les concentrations plasmatiques maximales de rosuvastatine sont atteintes environ 5 heures après l’administration orale. La biodisponibilité absolue est d’environ 20 %.

    Distribution
    Ezétimibe

    La liaison aux protéines plasmatiques humaines est de 99,7 % pour l’ézétimibe et de 88 à 92 % pour l’ézétimibe-glucuronide.

    Rosuvastatine

    La rosuvastatine est majoritairement captée par le foie, qui est le site principal de la synthèse du cholestérol et de la clairance du LDL-C. Le volume de distribution de la rosuvastatine est d’environ 134 litres. Environ 90 % de la rosuvastatine sont liés aux protéines plasmatiques, principalement à l’albumine.

    Biotransformation
    Ezétimibe

    L’ézétimibe est principalement métabolisé dans l’intestin grêle et le foie par glucuroconjugaison (réaction de phase II) suivie d’une excrétion biliaire. Un métabolisme oxydatif minimal (réaction de phase I) a été observé chez toutes les espèces évaluées. L’ézétimibe et l’ézétimibe-glucuronide sont les principaux produits dérivés du médicament détectés dans le plasma, représentant respectivement environ 10 à 20 % et 80 à 90 % de la quantité totale de médicament dans le plasma. L’ézétimibe et l’ézétimibe-glucuronide sont lentement éliminés du plasma avec des signes de recyclage entérohépatique significatif. La demi-vie de l’ézétimibe et de l’ézétimibe-glucuronide est d’environ 22 heures.

    Rosuvastatine

    La rosuvastatine subit un métabolisme limité (environ 10 %). Les études de métabolisme in vitro utilisant des hépatocytes humains indiquent que la rosuvastatine est un substrat mineur pour le métabolisme basé sur le cytochrome P450. Le CYP2C9 était la principale isoenzyme impliquée, le 2C19, le 3A4 et le 2D6 étant impliqués dans une moindre mesure. Les principaux métabolites identifiés sont les métabolites N-desméthyl et lactone. Le métabolite N-desméthyl est environ 50 % moins actif que la rosuvastatine tandis que la forme lactone est considérée comme cliniquement inactive. La rosuvastatine est responsable de plus de 90 % de l’activité inhibitrice de l’HMG-CoA réductase circulante.

    Élimination

    Ezétimibe

    Après administration orale de [14C]-ézétimibe (20 mg) chez l’être humain, l’ézétimibe total représentait environ 93 % de la radioactivité totale dans le plasma. Environ 78 % et 11 % de la radioactivité administrée étaient récupérés respectivement dans les fèces et dans l’urine au cours d’une période de recueil de 10 jours. Après 48 heures, il n’y avait plus de niveaux détectables de radioactivité dans le plasma.

    Rosuvastatine

    Environ 90 % de la dose de rosuvastatine sont excrétés sous forme inchangée dans les fèces (substance active absorbée et non absorbée) et la partie restante est excrétée dans l’urine. Environ 5 % de la dose sont excrétés sous forme inchangée dans l’urine. La demi-vie d’élimination plasmatique est d’environ 19 heures. La demi-vie d’élimination n’augmente pas avec l’augmentation de la dose. La moyenne géométrique de la clairance plasmatique est d’environ 50 litres/heure (coefficient de variation de 21,7 %). Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, le passage hépatique de la rosuvastatine implique le transporteur membranaire OATP-C. Ce transporteur est important dans l’élimination hépatique de la rosuvastatine.

    Linéarité

    L’exposition systémique à la rosuvastatine augmente proportionnellement à la dose. Les paramètres pharmacocinétiques demeurent inchangés après des administrations quotidiennes répétées.

    Populations particulières
    Insuffisance hépatique
    Ezétimibe

    Après une dose unique de 10 mg d’ézétimibe, l’ASC moyenne de l’ézétimibe total a augmenté d’environ 1,7 fois chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5 ou 6) par rapport aux sujets sains. Dans une étude à dose répétée pendant 14 jours (10 mg par jour) conduite chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh compris entre 7 et 9), l’ASC moyenne de l’ézétimibe total a augmenté d’environ 4 fois au Jour 1 et au Jour 14 par rapport aux sujets sains. Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. En raison des effets inconnus d’une exposition accrue à l’ézétimibe chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (score de Child-Pugh > 9), l’ézétimibe n’est pas recommandé chez ces patients (voir rubrique 4.4).

    Rosuvastatine

    Dans une étude conduite chez des sujets présentant divers degrés d’insuffisance hépatique, aucune augmentation de l’exposition à la rosuvastatine n’a été mise en évidence chez les sujets présentant des scores de Child-Pugh ≤ 7. Toutefois, 2 sujets présentant des scores de Child-Pugh de 8 et 9 ont montré une augmentation de l’exposition systémique d’au moins 2 fois par rapport aux sujets présentant des scores de Child-Pugh plus faibles. Aucune donnée n’est disponible chez les sujets présentant des scores de Child-Pugh supérieurs à 9.

    Insuffisance rénale
    Ezétimibe

    Après une dose unique de 10 mg d’ézétimibe chez des patients présentant une maladie rénale sévère (n = 8 ; ClCr moyenne ≤ 30 mL/min/1,73 m²), l’ASC moyenne de l’ézétimibe total a augmenté d’environ 1,5 fois par rapport aux sujets sains (n = 9). Ce résultat n’est pas considéré comme étant cliniquement significatif. Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients insuffisants rénaux.

    Dans cette étude, un patient supplémentaire (ayant subi une transplantation rénale et recevant de nombreux médicaments, dont la ciclosporine) a présenté une exposition à l’ézétimibe total 12 fois supérieure.

    Rosuvastatine

    Dans une étude conduite chez des sujets présentant divers degrés d’insuffisance rénale, une altération légère à modérée de la fonction rénale n’a pas eu d’influence sur la concentration plasmatique de la rosuvastatine ou du métabolite N-desméthyl. Les sujets présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min) ont montré une augmentation de 3 fois de la concentration plasmatique et une augmentation de 9 fois de la concentration du métabolite N-desméthyl par rapport aux volontaires sains. Les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre de la rosuvastatine chez des sujets hémodialysés étaient environ 50 % plus élevées que celles chez les volontaires sains.

    Age et sexe
    Ezétimibe

    Les concentrations plasmatiques de l’ézétimibe total sont environ 2 fois plus élevées chez les sujets âgés (≥ 65 ans) que chez les sujets jeunes (18 à 45 ans). La réduction du taux de LDL-C et le profil de sécurité sont comparables entre les sujets âgés et les sujets jeunes traités par l’ézétimibe. Par conséquent, aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les sujets âgés.

    Les concentrations plasmatiques de l’ézétimibe total sont légèrement plus élevées (d’environ 20 %) chez les femmes que chez les hommes. La réduction du taux de LDL-C et le profil de sécurité sont comparables entre les hommes et les femmes traités par l’ézétimibe. Par conséquent, aucun ajustement posologique n’est nécessaire en fonction du sexe.

    Rosuvastatine

    Il n’y a pas eu d’effet cliniquement pertinent de l’âge ou du sexe sur la pharmacocinétique de la rosuvastatine chez les adultes.

    Origine ethnique
    Rosuvastatine

    Les études pharmacocinétiques montrent une augmentation d’environ 2 fois des valeurs médianes de l’ASC et de la Cmax chez les sujets asiatiques (japonais, chinois, philippins, vietnamiens et coréens) par rapport aux sujets caucasiens. Les indiens asiatiques présentent une augmentation d’environ 1,3 fois des valeurs médianes de l’ASC et de la Cmax. Une analyse de pharmacocinétique de population n’a pas révélé de différence cliniquement pertinente entre les populations caucasiennes et noires.

    Polymorphismes génétiques
    Rosuvastatine

    La configuration des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, dont la rosuvastatine, implique les protéines de transport OATP1B1 et BCRP. Chez les patients présentant les polymorphismes génétiques SLCO1B1 (OATP1B1) et/ou ABCG2 (BCRP), il existe un risque d’augmentation de l’exposition à la rosuvastatine. Les polymorphismes individuels de SLCO1B1 c.521CC et ABCG2 c.421AA sont associés à une exposition (ASC) à la rosuvastatine plus élevée par rapport aux génotypes SLCO1B1 c.521TT ou ABCG2 c.421CC. Ce génotypage spécifique n’est pas établi dans la pratique clinique mais, pour les patients connus pour présenter ces types de polymorphismes, une dose quotidienne plus faible de rosuvastatine est recommandée.

    Population pédiatrique
    Ezétimibe

    La pharmacocinétique de l’ézétimibe est similaire chez les enfants âgés de ≥ 6 ans et chez les adultes. On ne dispose pas de données pharmacocinétiques dans la population pédiatrique âgée de < 6 ans. L’expérience clinique chez les patients pédiatriques et adolescents porte sur des patients présentant une HFHo, une HFHe ou une sitostérolémie.

    Rosuvastatine

    Les paramètres pharmacocinétiques de la rosuvastatine chez les patients pédiatriques présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 10 à 17 ans n’ont pas été entièrement caractérisés. Une petite étude pharmacocinétique avec la rosuvastatine (administrée sous forme de comprimés) chez 18 patients pédiatriques a montré que l’exposition chez les patients pédiatriques semble comparable à celle des patients adultes. De plus, les résultats indiquent qu’il ne devrait pas y avoir d’écart important par rapport à la proportionnalité à la dose.

    5.3. Données de sécurité préclinique

    Dans les études portant sur l’administration concomitante d’ézétimibe et de statines, les effets toxiques observés étaient essentiellement ceux typiquement associés aux statines. Certains des effets toxiques étaient plus prononcés que ceux observés pendant le traitement par statines en monothérapie. Ceci est attribué aux interactions pharmacocinétiques et pharmacodynamiques dans le cadre du traitement en administration concomitante. Aucune interaction de ce type ne s’est produite dans les études cliniques. Des myopathies se sont produites chez le rat uniquement après exposition à des doses qui étaient plusieurs fois supérieures à la dose thérapeutique chez l’être humain (environ 20 fois le niveau de l’ASC pour les statines et 500 à 2 000 fois le niveau de l’ASC pour les métabolites actifs).

    L’administration concomitante d’ézétimibe et de statines n’a pas été tératogène chez le rat. Chez des lapines gravides, un petit nombre d’anomalies squelettiques (vertèbres thoraciques et caudales fusionnées, nombre réduit de vertèbres caudales) a été observé.

    Dans une série de tests in vivo et in vitro, l’ézétimibe, administré seul ou de façon concomitante avec des statines, n’a pas présenté de potentiel génotoxique.

    Ezétimibe

    Les études chez l’animal sur la toxicité chronique de l’ézétimibe n’ont pas identifié d’organe cible pour les effets toxiques. Chez des chiens traités pendant 4 semaines par l’ézétimibe (≥ 0,03 mg/kg/jour), la concentration de cholestérol dans la bile cystique était augmentée de 2,5 à 3,5 fois. Toutefois, dans une étude d’un an chez des chiens recevant des doses allant jusqu’à 300 mg/kg/jour, il n’a pas été observé d’augmentation de l’incidence de cholélithiase ou d’autres effets hépatobiliaires. La signification de ces données chez l’être humain n’est pas connue. Un risque lithogène associé à l’utilisation d’ézétimibe à des doses thérapeutiques ne peut être exclu.

    Les résultats des tests de carcinogénicité à long terme réalisés avec l’ézétimibe étaient négatifs.

    L’ézétimibe n’a pas eu d’effet sur la fertilité des rats mâles ou femelles, il ne s’est pas montré tératogène chez le rat ou le lapin et il n’a pas affecté le développement prénatal ou postnatal. L’ézétimibe a traversé la barrière placentaire chez les rates et les lapines gravides ayant reçu des doses répétées de 1 000 mg/kg/jour.

    L’administration concomitante d’ézétimibe et de lovastatine a entraîné des effets embryolétaux.

    Rosuvastatine

    Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, génotoxicité et carcinogénicité n’ont pas révélé de risque particulier pour l’être humain. Les tests spécifiques pour les effets sur l’hERG n’ont pas été évalués. Les effets indésirables non observés dans les études cliniques mais observés chez les animaux à des niveaux d’exposition similaires aux niveaux d’exposition clinique sont les suivants : dans les études de toxicité à doses répétées, des variations histopathologiques hépatiques probablement dues à l’action pharmacologique de la rosuvastatine ont été observées chez la souris, le rat et, dans une moindre mesure, avec des effets au niveau de la vésicule biliaire chez le chien, mais pas chez le singe. De plus, une toxicité testiculaire a été observée chez le singe et le chien à des doses plus fortes. Une toxicité sur la reproduction a été mise en évidence chez le rat, avec une réduction de la taille et du poids des portées ainsi que du nombre de jeunes survivants à des doses materno-toxiques, pour des expositions systémiques plusieurs fois supérieures aux niveaux d’exposition atteints avec les doses thérapeutiques.

    6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

    6.1. Liste des excipients

    Cellulose microcristalline (E460), silice colloïdale anhydre (E551), stéarate de magnésium (E572), povidone K 30 (E1201), croscarmellose sodique (E468), laurilsulfate de sodium (E514), lactose monohydraté, hypromellose.

    Pelliculage

    Opadry beige : hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), macrogol 4000 (E1521), oxyde de fer jaune (E172), talc (E553b).

    6.2. Incompatibilités

    Sans objet.

    6.3. Durée de conservation

    3 ans.

    6.4. Précautions particulières de conservation

    A conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de l’humidité et de la lumière. Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

    6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

    Boîtes de 10, 15, 30, 60, 90 et 100 comprimés pelliculés sous plaquette formée à froid (OPA/Alu/PVC/Alu).

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

    Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

    7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    ZENTIVA FRANCE

    35 RUE DU VAL DE MARNE

    75013 PARIS

    8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    • 34009 303 056 7 6 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Alu/PVC/Alu).
    • 34009 303 056 8 3 : 60 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Alu/PVC/Alu).
    • 34009 303 139 2 3 : 90 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Alu/PVC/Alu).
    • 34009 551 046 9 8 : 100 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Alu/PVC/Alu).

    9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}

    10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    {JJ mois AAAA}

    11. DOSIMETRIE

    Sans objet.

    12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

    Sans objet.

    CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

    Liste I

    Notice :

    ANSM - Mis à jour le : 28/08/2025

    Dénomination du médicament

    QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    Rosuvastatine/ézétimibe

    Encadré

    Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

    • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
    • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.
    • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
    • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

    Que contient cette notice ?

    1. Qu'est-ce que QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

    2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ?

    3. Comment prendre QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ?

    4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

    5. Comment conserver QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ?

    6. Contenu de l’emballage et autres informations.

    1. QU’EST-CE QUE QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

    Classe pharmacothérapeutique : Hypolipidémiants, Association d’hypolipidémiants - code ATC : C10BA06

    QUILOGA contient deux substances actives différentes dans un seul comprimé. Une des substances actives est la rosuvastatine, qui appartient à une classe de médicaments appelés statines, et l’autre substance active est l’ézétimibe.

    QUILOGA est un médicament utilisé pour diminuer les taux de cholestérol total, de « mauvais » cholestérol (LDL cholestérol) et des matières grasses appelées triglycérides présentes dans le sang. De plus, QUILOGA augmente les taux de « bon » cholestérol (HDL cholestérol).

    QUILOGA agit de deux façons pour réduire votre cholestérol. Il réduit le cholestérol absorbé dans votre système digestif ainsi que le cholestérol que votre corps fabrique lui-même.

    Le cholestérol est l’une des matières grasses présentes dans la circulation sanguine. Votre cholestérol total est principalement composé de LDL cholestérol et de HDL cholestérol.

    Le LDL cholestérol est souvent appelé « mauvais » cholestérol parce qu’il peut s’accumuler sur les parois de vos artères et former des plaques. Cette accumulation de plaques peut finir par entraîner un rétrécissement des artères. Ce rétrécissement peut ralentir ou bloquer le flux sanguin en direction d’organes vitaux tels que le cœur et le cerveau. Ce blocage du flux sanguin peut provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.

    Le HDL cholestérol est souvent appelé « bon » cholestérol parce qu’il contribue à empêcher l’accumulation du mauvais cholestérol dans les artères et qu’il protège contre les maladies cardiaques.

    Les triglycérides sont une autre forme de graisses présentes dans votre sang et qui peuvent augmenter votre risque de crise cardiaque.

    Ce médicament est utilisé chez les patients qui ne peuvent pas contrôler leurs taux de cholestérol grâce à un régime alimentaire seul. Vous devez toujours continuer à suivre votre régime alimentaire abaissant le cholestérol pendant le traitement par ce médicament.

    QUILOGA est utilisé en plus de votre régime alimentaire abaissant le cholestérol, si vous présentez :

    • un taux de cholestérol élevé dans le sang (hypercholestérolémie primaire [familiale hétérozygote et non familiale])
    • pour lequel vous avez utilisé une statine et de l’ézétimibe sous forme de comprimés séparés
    • une maladie héréditaire (hypercholestérolémie familiale homozygote) qui augmente le taux de cholestérol dans le sang. Vous pourriez également recevoir d’autres traitements.

    QUILOGA est utilisé comme traitement de substitution chez les patients adultes atteints d'une maladie cardiaque et ayant des antécédents de syndrome coronarien aigu.

    QUILOGA ne vous aide pas à perdre du poids.

    Chez la plupart des gens, un taux élevé de cholestérol n’a pas d’effet sur l’état général car il ne se manifeste par aucun symptôme. Toutefois, s’il n’est pas traité, des dépôts graisseux peuvent s’accumuler sur les parois des vaisseaux sanguins, ce qui entraîne leur rétrécissement.

    Il arrive parfois que ces vaisseaux sanguins rétrécis se bouchent, ce qui peut interrompre l’apport de sang au cœur ou au cerveau, conduisant à une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Si vous corrigez vos taux de cholestérol, vous pouvez réduire votre risque de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou de problèmes de santé apparentés.

    Vous devez continuer à prendre QUILOGA même si le traitement a ramené vos taux de cholestérol à des valeurs adéquates car il empêche vos taux de cholestérol d’augmenter à nouveau et d’entraîner l’accumulation de dépôts graisseux.

    Toutefois, vous devez arrêter de le prendre si votre médecin vous demande de le faire ou si vous devenez enceinte.

    2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ?

    Ne prenez jamais QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    • si vous êtes allergique à l'ézétimibe, à la rosuvastatine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;
    • si vous avez actuellement des problèmes au foie ;
    • si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. Si vous devenez enceinte pendant le traitement par QUILOGA, arrêtez immédiatement de le prendre et parlez-en à votre médecin. Les femmes doivent éviter une grossesse pendant le traitement par QUILOGA en utilisant une contraception efficace ;
    • si vous avez des problèmes sévères aux reins ;
    • si vous avez des douleurs musculaires répétées ou inexpliquées (myopathie) ;
    • si vous prenez une association des médicaments sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (utilisés contre l’infection virale du foie appelée hépatite C) ;
    • si vous prenez un médicament appelé ciclosporine (utilisé, par exemple, après une greffe d’organe).

    Si l’une de ces conditions s’applique à votre cas (ou en cas de doute), adressez-vous de nouveau à votre médecin.

    Avertissements et précautions

    Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre QUILOGA.

    • si vous avez des problèmes aux reins ;
    • si vous buvez de grandes quantités d’alcool ou avez déjà eu une maladie du foie. QUILOGA pourrait ne pas vous convenir ;
    • si vous avez présenté des douleurs musculaires répétées ou inexpliquées, si vous avez des antécédents personnels ou familiaux de problèmes musculaires ou si vous avez des antécédents de problèmes musculaires lors de la prise d’autres médicaments abaissant le cholestérol. Informez immédiatement votre médecin si vous ressentez des douleurs musculaires inexpliquées, notamment si vous ne vous sentez pas bien ou si vous avez de la fièvre. Informez également votre médecin ou votre pharmacien si vous présentez une faiblesse musculaire constante ;
    • si votre glande thyroïde ne fonctionne pas correctement ;
    • si vous présentez une insuffisance respiratoire sévère ;
    • si vous prenez des médicaments utilisés pour combattre l’infection par le VIH, par exemple du ritonavir avec du lopinavir et/ou de l’atazanavir (voir « Autres médicaments et QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ») ;
    • si vous êtes âgé(e) de plus de 70 ans (car votre médecin doit choisir la dose initiale QUILOGA qui vous convient) ;
    • si vous prenez d’autres médicaments appelés fibrates pour diminuer votre taux de cholestérol (voir « Autres médicaments et QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ») ;
    • si vous devez être opéré(e). Vous devrez peut-être arrêter de prendre QUILOGA pendant une courte période ;
    • si vous êtes d’origine asiatique, c’est-à-dire japonais, chinois, philippin, vietnamien, coréen ou indien. Votre médecin doit choisir la dose initiale de QUILOGA qui vous convient ;
    • si vous prenez ou avez pris au cours des 7 derniers jours un médicament appelé acide fusidique (médicament contre les infections bactériennes) par voie orale ou par injection. L’association d’acide fusidique et de QUILOGA peut entraîner de graves problèmes musculaires (rhabdomyolyse) ;
    • si vous avez déjà développé une éruption cutanée sévère ou un décollement de la peau sévère, des cloques et/ou des ulcérations de la bouche après un traitement par QUILOGA ou d’autres médicaments apparentés ;
    • si vous avez ou avez eu une myasthénie (maladie s’accompagnant d’une faiblesse musculaire générale, pouvant parfois toucher les muscles utilisés pour respirer) ou une myasthénie oculaire (maladie provoquant une faiblesse des muscles des yeux), car les statines peuvent parfois aggraver ces affections ou entraîner leur apparition (voir rubrique 4).

    Prenez des précautions particulières lors du traitement par QUILOGA :

    Des réactions cutanées graves, dont un syndrome de Stevens-Johnson et une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), ont été rapportées en association avec le traitement par QUILOGA. Arrêtez de prendre QUILOGA et consultez immédiatement un médecin si vous remarquez l’un des symptômes décrits à la rubrique 4.

    Pendant votre traitement par ce médicament, votre médecin vous surveillera attentivement si vous êtes diabétique ou à risque de développer un diabète. Vous êtes à risque de développer un diabète si vos taux de sucres et de graisses dans le sang sont élevés, si vous êtes en surpoids ou si votre tension artérielle est élevée.

    Chez un petit nombre de personnes, les statines peuvent avoir un effet sur le foie. Ceci est identifié à l’aide d’un simple test à la recherche d’une augmentation des taux d’enzymes hépatiques dans le sang. C’est pourquoi votre médecin vous prescrira régulièrement ce test sanguin (test de la fonction hépatique) au cours du traitement par QUILOGA. Il est important que vous consultiez votre médecin concernant les examens de laboratoire prescrits.

    Enfants et adolescents

    L’utilisation de QUILOGA n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans.

    Autres médicaments et QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament. En particulier, informez votre médecin si vous prenez un ou des médicaments contenant l’un des principes actifs suivants :

    • la ciclosporine (souvent utilisée chez les patients ayant reçu une greffe d’organe). Ne prenez jamais QUILOGA lorsque vous prenez de la ciclosporine ;
    • le darolutamide (utilisé pour traiter le cancer) ;
    • des médicaments contenant un principe actif visant à prévenir la formation de caillots de sang, tels que la warfarine ou le clopidogrel, la phenprocoumone, l’acénocoumarol, la fluindione ou le ticagrélor (anticoagulants) ;
    • la cholestyramine (également utilisée pour diminuer le cholestérol), car elle affecte la façon dont QUILOGA agit ;
    • des fibrates tels que le gemfibrozil, le fénofibrate (également utilisés pour diminuer le cholestérol) ou tout autre médicament utilisé pour diminuer le cholestérol (tel que l’ézétimibe) ;
    • des remèdes contre l’indigestion contenant de l’aluminium et du magnésium (utilisés pour neutraliser l’acidité dans votre estomac) ;
    • l’érythromycine (un antibiotique) ;
    • un contraceptif oral (la pilule) ;
    • un traitement hormonal substitutif ;
    • le régorafénib (utilisé pour traiter le cancer) ;
    • l’un des médicaments suivants utilisés pour traiter les infections virales, dont le VIH ou l’hépatite C, seul ou en association (voir « Avertissements et précautions ») : ritonavir, lopinavir, atazanavir, sofosbuvir, voxilaprévir, ombitasvir, paritaprévir, dasabuvir, velpatasvir, grazoprévir, elbasvir, glécaprévir, pibrentasvir ;
    • l’acide fusidique – si vous devez prendre de l’acide fusidique par voie orale pour traiter une infection bactérienne, vous devrez cesser temporairement d’utiliser ce médicament. Votre médecin vous indiquera quand vous pourrez reprendre QUILOGA en toute sécurité. La prise de QUILOGA avec de l’acide fusidique peut, dans de rares cas, entraîner une faiblesse, une sensibilité ou une douleur musculaire (rhabdomyolyse). Voir rubrique 4 pour plus d’informations concernant la rhabdomyolyse.

    Vous devez également informer tout médecin qui vous prescrit un nouveau médicament que vous prenez QUILOGA.

    QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boissons

    Sans objet.

    Grossesse et allaitement

    Ne prenez jamais QUILOGA si vous êtes enceinte, essayez d’être enceinte ou pensez l’être. Si vous devenez enceinte alors que vous prenez QUILOGA, arrêtez immédiatement de le prendre et parlez-en à votre médecin. Les femmes doivent utiliser une contraception pendant le traitement par QUILOGA.

    Ne prenez jamais QUILOGA si vous allaitez, car on ne sait pas si ce médicament est excrété dans le lait maternel.

    Conduite de véhicules et utilisation de machines

    QUILOGA ne devrait pas interférer avec votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Toutefois, vous devez savoir que certaines personnes peuvent avoir des sensations vertigineuses après avoir pris QUILOGA. Si vous avez des sensations vertigineuses, informez votre médecin avant de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine.

    QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé contient du lactose monohydraté (un type de sucre) et du sodium

    Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

    Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

    3. COMMENT PRENDRE QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ?

    Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

    • Avant de commencer le traitement par QUILOGA, vous devez suivre un régime alimentaire pour diminuer votre cholestérol.
    • Vous devez poursuivre ce régime alimentaire abaissant le cholestérol pendant la prise de QUILOGA.

    Votre médecin déterminera le dosage du comprimé qui vous convient, en fonction de votre traitement actuel et de votre niveau de risque personnel.

    La dose recommandée est d’un comprimé de QUILOGA une fois par jour.

    QUILOGA ne convient pas pour débuter un traitement. L’instauration du traitement ou l’ajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit s’effectuer qu’en administrant les substances actives séparément et le passage à QUILOGA au dosage approprié n’est possible qu’après détermination des doses adéquates.

    Essayez de prendre votre comprimé à la même heure chaque jour pour vous aider à vous en souvenir. Vous pouvez le prendre avec ou sans nourriture. Avalez chaque comprimé entier avec un verre d’eau.

    Si votre médecin vous a prescrit QUILOGA avec un autre médicament abaissant le cholestérol contenant le principe actif cholestyramine ou tout autre médicament contenant un chélateur des acides biliaires, vous devez prendre QUILOGA au moins 2 heures avant ou 4 heures après le chélateur des acides biliaires.

    Contrôles réguliers du cholestérol

    Il est important que vous retourniez voir votre médecin pour des contrôles réguliers du cholestérol afin de s’assurer que votre cholestérol a atteint un taux correct et qu’il reste à ce niveau. Votre médecin pourra décider d’augmenter votre dose afin que vous preniez la quantité de médicament qui vous convient.

    Si vous avez pris plus de QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû

    Contactez votre médecin ou le service des urgences de l’hôpital le plus proche car vous pourriez avoir besoin d’une aide médicale.

    Si vous oubliez de prendre QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    Ne vous inquiétez pas, ne prenez pas la dose manquée et prenez la dose suivante au moment prévu. Ne prenez pas de dose double pour compenser le comprimé que vous avez oublié de prendre.

    Si vous arrêtez de prendre QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    Parlez-en à votre médecin ou pharmacien, car votre taux de cholestérol pourrait augmenter de nouveau.

    Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

    4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

    Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

    Arrêtez de prendre QUILOGA et consultez immédiatement un médecin si vous présentez l’un des effets indésirables suivants :

    • Difficulté à respirer avec ou sans gonflement du visage, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge ; gonflement du visage, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge qui peut causer des difficultés pour avaler ; démangeaison sévère de la peau (avec des cloques). Ces effets pourraient être des signes de réaction allergique sévère.
    • Toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquée. En effet, dans de rares cas, les problèmes musculaires, y compris une dégradation des muscles entraînant des lésions rénales, peuvent être graves et évoluer en une affection pouvant mettre en jeu le pronostic vital.
    • Syndrome de type lupus (incluant éruption cutanée, troubles articulaires et effets sur les cellules sanguines).
    • Déchirure musculaire.
    • Tâches rougeâtres, sans relief, en forme de cible ou circulaires sur le buste, souvent accompagnées de cloques en leur centre, d’un décollement de la peau, d’ulcérations de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux. Ces éruptions cutanées graves peuvent être précédées de fièvre et de symptômes pseudo-grippaux (syndrome de Stevens-Johnson, une réaction allergique qui met en jeu le pronostic vital).
    • Eruption cutanée étendue, température corporelle élevée et gonflement des ganglions lymphatiques (syndrome DRESS ou syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse).

    Fréquent (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10) :

    Diarrhée ; flatulences ; sensation de fatigue ; élévations des résultats de certaines analyses sanguines de la fonction hépatique (transaminases) ; maux de tête ; douleur à l’estomac ; constipation ; nausées ; douleur musculaire ; sensation de faiblesse ; sensations vertigineuses ; diabète — la survenue de cet effet indésirable est plus probable si vos taux de sucres ou de graisses dans le sang sont élevés, si vous êtes en surpoids et si votre tension artérielle est élevée. Votre médecin vous surveillera pendant votre traitement par ce médicament.

    Peu fréquent (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100) :

    Elévations des résultats de certaines analyses sanguines de la fonction musculaire (CK) ; toux ; indigestion ; brûlures d’estomac ; douleurs articulaires ; spasmes musculaires ; douleur au niveau du cou ; appétit diminué ; douleur ; douleur dans la poitrine ; bouffées de chaleur ; tension artérielle élevée ; sensation de picotements ; bouche sèche ; inflammation de l’estomac ; démangeaisons ; éruption cutanée ; urticaire ou autres réactions cutanées ; douleur au niveau du dos ; faiblesse musculaire ; douleur dans les bras et les jambes ; gonflement, notamment au niveau des mains et des pieds ; augmentation de la quantité de protéines dans l’urine – cette quantité revient généralement à la normale spontanément, sans devoir arrêter de prendre QUILOGA (uniquement rosuvastatine 10 mg et 20 mg).

    Rare (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000) :

    Réduction des nombres de cellules sanguines, pouvant entraîner des bleus/saignements (thrombopénie) ; douleur sévère au niveau de l’estomac (inflammation du pancréas).

    Très rare (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 000) :

    Jaunisse (jaunissement de la peau et des yeux) ; hépatite (inflammation du foie) ; traces de sang dans l’urine ; atteinte des nerfs des jambes et des bras (telle qu’un engourdissement) ; perte de mémoire ; gynécomastie (augmentation du volume mammaire chez l’homme).

    Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

    Essoufflement ; gonflement ; troubles du sommeil dont insomnie et cauchemars ; difficultés sexuelles ; dépression ; problèmes respiratoires, dont toux persistante et/ou essoufflement ou fièvre ; lésion d’un tendon ; faiblesse musculaire constante ; éruption cutanée rouge en relief, parfois accompagnée de lésions en forme de cible (érythème polymorphe) ; sensibilité musculaire ; calculs biliaires ou inflammation de la vésicule biliaire (pouvant entraîner une douleur abdominale, des nausées, des vomissements) ; myasthénie (maladie provoquant une faiblesse musculaire générale, pouvant parfois toucher les muscles utilisés pour respirer) ; myasthénie oculaire (maladie provoquant une faiblesse des muscles des yeux).

    Adressez-vous à votre médecin si vous présentez une faiblesse dans les bras ou les jambes qui s’aggrave après des périodes d’activité, une vision double ou les paupières tombantes, des difficultés à avaler ou un essoufflement.

    Déclaration des effets secondaires

    Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/

    En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

    5. COMMENT CONSERVER QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé ?

    Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

    N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte et la plaquette après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

    A conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de l’humidité et de la lumière. Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

    Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

    6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

    Ce que contient QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé

    • Les substances actives sont :

    Rosuvastatine calcique................................................................................................ 10,40 mg

    Correspondant à rosuvastatine.......................................................................................... 10 mg

    Ezétimibe......................................................................................................................... 10 mg

    Pour un comprimé pelliculé.

    • Les autres composants sont : cellulose microcristalline (E460), silice colloïdale anhydre (E551), stéarate de magnésium (E572), povidone (E1201), croscarmellose sodique (E468), laurilsulfate de sodium (E514), lactose monohydraté, hypromellose,

    Opadry beige : hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), macrogol 4000 (E1521), oxyde de fer jaune (E172), talc (E553b).

    Qu’est-ce que QUILOGA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur

    Comprimé pelliculé beige, rond, biconvexe, d’environ 10 mm de diamètre et comportant la mention « EL4 » gravée en relief sur une face.

    Présentations : 10, 15, 30, 60, 90 et 100 comprimés pelliculés.

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

    ZENTIVA FRANCE

    35 RUE DU VAL DE MARNE

    75013 PARIS

    Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

    ZENTIVA FRANCE

    35 RUE DU VAL DE MARNE

    75013 PARIS

    Fabricant

    Elpen Pharmaceutical Co. Inc.

    95 Marathonos Avenue

    Pikermi

    Attiki 190 09

    grece

    ou

    Elpen Pharmaceutical Co. Inc.

    Keratea Industrial Park

    Zapani, Block 1048

    Keratea

    Attiki 190 01

    grece

    Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

    Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

    [À compléter ultérieurement par le titulaire]

    La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    {mois AAAA}.

    Autres

    Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

    Service médical rendu

    • Code HAS : CT-21463
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : Important
    • Description : Le service médical rendu par QUILOGA (rosuvastatine/ézétimibe), boîte de 90 comprimés pelliculés, est important uniquement dans l’indication de l’AMM évaluée.
    • Lien externe
    • Code HAS : CT-21205
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : Important
    • Description : La Commission considère que le service médical rendu par QUILOGA (rosuvastatine/ézétimibe) est important dans l’indication de l’AMM.
    • Lien externe

    Amélioration service médical rendu

    • Code HAS : CT-21463
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : V
    • Description : Ces spécialités sont un complément de gamme qui n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux présentations déjà inscrites.
    • Lien externe
    • Code HAS : CT-21205
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : V
    • Description : QUILOGA (rosuvastatine/ézétimibe) n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à l’association libre de rosuvastatine et d’ézétimibe administrés de façon concomitante à la même posologie.
    • Lien externe