IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

  • Commercialisé Supervisé Sans ordonnance
  • Intraveineuse
  • Code CIS : 61196243
  • Description : Classe pharmacothérapeutique anti-inflammatoires et antirhumatismaux non stéroïdiens. Dérivés de l’acide propionique. Ibuprofène - code ATC : M01AE01 ; Ce médicament est utilisé chez les adolescents et les enfants pesant à partir de 20 kg de poids corporel et âgé de 6 ans ou plus pour le traitement symptomatique à court terme de la douleur modérée aiguë et pour le traitement symptomatique à court terme de la fièvre si l’administration par voie intraveineuse est cliniquement justifiée, lorsque les autres voies d’administration ne sont pas possibles.
  • Informations pratiques

    • Prescription : Disponible sans ordonnance
    • Format : solution pour perfusion
    • Date de commercialisation : 27/01/2020
    • Statut de commercialisation : Autorisation active
    • Code européen : Pas de code européen
    • Pas de générique
    • Laboratoires : B BRAUN MELSUNGEN

    Les compositions de IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    Format Substance Substance code Dosage SA/FT
    Solution IBUPROFÈNE 02092 200 mg SA

    * « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique

    Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :

    10 poche(s) polyéthylène basse densité (PEBD) de 50 ml

    • Code CIP7 : 3020013
    • Code CIP3 : 3400930200131
    • Prix :
    • Date de commercialisation : 16/09/2024
    • Honoraire de dispensation : Non applicable
    • Taux de remboursement : taux de remboursement non disponible

    Caractéristiques :

    ANSM - Mis à jour le : 26/03/2025

    1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

    IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

    Ibuprofène........................................................................................................................... 200 mg

    Pour une poche de 50 mL

    Chaque mL de solution contient 4 mg d’ibuprofène.

    Chaque poche de 50 mL contient 200 mg d’ibuprofène.

    Excipient à effet notoire :

    • Chaque mL de solution contient 9,10 mg de chlorure de sodium (3,58 mg de sodium).
    • Chaque poche de 50 mL contient 455 mg de chlorure de sodium (179 mg de sodium).

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    3. FORME PHARMACEUTIQUE

    Solution pour perfusion.

    Solution pour perfusion limpide, incolore à jaune pâle, exempte de particules visibles.

    pH : 6,8-7,8

    Osmolarité : 310-360 mOsm/L

    4. DONNEES CLINIQUES

    4.1. Indications thérapeutiques

    IBUPROFENE B. BRAUN est indiqué chez les adolescents et les enfants à partir de 20 kg de poids corporel et âgé de 6 ans et plus pour le traitement symptomatique à court terme de la douleur modérée aiguë et pour le traitement symptomatique à court terme de la fièvre si l’administration par voie intraveineuse est cliniquement justifiée, lorsque les autres voies d’administration ne sont pas possibles.

    4.2. Posologie et mode d'administration

    Posologie

    Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes (voir rubrique 4.4).

    Son utilisation doit se limiter aux situations dans lesquelles l’administration par voie orale est inappropriée. Les patients doivent dès que possible passer à un traitement par voie orale.

    Ce médicament doit être utilisé pendant la durée la plus courte possible. Le traitement ne doit pas excéder 3 jours.

    Une bonne hydratation du patient doit être maintenue afin de minimiser le risque d’effets indésirables au niveau rénal.

    La dose recommandée d’ibuprofène chez les enfants et les adolescents, est déterminée en fonction du poids corporel ou de l’âge. En règle générale, la dose recommandée est de 20 à 30 mg/kg de poids corporel administrées en trois à quatre doses uniques (5- 10 mg/kg) :

    • Enfants pesant entre 20 kg et 29 kg (6-9 ans) : 200 mg d’ibuprofène jusqu’à 3 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 600 mg.
    • Enfants pesant entre 30 kg et 39 kg (10 -11 ans) : 200 mg d’ibuprofène jusqu’à 4 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 800 mg.
    • Adolescents pesant 40 kg ou plus (12-17 ans) : 200 mg à 400 mg d’ibuprofène jusqu’à 3 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 1200 mg.

    Non recommandé chez l’enfant pesant moins de 20 kg ou âgé de moins de 6 ans.

    L’intervalle entre les doses doit être déterminé en fonction de la symptomatologie et de la dose quotidienne maximale. Les doses doivent être espacées d’au moins 6 heures. La dose quotidienne maximale recommandée ne doit pas être dépassée.

    Insuffisance rénale

    Il convient d’être prudent avec l’utilisation des AINS chez des patients insuffisants rénaux. Chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée, la dose initiale doit être réduite. Elle doit ensuite rester la plus faible possible pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes, et la fonction rénale doit être surveillée. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3).

    Insuffisance hépatique

    Bien qu’aucune différence n’ait été observée en termes de profil pharmacocinétique, il convient d’être prudent avec l’utilisation des AINS dans cette population. Les patients atteints d’insuffisance hépatique légère ou modérée doivent débuter le traitement à des doses réduites. La dose doit ensuite rester la plus faible possible pendant la durée la plus courte possible, et les patients doivent être étroitement surveillés. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

    Mode d’administration

    Voie intraveineuse.

    Ce médicament doit être uniquement administré par un professionnel de santé qualifié dans un environnement où le matériel approprié est disponible (pendant le traitement).

    La solution doit être administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes.

    4.3. Contre-indications

    • Hypersensibilité à la substance active, à d’autres AINS ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
    • Antécédents de bronchospasme, d’asthme, de rhinite, d’angio-œdème ou d’urticaire associés à la prise d’acide acétylsalicylique (aspirine) ou d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
    • Affections impliquant une hémorragie active ou une tendance accrue à présenter des hémorragies, notamment thrombopénie ;
    • Présence ou antécédents d’ulcère gastroduodénal ou d’hémorragie récurrents (au moins deux épisodes distincts d’ulcération ou d’hémorragie objectivés) ;
    • Antécédents d’hémorragie ou de perforation gastro-intestinale associés à un traitement antérieur par AINS ;
    • Hémorragie cérébrovasculaire ou autre hémorragie active ;
    • Insuffisance rénale ou hépatique sévère ;
    • Insuffisance cardiaque sévère (de classe NYHA IV) ;
    • Déshydratation sévère (secondaire à des vomissements, une diarrhée ou une prise insuffisante de liquide) ;
    • Dernier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6).

    4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

    Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes (voir rubrique 4.8).

    L’association d’ibuprofène avec d’autres AINS, y compris des inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2 (coxib), doit être évitée.

    Risques gastro-intestinaux :

    Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales ont été rapportées avec tous les AINS, avec ou sans signes d’alertes ou antécédents d’événements gastro-intestinaux graves.

    Le risque d’hémorragie, d’ulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose d’AINS utilisée chez les patients présentant des antécédents d’ulcère, en particulier en cas de complications telles qu’une hémorragie ou une perforation (voir rubrique 4.3). Ces patients doivent débuter le traitement avec la dose la plus faible possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par ex. misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être envisagé chez ces patients, et également chez les patients nécessitant la prise d’une faible dose d’acide acétylsalicylique (aspirine) ou d’autres médicaments susceptibles d’augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).

    Les patients présentant des antécédents de toxicité gastro-intestinale doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout des saignements gastro-intestinaux), en particulier au début du traitement.

    Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles d’augmenter le risque d’ulcération ou d’hémorragie, comme les corticoïdes oraux, les anticoagulants tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique (aspirine) (voir rubrique 4.5).

    En cas de survenue d’une hémorragie ou ulcération gastro-intestinales chez des patients traités par ibuprofène, le traitement doit être arrêté (voir rubrique 4.3).

    Les AINS doivent être administrés avec prudence chez les patients présentant des antécédents de maladie gastro-intestinale (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn) en raison du risque d’aggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).

    Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires :

    Les études cliniques suggèrent que l’utilisation d’ibuprofène, en particulier à une dose élevée (2 400 mg/jour) peut être associée à un risque légèrement accru d’événements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). De façon générale, les études épidémiologiques ne suggèrent pas que les faibles doses d’ibuprofène (par ex. ≤ 1 200 mg/jour) sont associées à un risque accru d’événements thrombotiques artériels.

    Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive (NYHA II-III), une cardiopathie ischémique établie, une artériopathie périphérique et/ou une maladie cérébrovasculaire ne doivent être traités par ibuprofène qu’après un examen approfondi et les doses élevées doivent être évitées.

    Des cas de syndrome de Kounis ont été rapportés chez des patients traités par IBUPROFENE B. BRAUN. 200 mg, solution pour perfusion. Le syndrome de Kounis a été définit comme des symptômes cardiovasculaires secondaires à une réaction allergique ou hypersensible, associée à une constriction des artères coronaires et pouvant conduire à un infarctus du myocarde. Un examen approfondi est également requis avant l’instauration d’un traitement à long terme chez les patients présentant des facteurs de risque d’événements cardiovasculaires (par ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète).

    Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) :

    Des réactions indésirables cutanées graves (SCAR), tels que la dermatite exfoliative, l’érythème polymorphe, le syndrome de Stevens-Johnson (SJS), la nécrolyse épidermique toxique (TEN), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS ou syndrome d’hypersensibilité) et la pustulose exanthématique aigue généralisée (AGEP), qui peuvent engager le pronostic vital ou être fatales, ont été rapportées en association avec l’utilisation d’ibuprofène (voir rubrique 4.8). La plupart de ces réactions sont survenues au cours du premier mois de traitement.

    En cas d’apparition de signes et symptômes évocateurs de ces réactions, la prise d’ibuprofène doit être immédiatement interrompue et un autre traitement doit être envisagé (le cas échéant).

    Insuffisance rénale ou hépatique, ou déshydratation :

    L’ibuprofène doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant des antécédents de maladie rénale ou hépatique, particulièrement en cas de traitement simultané par des diurétiques, l’inhibition des prostaglandines pouvant entraîner une rétention hydrique et une altération de la fonction rénale. Chez ces patients, l’ibuprofène doit être administré à la plus faible dose possible et la fonction rénale doit être régulièrement contrôlée.

    Il existe un risque d’atteinte rénale chez les enfants et les adolescents déshydratés. En cas de déshydratation, une prise de liquide suffisante doit être assurée. Il convient d’être particulièrement prudent chez les patients déshydratés, par exemple en raison d’une diarrhée, car la déshydratation pourrait déclencher la survenue d’une insuffisance rénale.

    L’utilisation régulière d’analgésiques, surtout en cas d’association de diverses substances analgésiques, peut entraîner une atteinte rénale s’accompagnant d’un risque d’insuffisance rénale (néphropathie des analgésiques). Ce risque est plus élevé chez les patients présentant une insuffisance rénale, une insuffisance cardiaque ou une altération de la fonction hépatique, ainsi que chez les patients sous diurétiques ou inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Suite à l’arrêt du traitement par AINS, le patient retrouve généralement son état de santé antérieur.

    Comme avec les autres AINS, l’ibuprofène peut entraîner des augmentations légères et transitoires de certains paramètres de la fonction hépatique, ainsi que des augmentations significatives des transaminases. En cas d’augmentation significative de ces paramètres, le traitement doit être arrêté (voir rubrique 4.3).

    Réactions anaphylactoïdes :

    Selon les pratiques conventionnelles de perfusion intraveineuse, une surveillance étroite du patient est recommandée, en particulier au début de la perfusion afin de détecter toute réaction anaphylactique causée par la substance active ou les excipients.

    Des réactions d’hypersensibilité aiguë sévère (par ex., choc anaphylactique) sont observées dans de très rares cas. Le traitement par Ibuprofène B. Braun doit être arrêté dès les premiers signes d’une réaction d’hypersensibilité suivant son administration, et un traitement symptomatique doit être instauré. En fonction des symptômes, les mesures médicales requises doivent être instaurées par des spécialistes.

    Affections respiratoires :

    Il convient d’être prudent en cas d’administration de ce médicament à des patients présentant ou ayant déjà présenté un asthme bronchique, une rhinite chronique ou des maladies allergiques, dans la mesure où les AINS se sont avérés responsables de bronchospasme, d’urticaire ou d’angio-œdème chez ces patients.

    Effets hématologiques :

    L’ibuprofène peut temporairement inhiber la fonction plaquettaire (agrégation des plaquettes sanguines), augmentant ainsi le temps de saignement et le risque d’hémorragie.

    L’ibuprofène doit uniquement être utilisé avec des précautions particulières chez les patients recevant de l’aspirine pour inhiber l’agrégation plaquettaire (voir rubriques 4.5 et 5.1).

    Les patients présentant des troubles de la coagulation ou subissant une intervention chirurgicale doivent donc être surveillés. Une surveillance médicale particulière est requise chez les patients en cas d’utilisation immédiatement après une intervention chirurgicale majeure.

    Pendant l’administration prolongée d’ibuprofène, un contrôle régulier des valeurs hépatiques, de la fonction rénale et de la numération de la formule sanguine est requis.

    L’ibuprofène ne doit être utilisé qu’après une évaluation stricte du rapport bénéfice/risque chez les patients présentant un trouble congénital du métabolisme de la porphyrine (par ex. porphyrie aiguë intermittente).

    En cas d’utilisation d’AINS et de consommation concomitante d’alcool, les effets indésirables liés à la substance active, en particulier ceux qui concernent le tube digestif ou le système nerveux central, peuvent augmenter.

    Une attention particulière doit être portée aux patients présentant certaines affections susceptibles de s’aggraver :

    • chez les patients présentant des réactions allergiques à d’autres substances, étant donné qu’ils présentent également un risque accru de survenue de réactions d’hypersensibilité lors de l’utilisation de ce médicament ;
    • chez les patients présentant un rhume des foins, des polypes nasaux ou des affections respiratoires obstructives chroniques, étant donné qu’ils présentent un risque accru de survenue de réactions allergiques. Ces réactions peuvent se présenter sous la forme de crises d’asthme (asthme associé aux analgésiques), d’œdème de Quincke ou d’urticaire.

    Méningite aseptique :

    Quelques cas de méningite aseptique ont été rapportés avec l’utilisation d’ibuprofène chez des patients atteints de lupus érythémateux disséminé (LED). Bien que sa survenue soit plus probable chez les patients atteints de LED et de connectivites associées, elle a également été rapportée chez quelques patients ne présentant pas de maladie chronique sous-jacente. Ceci doit donc être pris en compte lors de l’administration de ce traitement (voir rubrique 4.8).

    Effets ophtalmologiques :

    Une vision floue ou réduite, un scotome et des modifications de la vision des couleurs ont été rapportés avec l’ibuprofène par voie orale. Si le patient présente de tels symptômes, arrêter le traitement par ibuprofène et adresser le patient pour un examen ophtalmologique comprenant le champ visuel central et un test de vision des couleurs.

    Autres :

    L’utilisation prolongée d’antalgiques peut entraîner des maux de tête qui ne doivent pas être traités par une augmentation des doses du médicament.

    Exceptionnellement, une varicelle peut entraîner des complications infectieuses graves au niveau de la peau et des tissus mous. Il est à ce jour impossible d’exclure le rôle des AINS dans l’aggravation de ces infections. Il est par conséquent conseillé d’éviter l’utilisation d’Ibuprofène en cas de varicelle.

    Dissimulation des symptômes d’une infection sous-jacente

    Ibuprofène peut masquer les symptômes d’une infection, ce qui peut retarder la mise en place d’un traitement adéquat et ainsi aggraver l’évolution de l’infection. C’est ce qui a été observé dans le cas de la pneumonie communautaire d’origine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. Lorsque ibuprofène est administré pour soulager la fièvre ou la douleur liée à l’infection, il est conseillé de surveiller l’infection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou s’ils s’aggravent.

    Interférence avec les tests analytiques :

    • temps de saignement (peut être prolongé un jour après l’arrêt du traitement) ;
    • glycémie (peut diminuer) ;
    • clairance de la créatinine (peut diminuer) ;
    • hématocrite ou hémoglobine (peut diminuer) ;
    • taux sanguins d’azote uréique et taux sérique de créatinine et de potassium (peuvent augmenter);
    • tests de la fonction hépatique : augmentation des taux des transaminases.

    Mises en garde spéciales/précautions concernant les excipients :

    Ce médicament contient 179 mg de sodium par poche, ce qui équivaut à 9 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.

    4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

    Autres AINS, y compris inhibiteurs de la COX-2 et salicylates :

    En raison des effets synergiques, l’administration concomitante de deux AINS ou plus peut augmenter le risque d’ulcère et d’hémorragie au niveau gastro-intestinal. La co-administration d’ibuprofène avec d’autres AINS doit donc être évitée (voir rubrique 4.4).

    L’administration d’ibuprofène et d’acide acétylsalicylique est généralement déconseillée en raison du risque accru d’effets indésirables.

    Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène inhibe de façon compétitive l’effet de l’acide acétylsalicylique à faible dose sur l’agrégation plaquettaire en cas d’administration concomitante. Bien qu’il existe des incertitudes quant à l’extrapolation de ces données en pratique clinique, la possibilité qu’une utilisation d’ibuprofène régulière, à long terme, puisse réduire l’effet cardioprotecteur de l’acide acétylsalicylique à faible dose ne peut pas être exclue. Aucun effet cliniquement pertinent n’est considéré comme probable dans le cadre d’une utilisation occasionnelle d’ibuprofène (voir rubrique 5.1).

    Lithium :

    La co-administration d’ibuprofène avec des préparations à base de lithium peut augmenter le taux sérique de ces médicaments.

    Il est nécessaire de contrôler la lithémie.

    Glucosides cardiotoniques (digoxine) :

    Les AINS peuvent aggraver l’insuffisance cardiaque, réduire le débit de filtration glomérulaire et augmenter les taux plasmatiques de glucosides cardiotoniques. Il est recommandé de surveiller le taux sérique de digoxine.

    Phénytoïne :

    Les taux plasmatiques de phénytoïne peuvent augmenter lors du traitement par ibuprofène ; le risque de toxicité peut donc augmenter.

    Antihypertenseurs (diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion, bêtabloquants et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II) :

    Les diurétiques et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion peuvent augmenter la néphrotoxicité des AINS. Les AINS peuvent réduire l’effet des diurétiques et d’autres antihypertenseurs, y compris les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les bêtabloquants. Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale (par ex. patients déshydratés), l’utilisation concomitante d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion et d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II avec un inhibiteur de la cyclo-oxygénase peut entraîner une détérioration supplémentaire de la fonction rénale, jusqu’à l’insuffisance rénale aiguë. Ce phénomène est habituellement réversible. De telles associations ne doivent donc être utilisées qu’avec prudence. Les patients doivent être informés de la nécessité de boire suffisamment de liquide. La fonction rénale doit être mesurée après le début du traitement concomitant, puis périodiquement.

    L’administration concomitante d’ibuprofène et d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion peut entraîner une hyperkaliémie.

    Diurétiques épargneurs de potassium :

    L’utilisation concomitante peut entraîner une hyperkaliémie (il est recommandé de surveiller les taux sériques de potassium).

    Captopril :

    Les études expérimentales indiquent que l’ibuprofène contrecarre l’effet du captopril, à savoir l’augmentation de l’excrétion du sodium.

    Corticoïdes :

    Risque accru d’ulcération ou d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).

    Antiplaquettaires (par ex. clopidogrel et ticlopidine) et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) :

    Risque accru d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4). Les AINS ne doivent pas être associés à la ticlopidine en raison du risque d’effet additif sur l’inhibition de la fonction plaquettaire.

    Méthotrexate :

    Les AINS inhibent la sécrétion tubulaire du méthotrexate et certaines interactions métaboliques peuvent survenir et entraîner la diminution de la clairance du méthotrexate. L’administration d’ibuprofène dans les 24 heures précédant ou suivant l’administration de méthotrexate peut entraîner une élévation des concentrations de méthotrexate et une augmentation de son effet toxique. L’utilisation concomitante d’AINS et de fortes doses de méthotrexate doit donc être évitée. De même, le risque potentiel d’interactions dans le cadre d’un traitement à faible dose par méthotrexate doit être envisagé, en particulier chez les patients présentant une altération de la fonction rénale. En cas de traitement combiné, la fonction rénale doit être surveillée.

    Ciclosporine :

    Le risque d’atteinte rénale induite par la ciclosporine augmente en cas d’administration concomitante de certains AINS. On ne peut pas exclure cet effet pour l’association ciclosporine et ibuprofène.

    Anticoagulants :

    Les AINS peuvent augmenter l’effet des anticoagulants tels que la warfarine (voir rubrique 4.4). En cas de traitement simultané, la surveillance de la coagulation est recommandée.

    Sulfamides hypoglycémiants :

    Les AINS peuvent augmenter l’effet hypoglycémique des sulfamides hypoglycémiants. En cas de traitement simultané, la surveillance de la glycémie est recommandée.

    Tacrolimus :

    Risque accru de néphrotoxicité.

    Zidovudine :

    Certains éléments indiquent un risque accru d’hémarthroses et d’hématomes chez les hémophiles VIH-positifs recevant un traitement concomitant par zidovudine et ibuprofène. Il peut y avoir un risque accru d’hématotoxicité pendant l’utilisation de zidovudine et d’AINS. Une numération de la formule sanguine est recommandée 1 à 2 semaines après le début de l’utilisation concomitante.

    Probénécide et sulfinpyrazone :

    Les médicaments contenant du probénécide ou de la sulfinpyrazone peuvent retarder l’excrétion de l’ibuprofène.

    Quinolones :

    Les données chez l’animal indiquent que les AINS peuvent augmenter le risque de convulsions associé aux quinolones. Les patients sous AINS et quinolones peuvent présenter un risque accru de développer des convulsions.

    Inhibiteurs du CYP2C9 :

    L’administration concomitante d’ibuprofène et d’inhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter l’exposition à l’ibuprofène (substrat du CYP2C9). Une étude sur le voriconazole et le fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9) a montré une augmentation d’environ 80 à 100 % de l’exposition à l’ibuprofène S(+). Une diminution de la dose d’ibuprofène doit être envisagée en cas d’administration concomitante avec des inhibiteurs puissants du CYP2C9, en particulier en cas d’administration d’ibuprofène à haute dose avec du voriconazole ou du fluconazole.

    Mifépristone :

    Les AINS, utilisés dans les 8 à 12 jours suivant l’administration de mifépristone, peuvent réduire l’effet de la mifépristone.

    Alcool :

    L’utilisation d’ibuprofène chez les patients dont la consommation d’alcool est chronique (14 à 20 verres/semaine ou plus) doit être évitée en raison du risque accru d’effets indésirables gastro-intestinaux significatifs, notamment des saignements.

    Aminosides :

    Les AINS peuvent diminuer l’excrétion des aminosides et augmenter leur toxicité. Une surveillance rigoureuse des taux sériques d’aminosides est recommandée en cas d’administration concomitante d’ibuprofène.

    Produits à base de plantes :

    Le Ginkgo biloba peut potentialiser le risque de saignement associé aux AINS.

    4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

    Grossesse

    L’inhibition de la synthèse des prostaglandines pourrait affecter négativement la grossesse et/ou le développement embryonnaire/fœtal. Les données des études épidémiologiques suggèrent un risque accru de fausse-couche, ainsi que de malformation cardiaque et de laparoschisis après l’utilisation d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire était augmenté de moins de 1 % pour atteindre environ 1,5 %. On pense que le risque augmente avec la dose et la durée du traitement.

    Chez l’animal, il a été démontré que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines engendre une augmentation de la perte fœtale pré- et post-implantation et de la mortalité embryo-fœtale. En outre, une incidence accrue de diverses malformations, notamment cardiovasculaires, a été décrite chez des animaux traités pas un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la période d’organogenèse (voir rubrique 5.3).

    À partir de la 20ème semaine d’aménorrhée, l’utilisation d’ibuprofène peut provoquer un oligoamnios résultant d’une dysfonction rénale du fœtus. Cet effet peut survenir peu de temps après le début du traitement et est généralement réversible à l’arrêt de celui-ci. De plus, des cas de constriction du canal artériel ont été signalés après un traitement durant le deuxième trimestre de la grossesse, cet effet s’étant résorbé dans la plupart des cas après l’arrêt du traitement. Par conséquent, durant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, l’ibuprofène ne doit être administré qu’en cas d’absolue nécessité. Lors d’utilisation d’ibuprofène chez une femme qui tente de concevoir un enfant ou au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être la plus faible possible et la durée de traitement aussi courte que possible.

    Bien que le traitement par l’ibuprofène intraveineux ne soit indiqué que sur une durée maximale de 3 jours, une surveillance prénatale de l’oligoamnios et de la constriction du canal artériel doit être envisagée après une exposition à l’ibuprofène pendant plusieurs jours à partir de la 20ème semaine d’aménorrhée. Le traitement avec l’ibuprofène doit être interrompu en cas d’oligoamnios ou de constriction du canal artériel.

    Au cours du troisième trimestre de la grossesse, il s’agit d’une toxicité de classe de tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines qui peut exposer le fœtus à :

    • une toxicité cardio-pulmonaire (constriction/fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;
    • un dysfonctionnement rénal (voir ci-dessus) ;

    A la fin de la grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent être exposés à :

    • un risque d’allongement du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire susceptible de se manifester même aux doses très faibles ;
    • une inhibition des contractions utérines se traduisant par un retard ou une prolongation du travail.

    Par conséquent, l’ibuprofène est contre-indiqué au cours du 3e trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.3).

    Allaitement

    De faibles concentrations d’ibuprofène et de ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel. Aucun effet nocif n’ayant à ce jour été observé chez le nourrisson, le traitement à court terme avec des doses plus faibles ne nécessite généralement pas d’interrompre l’allaitement. Il est toutefois recommandé d’interrompre l’allaitement en cas d’utilisation de doses supérieures à 1 200 mg par jour ou en cas d’utilisation sur des périodes plus longues, en raison du potentiel d’inhibition de la synthèse des prostaglandines chez le nouveau-né.

    Fertilité

    Certaines données suggèrent que les médicaments inhibant la synthèse des cyclo-oxygénases/prostaglandines peuvent entraîner une altération de la fertilité féminine en raison d’un effet sur l’ovulation. Cet effet est réversible à l’arrêt du traitement.

    4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

    Une administration unique ou l’utilisation à court terme d’ibuprofène ne nécessite aucune précaution particulière. Cependant, la survenue de certains effets indésirables, tels que la fatigue et les vertiges, peut altérer la réactivité et ainsi réduire l’aptitude à conduire des véhicules et/ou à utiliser des machines. Cette remarque vaut plus particulièrement en cas d’association avec de l’alcool.

    4.8. Effets indésirables

    Les fréquences suivantes sont utilisées pour l’évaluation des effets indésirables :

    Très fréquent : ≥ 1/10

    Fréquent : ≥ 1/100, < 1/10

    Peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100

    Rare : ≥ 1/10 000, < 1/1 000

    Très rare : < 1/10 000

    Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles

    Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères gastroduodénaux et des perforations ou des hémorragies gastro-intestinales parfois fatales peuvent survenir. Des cas de nausées, de vomissements, de diarrhée, de flatulences, de constipation, de dyspepsie, de douleurs abdominales, de méléna, d’hématémèse, de stomatite ulcéreuse, d’aggravation d’une colite et d’une maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportés suite à l’administration. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées. Le risque de saignement gastro-intestinal est particulièrement dépendant de la dose et de la durée d’utilisation.

    Dans de très rares cas, des réactions d’hypersensibilité sévères ont été rapportées (y compris réactions au site de perfusion, choc anaphylactique), ainsi que des effets indésirables cutanés graves tels que des réactions bulleuses, notamment un syndrome de Stevens-Johnson et une nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), un érythème polymorphe et une alopécie.

    Une aggravation d’inflammations liées à une infection (par ex. développement d’une fasciite nécrosante) coïncidant avec l’utilisation d’AINS a été décrite. Il est possible que cet effet soit associé au mécanisme d’action des AINS.

    Une photosensibilité, une vascularite allergique et, dans des cas exceptionnels, des infections cutanées sévères et des complications des tissus mous peuvent survenir au cours d’une infection par le virus de la varicelle (voir rubrique 4.4).

    Des cas d’œdème, d’hypertension et d’insuffisance cardiaque ont été rapportés en association avec le traitement par AINS.

    Les études cliniques suggèrent que l’utilisation d’ibuprofène, en particulier à une dose élevée (2 400 mg/jour) peut être associée à un risque légèrement accru d’événements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).

    Infections et infestations
    Très rare

    Une aggravation d’inflammations liées à une infection (par ex. développement d’une fasciite nécrosante) coïncidant avec l’utilisation d’AINS a été décrite. Il est possible que cet effet soit associé au mécanisme d’action des AINS.

    Affections hématologiques et du système lymphatique

    Très rare

    Troubles hématopoïétiques (anémie, agranulocytose, leucopénie, thrombopénie et pancytopénie). Les premiers symptômes sont les suivants : fièvre, mal de gorge, plaies buccales superficielles, symptômes pseudo-grippaux, fatigue sévère, épistaxis et saignement cutané.

    Affections du système immunitaire
    Peu fréquent

    Réactions d’hypersensibilité avec éruptions cutanées et démangeaisons, ainsi que crises d’asthme (éventuellement accompagnées d’une chute de la tension artérielle)

    Très rare

    Lupus érythémateux disséminé, réactions d’hypersensibilité sévères, œdème du visage, gonflement de la langue, gonflement de l’intérieur du larynx avec constriction des voies respiratoires, difficulté à respirer, palpitations, hypotension et choc menaçant le pronostic vital.

    Affections psychiatriques
    Peu fréquent

    Anxiété, agitation.

    Rare

    Réactions psychotiques, nervosité, irritabilité, confusion ou désorientation et dépression.

    Affections du système nerveux
    Très fréquent

    Fatigue ou perte du sommeil, céphalées, étourdissements.

    Peu fréquent

    Insomnie, agitation, irritabilité ou fatigue

    Très rare

    Méningite aseptique (raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou confusion).

    Les patients présentant des affections auto-immunes (LED, connectivite mixte) semblent prédisposés.

    Affections oculaires
    Peu fréquent

    Troubles visuels.

    Rare

    Amblyopie toxique réversible.

    Affections de l’oreille et du labyrinthe

    Fréquent

    Vertiges.

    Peu fréquent

    Acouphène.

    Rare

    Troubles de l’audition.

    Affections cardiaques
    Très rare

    Palpitations, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde.

    Fréquence indéterminée

    Syndrome de Kounis

    Affections vasculaires
    Très rare

    Hypertension artérielle.

    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

    Très rare

    Asthme, bronchospasme, dyspnée et respiration sifflante.

    Affections gastro-intestinales

    Très fréquent

    Pyrosis, douleurs abdominales, nausées, vomissements, flatulences, diarrhée, constipation et légers saignements gastro-intestinaux pouvant causer une anémie dans des cas exceptionnels.

    Fréquent

    Ulcères gastro-intestinaux, s’accompagnant potentiellement d’un saignement et d’une perforation. Stomatite ulcéreuse, aggravation d’une colite et d’une maladie de Crohn.

    Peu fréquent

    Gastrite.

    Rare

    Sténose œsophagienne, aggravation d’une maladie diverticulaire, colite hémorragique non spécifique.

    Les saignements gastro-intestinaux peuvent entraîner une anémie et une hématémèse.

    Très rare

    Œsophagite, pancréatite, formation d’une sténose intestinale de type diaphragme.

    Affections hépatobiliaires
    Rare

    Ictère, dysfonctionnement hépatique, lésion hépatique, en particulier dans le cadre d’un traitement à long terme, hépatite aiguë.

    Fréquence indéterminée

    Insuffisance hépatique.

    Affections de la peau et du tissu sous-cutané

    Fréquent

    Éruption cutanée.

    Peu fréquent

    Urticaire, prurit, purpura (y compris purpura allergique), éruption cutanée.

    Très Rare

    Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) (y compris érythème polymorphe, dermatite exfoliative, syndrome de Steven-Johnson et nécrolyse épidermique toxique), alopécie.

    Réactions de photosensibilité et vascularite allergique. Dans des cas exceptionnels, infections cutanées sévères et complications des tissus mous au cours d’une infection par le virus de la varicelle (voir également « Infections et infestations »).

    Fréquence indéterminée

    Réaction d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS ou syndrome d’hypersensibilité), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)

    Affections musculo-squelettiques et systémiques

    Rare

    Raideur de la nuque.

    Affections du rein et des voies urinaires
    Peu fréquent

    Diminution de l’excrétion urinaire et formation d’œdèmes, en particulier chez les patients présentant une hypertension artérielle ou une insuffisance rénale, syndrome néphrotique, néphrite interstitielle éventuellement accompagnée d’une insuffisance rénale aiguë.

    Rare

    Lésions du tissu rénal (nécrose papillaire), en particulier dans le cadre d’un traitement à long terme, augmentation des taux d’acide urique dans le sang.

    Troubles généraux et anomalies au site d’administration

    Fréquent

    Douleur et sensation de brûlure au site d’administration.

    Fréquence indéterminée

    Réactions au site d’injection, notamment gonflement, hématome ou saignement.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

    4.9. Surdosage

    Symptômes

    Des troubles du système nerveux central comprenant céphalées, acouphènes, confusion, ataxie, nystagmus, ainsi que douleurs abdominales, nausées et vomissements peuvent survenir en cas de surdosage. Dans les cas d’intoxications plus graves, des somnolences, une perte de connaissance, des convulsions (principalement chez l’enfant), des étourdissements, une hématurie ou une hypothermie peuvent survenir. Une hémorragie gastro-intestinale, ainsi que des troubles du fonctionnement du foie et des reins, sont également possibles. Il peut également y avoir une hypotension, une dépression respiratoire et une cyanose.

    Le surdosage ou l’utilisation prolongée à des doses supérieures aux doses recommandées peuvent conduire à une acidose tubulaire rénale et une hypokaliémie.

    Lors d’une grave intoxication, une acidose métabolique peut se produire.

    Traitement

    Le traitement est symptomatique et il n’existe aucun antidote spécifique.

    Les possibilités thérapeutiques pour le traitement d’une intoxication dépendent du degré d’intoxication et des symptômes cliniques, conformément aux pratiques habituelles des soins intensifs.

    5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

    5.1. Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : anti-inflammatoires et antirhumatismaux non stéroïdiens. Dérivés de l’acide propionique. Ibuprofène code ATC : M01AE01.

    L’ibuprofène est un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien dont l’efficacité a été démontrée dans les modèles animaux conventionnels expérimentaux d’inflammation ; elle est probablement due à l’inhibition de la synthèse des prostaglandines. Chez l’homme, l’ibuprofène a un effet antipyrétique. Il réduit également la douleur associée à l’inflammation et l’œdème. De plus, l’ibuprofène inhibe de façon réversible l’agrégation plaquettaire induite par l’ADP (adénosine diphosphate) et le collagène.

    Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène inhibe de façon compétitive l’effet de l’acide acétylsalicylique à faible dose sur l’agrégation plaquettaire en cas d’administration concomitante. Quelques études pharmacodynamiques montrent qu’en cas de prise de doses uniques d’ibuprofène 400 mg dans les 8 heures précédant ou dans les 30 minutes suivant l’administration d’acide acétylsalicylique à libération immédiate (81 mg), une diminution de l’effet de l’acide acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou sur l’agrégation plaquettaire se produit.

    Bien qu’il existe des incertitudes quant à l’extrapolation de ces données en pratique clinique, la possibilité qu’une utilisation d’ibuprofène régulière, à long terme, puisse réduire l’effet cardioprotecteur de l’acide acétylsalicylique à faible dose ne peut pas être exclue. Aucun effet cliniquement pertinent n’est considéré comme probable dans le cadre d’une utilisation occasionnelle d’ibuprofène (voir rubrique 4.5).

    5.2. Propriétés pharmacocinétiques

    Absorption

    Ce médicament étant administré par voie intraveineuse, il n’y a pas de processus d’absorption et la biodisponibilité de l’ibuprofène est de 100 %.

    Chez l’homme, après une administration d’ibuprofène par voie intraveineuse, la concentration maximale (Cmax) de l’énantiomère S (actif) et de l’énantiomère R est atteinte en 40 minutes environ, avec une perfusion de 30 minutes.

    Distribution

    Le volume de distribution estimé est compris entre 0,11 et 0,21 L/kg.

    L’ibuprofène est fortement lié aux protéines plasmatiques, en particulier l’albumine.

    Biotransformation

    L’ibuprofène est métabolisé dans le foie en deux métabolites inactifs qui, avec l’ibuprofène non métabolisé, sont excrétés par le rein, soit sous forme inchangée soit sous forme de conjugués.

    Après une administration par voie orale, l’ibuprofène est partiellement absorbé dans l’estomac puis en totalité dans l’intestin grêle. Après la métabolisation hépatique (hydroxylation, carboxylation), les métabolites pharmacologiquement inactifs sont totalement éliminés, principalement par voie rénale (90 %), mais également avec la bile.

    Élimination

    L’excrétion par voie rénale est rapide et totale. La demi-vie d’élimination est de 2 heures environ.

    Linéarité/non-linéarité

    L’ibuprofène présente une linéarité au niveau de l’aire sous la courbe concentration plasmatique-temps après une administration unique d’ibuprofène (dose comprise entre 200 et 800 mg).

    Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique

    Il existe une corrélation entre les taux plasmatiques d’ibuprofène, ses propriétés pharmacodynamiques et son profil de sécurité global. Après une administration par voie intraveineuse et orale, la pharmacocinétique de l’ibuprofène est stéréosélective.

    Le mécanisme d’action et la pharmacologie de l’ibuprofène par voie intraveineuse sont similaires à ceux de l’ibuprofène par voie orale.

    Insuffisance rénale

    Chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère, une augmentation du taux d’ibuprofène (S) non lié, des valeurs d’ASC plus élevées pour l’ibuprofène (S) et une augmentation des ratios d’ASC pour les énantiomères (S/R) ont été rapportées par rapport aux témoins sains.

    Chez les patients atteints d’insuffisance rénale au stade terminal et dialysés, la fraction libre moyenne d’ibuprofène était d’environ 3 %, contre environ 1 % chez les volontaires sains. Une altération sévère de la fonction rénale peut entraîner une accumulation des métabolites de l’ibuprofène. Le degré de significativité de cet effet est inconnu. Les métabolites peuvent être éliminés par hémodialyse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

    Insuffisance hépatique

    Chez les patients cirrhotiques atteints d’une insuffisance hépatique modérée (score de Child Pugh compris entre 6 et 10) et traités par ibuprofène racémique, une demi-vie en moyenne deux fois plus longue a été observée et le ratio d’ASC pour les énantiomères (S/R) était significativement inférieur par rapport aux témoins sains, suggérant une altération de l’inversion métabolique de l’ibuprofène (R) en énantiomère (S) actif (voir rubriques 4.3 et 4.4).

    Population pédiatrique

    Le profil pharmacocinétique de l’ibuprofène dans la population pédiatrique ciblée semble similaire à celui observé chez l’adulte.

    5.3. Données de sécurité préclinique

    Dans les études chez l’animal, la toxicité subchronique et chronique de l’ibuprofène s’est principalement manifestée sous la forme de lésions et d’ulcérations au niveau du tube digestif. Les études in vitro et in vivo n’ont apporté aucune preuve cliniquement pertinente étayant le potentiel mutagène de l’ibuprofène. Les études réalisées chez le rat et la souris n’ont apporté aucune preuve d’effets carcinogènes de l’ibuprofène.

    L’ibuprofène a entraîné une inhibition de l’ovulation chez le lapin et une altération de l’implantation chez diverses espèces animales (lapin, rat, souris). Les études expérimentales réalisées chez le rat et le lapin ont montré que l’ibuprofène traverse la barrière placentaire. Après l’administration de doses toxiques pour la mère, une incidence accrue de malformations (communication interventriculaire) a été observée chez la progéniture chez le rat.

    Évaluation du risque environnemental

    La substance active ibuprofène présente un risque environnemental pour les milieux aquatiques, en particulier pour les poissons.

    6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

    6.1. Liste des excipients

    L-arginine, chlorure de sodium, acide chlorhydrique (pour l’ajustement du pH), hydroxyde de sodium (pour l’ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

    6.2. Incompatibilités

    En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

    6.3. Durée de conservation

    3 ans

    D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après ouverture.

    6.4. Précautions particulières de conservation

    Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

    Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.

    6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

    Le conditionnement primaire est une poche de 50 mL en PEBD muni d’un bouchon Twincap. Boîtes de 10 ou 20 poches de 50 mL.

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

    6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

    Le produit doit être administré sous la forme d’une dose unique seulement ; toute solution non utilisée doit être éliminée. Avant l’administration, la solution doit être examinée visuellement afin de vérifier qu’elle est limpide et incolore à jaune pâle. En cas de présence de particules, la solution ne doit pas être utilisée.

    Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

    7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    B. BRAUN MELSUNGEN AG

    CARL-BRAUN-STRASSE 1

    34212 MELSUNGEN

    ALLEMAGNE

    8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    • 34009 302 001 3 1 : Poche (PEBD) de 50 mL ; boîte de 10.
    • 34009 550 713 7 2 : Poche (PEBD) de 50 mL ; boîte de 20.

    9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    11. DOSIMETRIE

    Sans objet.

    12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

    Sans objet.

    CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

    Liste II

    Médicament réservé à l’usage hospitalier.

    Notice :

    ANSM - Mis à jour le : 26/03/2025

    Dénomination du médicament

    IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    Ibuprofène
    Encadré

    Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

    • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
    • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre infirmier/ère.
    • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

    Que contient cette notice ?

    1. Qu'est-ce que IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?

    2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ?

    3. Comment utiliser IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ?

    4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

    5. Comment conserver IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ?

    6. Contenu de l’emballage et autres informations.

    1. QU’EST-CE QUE IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

    Classe pharmacothérapeutique anti-inflammatoires et antirhumatismaux non stéroïdiens. Dérivés de l’acide propionique. Ibuprofène - code ATC : M01AE01 ;

    Ce médicament est utilisé chez les adolescents et les enfants pesant à partir de 20 kg de poids corporel et âgé de 6 ans ou plus pour le traitement symptomatique à court terme de la douleur modérée aiguë et pour le traitement symptomatique à court terme de la fièvre si l’administration par voie intraveineuse est cliniquement justifiée, lorsque les autres voies d’administration ne sont pas possibles.

    2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ?

    Vous ne devez jamais recevoir IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion :

    • si vous êtes allergique à l’ibuprofène ou l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;
    • si vous avez déjà eu des essoufflements, de l’asthme, des éruptions cutanées, un nez qui gratte et qui coule ou un gonflement du visage lors de la prise antérieure d’ibuprofène, d’acide acétylsalicylique (aspirine) ou d’un autre médicament contre la douleur similaire (AINS) ;
    • si vous avez une maladie qui augmente votre tendance à saigner ou qui augmente vos saignements ;
    • si vous avez actuellement ou avez eu par le passé au moins deux épisodes d’ulcères ou d’hémorragies de l’estomac ;
    • si vous avez des antécédents d’hémorragie ou de perforation de l’estomac ou des intestins lors de la prise d’AINS ;
    • si vous souffrez d’une hémorragie dans le cerveau (hémorragie cérébro-vasculaire) ou d’une autre hémorragie active ;
    • si vous souffrez de problèmes sévères au niveau des reins, du foie ou du cœur ;
    • si vous souffrez d’une déshydratation sévère (due à des vomissements, une diarrhée ou une prise insuffisante de liquide) ;
    • au cours du 3e trimestre de la grossesse
    Avertissements et précautions

    Adressez-vous à votre médecin ou votre infirmier/ère avant d’utiliser ce médicament.

    Les anti-inflammatoires/médicaments contre la douleur tels que l’ibuprofène peuvent être associés à une légère augmentation du risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, particulièrement en cas d’utilisation à des doses élevées. La dose ou la durée de traitement recommandée ne doit pas être dépassée.

    Réactions cutanées :

    Des réactions cutanées graves, y compris la dermatite exfoliative, l’érythème polymorphe, le syndrome de Stevens-Johnson, la nécrolyse épidermique toxique, la réaction d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS ou syndrome d’hypersensibilité), la pustulose exanthématique aigue généralisée (PEAG) ont été rapportées en association avec un traitement à base d’ibuprofène. Arrêtez d’utiliser IBUPROFÈNE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion et consulter immédiatement un médecin si vous notez l’un des symptômes liés à ces réactions cutanées graves décrites dans la rubrique 4. Des signes de réaction allergique à ce médicament, y compris des problèmes respiratoires, un gonflement du visage et du cou (œdème de Quincke), des douleurs thoraciques ont été rapportés avec l’ibuprofène. Arrêtez immédiatement d’utiliser IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion et contactez immédiatement votre médecin ou allez au service des urgences de l’hôpital le plus proche si vous remarquez l’un de ces signes.

    Discutez de votre traitement avec votre médecin avant de recevoir IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion :

    • si vous avez des problèmes cardiaques, notamment une insuffisance cardiaque, des douleurs thoraciques (angine de poitrine), ou si vous avez eu une crise cardiaque, un pontage chirurgical, une mauvaise circulation dans les jambes ou les pieds due à des artères rétrécies ou obstruées (artériopathie périphérique) ou toute sorte d’accident vasculaire cérébral (y compris les « mini-AVC » ou accidents ischémiques transitoires « AIT ») ;
    • si vous avez une tension artérielle élevée, du diabète, un taux de cholestérol élevé, des antécédents familiaux de maladie cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, ou si vous êtes fumeur ;
    • si vous venez de subir une intervention chirurgicale majeure ;
    • si vous avez eu ou développé un ulcère, une hémorragie ou une perforation de l’estomac ou du duodénum. Dans ces cas, votre médecin envisagera de vous prescrire un médicament destiné à protéger l’estomac ;
    • si vous souffrez d’asthme ou d’une autre affection respiratoire ;
    • si vous avez une infection, veuillez consulter le chapitre «Infections» ci-dessous ;
    • si vous avez une maladie rénale ou hépatique ou si vous utilisez de l’ibuprofène sur une longue période, votre médecin devra éventuellement pratiquer des bilans réguliers. Votre médecin vous indiquera la fréquence de ces bilans ;
    • si vous êtes déshydraté(e), par ex. en raison d’une diarrhée, buvez de grandes quantités et contactez votre médecin immédiatement, car l’ibuprofène pourrait provoquer une insuffisance rénale due à la déshydratation ;
    • si vous avez une maladie de Crohn ou une rectocolite hémorragique, l’ibuprofène pouvant aggraver ces maladies ;
    • si vous observez des lésions, un gonflement ou une rougeur de la peau ou si vous avez du mal à respirer (asphyxie), arrêtez immédiatement le traitement par ce médicament et contactez votre médecin ou votre infirmier/ère ;
    • si vous avez la varicelle, car des complications peuvent survenir ;
    • si vous présentez un trouble congénital du métabolisme de la porphyrine (par ex. porphyrie aiguë intermittente) ;
    • si vous buvez de l’alcool à un moment proche de l’administration de ce médicament, les effets secondaires touchant l’estomac, les intestins et le système nerveux peuvent augmenter ;
    • si vous souffrez d’un rhume des foins, de polypes nasaux ou d’affections respiratoires obstructives chroniques, vous présentez un risque plus élevé de réactions allergiques. Ces réactions allergiques peuvent se présenter sous la forme de crises d’asthme (asthme associé aux analgésiques), d’un gonflement rapide (œdème de Quincke) ou d’une éruption cutanée.

    Quelques cas de méningite aseptique ont été observés avec l’utilisation de ce médicament. Le risque est plus important si vous souffrez d’une maladie auto-immune appelée lupus érythémateux disséminé et de connectivites associées.

    Des cas de vision trouble ou de diminution de la vision, de taches aveugles dans le champ de vision et de modifications de la perception des couleurs ont été signalés avec l’ibuprofène par voie orale.

    L’utilisation simultanée d’autres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2, doit être évitée.

    Infections

    L’Ibuprofène peut masquer des signes d’infections tels que la fièvre et la douleur. Il est donc possible que ce médicament retarde la mise en place d’un traitement adéquat de l’infection, ce qui peut accroître les risques de complications. C’est ce que l’on a observé dans le cas de pneumonies d’origine bactérienne et d’infections cutanées bactériennes liées à la varicelle. Si vous prenez ce médicament alors que vous avez une infection et que les symptômes de cette infection persistent ou qu’ils s’aggravent, consultez immédiatement un médecin.

    Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes.

    De façon générale, l’utilisation habituelle de plusieurs sortes de médicaments contre la douleur peut entraîner des problèmes rénaux sévères durables.

    L’utilisation prolongée de médicaments contre la douleur peut entraîner des maux de tête qui ne doivent pas être traités par une augmentation des doses du médicament.

    L’ibuprofène peut avoir une influence sur les analyses de laboratoire suivantes :

    • temps de saignement (peut être prolongé 1 jour après la fin du traitement) ;
    • glycémie (peut diminuer) ;
    • clairance de la créatinine (peut diminuer) ;
    • hématocrite ou hémoglobine (peut diminuer) ;
    • azote uréique sanguin, créatinine sérique et potassium sérique (peuvent augmenter) ;
    • test de la fonction hépatique : augmentation des taux de transaminases.

    Informez votre médecin si vous devez subir des analyses et que vous utilisez ou avez récemment utilisé de l’ibuprofène.

    Ce médicament n’est pas recommandé chez les enfants pesant moins de 20 kg de poids corporel ou âgés de moins de 6 ans.

    Il existe un risque d’atteinte rénale chez les enfants et les adolescents déshydratés.

    Autres médicaments et IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    Informez votre médecin ou infirmière si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

    IBUPROFENE B. BRAUN peut avoir un effet sur d’autres médicaments ou vice versa. Par exemple :

    • les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs de la COX-2 (par ex. célécoxib) : en raison d’un effet additif, ils peuvent augmenter le risque d’ulcères et de saignements gastro-intestinaux ;
    • les médicaments utilisés pour fluidifier le sang ou éviter la formation de caillots (anticoagulants, tels que l’acide acétylsalicylique, la warfarine, la ticlopidine) ;
    • les médicaments utilisés pour traiter l’insuffisance cardiaque (glucosides cardiotoniques, tels que la digoxine), l’épilepsie (phénytoïne) ou la dépression (lithium) : leurs taux sanguins peuvent augmenter en cas de prise simultanée avec de l’ibuprofène ;
    • un médicament utilisé pour traiter certains types de cancers ou de rhumatismes (méthotrexate) : en cas de prise simultanée avec de l’ibuprofène (dans un intervalle de 24 heures), les taux sanguins de méthotrexate peuvent augmenter, ainsi que sa toxicité ;
    • un médicament utilisé pour interrompre la grossesse (mifépristone) ;
    • une classe de médicaments utilisés pour traiter la dépression (antidépresseurs ISRS, tels que la fluoxétine) : ils peuvent également augmenter le risque de saignements au niveau de l’estomac et des intestins ;
    • les médicaments destinés à réduire une pression artérielle élevée (inhibiteurs de l’enzyme de conversion, tels que le captopril, bêtabloquants, tels que l’aténolol, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, tels que le losartan) ;
    • les médicaments utilisés pour traiter l’inflammation (corticoïdes, tels que l’hydrocortisone) : ils augmentent le risque d’ulcères ou de saignements au niveau de l’estomac et des intestins ;
    • les médicaments utilisés pour favoriser l’évacuation des urines (diurétiques, tels que le bendrofluméthiazide) : les AINS peuvent réduire les effets de ces médicaments et cela peut augmenter le risque de problèmes rénaux (l’utilisation de diurétiques épargneurs de potassium avec de l’ibuprofène peut entraîner des taux sanguins élevés de potassium) ;
    • les médicaments contenant du probénécide et de la sulfinpyrazone : ils peuvent retarder l’excrétion de l’ibuprofène ;
    • les médicaments utilisés pour éviter le rejet de greffe (ciclosporine et tacrolimus) : ils peuvent augmenter le risque d’altération rénale ;
    • les médicaments utilisés pour traiter le diabète (sulfamides hypoglycémiants, tels que le glibenclamide). En cas d’utilisation simultanée de ces médicaments, un contrôle de la glycémie est recommandé ;
    • les antibiotiques de la classe des quinolones, tels que la ciprofloxacine : risque accru de présenter des convulsions ;
    • les médicaments utilisés pour traiter les infections fongiques (inhibiteurs du CYP2C9, tels que le voriconazole et le fluconazole) : ils peuvent augmenter les taux sanguins d’ibuprofène ;
    • un médicament utilisé pour traiter l’infection par le VIH (zidovudine) : risque accru d’une accumulation de sang dans les articulations et d’hématomes (bleus) ;
    • un type d’antibiotiques (aminosides) : les AINS peuvent diminuer l’excrétion des aminosides et augmenter leur toxicité ;
    • le Ginkgo biloba (un médicament à base de plantes souvent utilisé dans le traitement de la démence) : il peut augmenter le risque de saignement.

    Certains autres médicaments peuvent également avoir un effet sur le traitement par ibuprofène ou vice versa. Par conséquent, demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre infirmier/ère avant de prendre de l’ibuprofène avec d’autres médicaments.

    IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion avec des aliments, boissons et de l’alcool

    La consommation chronique d’alcool peut augmenter le risque d’effets indésirables importants au niveau de l’estomac et des intestins, notamment les saignements.

    Grossesse, allaitement et fertilité

    Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou infirmière avant de recevoir ce médicament.

    Grossesse

    Si vous êtes enceinte, votre médecin ne vous prescrira de l’ibuprofène qu’en cas d’absolue nécessité. Vous ne devez pas recevoir ce médicament pendant les 3 derniers mois de la grossesse car cela pourrait nuire à votre fœtus ou causer des problèmes à l’accouchement. Il peut causer des problèmes rénaux et cardiaques sur votre fœtus. Cela peut avoir des répercussions sur vous et votre bébé en favorisant les saignements et entraîner un accouchement plus tardif ou plus long que prévu.

    Vous ne devez pas recevoir d’ibuprofène pendant les 6 premiers mois de la grossesse, à moins que cela ne soit absolument nécessaire et conseillé par votre médecin. Si vous avez besoin d'un traitement pendant cette période ou pendant que vous essayez de tomber enceinte, la dose la plus faible devra être utilisée pendant la durée la plus courte possible.

    Le traitement avec l’ibuprofène par voie intraveineuse ne doit pas excéder 3 jours. À partir de 20 semaines d’aménorrhée, s’il est pris pendant plus de quelques jours, l’ibuprofène peut provoquer des problèmes rénaux chez votre fœtus, ce qui peut entraîner un faible niveau du liquide amniotique dans lequel il se trouve (oligoamnios) ou un rétrécissement d’un vaisseau sanguin (le canal artériel) dans le cœur du bébé. Si vous avez besoin d’un traitement de plus de quelques jours, votre médecin peut recommander une surveillance supplémentaire.

    Allaitement

    Ce médicament passe dans le lait maternel. Il peut toutefois être utilisé pendant l’allaitement à condition de respecter la dose recommandée et de l’utiliser le moins longtemps possible. Cependant, s’il est utilisé à des doses élevées ou pendant de longues périodes, votre médecin peut vous recommander d’interrompre l’allaitement.

    Fertilité

    Il peut être plus difficile de tomber enceinte sous traitement par ibuprofène. Informez votre médecin si vous planifiez une grossesse ou si vous avez des difficultés à tomber enceinte.

    Conduite de véhicules et utilisation de machines

    Aucune précaution particulière n’est nécessaire dans le cadre de traitements courts ou aigus. Cependant, dans le cadre d’un traitement prolongé, la survenue d’effets indésirables tels qu’une fatigue et des étourdissements peut avoir un impact négatif sur l’aptitude à conduire des véhicules et/ou à utiliser des machines. Cela est particulièrement important en cas d’association avec de l’alcool.

    IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion contient du sodium

    Ce médicament contient 179 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par 50 mL. Cela équivaut à 9 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte.

    3. COMMENT UTILISER IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ?

    Ce médicament vous est prescrit uniquement par un médecin et il vous sera administré par un médecin ou un/e infirmier/ère dans un environnement avec le matériel approprié.

    La dose sera ajustée par votre médecin en fonction de votre poids et de votre état de santé général.

    Chez les enfants et les adolescents, la dose d’ibuprofène est déterminée en fonction du poids corporel ou de l’âge, 5 à 10 mg/kg de poids corporel en dose unique jusqu’à un maximum de 30 mg/kg de poids corporel par jour.

    • Enfants pesant entre 20 kg et 29 kg (6-9 ans) : 200 mg d’ibuprofène jusqu’à 3 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 600 mg.
    • Enfants pesant entre 30 kg et 39 kg (10 -11 ans) : 200 mg d’ibuprofène jusqu’à 4 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 800 mg.
    • Adolescents pesant 40 kg ou plus (12-17 ans) : 200 mg à 400 mg d’ibuprofène jusqu’à 3 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 1200 mg.

    Non recommandé chez l’enfant pesant moins de 20 kg ou âgé de moins de 6 ans.

    L’intervalle entre les doses doit être déterminé en fonction de la symptomatologie et de la dose quotidienne maximale. Les doses doivent être espacées d’au moins 6 heures. La dose quotidienne maximale recommandée ne doit jamais être dépassée.

    Pour atténuer les symptômes, la dose efficace la plus faible devra être utilisée pendant la durée la plus courte possible. Si vous avez une infection et que les symptômes (tels que fièvre et douleur) persistent ou qu’ils s’aggravent, consultez immédiatement un médecin (voir rubrique 2). Votre médecin veillera également à ce que vous soyez correctement hydraté(e), afin de minimiser le risque d’effets secondaires rénaux.

    Vous ne devez recevoir ce médicament que s’il est impossible d’administrer le traitement par voie orale. Vous devrez dès que possible passer à un traitement par voie orale.

    Ce médicament vous sera administré sur la plus courte durée nécessaire. Le traitement ne doit pas excéder 3 jours.

    Mode d’administration

    Voie intraveineuse. La solution doit être administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes.

    Examinez la solution avant utilisation. Elle doit être jetée en cas de présence de particules.

    Si vous avez reçu plus d’IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion que vous n’auriez dû

    Étant donné que l’administration sera supervisée par un médecin ou un(e) infirmier/ère, il est peu probable que vous receviez une dose trop importante de solution.

    Si vous avez reçu plus d’ibuprofène que vous n’auriez dû, ou en cas d’administration accidentelle du produit chez un enfant, contactez immédiatement un médecin ou l’hôpital le plus proche pour obtenir un avis sur les risques et des conseils sur les mesures à prendre.

    Les symptômes d’un surdosage peuvent inclure des nausées, des douleurs à l’estomac, des vomissements (pouvant être sanguinolents), des maux de tête, des bourdonnements dans les oreilles, une confusion, un trouble de l’équilibre et de la coordination des mouvements (ataxie) et un mouvement des yeux saccadé. À des doses élevées, une somnolence, des douleurs thoraciques, des palpitations, une perte de conscience, des convulsions (principalement chez les enfants), une faiblesse et des étourdissements, du sang dans les urines, de faibles taux de potassium dans le sang une sensation de corps froid et des problèmes respiratoires ont été signalés.

    Vous pourriez également souffrir d’une baisse de la pression artérielle, d’une coloration bleutée de la peau ou des muqueuses (cyanose), de saignements au niveau de l’estomac ou des intestins, ainsi que des problèmes de fonctionnement du foie et des reins.

    Si vous oubliez d’utiliser IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    Sans objet.

    Si vous arrêtez d’utiliser IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    Sans objet.

    Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre infirmier/ère.

    4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

    Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

    Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour traiter les symptômes. Vous pouvez présenter un ou plusieurs des effets indésirables connus associés aux AINS (voir ci-dessous). Si vous présentez l’un de ces effets indésirables, arrêtez d’utiliser ce médicament et consultez un médecin dès que possible.

    Les effets indésirables les plus fréquemment observés touchent l’estomac et les intestins. Des ulcères gastroduodénaux (ulcères de l’estomac ou des intestins), des trous dans la paroi de l’estomac ou des intestins (perforations) ou des saignements au niveau de l’estomac ou des intestins, parfois fatals, peuvent survenir. Des cas d’indigestion, de selles goudronneuses, de vomissements contenant du sang, d’inflammation de la muqueuse buccale avec ulcération (stomatite ulcéreuse), d’aggravation d’une inflammation du gros intestin (colite) et d’une maladie de Crohn ont été rapportés. Moins fréquemment, une inflammation de l’estomac (gastrite) a été observée.

    Le risque de saignement au niveau de l’estomac et des intestins est particulièrement dépendant de la dose et de la durée d’utilisation.

    Des cas d’accumulation de liquide dans les tissus (œdème), de pression artérielle élevée et d’insuffisance cardiaque ont été rapportés en association avec un traitement par AINS. Les médicaments comme l’ibuprofène peuvent être associés à une légère augmentation du risque de crise cardiaque (infarctus du myocarde) ou d’accident vasculaire cérébral.

    Dans de très rares cas, on a rapporté des réactions allergiques sévères (y compris réactions au site de perfusion, choc anaphylactique), ainsi que de rares effets indésirables graves au niveau de la peau tels que l’alopécie (perte de cheveux), sensibilité de la peau à la lumière et des inflammations des vaisseaux sanguins d’origine allergique.

    Arrêtez de prendre de l’ibuprofène et consultez immédiatement un médecin si vous constatez un ou plusieurs des symptômes suivants :

    • Taches rougeâtres non surélevées, en forme de cibles ou de cercles, sur le tronc, souvent accompagnées de cloques centrales, d’une desquamation de la peau, d’ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des organes génitaux et des yeux. Ces graves rashs cutanés peuvent être précédées par de la de fièvre et de symptômes pseudo-grippaux (dermatite exfoliative, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique).
    • Éruption cutanée étendue, température corporelle élevée et gonflement des ganglions lymphatiques (DRESS ou syndrome d’hypersensibilité).
    • Éruption cutanée rouge et squameuse avec des bosses sous la peau et des vésicules s’accompagnant de fièvre. Les symptômes apparaissent généralement dès l’instauration du traitement (pustulose exanthématique aiguë généralisée).

    Dans de très rares cas, une aggravation d’une inflammation liée à une infection (par ex. développement d’une fasciite nécrosante, une maladie provoquée par des « bactéries mangeuses de chair ») coïncidant avec l’utilisation d’AINS a été décrite.

    Dans des cas exceptionnels, des infections sévères de la peau et des complications des tissus mous peuvent survenir au cours d’une infection par le virus de la varicelle.

    Effets indésirables très fréquents (pouvant affecter plus d’1 personne sur 10) :

    • Fatigue ou perte du sommeil, maux de tête et étourdissements.
    • Brûlures d’estomac, douleurs abdominales, nausées, vomissements, flatulences, diarrhée, constipation et légères pertes de sang dans l’estomac et les intestins pouvant causer une anémie dans des cas exceptionnels.

    Effets indésirables fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10) :

    • Vertiges.
    • Éruption cutanée.
    • Douleur et sensation de brûlure au site d’administration.
    • Ulcère gastro-intestinal, s’accompagnant potentiellement d’un saignement et d’une perforation. Stomatite ulcéreuse, aggravation d’une colite ou d’une maladie de Crohn.

    Effets indésirables peu fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100) :

    • Difficultés à dormir (insomnie), agitation, irritabilité ou fatigue, anxiété et nervosité.
    • Troubles visuels.
    • Tintements ou bourdonnements dans les oreilles (acouphènes).
    • Diminution de la production d’urine et l’apparition d’œdèmes, en particulier chez les patients présentant une pression artérielle élevée ou des problèmes rénaux, symptômes dus à des lésions rénales (syndrome néphrotique), néphrite interstitielle éventuellement accompagnée d’une insuffisance rénale aiguë.
    • Urticaire, prurit, purpura (y compris purpura allergique), éruption cutanée.
    • Réactions allergiques avec éruptions cutanées et démangeaisons, ainsi que crises d’asthme (éventuellement accompagnées d’une chute de la tension artérielle).

    Effets indésirables rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000) :

    • Vision double (amblyopie toxique) réversible.
    • Audition difficile.
    • Rétrécissement de l’œsophage (vaisseaux sanguins de l’œsophage), complications de diverticules du gros intestin, colite hémorragique non spécifique caractérisée par des crampes sévères et une diarrhée. Un saignement au niveau de l’estomac ou des intestins peut causer une anémie.
    • Lésions du tissu rénal (nécrose papillaire), en particulier dans le cadre d’un traitement à long terme, augmentation des taux d’acide urique dans le sang.
    • Jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, dysfonctionnement du foie, atteinte du foie, en particulier dans le cadre d’un traitement à long terme, inflammation aiguë du foie (hépatite).
    • Réactions psychotiques, nervosité, irritabilité, confusion ou désorientation et dépression.
    • Raideur de la nuque.

    Effets indésirables très rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 000) :

    • Troubles de la formation des cellules sanguines (anémie, leucopénie, thrombopénie, pancytopénie et agranulocytose). Les premiers symptômes sont les suivants : fièvre, mal de gorge, plaies superficielles de la bouche, symptômes pseudo-grippaux, fatigue sévère, saignement du nez et de la peau.
    • Battements cardiaques rapides (palpitations), insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde.
    • Hypertension artérielle.
    • Méningite aseptique (raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou confusion). Les patients présentant des affections auto-immunes (lupus érythémateux disséminé, connectivite mixte) semblent prédisposés.
    • Inflammation de l’œsophage ou du pancréas, rétrécissement de l’intestin.
    • Asthme, difficulté à respirer (bronchospasme), essoufflement et respiration sifflante.
    • Maladie auto-immune appelée lupus érythémateux disséminé, réaction allergique sévère (œdème du visage, gonflement de la langue, gonflement de la gorge avec constriction des voies respiratoires, difficulté à respirer, battements cardiaques rapides, diminution de la tension artérielle et choc menaçant le pronostic vital).

    Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

    • Douleur thoracique pouvant être le signe d’une réaction allergique potentiellement grave appelée syndrome de Kounis.
    • Insuffisance hépatique.
    • Réactions au site d’injection, notamment gonflement, hématome (bleu) ou saignement.
    • Une réaction cutanée sévère connue sous le nom de syndrome DRESS peut se produire. Les symptômes du syndrome DRESS comprennent : éruption cutanée, fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques et augmentation des éosinophiles (un type de globules blancs).
    • Une éruption cutanée étendue squameuse rouge avec des gonflements sous la peau et des cloques principalement localisées dans les plis cutanés, le tronc et sur les extrémités supérieures accompagnée de fièvre à l’instauration du traitement (pustulose exanthématique aiguë généralisée). Arrêtez d’utiliser Ibuprofène B. Braun si vous développez ces symptômes et consultez un médecin immédiatement. Voir aussi rubrique 2.
    Déclaration des effets secondaires

    Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

    En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

    5. COMMENT CONSERVER IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion ?

    Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

    Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

    Après ouverture, le produit doit être administré immédiatement. N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez des particules.

    N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

    Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

    6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

    Ce que contient IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion

    • La substance active est :

    Ibuprofène..................................................................................................................... 200 mg

    Pour une poche de 50 mL

    Chaque mL de solution contient 4 mg d’ibuprofène.

    • Les autres composants sont : L-arginine, chlorure de sodium, acide chlorhydrique (pour l’ajustement du pH), hydroxyde de sodium (pour l’ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

    Qu’est-ce que IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion et contenu de l’emballage extérieur

    Solution limpide, incolore à jaune pâle, exempte de particules visibles.

    La solution est présentée dans des poches en PEBD de 50 mL munis de bouchons Twincap, en boîtes de 10 et de 20 poches.

    Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées

    Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

    B. BRAUN MELSUNGEN AG

    CARL-BRAUN-STRASSE 1

    34212 MELSUNGEN

    ALLEMAGNE

    Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

    B. BRAUN MEDICAL

    26 RUE ARMENGAUD

    92210 SAINT-CLOUD

    Fabricant

    B. BRAUN MEDICAL S. A.

    CRTA, TERRASSA, 121

    RUBI

    08191 BARCELONA

    ESPAGNE

    Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le représentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché.

    Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

    Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen et au Royaume-Uni (Irlande du Nord) sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

    [À compléter ultérieurement par le titulaire]

    La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    < {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

    Autres

    Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

    Service médical rendu

    • Code HAS : CT-19374
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : Important
    • Description : Le service médical rendu par la spécialité IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion, est important dans l’indication de l’AMM.
    • Lien externe

    Amélioration service médical rendu

    • Code HAS : CT-19374
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : V
    • Description : Compte tenu :<br>­ de l’absence de données de supériorité versus les alternatives disponibles notamment le paracétamol et le kétoprofène IV, <br>la commission de la Transparence considère que la spécialité IBUPROFENE B. BRAUN 200 mg, solution pour perfusion, n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la prise en charge symptomatique à court terme de la douleur modérée aiguë.
    • Lien externe