JEZTIQ 2 mg/0,02 mg, comprimé à libération prolongée
Informations pratiques
- Prescription : Disponible sans ordonnance
- Format : comprimé à libération prolongée et comprimé pelliculé
- Date de commercialisation : 13/06/2024
- Statut de commercialisation : Autorisation active
- Code européen : Pas de code européen
- Pas de générique
- Laboratoires : EXELTIS SANTE
Les compositions de JEZTIQ 2 mg/0,02 mg, comprimé à libération prolongée
| Format | Substance | Substance code | Dosage | SA/FT |
|---|---|---|---|---|
| Comprimé actif blanc | ÉTHINYLESTRADIOL | 01807 | 0,02 mg | SA |
| Comprimé actif blanc | DIÉNOGEST | 49665 | 2 mg | SA |
* « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique
Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :
1 plaquette PVC polyéthylène PVDC aluminium de 28 comprimés (24 comprimés blancs et 4 comprimés verts)
- Code CIP7 : 3029614
- Code CIP3 : 3400930296141
- Prix :
- Date de commercialisation : 15/06/2026
- Honoraire de dispensation : Non applicable
- Taux de remboursement : taux de remboursement non disponible
3 plaquettes PVC polyéthylène PVDC aluminium de 28 comprimés (24 comprimés blancs et 4 comprimés verts)
- Code CIP7 : 3029615
- Code CIP3 : 3400930296158
- Prix :
- Date de commercialisation : 15/06/2026
- Honoraire de dispensation : Non applicable
- Taux de remboursement : taux de remboursement non disponible
Caractéristiques :
ANSM - Mis à jour le : 13/03/2026
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
JEZTIQ 2 mg/0,02 mg, comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Comprimés blancs à libération prolongée : Chaque comprimé contient 2 mg de diénogest et 0,02 mg d'éthinylestradiol.
Comprimés placebo verts : Le comprimé ne contient pas de substances actives.
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé à libération prolongée actif blanc contient 19 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté).
Chaque comprimé pelliculé placebo vert contient 56 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimés à libération prolongée.
Le comprimé actif est un comprimé blanc, rond, d'environ 5 mm de diamètre.
Le comprimé placebo est un comprimé vert, rond, d'environ 5 mm de diamètre.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
- Contraception hormonale orale
- Traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
La décision de prescrire JEZTIQ doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment les facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à JEZTIQ en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Mode d’administration
Voie orale
Posologie
Les comprimés doivent être pris chaque jour à peu près à la même heure, si nécessaire avec un peu de liquide, dans l'ordre indiqué sur la plaquette. La prise des comprimés est continue. Un comprimé blanc doit être pris quotidiennement pendant 24 jours consécutifs, suivi d'un comprimé vert pendant 4 jours.
Chaque plaquette suivante est démarrée le jour suivant la prise du dernier comprimé de la plaquette précédente. L'hémorragie de privation survient habituellement les jours 2 - 3 après avoir commencé les comprimés placebo verts (dernière ligne) et peut ne pas être terminée avant le début de la plaquette suivante.
Le traitement de l’hirsutisme doit être évalué tous les 6 à 12 mois, afin de réexaminer la nécessité de le poursuivre, ou de l’interrompre si aucune amélioration n’est observée.
Comment débuter JEZTIQ pour la contraception hormonale
Pas d'utilisation antérieure d’une contraception hormonale au cours du mois précédent :
La prise de comprimés doit commencer le jour 1 du cycle naturel de la femme (c'est-à-dire le premier jour de ses règles). Si la prise débute entre les jours 2 et 5, une méthode de contraception non hormonale (méthode barrière) doit être utilisée pendant les 7 premiers jours de la prise des comprimés.
Passage d’une contraception hormonale combinée (contraceptif oral combiné (COC), anneau vaginal, patch transdermique) à JEZTIQ
La femme doit commencer à utiliser JEZTIQ de préférence le jour suivant le dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant les substances actives) de son COC précédent, mais au plus tard le jour suivant la période habituelle sans comprimé ou la période avec des comprimés placebo de son COC précédent. En cas d'utilisation d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique, la femme doit commencer à utiliser JEZTIQ de préférence le jour du retrait, mais au plus tard le jour où la pose suivante aurait dû avoir lieu.
Passage d’une contraception par un progestatif seul (pilule progestative seule, implants, formes injectables) ou d'un système intra-utérin libérant un progestatif (SIU) à JEZTIQ :
La femme peut passer à tout moment n'importe quand d’une pilule progestative (d'un implant ou d'un SIU le jour de son retrait, d'un injectable à la date de la prochaine injection) à JEZTIQ, mais dans tous ces cas, il doit lui être conseillé d'utiliser en plus une méthode de barrière pendant les 7 premiers jours de la prise des comprimés.
Après un avortement du premier trimestre :
La femme peut commencer à prendre JEZTIQ immédiatement. Ce faisant, elle n’a pas besoin de prendre de mesures contraceptives supplémentaires.
Après un accouchement ou un avortement au cours du deuxième trimestre :
Il faut conseiller aux femmes de commencer entre le 21e et le 28e jour après l'accouchement ou un avortement au cours du deuxième trimestre. Si elles commencent plus tard, il faut leur conseiller d'utiliser en plus une méthode de barrière pendant les 7 premiers jours. Toutefois, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, la grossesse doit être exclue avant le début effectif de l'utilisation des COC ou la femme doit attendre ses premières règles.
Pour les femmes qui allaitent, voir la rubrique 4.6.Comment débuterJEZTIQ pour le traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques
Pour le traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes de SOPK, le traitement peut être débuté n’importe quel jour du cycle menstruel. Si une contraception hormonale est également recherchée, il convient de suivre les instructions de la rubrique « Comment débuter JEZTIQ pour la contraception hormonale ».Conduite à tenir en cas d’oublis de comprimés pour la contraception hormonale
La fiabilité contraceptive peut être réduite en cas d'oubli de comprimés blancs, et en particulier en cas d'oubli de comprimés au cours des premiers jours de la plaquette.
Si la femme prend le comprimé blanc actif avec moins de 24 heures de retard, la protection contraceptive n’est pas réduite. La femme doit prendre le comprimé dès qu'elle s'en rend compte et prendre les comprimés suivants à l'heure habituelle.
Si la femme a plus de 24 heures de retard dans la prise de n’importe quel comprimé blanc actif, la protection contraceptive peut être réduite.
L'oubli d'un comprimé peut alors être géré selon les deux règles de base suivantes :
1. L'intervalle recommandé avec les comprimés sans hormones est de 4 jours. La prise de comprimés actifs ne doit jamais être interrompue pendant plus de 4 jours.
2. Sept jours de prise ininterrompue de comprimés actifs sont nécessaires pour inhiber de manière adéquate l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien afin d'obtenir une inhibition de l'ovulation.
Par conséquent, les instructions suivantes peuvent être données dans la pratique clinique :
Jour 1-7
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès que possible, même si cela signifie qu'elle doit prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à l'heure de prise habituelle.
En outre, une méthode barrière telle qu'un préservatif doit être utilisée jusqu'à ce que l'utilisatrice ait terminé 7 jours de prise ininterrompue de comprimés blancs actifs. Si des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours précédents, la possibilité d'une grossesse doit être envisagée.
Plus le nombre de comprimés oubliés est important et plus la phase de prise de comprimés placebo est proche, plus le risque de grossesse est élevé.
Jour 8-14
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès que possible, même si cela signifie qu'elle doit prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre ses comprimés à l'heure de prise habituelle. Si la femme a pris correctement ses comprimés dans les 7 jours précédant le premier comprimé oublié, il n'est pas nécessaire de prendre des précautions contraceptives supplémentaires.
Toutefois, si elle a oublié de prendre plus d'un comprimé, il faut lui conseiller de prendre des précautions supplémentaires jusqu'à ce qu'elle ait terminé 7 jours de prise ininterrompue de comprimés blancs actifs.
Jour 15-24
Le risque d'une diminution de la fiabilité est imminent en raison de la phase de prise de comprimés placebo à venir. Toutefois, en adaptant le schéma de prise des comprimés, il est encore possible d'éviter une réduction de la protection contraceptive. En respectant l'une des deux options suivantes, il n'est donc pas nécessaire de prendre des précautions contraceptives supplémentaires, à condition que la femme ait pris correctement tous les comprimés au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié. Si ce n'est pas le cas, elle doit suivre la première de ces deux options et prendre des précautions supplémentaires jusqu'à ce qu'elle ait terminé 7 jours de prise ininterrompue de comprimés blancs actifs.
1. L'utilisatrice doit prendre le dernier comprimé oublié dès que possible, même si cela signifie qu'elle doit prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre des comprimés à l'heure habituelle jusqu'à ce que les comprimés actifs blancs soient épuisés. Les 4 comprimés placebo verts de la dernière rangée doivent être jetés. La plaquette suivante doit être entamée immédiatement. Il est peu probable que l'utilisatrice ait une hémorragie de privation avant la fin de la section des comprimés blancs actifs de la deuxième plaquette, mais elle peut avoir des spottings ou des saignements inter-menstruels les jours où elle prend des comprimés blancs actifs.
2. Il peut également être conseillé à la femme d'arrêter de prendre les comprimés actifs blancs de la plaquette en cours. Elle doit alors prendre les comprimés placebo verts de la dernière rangée pendant 4 jours maximum, y compris les jours où elle a oublié de prendre des comprimés, puis continuer avec la plaquette suivante.
Si la femme a oublié des comprimés et ne présente pas par la suite d'hémorragie de privation pendant la phase des comprimés placebo, la possibilité d'une grossesse doit être envisagée.
Les erreurs dans la prise d'un ou plusieurs comprimés verts n'ont pas de conséquence, à condition que l'intervalle entre le dernier comprimé blanc de la plaquette en cours et le premier comprimé blanc de la plaquette suivante n'excède pas quatre jours. Les comprimés placebo oubliés doivent être jetés afin d'éviter que l'intervalle sans hormone ne dépasse 4 jours.
Conduite à tenir en cas d’oublis de comprimés pour le traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques
L’efficacité du traitement de l’hirsutisme peut être réduite en cas d’oubli de prise. Si un ou plusieurs comprimés ont été oubliés la femme doit prendre un seul comprimé, dès qu’elle s’en rend compte, puis poursuivre le lendemain à l’heure habituelle.
Les erreurs de prise d’un ou de plusieurs comprimés verts n’ont aucune conséquence, à condition que l’intervalle entre le dernier comprimé blanc de la plaquette en cours et le premier comprimé blanc de la plaquette suivante ne dépasse pas quatre jours.
Si une contraception hormonale est également recherchée, il convient de suivre les instructions de la rubrique « Conduite à tenir en cas d’oubli de comprimés pour la contraception hormonale ».
Conseils en cas de troubles gastro-intestinaux
En cas de troubles gastro-intestinaux graves (par exemple, vomissements ou diarrhée), l'absorption peut ne pas être complète. Dans le cas où JEZTIQ est utilisé pour la contraception hormonale, des mesures contraceptives supplémentaires doivent être prises.
Si des vomissements surviennent dans les 3 à 4 heures suivant la prise du comprimé actif blanc, un nouveau comprimé (de remplacement) doit être pris dès que possible, pour toutes les indications. Le nouveau comprimé blanc actif doit être pris si possible dans les 24 heures suivant l'heure habituelle de prise du comprimé. Si plus de 24 heures s'écoulent, les conseils concernant les oublis de comprimés, tels qu'ils sont donnés dans la rubrique 4.2 "Gestion des oublis de comprimés" pour chaque indication, s'appliquent. Si la femme ne souhaite pas modifier son horaire habituel de prise de comprimés, elle doit prendre le(s) comprimé(s) actif(s) blanc(s) supplémentaire(s) d'une autre plaquette.
Report d'une hémorragie de privation
Pour retarder ses règles, la femme doit continuer à prendre la plaquette suivante de JEZTIQ sans prendre les comprimés placebo verts de la plaquette actuelle. La prise peut se poursuivre aussi longtemps que souhaité, au maximum jusqu'à la fin de la deuxième plaquette. Pendant la prise de la deuxième plaquette, la femme peut avoir des saignements imprévus ou des spottings. La prise régulière de JEZTIQ est alors reprise après l'intervalle habituel de 4 jours de prise de placebo.
Pour déplacer ses règles à un autre jour de la semaine que celui auquel la femme est habituée avec son schéma actuel, on peut lui conseiller de raccourcir la phase de comprimés placebo verts à venir d'autant de jours qu'elle le souhaite. Plus l'intervalle est court, plus le risque est grand qu'elle n'ait pas de saignements programmés et qu'elle subisse des saignements imprévus ou des spottings au cours de la plaquette suivante (comme lorsqu'on retarde les règles).
Informations complémentaires pour les groupes de patients particuliers
Population pédiatrique
JEZTIQ n'est indiqué qu'après la ménarche (voir rubrique 5.1).
Patients âgés
JEZTIQ n'est pas indiqué après la ménopause.
Patients souffrant d'insuffisance hépatique
JEZTIQ est contre-indiqué chez les femmes souffrant de maladies hépatiques graves (voir rubrique 4.3).
Patients souffrant d'insuffisance rénale
JEZTIQ n'a pas fait l'objet d'études spécifiques chez les patients souffrant d'insuffisance rénale. Les données disponibles ne suggèrent pas de modification du traitement dans cette population de patients.
4.3. Contre-indications
Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisés dans les cas suivants. Si l'une des conditions énumérées apparaît pour la première fois pendant l'utilisation d'un CHC, le produit doit être arrêté immédiatement.
- hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients énumérés à la rubrique 6.1
- présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
- thrombo-embolie veineuse - TEV actuelle (sous anticoagulants) ou antécédents (par exemple, thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP])
- prédisposition héréditaire ou acquise connue à la thrombo-embolie veineuse, telle qu'une résistance aux à la protéine C activée (PCa) (y compris le facteur V Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
- chirurgie majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4)
- un risque élevé de thrombo-embolie veineuse en raison de la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4)
- présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
- thrombo-embolie artérielle - TEA en cours, antécédents de TEA (par exemple, infarctus du myocarde) ou prodromes (par exemple, angine de poitrine)
- affection cérébro-vasculaire - accident vasculaire cérébral en cours, antécédents d'accident vasculaire cérébral ou prodromes (par exemple, accident ischémique transitoire, AIT)
- prédisposition héréditaire ou acquise connue à la thrombo-embolie artérielle, telle que l'hyperhomocystéinémie et la présence d’ anticorps anti phospholipides (anticorps anti cardiolipine, anticoagulant lupique).
- antécédents de migraine avec symptômes neurologiques focaux
- un risque élevé de thrombo-embolie artérielle en raison de facteurs de risque multiples (voir rubrique 4.4) ou de la présence d'un facteur de risque grave tel que :
§ diabète sucré avec symptômes vasculaires
§ hypertension sévère
§ dyslipoprotéinémie sévère
- présence ou antécédents d'une affection hépatique grave tant que les valeurs de la fonction hépatique ne sont pas revenues à la normale
- présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes)
- présence ou suspicion d’affections malignes dépendant de stéroïdes sexuels (par exemple des organes génitaux ou des seins)
- saignements vaginaux non diagnostiqués
JEZTIQ est contre-indiqué en cas d'utilisation concomitante avec les médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, du dasabuvir, du glécaprévir/pibrentasvir et du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde
Si l’un des troubles ou l'un des facteurs de risque mentionnés ci-dessous est présent, la pertinence du traitement par JEZTIQ doit être discutée avec la femme.
En cas d'aggravation ou d'apparition de l’un de ces troubles ou de l'un de ces facteurs de risque, la femme doit être invitée à contacter son médecin afin de déterminer si l'utilisation de JEZTIQ doit être interrompue.
En cas de thrombose suspectée ou confirmée, le CHC doit être arrêté. En cas d'instauration d'un traitement anticoagulant, une contraception alternative adéquate doit être mise en place en raison de la tératogénicité du traitement anticoagulant (coumarines).
Troubles circulatoires
Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
L'utilisation de tout contraceptif hormonal combiné (CHC) augmente le risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) par rapport à l'absence d'utilisation. Les produits contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque le plus faible de TEV. D'autres CHC, y compris JEZTIQ, peuvent présenter un niveau de risque légèrement plus élevé. La décision d'utiliser un produit autre que celui qui présente le risque de TEV le plus faible ne doit être prise qu'après une discussion avec la femme pour s'assurer qu'elle comprend le risque de TEV avec JEZTIQ, l'influence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que son risque de TEV est le plus élevé au cours de la première année d'utilisation. Il existe également des preuves que le risque est accru lorsqu'un CHC est repris après une interruption de 4 semaines ou plus.
Chez les femmes qui n'utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période d'un an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, en fonction des facteurs de risque sous-jacents (voir ci-dessous).
Des études épidémiologiques menées auprès de femmes utilisant des contraceptifs hormonaux combinés à faible dose (<50 μg d'éthinylestradiol) ont révélé que sur 10 000 femmes, entre 6 et 12 d'entre elles environ développeront une TEV en un an.
On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent une CHC à faible dose contenant du lévonorgestrel, environ 61 développeront une TEV au cours d'une année.
Les données issues d'études portant sur des femmes utilisant des CHC contenant du diénogest et de l'éthinylestradiol 2 mg/0,03 mg, ont permis d'estimer2 que sur 10 000 femmes, entre 8 et 11 d'entre elles développeront une TEV au cours d'une année.
Ce nombre de TEV par an est inférieur au nombre attendu pendant la grossesse ou la période post partum.
La MTEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
[1] Point médian de la fourchette de 5 à 7 pour 10 000 AE, sur la base d'un risque relatif pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport aux CHC contenant du lévonorgestrel, et d'un risque relatif pour les CHC contenant de l'eau. la non-utilisation d'environ 2,3 à 3,6
2 Les données d'une méta-analyse estiment que le risque de TEV pour les utilisatrices de diénogest/éthinylestradiol 2 mg/0,03 mg est légèrement plus élevé que pour les utilisatrices de COC contenant du lévonorgestrel (Hazard Ratio de 1,57 avec un risque allant de 1,07 à 2,30).
Nombre d'événements de TEV pour 10 000 femmes au cours d'une année
De façon extrêmement rare, des thromboses ont été signalées chez des utilisatrices de CHC dans d'autres vaisseaux sanguins, par exemple dans les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thromboemboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru chez une femme présentant des facteurs de risque supplémentaires, en particulier s'il existe plusieurs facteurs de risque (cf. Tableau 1)
JEZTIQ est contre-indiqué si une femme présente de multiples facteurs de risque qui l'exposent à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Si une femme présente plus d'un facteur de risque, il est possible que l'augmentation du risque soit supérieure à la somme des facteurs pris individuellement dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est considéré comme défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau 1 : Facteurs de risque de TEV
Facteur de risque
Commentaire
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²)
Le risque augmente considérablement avec l'IMC. Il est particulièrement important de tenir compte de la présence d'autres facteurs de risque.
Immobilisation prolongée, chirurgie majeure, toute chirurgie des jambes ou du bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur.
Remarque : une immobilisation temporaire, y compris un voyage en avion de plus de 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de MTEV, en particulier chez les femmes présentant d'autres facteurs de risque.
Dans ces situations, il est conseillé d'interrompre l'utilisation du comprimé (dans le cas d'une chirurgie élective, au moins quatre semaines à l'avance) et de ne la reprendre que deux semaines après une remobilisation complète.
Une autre méthode de contraception doit être utilisée pour éviter une grossesse involontaire.
Un traitement antithrombotique doit être envisagé si JEZTIQ n'a pas été interrompu à l'avance.
Antécédents familiaux positifs (thrombo-embolie veineuse chez un frère ou une sœur ou un parent, en particulier à un âge relativement précoce, par exemple avant 50 ans).
Si une prédisposition héréditaire est suspectée, la femme doit être orientée vers un spécialiste pour obtenir des conseils avant de décider de l'utilisation du CHC.
Autres conditions médicales associées à la TEV
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladie inflammatoire chronique de l'intestin (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse) et drépanocytose.
Âge
En particulier au-delà de 35 ans.
Il n’existe aucun consensus sur le rôle possible des varices et de la thrombo-phlébite superficielle dans l'apparition ou la progression de la thrombose veineuse.
Le risque accru de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période post-partum, doit être pris en compte (pour des informations sur la "Grossesse et l'allaitement", voir la rubrique 4.6).
Symptômes de la TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
En cas de symptômes, il faut conseiller aux femmes de consulter d'urgence un médecin et d'informer le professionnel de la santé qu'elles prennent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
- gonflement unilatéral de la jambe et/ou du pied ou le long d'une veine de la jambe
- une douleur ou une sensibilité dans la jambe qui peut être ressentie uniquement en se levant ou lors de la marche
- sensation de chaleur accrue dans la jambe affectée ; peau rouge ou décolorée sur la jambe.
Les symptômes de l'embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
- apparition soudaine et inexpliquée d'un essoufflement ou d'une respiration rapide
- toux soudaine pouvant être associée à une hémoptysie
- douleur thoracique aiguë
- étourdissements ou sensations vertigineuses sévères
- rythme cardiaque rapide ou irrégulier
Certains de ces symptômes (par exemple "essoufflement", "toux") ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des événements plus fréquents ou moins sévères (par exemple des infections des voies respiratoires).
Les autres signes d'occlusion vasculaire peuvent inclure : une douleur soudaine, un gonflement et une légère coloration bleue d'un membre.
Si l'occlusion se produit dans l'œil, les symptômes peuvent aller d'une vision floue indolore à une perte de vision. Dans certains cas, la perte de vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont associé l'utilisation de CHC à un risque accru de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou d'accident vasculaire cérébral (par exemple, accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être mortels.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d'accident vasculaire cérébral chez les utilisatrices de CHC augmente chez les femmes présentant des facteurs de risque (cf. Tableau 2). Le traitement par JEZTIQ est contre-indiqué si une femme présente un ou de multiples facteurs de risque graves de TEA qui l'exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Si une femme présente plus d'un facteur de risque, il est possible que l'augmentation du risque soit supérieure à la somme des facteurs pris individuellement - dans ce cas, le risque total doit être pris en compte. Si la balance des bénéfices et des risques est considérée comme négative, un CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau 2 : Facteurs de risque de TEA
Facteur de risque
Commentaire
Âge
En particulier au-delà de 35 ans.
Tabagisme
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer d’utiliser une méthode de contraception différente.
Hypertension
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2)
L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.
Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque.
Antécédents familiaux positifs (thrombo-embolie artérielle chez un frère ou une sœur ou un parent, en particulier à un âge relativement précoce, c'est-à-dire avant 50 ans).
Si une prédisposition héréditaire est suspectée, la femme doit être orientée vers un spécialiste pour obtenir des conseils avant de décider de l'utilisation du CHC.
Migraine
Une augmentation de la fréquence ou de la sévérité des migraines pendant l'utilisation du
CHC (qui peut être un signe avant-coureur d'un événement cérébro-vasculaire) peut constituer un motif d’arrêt immédiat du CHC.
Autres affections médicales associées à des évènements indésirables vasculaires
Diabète sucré, hyperhomocystéinémie, cardiopathie valvulaire et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé.
Symptômes de TEA
En cas de symptômes, il faut conseiller aux femmes de consulter d'urgence un médecin et d'informer le professionnel de la santé qu'elles prennent un CHC.
Les symptômes d'un accident vasculaire cérébral peuvent inclure :
- un engourdissement ou une faiblesse soudaine du visage, du bras ou de la jambe, en particulier d'un côté du corps
- des difficultés soudaines à marcher, des vertiges, une perte d'équilibre ou de coordination
- confusion soudaine, difficultés à parler ou à comprendre
- trouble soudain de la vision d'un œil ou des deux yeux
- maux de tête soudains, sévères ou prolongés sans cause connue
- perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise d'épilepsie
Des symptômes temporaires suggèrent qu'il s'agit d'un accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de l'infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
- douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d'oppression ou de plénitude dans la poitrine, le bras ou sous le sternum
- gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, l'estomac
- sensation de satiété, d'indigestion ou d'étouffement
- transpiration, nausées, vomissements ou vertiges
- faiblesse extrême, anxiété ou essoufflement
- des battements de cœur rapides ou irréguliers
Autres facteurs influençant le risque d’événements circulatoires
Il convient de prendre en compte la prévalence accrue de facteurs de risque d’événements cardiovasculaires chez les femmes atteintes de SOPK, tels que l’obésité, la résistance à l’insuline, les dyslipidémies ou un risque de base accru de thromboembolie veineuse.
Tumeurs
Un risque élevé de cancer du col de l’utérus chez les utilisatrices au long terme de COC a été rapporté dans certaines études épidémiologiques, mais il subsiste une controverse sur la mesure dans laquelle cette observation est attribuable aux effets confondants du comportement sexuel et à d’autres facteurs comme le virus du papillome humain (VPH).
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a montré un risque relatif légèrement accru (RR = 1,24) de diagnostic de cancer du sein chez les femmes qui utilisent actuellement des COC. Au cours des 10 années qui suivent l'arrêt de l'utilisation des COC, ce risque accru revient progressivement au risque de base lié à l'âge. Étant donné que le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre excédentaire de diagnostics de cancer du sein chez les utilisatrices actuelles et récentes de COC est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Ces études n'apportent pas la preuve d'un lien de causalité. L'augmentation du risque observé peut être due à un diagnostic plus précoce du cancer du sein chez les utilisatrices de COC, aux effets biologiques des COC ou à une combinaison des deux. Les cancers du sein diagnostiqués chez les femmes ayant déjà utilisé des COC ont tendance à être moins avancés cliniquement que les cancers diagnostiqués chez les femmes n'ayant jamais utilisé de COC.
Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes et, plus rarement encore, des tumeurs hépatiques malignes ont été signalées chez des utilisateurs de COC. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont entraîné des hémorragies intra-abdominales menaçant le pronostic vital. Une tumeur hépatique doit être envisagée dans le diagnostic différentiel en cas de douleurs abdominales hautes, une hépatomégalie ou des signes d'hémorragie intra-abdominale apparaissent chez des femmes prenant des COC.
Les tumeurs malignes peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou être fatales.
Autres maladies
Les femmes souffrant d'hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux peuvent présenter un risque accru de pancréatite lors de l'utilisation de COC.
Même si de légères augmentations de la pression artérielle aient été signalées chez de nombreuses femmes prenant des COC, les augmentations cliniquement significatives sont rares. Toutefois, si au cours de l'utilisation d'un COC, une pression artérielle constamment élevée apparaît, il est préférable que le médecin arrête le contraceptif oral combiné et traite l'hypertension à titre préventif. Le cas échéant, l'utilisation du COC peut être reprise si un traitement antihypertenseur permet de revenir à des valeurs tensionnelles normales.
Les affections suivantes ont été signalées comme survenant ou se détériorant à la fois en cas de grossesse et d'utilisation de COC, mais la preuve de leur association avec les COC n'est pas concluante : ictère et/ou prurit liés à une cholestase, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, perte auditive liée à une otosclérose.
Les œstrogènes exogènes peuvent induire ou exacerber les symptômes de l’angioœdème héréditaire et acquis.
Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter l'arrêt de l'utilisation des COC jusqu'à ce que les marqueurs de la fonction hépatique reviennent à la normale. La réapparition d'un ictère cholestatique survenu pendant la grossesse ou lors de l'utilisation antérieure de stéroïdes sexuels nécessite l'arrêt de l'utilisation des COC.
Bien que les COC puissent exercer un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et la tolérance au glucose, rien ne prouve qu'il faille modifier le schéma thérapeutique chez les femmes diabétiques utilisant des COC à faible dose (< 0,05 mg d'éthinylestradiol). Toutefois, les femmes diabétiques doivent faire l'objet d'une surveillance attentive
La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse peuvent être associées à l'utilisation de COC.
Un chloasma peut parfois apparaître, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux rayons ultraviolets quand elles prennent ce médicament.
L'état dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus de l'utilisation des contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d'humeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après l'instauration du traitement.
Consultation/examen médical
Avant l’instauration ou la reprise de JEZTIQ, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et une grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisé, en fonction des contre-indications (voir rubrique 4.3) et des mises en garde (voir rubrique 4.4). Un diagnostic différentiel doit être établi, excluant d’autres pathologies associées à l’hyperandrogénie si le produit est utilisé pour le traitement de l’hirsutisme.
Il est important d'attirer l'attention de la femme sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque de JEZTIQ par rapport à d'autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et ce qu'il faut faire en cas de suspicion de thrombose.
La femme doit également être invitée à lire attentivement la notice d'utilisation et à suivre les conseils donnés. La fréquence et la nature des examens doivent être basées sur des directives pratiques établies et adaptées à chaque femme.
Les femmes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre les infections par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Réduction de l’efficacité
L'efficacité des COC peut être réduite en cas par exemple d'oubli de comprimés (voir rubrique 4.2), de troubles gastro-intestinaux (voir rubrique 4.2) ou de prise concomitante de certains autres médicaments (voir rubrique 4.5).
Contrôle du cycle
Avec tous les COC, des saignements irréguliers (spotting ou saignements imprévus) peuvent survenir, en particulier au cours des premiers mois d'utilisation. Par conséquent, l'évaluation de tout saignement irrégulier n'est significative qu'après un intervalle d'adaptation d'environ trois cycles.
Si les saignements ou les irrégularités de saignement persistent ou surviennent après des cycles précédemment réguliers, des causes non hormonales doivent être envisagées et des mesures diagnostiques adéquates sont indiquées pour exclure une tumeur maligne ou une grossesse. Ces mesures peuvent également inclure un curetage.
Il est possible que, chez certaines femmes, l’hémorragie de privation ne se produise pas pendant la phase des comprimés placebo. Si le COC a été pris conformément aux instructions décrites dans la rubrique 4.2, une grossesse est peu probable. Toutefois, si la prise n'a pas eu lieu conformément à ces instructions avant la première absence d’hémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation sont manquantes, une grossesse doit être exclue avant que l'utilisation du COC ne soit poursuivie.
D'après les rapports journaliers des femmes issues des essais cliniques, le pourcentage de femmes ayant des saignements imprévus au cours des cycles 2 à 6 était de 50,5 %. Le pourcentage de femmes ayant des saignements imprévus au cours des cycles 2 à 9 était de 41,7 %.
Le pourcentage de femmes ayant interrompu les études de phase III LPRI424-301 et 302 dans l'UE en raison d'un événement indésirable lié à des saignements était de 1,7 %.
La proportion de sujets présentant un saignement prolongé (>10 jours consécutifs) pour JEZTIQ était de 5,6 % au cours des cycles 2 à 9.
Les utilisatrices de JEZTIQ peuvent ne pas avoir de saignements bien qu'elles ne soient pas enceintes. D'après les rapports journaliers des patientes d'un essai clinique comparatif, il n'y a pas eu de saignement chez environ 10,5 % des sujets au cours des cycles 2 à 9.
JEZTIQ contient du lactose.
Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit total en lactase ou de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les informations de prescription des médicaments concomitants doivent être consultées afin d'identifier les interactions potentielles.
Effets d'autres médicaments sur JEZTIQ
Des interactions peuvent se produire avec des médicaments inducteurs des enzymes microsomales, ce qui peut entraîner une augmentation de la clairance des hormones sexuelles et conduire à des saignements imprévus et/ou à un échec de la contraception.
Prise en charge
L'induction enzymatique peut déjà être observée après quelques jours de traitement. L'induction enzymatique maximale est généralement observée au bout de quelques semaines. Après l'arrêt du traitement, l'induction enzymatique peut se maintenir pendant environ 4 semaines.
Traitement à court terme
Les femmes sous traitement par des médicaments inducteurs d'enzymes hépatiques doivent temporairement utiliser une méthode barrière ou une autre méthode de contraception en plus du COC. La méthode barrière doit être utilisée pendant toute la durée de l'administration concomitante du médicament et pendant 28 jours après son arrêt. Si le traitement médicamenteux se prolonge au-delà de la fin des comprimés de la plaquette de COC, les comprimés placebo doivent être jetés et la plaquette de COC suivante doit être entamée immédiatement.
Traitement à long terme
Chez les femmes qui suivent un traitement à long terme avec des substances actives induisant des enzymes hépatiques, il est recommandé d'utiliser une autre méthode de contraception fiable et non hormonale.
Substances augmentant la clairance des COC (diminution de l'efficacité des COC par induction enzymatique), par exemple :
Barbituriques, carbamazépine, phénytoïne, primidone, rifampicine et possiblement oxcarbazépine, topiramate, felbamate, griséofulvine et produits contenant du millepertuis (hypericum perforatum).
Substances ayant des effets variables sur la clairance des COC
Lorsqu'ils sont administrés en même temps que des COC, de nombreux inhibiteurs de la protéase du VIH/VHC et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, ainsi que des associations des deux, peuvent augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques d'oestrogènes ou de progestatifs. Ces changements peuvent être cliniquement pertinents dans certains cas.
Par conséquent, les informations de prescription des médicaments concomitants contre le VIH et le VHC doivent être consultées afin d'identifier les interactions potentielles et les recommandations qui s'y rapportent. En cas de doute, une méthode contraceptive barrière supplémentaire doit être utilisée par les femmes sous traitement par inhibiteur de protéase ou inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.
Substances diminuant la clairance du COC (inhibiteurs d'enzymes)
Le diénogest est un substrat du cytochrome P450 (CYP) 3A4. La pertinence clinique des interactions potentielles avec les inhibiteurs enzymatiques reste inconnue. L'administration concomitante d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 peut augmenter les concentrations plasmatiques de l'oestrogène ou du progestatif ou des deux.
Il a été démontré que des doses d'étoricoxib de 60 à 120 mg/jour augmentent les concentrations plasmatiques d'éthinylestradiol de 1,4 à 1,6 fois respectivement, lorsqu'elles sont prises en même temps qu'un COC contenant 0,035 mg d'éthinylestradiol.
Effets du JEZTIQ sur d'autres médicaments
Les COC peuvent affecter le métabolisme de certaines autres substances actives. En conséquence, les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent augmenter (ciclosporine par exemple) ou diminuer (lamotrigine par exemple).
Les données cliniques suggèrent que l'éthinylestradiol inhibe la clairance des substrats du CYP1A2, entraînant une augmentation faible (théophylline par exemple) ou modérée (tizanidine par exemple) de leur concentration plasmatique.
Interactions pharmacodynamiques
Au cours des essais cliniques menés auprès de patientes traitées pour une infection par le virus de l'hépatite C (VHC) avec des médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et du dasabuvir avec ou sans ribavirine, des élévations des transaminases (ALAT) supérieures à 5 fois la limite supérieure à la normale (LSN) ont été observées significativement plus fréquemment chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol tels que les contraceptifs hormonaux combinés (CHC). En outre, même chez les patientes traitées par glecaprevir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir, des élévations des ALAT ont été observées chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol tels que des CHC (voir rubrique 4.3).
Par conséquent, les utilisatrices de JEZTIQ doivent passer à une autre méthode de contraception (par exemple, contraception progestative ou méthodes non hormonales) avant de commencer le traitement par ces associations médicamenteuses. JEZTIQ peut être repris 2 semaines après la fin du traitement par ces associations médicamenteuses.
Autres formes d'interactions
Tests de laboratoire
L'utilisation de stéroïdes contraceptifs peut influencer les résultats de certains tests de laboratoire, y compris les paramètres biochimiques des fonctions hépatique, thyroïdienne, surrénalienne et rénale, les taux plasmatiques de protéines (de transport), par exemple la globuline liant les corticostéroïdes et les fractions lipidiques/lipoprotéiques, les paramètres du métabolisme glucidique et les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Les changements restent généralement dans les valeurs normales des résultats de laboratoire.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
JEZTIQ n'est pas indiqué pendant la grossesse.
Si une grossesse survient pendant l'utilisation de JEZTIQ, le traitement doit être interrompu immédiatement. Des études épidémiologiques approfondies n'ont révélé ni risque accru de malformations congénitales chez les enfants nés de femmes ayant utilisé des COC avant la grossesse, ni effet tératogène lorsque des COC ont été pris par inadvertance pendant la grossesse.
Des études chez l’animal ont montré des effets indésirables pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique 5.3). Sur la base de ces données chez l’animal, un effet indésirable dû à l'action hormonale des composés actifs ne peut être exclu. Cependant, l'expérience générale avec les COC pendant la grossesse n'a pas fourni de preuves d'un effet indésirable réel chez l'homme.
Le risque accru de TEV pendant la période post-partum doit être pris en compte lors de la reprise du traitement par JEZTIQ (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Allaitement
La lactation peut être influencée par les COC car ils peuvent réduire la quantité et modifier la composition du lait maternel. De faibles quantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent être excrétées dans le lait pendant l'utilisation des COC. Ces quantités peuvent affecter l'enfant. Par conséquent, JEZTIQ ne doit pas être utilisé tant que la mère qui allaite n'a pas complètement sevré son enfant.
Fertilité
JEZTIQ est indiqué pour la contraception orale. Pour des informations sur le retour à la fertilité, voir la rubrique 5.1.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucune étude sur les effets sur la capacité à conduire et à utiliser des machines n'a été réalisée. Aucun effet sur l'aptitude à conduire et à utiliser des machines n'a été observé chez les utilisatrices de COC.
4.8. Effets indésirables
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec le au cours des essais cliniques (1953 femmes) ont été les saignements intermenstruels(8,9%), inconfort mammaire (4,5 %), et les céphalées (4,2 %).
La modification du profil de saignement est un effet indésirable fréquemment rapporté dans les essais cliniques (voir rubrique 5.1).
Liste tabulée des effets indésirables
Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables (EI) par classes d'organes MedDRA (SOC MedDRA). Les fréquences sont basées sur les données des essais cliniques. Tous les effets indésirables qui ont été rapportés dans les essais cliniques avec le diénogest/éthinylestradiol 2/ 0,02 mg sont répertoriés. Tous les effets indésirables répertoriés dans la catégorie "rare" ne se sont produits qu'une seule fois (chez 1 volontaire), ce qui représente < 0,1 %.
Les fréquences des effets indésirables sont basées sur les catégories suivantes : Très fréquent (≥ 1/10) fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), Très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimé à partir des données disponibles).
Classe de sysytèmes d’organes (MedDRA)
Fréquent
(≥1/100 à < 1/10)
Peu fréquent
(≥ 1/1,000 à < 1/100)
Rare
(≥ 1/10,000 à < 1/1,000)
Fréquence indéterminée
Infections et infestations
Infection vaginale 1
Infection des voies urinaires 2
Herpès génital
Myringite
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (inclus kystes et polypes)
Fibroadénome du sein
Troubles du
système sanguin et
lymphatique
Leucopénie
Troubles du système immunitaire
Aggravation des symptômes de l’angioœdème héréditaire ou acquis.
Troubles endocriniens
Hypothyroïdie
Hyperthyroïdie
Troubles du
métabolisme et de
la nutrition
Trouble de l’appétit 3
Rétention hydrosodée
Hyperglycémie
Résistance à l’insuline
Dyslipidémie
Troubles psychiatriques
Trouble de la libido 4
Trouble de l’humeur 5
Anxiété 6
Dépression
Troubles du sommeil7
Troubles mentaux 8
Troubles du système nerveux
Maux de tête 9
Migraine 10
Etourdissements
Dysgeusie
Hypoesthésie
Paresthésie
Troubles oculaires
Prurit oculaire
Déficience visuelle
Troubles de l’oreille et du labyrinthe
Vertige
Troubles cardiaques
Palpitations
Troubles vasculaires
Evènements thrombotiques 11
Hypertension
Bouffées de chaleur
Fluctuation de la tension artérielle
Hématome
Télangiectasie
Varice
Troubles respiratoires, thoraciques, médiastinales
Epistaxis
Troubles gastro-intestinaux
Nausée
Douleur abdominale 12
Vomissement
Diarrhée
Flatulence
Distention abdominale
Constipation
Dyspepsie
Reflux gastro-oesophagien
Hyperesthésie dentaire
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Acné
Alopécie
Prurit
Dermatite 13
Hyperhidrose 14
Eruption 15
Peau sèche
Troubles cutanés16
Chloasma
Urticaire
Troubles musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Douleurs dans les extrémités
Arthralgie
Troubles rénaux et urinaires
Hématurie,
Leucocyturie
Troubles des organes de reproduction et du sein
Saignements intermenstruels 17
Gêne mammaire 18
Dysménorrhée 19
Aménorrhée
Troubles menstruels20
Hémorragie vaginale21
Kyste ovarien
Sécheresse vulvovaginale
Douleur pelvienne22,
Prurit vulvovaginal
Dysplasie cervicale
Dyspareunie
Pertes vaginales
Inflammation vulvovaginale
Hyperplasie de l’endomètre
Inconfort génital
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fatigue23
Gonflement24
Oedème périphérique
Gêne
Léthargie
Détérioration de l’état de santé général
Investigations
Augmentation du poids 25
Augmentation de l'hormone thyroïdienne stimulante dans le sang
Augmentation des triglycérides sanguins
Augmentation des enzymes hépatiques26
Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine
Augmentation du cholestérol sanguin
Augmentation de la lactate déshydrogénase sanguine
Augmentation de la prolactine dans le sang
Augmentation du dimère de fibrine D
Tension artérielle anormale
*Evènement indésirable détecté uniquement dans l’étude menée chez des femmes atteintes de SOPK pour le traitement de l’hirsutisme.
1. Y compris l'infection mycosique vulvovaginale, la candidose vulvovaginale et la vaginose bactérienne.
2. Y compris la bactériurie
3. Y compris la diminution et l'augmentation de l'appétit
4. Y compris la perte de libido et le trouble de l'aversion sexuelle
5. Y compris les sautes d'humeur, l'altération de l'humeur, l’humeur dépressive, l’irritabilité, la labilité de l'affect, le trouble affectif, l'apathie et l'apathie.
6. Y compris les troubles anxieux, la nervosité, l'agitation, la dysphorie et la tension.
7. Y compris l'insomnie et la somnolence
8. Y compris la déficience mentale, le trouble de la personnalité limite et l’attaque de panique
9. Y compris les céphalées de tension
10. Y compris la migraine avec aura
11. Y compris la thrombose veineuse profonde, la thrombose veineuse et l'embolie pulmonaire.
12. Y compris douleur abdominale inférieure et douleur abdominale supérieure
13. Y compris dermatite atopique, dermatite allergique et dermatite péri-orale
14. Y compris les sueurs nocturnes
15. Y compris éruption maculaire
16. Y compris la télangiectasie*
17. Y compris l'hémorragie utérine et la métrorragie
18. Y compris la douleur mammaire, l'engorgement mammaire, l'augmentation du volume des seins et la sensibilité mammaire.
19. Y compris les douleurs prémenstruelles
20. Y compris oligoménorrhée, menstruation irrégulière, ménorragie, polyménorrhée.
21. Y compris les saignements menstruels abondants
22. Y compris les douleurs d’annexes de l’utérus et les spasmes utérins*
23. Y compris l’asthénie
24. Y compris gonflement périphérique, oedème généralisé et gonflement
25. Y compris l'obésité
26. Y compris augmentation de l'ALAT, de l'ASAT et de la gamma GT
Description des effets indésirables sélectionnés
Un risque accru d'événements thrombotiques et thrombo-emboliques artériels et veineux, notamment d'infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux, d'accidents ischémiques transitoires, de thromboses veineuses et d'embolies pulmonaires a été observé chez les femmes utilisant des CHC, ce qui est abordé plus en détail à la rubrique 4.4.
Les effets indésirables graves suivants ont été signalés chez des femmes utilisant des COC ; ils sont abordés à la rubrique 4.4.
Tumeurs
- La fréquence du diagnostic de cancer du sein est légèrement accrue chez les utilisatrices de COC. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le risque supplémentaire est faible par rapport au risque global de développer un cancer du sein. Le lien de causalité avec l'utilisation des COC n'est pas connu.
- Tumeurs du foie
- Cancer du col de l'utérus
Autres conditions
- Femmes souffrant d'hypertriglycéridémie (risque accru de pancréatite en cas d'utilisation de COC)
- Hypertension
- Apparition ou détérioration d'affections pour lesquelles l'association avec l'utilisation de COC n'est pas concluante : ictère cholestatique, formation de calculs biliaires, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, chorée de Sydenham, herpès gestationnel, perte d'audition liée à l’otosclérose.
- Troubles de la fonction hépatique
- Modifications de la tolérance au glucose ou effet sur la résistance périphérique à l'insuline
- Maladie de Crohn, colite ulcéreuse
- Chloasma
Interactions
Des saignements non programmés et/ou un échec de la contraception peuvent résulter d'interactions entre d'autres médicaments (inducteurs enzymatiques) et les contraceptifs oraux (voir rubrique 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
4.9. Surdosage
La toxicité orale aiguë de l'éthinylestradiol et du diénogest est très faible. Si, par exemple, un enfant prend plusieurs comprimés JEZTIQ en même temps, il est peu probable qu'il en résulte des symptômes toxiques. Les symptômes qui peuvent survenir dans ce cas sont des nausées et des vomissements, ainsi que des saignements inattendus. Des saignements vaginaux peuvent même survenir chez les jeunes filles avant leur ménarche, si elles prennent accidentellement le médicament.
Un traitement spécifique n'est normalement pas nécessaire. Un traitement de soutien doit être administré si nécessaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Hormones sexuelles et modulateurs du système génital, contraceptifs hormonaux à usage systémique, progestatifs et oestrogènes en association fixe, code ATC : G03AA16
Mécanisme d’action
L'effet contraceptif de JEZTIQ repose sur l'interaction de divers facteurs, dont le plus important est l'inhibition de l'ovulation.
JEZTIQ contient du diénogest et de l'éthinylestradiol. Le diénogest est un dérivé de la nortestostérone dépourvu d’activité androgénique mais exerçant plutôt une activité antiandrogénique correspondant à environ un tiers de l’activité de l’acétate de cyprotérone. Le diénogest se lie au récepteur de la progestérone présent dans l'utérus humain avec 10 % seulement de l'affinité relative de la progestérone. Malgré sa faible affinité pour le récepteur de la progestérone, le diénogest exerce un puissant effet progestatif in vivo. Le diénogest ne présente aucune activité androgènique, minéralocorticoïde ou glucocorticoïde significative in vivo.
L'éthinylestradiol est un œstrogène synthétique puissant, actif par voie orale, largement utilisé dans les produits contraceptifs.
Pour le traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques, l’association diénogest/éthinylestradiol régule les effets androgéniques qui conduisent au développement de l’hirsutisme chez les femmes présentant un SOPK, en augmentant les taux de globuline liant les hormones sexuelles (SHBG) et en diminuant les taux d’hormones androgéniques.
Efficacité et sécurité cliniques pour la contraception orale hormonale
Deux études cliniques européennes multicentriques de phase III ont été réalisées avec JEZTIQ pour l’indication contraception orale hormonale.
Dans l'analyse poolée de ces deux études, les valeurs suivantes de l'indice de Pearl (limite supérieure de l'intervalle de confiance (IC) à 95 %) ont été calculées :
Indice de Pearl (18-35 ans), utilisateur + échec de la méthode : 0,2 (limite supérieure 95% CI 0,77).
Indice de Pearl (18-45 ans), utilisateur + échec de la méthode : 0,2 (limite supérieure 95% CI 0,64).
L'indice de Pearl a été calculé sur la base du nombre de cycles d'exposition générés dans les essais cliniques européens de phase III. Le cycle d'exposition a été défini comme un cycle de 28 jours pour lequel on dispose d'au moins une entrée dans le rapport journalier pour la prise de
JEZTIQ. En outre, un cycle est un cycle d'exposition si la patiente tombe enceinte au cours de ce cycle, qu'il s'agisse ou non d'un cycle de 28 jours.
Indices de Pearl pour les utilisateurs de JEZTIQ dans les essais groupés LPRI-424/301 et LPRI-424/302
Un total de 2 grossesses confirmées sous traitement, dont une grossesse due à un échec de la méthode et une grossesse due à un échec de l'utilisation, ont été observées chez des femmes ayant utilisé JEZTIQ jusqu'à 13 -cycles de 28 jours -dans les essais LPRI-424/301 et LPRI-424/302. Les deux grossesses ont été rapportées chez des sujets ≤ 35 ans. Le tableau suivant présente une vue d'ensemble du nombre de cycles et des IP globaux, des IP basés sur les cycles évaluables et des IP d'échec de la méthode (grossesses confirmées) pour toutes les femmes et pour les femmes âgées de ≤ 35 ans.
JEZTIQ
Femmes âgées de ≤ 35 ans
N = 1309
Toutes les femmes
N = 1576
Indice de Pearl global
Nombre total de cycles d’exposition
12 126
14 597
Grossesse sous traitement confirmée (n [%])
2 (0,2)
2 (0,1)
Indice de Pearl (IC 95%)
0,2 (0,03; 0,77)
0,2 (0,02; 0,64)
Indice de Pearl pour les cycles évaluables
Nombre total de cycles évaluables
9 624
11 808
Grossesse sous traitement confirmée (n [%])
2 (0,2)
2 (0,1)
Indice de Pearl (IC 95%)
0,3 (0,03;0,98)
0,2 (0,03; 0,8)
Indice de Pearl pour les échecs de méthode
Nombre total de cycles parfaits
6 415
8 006
Grossesse sous traitement confirmée (n [%])
1 (0,1)
1 (0,1)
Indice de Pearl (IC 95%)
0,2 (0,01; 1,13)
0,2 (0; 0,9)
Le taux de grossesse cumulé sur 13 cycles (IC 95 %) de toutes les utilisatrices de JEZTIQ
(FAS) dans les deux essais était de 0,15 (0,00 ; 0,36), et celui du sous-groupe d'âge ≤ 35 ans était de 0,18 (0,00 ; 0,43).
Efficacité clinique et sécurité dans le traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques
Un essai clinique européen multicentrique, en double aveugle, randomisé, de phase III (LPRI-424/304) a été mené avec JEZTIQ dans le cadre du traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK). L’étude a inclus 305 femmes diagnostiquées SOPK, deux ans après la ménarche, et réparties de manière aléatoire (ratio de randomisation 4:1) pour recevoir JEZTIQ (n=244) ou un placebo (n=61), administrés pendant 9 cycles de 28 jours. Un sous-groupe de 25 adolescentes, âgées de 14 à 17 ans, a été inclus dans l’étude. À l’inclusion, sur la base de la population de tolérance (c.-à-d. tous les sujets ayant reçu au moins une dose de médicament expérimental), l’âge moyen de la population totale (n=291) était de 25,0 ans. 80,5 % des sujets avaient un indice de masse corporelle (IMC) ≤ 30 kg/m² et 19,6 % avaient un IMC > 30 kg/m².
Dans cette étude, une version adaptée du système de score de Ferriman‑Gallwey modifié (mFG) a été utilisée. Le score adapté excluait les zones de la lèvre supérieure et du menton de l’évaluation et exigeait que les participantes s’abstiennent de se raser pendant au moins 15 jours avant chaque évaluation. Cette approche visait à améliorer l’acceptabilité pour les patientes et à standardiser les évaluations. Par conséquent, les scores mFG adaptés rapportés dans cette étude ne sont pas directement comparables aux scores mFG standards utilisés en pratique clinique courante. À l’inclusion, 80,9 % des femmes de la population d’analyse complète (FAS) présentaient un score total mFG adapté < 14 (hirsutisme léger prononcé), 16,8 % un score total mFG adapté compris entre 14 et 19 (hirsutisme modéré) et 2,3 % un score total mFG adapté > 19 (hirsutisme sévère).
Au bout de 9 cycles de 28 jours, les femmes ayant utilisé JEZTIQ ont obtenu une réduction plus importante du score de Ferriman‑Gallwey modifié (mFG) adapté par rapport aux femmes du groupe placebo. Les résultats sont présentés dans les tableaux ci‑dessous.
Modifications des scores mFG adaptés – Population d’analyse complète (FAS)
Paramètre
Statistique
LPRI-424 (N=209)
Placebo (N=47)
Variation par rapport à l’inclusion du score mFG adapté à la visite 5 / visite d’arrêt précoce (EDV)
n
201
44
Moyenne des moindres carrés
- 3.77
- 1.54
97.5% CI
(-4.29, -3.26)
(-2.64, -0.43)
95% CI
(-4.18, -3.37)
(-2.40, -0.67)
Différence moyenne des moindres carrés
- 2.24
SE
0.487
98.75% CI
(-∞, -1.14)
95% CI
(-3.19, -1.28)
P-value*
<.0001
*La valeur p a été testée à α = 0,0125 (test unilatéral). La population d’analyse complète (FAS) a été définie comme comprenant tous les sujets ayant reçu au moins une dose de produit investigué (IP) et ayant fait l’objet d’au moins une évaluation du critère principal d’efficacité. Visite 5 = Jour 29 (+3) du 9e cycle.
Analyse des répondeurs – Population d’analyse complète (FAS)
Paramètre
LPRI-424 (N=209)
Placebo (N=47)
Répondeurs [n]
63
7
Non-répondeurs [n]
138
37
Taux de réponse [%]
31.3
15.9
95.0% CI
97.5% CI
(25.0, 38.2)
(24.2, 39.2)
(6.6, 30.1)
(5.8, 32.1)
Différence du taux de réponse [%]
15.4
98.75% CI
(-3.8, ∞)
95% CI
(-1.2, 26.7)
P-value
0.0271*
*La valeur p a été testée à α = 0,0125 (test unilatéral). La population d’analyse complète (FAS) a été définie comme tous les sujets ayant reçu au moins une dose de produit investigué (IP) et ayant eu au moins une évaluation du critère principal d’efficacité. Les répondeurs ont été définis comme les sujets présentant une réduction du score mFG adapté supérieurs à 50 % par rapport à l’inclusion lors de la visite 5/EDV. Les non-répondeurs ont été définis comme les sujets présentant une réduction du score mFG adapté inférieure à 50 % par rapport à l’inclusion lors de la visite 5/EDV. Les sujets avec une évaluation manquante à l’inclusion ou à la visite finale n’ont pas été inclus dans cette analyse.
Population pédiatrique
Il existe peu de données cliniques sur l'efficacité et la sécurité de l'utilisation des COC chez les adolescents de moins de 18 ans.
L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec JEZTIQ dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique conformément à la décision du Plan d’investigation pédiatrique, dans l’indication autorisée (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Ethinylestradiol
Absorption
La biodisponibilité orale moyenne de l'éthinylestradiol est d'environ 45 %, avec une variation interindividuelle importante d'environ 20 à 65 %. Les profils plasmatiques après des doses quotidiennes répétées de la formulation à libération prolongée (2mg de diénogest et 20μg d'éthinylestradiol) ont été caractérisés par une Cmax moyenne de 64 pg/mL d'éthinylestradiol observée à un tmax de 3,8 heures. L'AUC 0-24h observée était de 706 pg×h/mL d'éthinylestradiol. En comparaison, pour la formulation à libération immédiate, le Tmax a été observé plus tard, 3,8 heures (Libération Prolongée) contre 1,3 heures (Libération immédiate). L'alimentation n'a pas d'effet sur le profil pharmacocinétique de JEZTIQ.
Distribution
L'éthinylestradiol se lie fortement mais de façon non spécifique à l'albumine sérique (environ 98 %) et induit une augmentation des concentrations sériques de SHBG (sex hormone-binding globulin). Le volume de distribution apparent pour une dose orale de 0,03 mg après une seule administration se situe entre 576 et625 L.
Biotransformation
L'éthinylestradiol est soumis à une conjugaison pré-systémique dans la muqueuse de l'intestin grêle et dans le foie. L'éthinylestradiol est principalement métabolisé par hydroxylation aromatique, mais une grande variété de métabolites hydroxylés et méthylés sont formés. Ceux-ci sont présents sous forme de métabolites libres et de conjugués avec des glucuronides et des sulfates.
Élimination
Les taux sériques d'éthinylestradiol diminuent en deux phases caractérisées par des demi-vies d'environ respectivement 1 heure et 10 à 20 heures. L'éthinylestradiol n'est pas éliminé sous forme inchangée. Les métabolites de l'éthinylestradiol sont excrétés selon un ratio urinaire-biliaire de 4:6.
La demi-vie d'élimination des métabolites est d'environ un jour.
Diénogest
Absorption
Le diénogest a une biodisponibilité orale élevée de plus de 90%. Les profils plasmatiques après des doses quotidiennes répétées de la formulation à libération prolongée (2mg de diénogest et 20μg d'éthinylestradiol) ont été caractérisés par une Cmax moyenne de 59 ng/mL de diénogest observée à un tmax de 3,8 heures. L'AUC 0-24h observée était de 732 ng×h/mL de diénogest. En comparaison avec la formulation à libération immédiate, l'AUC 0-24h était similaire mais la Cmax était plus basse et observée plus tard après l'administration répétée de la formulation à libération prolongée.
La nourriture n'a pas d'effet sur le profil pharmacocinétique de JEZTIQ.
Distribution
Le diénogest est lié à l'albumine sérique et ne se lie pas à la SHBG ou à la globuline liant les corticoïdes (CBG). Environ 10 % des concentrations sériques totales du médicament sont présentes sous forme de stéroïdes libres. 90 % sont liés de manière non spécifique à l'albumine. L'augmentation de la SHBG induite par l'éthinylestradiol n'influence pas la liaison du diénogest aux protéines sériques.
Le volume de distribution apparent du diénogest est d'environ 40L après une dose orale unique de 1 mg.
Biotransformation
Le diénogest est métabolisé principalement par hydroxylation et conjugaison, avec la formation de métabolites largement inactifs sur le plan endocrinien. Ces métabolites sont très rapidement éliminés du plasma, de sorte que dans le plasma humain, aucun métabolite important n'est observé en dehors du diénogest sous forme inchangée.
Élimination
Le diénogest est excrété dans un ratio urinaire-fécal d'environ 3 :1 après administration orale de 0,1 mg/kg. La clairance sérique du diénogest est d'environ 64 mL/min et le t1/2 pour l'excrétion des métabolites urinaires est d'environ 14 h. La plupart des métabolites sont éliminés dans les 24 premières heures et environ 86 % de la dose administrée est éliminée dans les 6 jours.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études précliniques sur l'éthinylestradiol et le diénogest ont révélé les effets oestrogéniques et progestatifs attendus.
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction et de développement, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Évaluation du risque environnemental
Des études d’évaluation des risques pour l’environnement ont montré que le diénogest et l’éthinylestradiol peuvent présenter un risque pour l’environnement aquatique (voir rubrique 6.6).
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Comprimé blanc (actif) :
Lactose monohydraté
Hypromellose (E464)
Povidone
Stéarate de magnésium (E470b)
Silice colloïdale anhydre
Pelliculage
Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol (E1521)
Talc (E 553b)
Comprimé vert (placebo) :
Lactose monohydraté
Amidon de maïs
Povidone
Silice colloïdale
Stéarate de magnésium (E470b)
Pelliculage
Hypromellose (E464)
Triacétine (E1518)
Polysorbate 80
Dioxyde de titane (E171)
Laque aluminique d’indigotine (E132)
Oxyde de fer jaune (E172)
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation concernant la température.
Conserver la plaquette dans l’emballage extérieur afin de protéger de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium) contenant 24 comprimés blancs et 4 comprimés verts.
Les conditionnements sont de 1 x 28, 3 x 28, 6 x 28 et 13 x 28.
Un étui en carton pour la plaquette peut être inclus.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Ce médicament peut présenter un risque pour l'environnement (voir rubrique 5.3).
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EXELTIS HEALTHCARE S.L.
AVENIDA MIRALCAMPO 7
POLIGONO IND. MIRALCAMPO
19200 AZUQUECA DE HENARES, GUADALAJARA
MADRID
ESPAGNE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
- 34009 302 961 4 1 : 24 comprimés blancs et 4 comprimés verts sous plaquette (PVC/PE/PVDC/Aluminium). Boîte de 1 plaquette.
- 34009 302 961 5 8 : 24 comprimés blancs et 4 comprimés verts sous plaquette (PVC/PE/PVDC/Aluminium). Boîte de 3 plaquettes.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{ mois AAAA}
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I
Notice :
ANSM - Mis à jour le : 13/03/2026
Dénomination du médicament
JEZTIQ 2 mg/0,02 mg, comprimé à libération prolongée
Diénogest/éthinylestradiol
Encadré
Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.
- Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
- Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre sage-femme.
- Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
- Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre sage-femme. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.
Ce qu'il faut savoir sur les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) :
- Ils constituent l'une des méthodes de contraception réversibles les plus fiables s'ils sont utilisés correctement.
- Ils augmentent légèrement le risque de formation de caillots sanguins dans les veines et les artères, en particulier au cours de la première année ou lors de la reprise d'un contraceptif hormonal combiné après une interruption de 4 semaines ou plus.
- Soyez vigilante et consultez votre médecin, sage-femme si vous pensez présenter les symptômes d'un caillot sanguin (voir rubrique 2 "Caillots sanguins").
Que contient cette notice ?
1. Qu'est-ce que JEZTIQ, comprimé à libération prolongée et dans quels cas est-il utilisé ?
2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ?
3. Comment prendre JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ?
4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?
5. Comment conserver JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ?
6. Contenu de l’emballage et autres informations.
1. QU’EST-CE QUE JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?
Classe pharmacothérapeutique : Hormones sexuelles et modulateurs du système génital, contraceptifs hormonaux à usage systémique, progestatifs et oestrogènes en association fixe - code ATC : G03AA16
JEZTIQ, comprimé à libération prolongée est une pilule contraceptive orale combinée utilisée :
- Pour prévenir la grossesse,
- Dans le cadre du traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK).
Chacun des 24 comprimés blancs contient une petite quantité de deux hormones féminines différentes, à savoir le diénogest et l'éthinylestradiol. Les 4 comprimés verts ne contiennent aucune substance active et sont appelés comprimés placebo.
Les pilules contraceptives qui contiennent deux hormones sont appelées "pilules combinées".
2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ?
Remarques générales
Avant de commencer à utiliser JEZTIQ, vous devez lire les informations sur les caillots sanguins dans la rubrique 2. Il est particulièrement important de lire la description des symptômes d'un caillot sanguin - voir la rubrique 2 "Caillots sanguins".
Avant de commencer à utiliser JEZTIQ, votre médecin vous posera quelques questions sur vos antécédents médicaux et ceux de vos proches parents. Il mesurera également votre tension artérielle et, en fonction de votre situation personnelle, pourra procéder à d'autres examens.
Cette notice décrit plusieurs situations dans lesquelles vous devez arrêter d'utiliser JEZTIQ, ou dans lesquelles l’efficacité contraceptive de JEZTIQ peut être diminuée. Dans ces situations, vous ne devez pas avoir de rapports sexuels ou vous devez prendre des précautions contraceptives non hormonales supplémentaires, par exemple en utilisant un préservatif ou une autre méthode barrière. N'utilisez pas de méthodes basées sur le calendrier ou la température. Ces méthodes peuvent être peu fiables car JEZTIQ modifie les changements mensuels de la température corporelle et de la glaire cervicale.
JEZTIQ, comme les autres contraceptifs hormonaux, ne protège pas contre l'infection par le VIH (SIDA) ou toute autre maladie sexuellement transmissible.
Si vous prenez la pilule, votre médecin, sage-femme vous demandera de vous faire tester régulièrement. Normalement, vous devriez consulter votre médecin, sage-femme au moins une fois par an.
Ne pas utiliser JEZTIQ, comprimé à libération prolongée
Vous ne devez pas utiliser JEZTIQ si vous souffrez d'une des affections énumérées ci-dessous. Si vous présentez l'une des conditions énumérées ci-dessous, vous devez en informer votre médecin, sage-femme. Votre médecin, sage-femme discutera avec vous d'une autre forme de contraception qui serait plus appropriée.
Ne prenez jamais JEZTIQ, comprimé à libération prolongée, si vous :
- êtes allergique à l'éthinylestradiol ou au diénogest ou à l'un des autres composants de ce médicament (listés dans la rubrique 6) ;
- avez (ou avez déjà eu) un caillot de sang dans un vaisseau sanguin de vos jambes (thrombose veineuse profonde, TVP), de vos poumons (embolie pulmonaire, EP) ou d'autres organes ;
- savez que vous souffrez d'une maladie affectant votre coagulation sanguine - par exemple, déficit en protéine C, déficit en protéine S, déficit en antithrombine-III, facteur V Leiden ou anticorps antiphospholipides ;
- si vous devez subir une opération ou si vous êtes immobilisée pendant une longue période (voir rubrique 2 "Caillots sanguins") ;
- avez déjà eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral ;
- souffrez (ou avez déjà souffert) d'angine de poitrine (une affection qui provoque une douleur thoracique intense et peut être le premier signe d'une crise cardiaque) ou d'un accident ischémique transitoire (AIT - symptômes temporaires d'une attaque d'apoplexie) ;
- souffrez d'une des maladies suivantes qui peuvent augmenter le risque de formation d'un caillot dans les artères :
- diabète sévère avec lésions des vaisseaux sanguins
- tension artérielle très élevée
- un taux très élevé de graisses dans le sang (cholestérol ou triglycérides)
- une condition connue sous le nom d'hyperhomocystéinémie
- avez (ou avez déjà eu) un type de migraine appelé "migraine avec aura" ;
- avez (ou avez eu) une maladie grave du foie, à moins que les tests sanguins de la fonction hépatique ne soient redevenus normaux ;
- avez (ou avez déjà eu) des tumeurs bénignes ou malignes du foie ;
- si vous avez (ou avez déjà eu) ou si l’on suspecte que vous avez un cancer (par exemple du sein ou de la muqueuse utérine) qui sont affectés par les hormones sexuelles ;
- avez des saignements vaginaux inexpliqués ;
- avez une hépatite C et prenez des médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, du dasabuvir, du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir la rubrique 2 "Autres médicaments et JEZTIQ").
Si l'une des situations ci-dessus survient pendant le traitement par JEZTIQ, vous devez arrêter immédiatement de prendre le produit et consulter votre médecin, sage-femme. En attendant, vous devez utiliser une autre méthode de contraception non hormonale. Pour plus d'informations, voir également la rubrique "Avertissements et précautions".
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre sage-femme avant d’utiliser JEZTIQ, comprimé à libération prolongée.
Quand devez-vous contacter votre médecin ?
Consultez d'urgence un médecin
Si vous remarquez des signes possibles de caillots sanguins qui peuvent signifier que vous souffrez d'un caillot sanguin dans la jambe (thrombose veineuse profonde), d'un caillot sanguin dans le poumon (embolie pulmonaire), d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral (voir la rubrique "Caillots sanguins" [thrombose] ci-dessous).
Pour une description des symptômes de ces effets secondaires graves, veuillez consulter la rubrique 2 "Comment reconnaître un caillot sanguin".
Informez votre médecin, sage-femme si l'une des conditions suivantes s'applique à vous.
Dans certaines situations, une attention particulière est nécessaire lorsque vous prenez JEZTIQ ou toute autre pilule combinée, et il peut s'avérer nécessaire que vous soyez régulièrement suivi par votre médecin, sage-femme.
Si l'affection se développe ou s'aggrave pendant que vous utilisez JEZTIQ, vous devez également informer votre médecin, sage-femme si vous : *
- souffrez de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse (maladie inflammatoire chronique de l'intestin) ;
- souffrez de lupus érythémateux disséminé (LED - une maladie qui affecte votre système de défense naturel) ;
- souffrez d'un syndrome hémolytique et urémique (SHU - trouble de la coagulation sanguine entraînant une insuffisance rénale) ;
- avez une anémie drépanocytaire (maladie héréditaire des globules rouges) ;
- avez un taux élevé de graisses dans le sang (hypertriglycéridémie) ou des antécédents familiaux positifs pour cette maladie. L'hypertriglycéridémie a été associée à un risque accru de développer une pancréatite (inflammation du pancréas) ;
- devez subir une opération, ou vous êtes alitée pendant une longue période (voir rubrique 2 "Caillots sanguins").
- venez d'accoucher, vous présentez un risque accru de caillots sanguins. Vous devez demander à votre médecin, sage-femme combien de temps après l'accouchement vous pouvez commencer à prendre JEZTIQ ;
- souffrez d'une inflammation des veines sous la peau (thrombophlébite superficielle) ;
- avez des varices
- avez des anomalies des valves cardiaques ou des troubles du rythme cardiaque
- avez un cancer du sein chez des parents proches ;
- avez une maladie du foie ou de la vésicule biliaire ou des calculs biliaires ;
- avez une jaunisse ou des démangeaisons dues à une congestion biliaire ;
- avez une coloration jaune-brunâtre de la peau, en particulier sur le visage (chloasma), ou si vous avez connu ce phénomène lors d'une grossesse antérieure ; dans ce cas, il convient d'éviter les fortes expositions au soleil et aux rayons UV ;
- avez certains problèmes de formation de l'hémoglobine (porphyrie) ;
- souffrez de dépression
- souffrez d'épilepsie ;
- souffrez de la danse de Saint-Guy (chorée de Sydenham) ;
- avez eu une éruption de vésicules au cours d'une grossesse antérieure (herpès gestationnel) ;
- avez une perte d'audition de l'oreille interne (perte d'audition liée à l'otospongiose) ;
- présentez des symptômes d'angioœdème (œdème de Quincke) tels qu'un gonflement du visage, de la langue et/ou de la gorge et/ou des difficultés à avaler ou de l'urticaire pouvant s'accompagner de difficultés à respirer, contactez immédiatement un médecin, sage-femme. Les produits contenant des œstrogènes peuvent provoquer ou aggraver les symptômes de l'angioœdème héréditaire et acquis.
N'hésitez pas à demander conseil à votre médecin, sage-femme ou à votre pharmacien si vous avez des doutes sur l'utilisation de JEZTIQ.
CAILLOTS SANGUINS
L'utilisation d'un contraceptif hormonal combiné tel que JEZTIQ augmente votre risque de développer un caillot sanguin par rapport à la non-utilisation d'un tel contraceptif. Dans de rares cas, un caillot sanguin peut bloquer les vaisseaux sanguins et causer de graves problèmes.
Les caillots sanguins peuvent se développer
- dans les veines (on parle alors de "thrombose veineuse", de "thromboembolie veineuse" ou de TEV)
- dans les artères (on parle alors de "thrombose artérielle", de "thromboembolie artérielle" ou TEA).
Le rétablissement suite à des caillots sanguins n’est pas toujours complet. Dans de rares cas, ils peuvent avoir des séquelles durables et graves ou, dans de très rares cas, ils peuvent être fatals.
Il est important de se rappeler que le risque global d’avoir un caillot sanguin dû à JEZTIQ est faible.
COMMENT RECONNAITRE UN CAILLOT SANGUIN
Consultez un médecin de toute urgence si vous remarquez l’un des signes ou symptômes suivants.
Présentez-vous l’un de ces signes ?
De quoi peut-il s’agir éventuellement ?
- gonflement d'une jambe ou le long d'une veine de la jambe ou du pied, en particulier lorsqu'il est accompagné de :
- douleur ou sensibilité dans la jambe qui peut être ressentie uniquement en se levant ou en marchant
- augmentation de la chaleur dans la jambe affectée
- changement de couleur de la peau de la jambe (pâleur, rouge ou bleu)
Thrombose veineuse profonde
- apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou d’une respiration rapide ;
- toux soudaine sans cause apparente, qui peut s’accompagner de crachats de sang ;
- douleur aiguë à la poitrine qui peut s'intensifier lors d'une respiration profonde ;
- sensation d’étourdissements ou des vertiges sévères ;
- rythme cardiaque rapide ou irrégulier
- douleur intense à l'estomac ;
En cas de doute, consultez un médecin car certains de ces symptômes, tels que la toux ou l'essoufflement, peuvent être confondus avec une affection plus bénigne telle qu'une infection des voies respiratoires (par exemple, un "rhume").
Embolie pulmonaire
Symptômes survenant le plus fréquemment dans un seul œil :
- perte immédiate de la vision ou
- vision trouble sans douleur pouvant évoluer vers une perte de la vision
Thrombose veineuse rétinienne (caillot sanguine dans l’œil)
- douleur thoracique, gêne, pression, lourdeur
- sensation d’oppression ou d’encombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
- sensation d’encombrement, d'indigestion ou de suffocation ;
- sensation de gêne dans le haut du corps irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras et l'estomac ;
- transpiration, nausées, vomissements ou vertiges ;
- extrême faiblesse, anxiété ou essoufflement ;
- rythme cardiaque rapide ou irrégulier
Crise cardiaque
- apparition soudaine d’une faiblesse ou d’un engourdissement au niveau du visage, du bras ou de la jambe, en particulier d'un côté du corps ;
- apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre
- apparition soudaine de difficultés à voir d'un œil ou des deux yeux
- apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d’une perte d'équilibre ou de coordination ;
- maux de tête soudains, sévères ou prolongés, sans cause connue ;
- perte de conscience ou évanouissement avec ou sans convulsion ;
Parfois, les symptômes de l'accident vasculaire cérébral peuvent être brefs et donner lieu à un rétablissement presque immédiat et complet, mais vous devez tout de même consulter d'urgence un médecin, car vous pourriez être exposée au risque d’un nouvel accident vasculaire cérébral.
Accident vasculaire cérébral (AVC)
- gonflement et coloration bleutée d'une extrémité ;
- douleur intense à l'estomac (abdomen aigu)
Caillots sanguins bloquant d’autres vaisseaux sanguins
CAILLOTS SANGUINS DANS UNE VEINE
Que peut-il se passer lorsqu’un caillot sanguin se forme dans une veine ?
- L'utilisation de contraceptifs hormonaux combinés a été associée à une augmentation du risque de caillots sanguins dans les veines (thrombose veineuse). Ces effets secondaires sont toutefois rares. Ils surviennent le plus souvent au cours de la première année d'utilisation d'un contraceptif hormonal combiné.
- Si un caillot sanguin se forme dans une veine de la jambe ou du pied, il peut provoquer une thrombose veineuse profonde (TVP).
- Si un caillot sanguin part de la jambe et se loge dans le poumon, il peut provoquer une embolie pulmonaire.
- Très rarement, un caillot peut se former dans une veine d'un autre organe, comme l'œil (thrombose veineuse rétinienne).
A quel moment le risque de développer un caillot de sang dans une veine est-il le plus élevé ?
Le risque de développer un caillot sanguin dans une veine est le plus élevé au cours de la première année suivant la première prise d'un contraceptif hormonal combiné. Le risque peut également être plus élevé si vous recommencez à prendre un contraceptif hormonal combiné (le même produit ou un produit différent) après une interruption de 4 semaines ou plus.
Après la première année, le risque diminue mais reste toujours légèrement plus élevé que si vous ne preniez pas de contraceptif hormonal combiné.
Lorsque vous arrêtez de prendre JEZTIQ, le risque de formation de caillot sanguin revient à la normale en quelques semaines.
Quel est le risque de développer un caillot sanguin ?
Le risque dépend de votre risque naturel de TEV et du type de contraceptif hormonal combiné que vous prenez.
Le risque global de caillot sanguin dans la jambe ou le poumon (TVP ou EP) avec JEZTIQ est faible.
- Sur 10 000 femmes n'utilisant pas de contraceptif hormonal combiné et n'étant pas enceintes, environ 2 développeront un caillot sanguin au cours d'une année.
- Sur 10 000 femmes utilisant un contraceptif hormonal combiné contenant du lévonorgestrel, de la noréthistérone ou du norgestimate, environ 5 à 7 développeront un caillot sanguin en un an.
- Sur 10 000 femmes utilisant un contraceptif hormonal combiné contenant du diénogest et de l'éthinylestradiol tel que JEZTIQ, entre 8 et 11 femmes environ développeront un caillot sanguin en un an.
Le risque de développer un caillot sanguin varie en fonction de vos antécédents médicaux personnels (voir "Facteurs augmentant votre risque de caillot sanguin" ci-dessous).
Risque d’apparition d’un caillot sanguine sur une période d’un an
Femmes qui n’utilisent pas de contraception hormonale combinée et qui ne sont pas enceintes
Environ 2 femmes sur 10 000
Femmes qui utilisent une pilule contraceptive combinée contenant du lévonorgestrel, de la norethistérone ou du norgestimate
Environ 5 à 7 femmes sur 10 000
Femmes qui utilisent du diénogest et de l’éthinylestradiol 2 mg/0.03 mg et une posologie différente avec une dose d’éthynylestradiol plus élevée que JEZTIQ
Environ 8 à 11 femmes sur 10 000
Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin dans une veine
Le risque de caillot sanguin avec JEZTIQ est faible mais certaines situations augmentent le risque. Votre risque est plus élevé :
- si vous avez un surpoids important (indice de masse corporelle ou IMC supérieur à 30 kg/m2) ;
- si l'un des membres de votre famille proche a eu un caillot sanguin dans la jambe, le poumon ou un autre organe à un âge relativement jeune (par exemple avant l'âge de 50 ans). Dans ce cas, vous pourriez être atteint d'un trouble héréditaire de la coagulation sanguine ;
- si vous devez subir une opération, ou si vous êtes alitée pendant une longue période en raison d'une blessure ou d'une maladie, ou si votre jambe est plâtrée. Il peut être nécessaire d’interrompre l’utilisation de JEZTIQ plusieurs semaines avant une opération chirurgicale et/ou tant que votre mobilité est réduite. Si vous devez arrêter l'utilisation de JEZTIQ, demandez à votre médecin, sage-femme quand vous pourrez recommencer à l'utiliser.
- avec l'âge (en particulier à partir de 35 ans) ;
- si vous avez accouché dans les semaines précédentes.
Le risque de développer un caillot sanguin augmente avec le nombre d'affections dont vous souffrez.
Les voyages en avion (de plus de 4 heures) peuvent augmenter temporairement votre risque de caillot sanguin, en particulier si vous présentez certains des autres facteurs énumérés.
Il est important d'informer votre médecin, sage-femme si vous êtes concernée par l’une de ces situations, même si vous n’en êtes pas certains. Votre médecin, sage-femme peut décider que JEZTIQ doit être arrêté.
Si l'une des situations susmentionnées évolue alors que vous utilisez JEZTIQ, par exemple si un membre de votre famille proche est victime d'une thrombose sans raison connue ou si vous prenez beaucoup de poids, parlez-en à votre médecin, sage-femme.
CAILLOTS SANGUINS DANS UNE ARTERE
Que se passe-t-il si un caillot sanguin se forme dans une artère ?
Comme un caillot de sang dans une veine, un caillot dans une artère peut entraîner de graves problèmes. Par exemple, il peut provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.
Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin dans une artère
Il est important de noter que le risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral lié à l'utilisation de JEZTIQ est très faible mais peut augmenter :
- avec l'âge (au-delà de 35 ans)
- si vous fumez. Lorsque vous utilisez un contraceptif hormonal combiné comme JEZTIQ, il est conseillé d'arrêter de fumer. Si vous ne parvenez pas à arrêter de fumer et que vous avez plus de 35 ans, votre médecin, sage-femme peut vous conseiller d'utiliser une autre contraception.
- si vous êtes en surpoids
- si vous avez une pression artérielle élevée
- si un membre de votre famille proche a déjà eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral à un âge relativement jeune (moins de 50 ans). Si tel est le cas, le risque que vous ayez une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral pourrait également être plus élevé.
- si vous, ou un membre de votre famille proche, avez un taux élevé de graisses dans le sang (cholestérol ou triglycérides)
- si vous souffrez de migraines, en particulier de migraines avec aura
- si vous avez un problème cardiaque (trouble de la valve cardiaque, trouble du rythme appelé fibrillation auriculaire)
- si vous êtes diabétique.
Si vous souffrez de plus d'une de ces affections ou si l'une d'entre elles est particulièrement grave, le risque de développer un caillot sanguin peut être encore plus élevé.
Si l'une de ces conditions évolue pendant que vous utilisez JEZTIQ, par exemple si vous commencez à fumer, si un membre de votre famille proche souffre d'une thrombose sans raison connue, ou si vous prenez beaucoup de poids, parlez-en à votre médecin, sage-femme.
Autres facteurs influençant le risque de caillots sanguins Si vous avez un Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK), cela peut parfois augmenter le risque de développer certains problèmes de santé pouvant affecter le cœur et les vaisseaux sanguins. Il peut s’agir, notamment, d’une prise de poids, d’une mauvaise réponse des cellules à l’insuline, de taux élevés de graisses dans le sang et d’un risque légèrement plus élevé de caillots sanguins.
Votre médecin doit évaluer ces risques avant de débuter un traitement par un contraceptif oral combiné.
Si vous ne constatez aucune amélioration après avoir pris JEZTIQ pendant 6 à 12 mois, vous devez en parler à votre médecin afin d’envisager un autre traitement. Cela permet d’éviter de prendre trop longtemps le même médicament, ce qui pourrait augmenter le risque de formation de caillots sanguins.
JEZTIQ et cancer
Le cancer du sein a été détecté un peu plus souvent chez les femmes utilisant des pilules combinées, mais on ne sait pas si cela est dû à la pilule. Il est possible que ces femmes aient simplement subi des examens plus approfondis et plus fréquents, ce qui a permis de détecter le cancer du sein plus tôt. Le risque de cancer du sein diminue progressivement après l'arrêt de la contraception hormonale combinée. Il est important de contrôler régulièrement vos seins et de contacter votre médecin, sage-femme si vous sentez la moindre grosseur.
Des études ont rapporté des cas de cancer du col de l'utérus chez des femmes utilisant des pilules combinées pendant une période relativement longue. On ne sait pas encore si ce cancer est dû à la pilule ou s'il peut être associé au comportement sexuel (par exemple, changement plus fréquent de partenaire) et à d'autres facteurs.
Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans des cas encore plus rares, des tumeurs malignes du foie ont été signalées chez des utilisatrices de la pilule. Contactez votre médecin, sage-femme en cas de douleurs abdominales inhabituellement fortes.
Troubles psychiatriques
Certaines femmes utilisant des contraceptifs hormonaux, y compris JEZTIQ, ont fait état d'une dépression ou d'une humeur dépressive. La dépression peut être grave et peut parfois conduire à des pensées suicidaires. Si vous présentez des changements d'humeur et des symptômes dépressifs, contactez votre médecin, sage-femme pour obtenir un avis médical dès que possible.
Saignements inter menstruels
Au cours des premiers mois de votre traitement par JEZTIQ, il est possible que vous ayez des saignements inattendus (saignements en dehors des jours placebo). Si ces saignements durent plus de quelques mois, ou s'ils réapparaissent après quelques mois, votre médecin, sage-femme doit en rechercher la cause.
Ce que vous devez faire si aucun saignement ne se produit pendant les jours du placebo
Si vous avez pris correctement tous les comprimés blancs actifs, si vous n'avez pas eu de vomissements ou de diarrhée sévère et si vous n'avez pas pris d'autres médicaments, il est très peu probable que vous soyez enceinte.
Si les saignements attendus ne surviennent pas deux fois de suite, il est possible que vous soyez enceinte. Contactez immédiatement votre médecin, sage-femme. Ne commencez pas la plaquette suivante tant que vous n'êtes pas sûre de ne pas être enceinte.
Autres médicaments et JEZTIQ, comprimé à libération prolongée
Informez votre médecin, sage-femme ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.
Indiquez toujours à votre médecin, sage-femme les médicaments ou produits à base de plantes que vous utilisez déjà, y compris tout médicament obtenu sans ordonnance. Informez également tout autre médecin, sage-femme ou dentiste qui vous prescrit un autre médicament (ou le pharmacien) que vous utilisez JEZTIQ. Ils peuvent vous dire si vous devez prendre des précautions contraceptives supplémentaires (par exemple des préservatifs) et si oui, pendant combien de temps.
Certains médicaments
- peuvent avoir une influence sur les taux sanguins de JEZTIQ.
- peuvent réduire l'efficacité contraceptive
- peuvent provoquer des saignements inattendus.
Ceux-ci inclus :
- les médicaments utilisés pour le traitement :
- des infections par le VIH et le virus de l'hépatite C (les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, tels que le ritonavir, la névirapine et l'éfavirenz)
- de l’épilepsie (par exemple phénobarbital, phénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine, topiramate ou felbamate)
- de la tuberculose (par exemple, rifampicine)
- des infections fongiques (griséofulvine, antifongiques azolés, par exemple itraconazole, voriconazole, fluconazole)
- des infections bactériennes (antibiotiques macrolides, par exemple clarithromycine, érythromycine)
- certaines maladies cardiaques, hypertension artérielle (inhibiteurs calciques, par exemple vérapamil, diltiazem)
- de l'arthrite, l'arthrose (étoricoxib)
- le millepertuis, une plante médicinale utilisée pour traiter certains types de dépression
JEZTIQ peut influencer l’effet d’autres médicaments, par exemple :
- lamotrigine
- cyclosporine
- théophylline
- tizanidine
Ne prenez pas JEZTIQ si vous avez une hépatite C et que vous prenez des médicaments contenant de l'ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, du dasabuvir, du glécaprévir/pibrentasvir et du sofosbuvir/velpatasvir/voxilabprevir, car ces produits peuvent entraîner une augmentation des résultats des tests sanguins de la fonction hépatique (augmentation de l'enzyme hépatique ALAT). Votre médecin, sage-femme vous prescrira une autre contraception avant le début du traitement avec ces médicaments. JEZTIQ peut être repris environ 2 semaines après la fin de ce traitement. Voir la rubrique "Ne pas utiliser JEZTIQ".
Demandez conseil à votre médecin, sage-femme ou à votre pharmacien avant de prendre un médicament.
Interactions avec les tests de laboratoire
L'utilisation de JEZTIQ peut affecter les résultats de certains tests de laboratoire, y compris les valeurs des fonctions hépatiques, corticosurrénales, rénales et thyroïdiennes, ainsi que la quantité de certaines protéines dans le sang, par exemple les protéines qui affectent la digestion des graisses, le métabolisme des hydrates de carbone ou la coagulation du sang et la fibrinolyse. Toutefois, ces changements restent généralement dans les limites de la normale.
Grossesse et allaitement
Grossesse
JEZTIQ ne doit pas être pris pendant la grossesse. Vous ne devez pas être enceinte avant de commencer à prendre JEZTIQ. Si vous tombez enceinte pendant le traitement par JEZTIQ, arrêtez immédiatement de le prendre et contactez votre médecin, sage-femme.
Allaitement
Il n'est pas recommandé de prendre JEZTIQ si vous allaitez.
Si vous souhaitez allaiter, votre médecin, sage-femme vous recommandera une forme de contraception appropriée.
Demandez conseil à votre médecin, sage-femme ou à votre pharmacien avant de prendre un médicament.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Aucun effet sur l'aptitude à conduire et à utiliser des machines n'a été observé.
JEZTIQ, comprimé à libération prolongée contient du lactose
Chaque comprimé actif blanc de JEZTIQ contient 19 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté). Chaque comprimé placebo vert contient 56 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté).
Si votre médecin, sage-femme vous a dit que vous aviez une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.
3. COMMENT PRENDRE JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ?
Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin, sage-femme ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin, sage-femme ou pharmacien en cas de doute.
Chaque plaquette contient 28 comprimés. Prendre un comprimé de JEZTIQ tous les jours à la même heure, pendant 28 jours consécutifs en suivant le sens indiqué par les flèches sans faute comme suit : prendre un comprimé actif blanc pendant chacun des 24 premiers jours et ensuite un comprimé placebo vert pendant chacun des 4 derniers jours.
Après avoir pris le dernier comprimé, continuez à prendre JEZTIQ le jour suivant en commençant une autre plaquette thermoformée sans intervalle libre entre les plaquettes. Vous commencerez toujours une nouvelle plaquette thermoformée le même jour de la semaine. Comme il n'y a pas de pause dans la prise du médicament, il est important que vous ayez déjà préparé la plaquette thermoformée suivante avant d'en avoir terminé une.
Pour vous aider, il y a 7 autocollants représentant chacun les 7 jours de la semaine pour chaque plaquette de JEZTIQ. Choisissez l'autocollant de la semaine qui commence par le jour où vous commencez à prendre les comprimés. Par exemple, si vous commencez le mercredi, utilisez l'autocollant de la semaine qui commence par "ME". Collez la vignette journalière sur la bande JEZTIQ, à l'endroit où il est indiqué "Placez l’autocollant journalier ici". Un jour est maintenant indiqué au-dessus de chaque comprimé et vous pouvez voir si vous avez pris une pilule donnée. Les flèches indiquent l'ordre dans lequel vous devez prendre les comprimés.
Pendant les 4 jours où vous prenez les comprimés placebo verts (les jours placebo), des saignements devraient commencer (hémorragie de privation). Cela commence généralement le 2ème ou 3ème jour après la prise du dernier comprimé blanc actif de JEZTIQ. Une fois que vous avez pris le dernier comprimé vert, vous devez commencer par la plaquette suivante, que vos saignements se soient arrêtés ou non. Cela signifie que vous devez commencer chaque plaquette le même jour de la semaine et que l'hémorragie de privation survient habituellement les mêmes jours chaque mois.
Si vous utilisez JEZTIQ de cette manière, vous êtes protégée contre la grossesse également pendant les 4 jours où vous prenez un comprimé placebo.
Veuillez suivre les instructions de la rubrique 3 "Si vous oubliez de prendre JEZTIQ" pour maintenir l'effet contraceptif.
Mode et voie d'administration
Avalez chaque comprimé, si nécessaire avec une petite quantité d'eau. La prise des comprimés à jeun ou pendant les repas n'a pas d'importance.
Quand commencer à prendre JEZTIQ pour la contraception hormonale
Si vous n’avez pas utilisé de contraceptif avec des hormones le mois précédent
Commencez à utiliser JEZTIQ le premier jour du cycle (c'est-à-dire le premier jour de vos règles). Si vous commencez JEZTIQ le premier jour de vos règles, vous êtes immédiatement protégée contre la grossesse. Vous pouvez également commencer le deuxième ou le cinquième jour du cycle, mais vous devez alors utiliser des mesures de protection supplémentaires (par exemple, un préservatif) pendant les sept premiers jours.
Si vous utilisiez une contraception hormonale combinée ou anneau vaginal hormonal combiné ou dispositif transdermique hormonal combiné
Vous pouvez commencer à prendre JEZTIQ de préférence le jour suivant le dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant les substances actives) de votre pilule précédente, mais au plus tard le jour suivant la fin des jours sans comprimé de votre pilule précédente (ou après le dernier comprimé placebo de votre pilule précédente). Si vous passez d'un anneau vaginal ou d'un patch à JEZTIQ, vous devez de préférence commencer la prise le jour du retrait du dernier anneau ou patch d'un cycle, mais au plus tard à la date prévue pour la prochaine application.
Si vous utilisiez une méthode progestative (pilule progestative, injection, implant ou stérilet à libération de progestatifs)
Vous pouvez changer de pilule progestative n'importe quand (d'implant ou de stérilet le jour de son retrait, d'injectable à la date de la prochaine injection), mais dans tous ces cas, vous devez utiliser des mesures de protection supplémentaires (par exemple, un préservatif) pendant les 7 premiers jours de la prise de comprimés.
Si vous commencez à utiliser JEZTIQ après une interruption de grossesse survenue au cours du premier trimestre
Vous pouvez normalement commencer immédiatement, mais vous devez suivre les conseils de votre médecin, sage-femme avant de le faire.
Si vous commencez à utiliser JEZTIQ après avoir accouché ou après une interruption de grossesse survenue au cours du deuxième trimestre.
Vous pouvez commencer à prendre la pilule entre 21 et 28 jours après l'accouchement ou l'interruption de grossesse. Si vous commencez plus tard, il vous est conseillé d'utiliser une méthode contraceptive barrière supplémentaire pendant les 7 premiers jours de la prise de la pilule. Si vous avez eu des rapports sexuels avant de commencer JEZTIQ, assurez-vous que vous n'êtes pas enceinte ou attendez vos prochaines règles.
Prenez toujours ce médicament en suivant scrupuleusement les instructions de votre médecin, sage-femme ou de votre pharmacien. En cas de doute, consultez votre médecin, sage-femme ou votre pharmacien.
Quand commencer à prendre JEZTIQ pour le traitement de l’hirsutisme chez les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques
Vous pouvez commencer à tout moment, indépendamment de votre cycle menstruel. Si vous recherchez également une contraception hormonale, consultez la rubrique « Quand commencer à prendre JEZTIQ pour une contraception hormonale ».
Durée d’utilisation
Votre médecin, sage-femme vous dira pendant combien de temps vous devez utiliser cette pilule.
Si vous avez pris plus de JEZTIQ, comprimé à libération prolongée que vous n’auriez dû
Il n'y a pas de rapports faisant état d'effets nocifs graves suite à la prise d'un trop grand nombre de comprimés JEZTIQ. Si vous prenez plusieurs comprimés à la fois, les symptômes qui peuvent survenir sont des nausées, des vomissements et de légers saignements vaginaux.
Si vous oubliez de prendre JEZTIQ, comprimé à libération prolongée pour la contraception hormonale
Si vous oubliez un comprimé actif blanc (comprimés 1-24 de votre plaquette thermoformée), vous devez procéder comme suit :
- Si vous vous rendez compte que vous avez oublié un comprimé blanc dans les 24 heures qui suivent l'heure à laquelle vous prenez normalement votre comprimé, la protection contre la grossesse n'est pas réduite. Prenez le comprimé dès que vous vous en rendez compte et reprenez les comprimés suivants à l'heure habituelle.
- Si vous vous rendez compte que vous avez oublié un comprimé blanc plus de 24 heures après l'heure à laquelle vous le prenez normalement, la protection contre la grossesse peut être réduite. Plus le nombre de comprimés oubliés est important, plus le risque de grossesse est élevé.
Le risque de protection incomplète contre la grossesse est plus élevé si vous oubliez un comprimé blanc au début ou à la fin de la plaquette. Il convient donc de respecter les règles suivantes :
- Plus d'un comprimé oublié dans votre plaquette
Contactez votre médecin, sage-femme.
- Un comprimé oublié entre les jours 1 et 7 (première rangée)
Prenez le comprimé oublié dès que vous vous en rendez compte, même si cela signifie que vous devez prendre deux comprimés en même temps. Continuez à prendre les comprimés à l'heure habituelle et prenez des précautions supplémentaires pendant les 7 jours suivants, par exemple un préservatif. Si vous avez eu des rapports sexuels dans la semaine précédant l'oubli du comprimé, vous devez vous rendre compte qu'il existe un risque de grossesse. Dans ce cas, contactez votre médecin, sage-femme.
- Un comprimé oublié entre les jours 8 et 14 (2ème rangée)
Prenez le comprimé oublié dès que vous vous en rendez compte, même si cela signifie que vous devez prendre deux comprimés en même temps. Continuez à prendre les comprimés à l'heure habituelle. Si vous avez pris correctement les comprimés dans les 7 jours précédant le premier comprimé oublié, la protection contre la grossesse n'est pas réduite et vous n'avez pas besoin de prendre des précautions supplémentaires.
- Un comprimé oublié entre les jours 15 et 24 (3ème et 4ème rangées)
Vous pouvez choisir entre les options suivantes sans devoir utiliser de contraceptifs supplémentaires, à condition d'avoir pris la pilule correctement pendant les 7 jours précédant l'oubli du comprimé. Si ce n'est pas le cas, vous devez suivre la première de ces deux options et utiliser des mesures de protection supplémentaires pendant 7 jours.
1. Prenez le comprimé oublié dès que vous vous en rendez compte, même si cela signifie que vous devez prendre deux comprimés en même temps. Continuez à prendre les comprimés à l'heure habituelle. Au lieu de prendre les comprimés placebo verts de cette plaquette, jetez-les et commencez la plaquette suivante (le jour de début sera différent). Il est très probable que vous ayez vos règles à la fin de la deuxième plaquette - pendant que vous prenez les comprimés placebo verts - mais il se peut que vous ayez des saignements légers ou semblables à ceux des règles pendant la deuxième plaquette.
2. Vous pouvez également arrêter les comprimés blancs actifs et passer directement aux 4 comprimés placebo verts (avant de prendre les comprimés placebo, notez le jour où vous avez oublié votre comprimé). Si vous voulez commencer une nouvelle plaquette le jour où vous commencez habituellement, prenez les comprimés placebo pendant moins de 4 jours.
Si vous suivez l'une de ces deux recommandations, vous resterez protégée contre la grossesse.
- Si vous avez oublié l'un des comprimés d'une plaquette et que vous n'avez pas de saignement pendant les jours placebo, cela peut signifier que vous êtes enceinte. Vous devez contacter votre médecin, sage-femme avant de commencer la plaquette suivante.
Si vous avez oublié un ou plusieurs comprimés verts, vous êtes toujours protégé à condition que le délai entre le dernier comprimé blanc de la plaquette en cours et le premier comprimé blanc de la plaquette suivante ne soit pas supérieur à 4 jours.
Si vous oubliez de prendre JEZTIQ pour le traitement de l’hirsutisme
L’efficacité du traitement de l’hirsutisme peut être réduite en cas de doses oubliées. Si vous avez oublié un ou plusieurs comprimés, vous devez prendre un seul comprimé dès que vous vous en rendez compte, puis poursuivez le traitement le lendemain à l’heure habituelle.
Le fait d’oublier de prendre un ou plusieurs comprimés verts n’a pas de conséquence, à condition que le délai entre le dernier comprimé blanc de la plaquette en cours et le premier comprimé blanc de la plaquette suivante ne dépasse pas 4 jours.
Que faire en cas de vomissements ou de diarrhée sévère ?
Si vous vomissez ou si vous avez une diarrhée importante, il y a un risque que la substance active de la pilule ne soit pas entièrement absorbée par votre organisme, la situation est quasiment la même que l'oubli d'un comprimé. Dans ce cas, si JEZTIQ est utilisé pour la contraception hormonale, une méthode contraceptive supplémentaire doit être prise, demandez conseil à votre médecin, sage-femme.
Si vous vomissez ou avez une diarrhée sévère dans les 3-4 heures qui suivent la prise de votre comprimé actif blanc de JEZTIQ, vous devez prendre un autre comprimé blanc d'une autre plaquette dès que possible, pour toutes les indications. Si possible, prenez-le dans les 24 heures qui suivent l'heure à laquelle vous prenez normalement votre pilule. Des précautions contraceptives supplémentaires ne sont pas nécessaires. Si ce n'est pas possible ou si 24 heures se sont écoulées, vous devez suivre les conseils donnés dans la rubrique "Si vous oubliez de prendre JEZTIQ" ci-dessus, pour chaque indication.
Retarder ses règles : Ce qu'il faut savoir
Même si cela n'est pas recommandé, vous pouvez retarder vos règles en ne prenant pas les comprimés placebo verts de la 4e rangée et en passant directement à une nouvelle plaquette de JEZTIQ et en la terminant. Il se peut que vous ayez des saignements légers ou semblables à ceux des règles pendant l'utilisation de cette deuxième plaquette. Terminez cette deuxième plaquette en prenant les 4 comprimés verts de la 4ème ligne. Commencez ensuite la plaquette suivante.
Vous pouvez demander conseil à votre médecin, sage-femme avant de décider de retarder vos règles.
Changer le jour de la semaine où les règles commencent : Ce qu'il faut savoir
Si vous prenez les comprimés conformément aux instructions, vos règles commenceront pendant les jours placebo. Si vous devez changer ce jour, réduisez le nombre de jours placebo - pendant lesquels vous prenez les comprimés placebo verts - (mais ne les augmentez jamais, 4 est le maximum !). Par exemple, si vous commencez à prendre les comprimés placebo un vendredi et que vous voulez changer ce jour pour un mardi (3 jours plus tôt), vous devez commencer une nouvelle plaquette 3 jours plus tôt que d'habitude. Il se peut que vous n'ayez pas de saignements pendant cette période. Il est possible que vous ayez ensuite des saignements légers ou semblables à ceux des règles.
Si vous n'êtes pas sûr de ce qu'il faut faire, consultez votre médecin, sage-femme.
Si vous arrêtez de prendre JEZTIQ, comprimé à libération prolongée
Vous pouvez arrêter de prendre JEZTIQ, comprimé à libération prolongée quand vous le souhaitez. A partir du jour où vous arrêtez, vous n'êtes plus protégée contre la grossesse.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations <à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre sage-femme.
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Si vous ressentez un quelconque effet secondaire, en particulier s'il est sévère et persistant, ou si vous constatez une modification de votre état de santé que vous pensez être due à JEZTIQ, veuillez en parler à votre médecin, sage-femme ou votre pharmacien.
Toutes les femmes prenant des contraceptifs hormonaux combinés présentent un risque accru de formation de caillots sanguins dans les veines (thromboembolie veineuse [TEV]) ou de caillots sanguins dans les artères (thromboembolie artérielle [TEA]). Pour des informations plus détaillées sur les différents risques liés à la prise de contraceptifs hormonaux combinés, veuillez consulter la rubrique 2 "Ce que vous devez savoir avant de prendre JEZTIQ".
Effets secondaires graves
Les réactions graves liées à l'utilisation de la pilule ainsi que les symptômes associés sont décrits dans les rubriques : "Ce que vous devez savoir avant de prendre JEZTIQ", "Caillots de sang", "JEZTIQ et cancer".
Veuillez lire ces rubriques de la notice pour obtenir des informations détaillées et contactez votre médecin, sage-femme si nécessaire.
Contactez immédiatement un médecin si vous présentez l'un des symptômes suivants d'angioœdème : gonflement du visage, de la langue et/ou de la gorge et/ou difficultés à avaler ou urticaire potentiellement accompagné de difficultés respiratoires (voir également la rubrique 2 "Avertissements et précautions").
Autres effets secondaires éventuels
Les effets secondaires suivants, classés par fréquence, ont été observés dans les études cliniques avec JEZTIQ :
Effets indésirables fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10) :
- infections vaginales, y compris les infections fongiques de la vulve et du vagin et la vaginose bactérienne
- changements dans le désir sexuel, altération de l'humeur (y compris l’humeur dépressive)
- maux de tête
- nausées, douleurs abdominales
- acné
- gêne ou douleur mammaire, règles douloureuses, saignements anormaux entre les périodes menstruelles normales
- prise de poids et augmentation des taux de thyréostimuline dans le sang
Effets indésirables peu fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100) :
- infection des voies urinaires, présence de bactéries dans les urines (bactériurie)
- hypothyroïdie (thyroïde sous-active)
- changements d'appétit, y compris diminution ou augmentation de l'appétit, taux élevé de glucose dans le sang.
- rétention d’eau
- résistance à l’insuline
- , dépression, anxiété, troubles mentaux (y compris déficience mentale, trouble de la personnalité limite (borderline) et attaque de panique), troubles du sommeil (comme l'insomnie ou la somnolence)
- vertiges, migraine
- tension artérielle élevée (hypertension)
- caillots sanguins dangereux dans une veine de la jambe ou du pied (thrombose veineuse profonde) ou du poumon (embolie pulmonaire)
- bouffées de chaleur
- distension abdominale
- vomissements, diarrhée, flatulences
- perte de cheveux (alopécie)
- démangeaisons de la peau (prurit), irritation de la peau (dermatite), éruption cutanée
- transpiration accrue (hyperhidrose)
- troubles cutanés, sécheresse de la peau
- douleurs dans les bras et les jambes
- absence de règles, saignements vaginaux anormaux, altération des saignements menstruels, douleurs pelviennes, kystes ovariens, pertes vaginales et gêne vulvo-vaginale, y compris démangeaisons ou sécheresse, inflammation vulvo-vaginale, dysplasie cervicale (croissance anormale de cellules à la surface du col de l'utérus), douleurs/spasmes pendant les rapports sexuels (dyspareunie)
- fatigue (lassitude)
- gonflement
- modification des résultats des analyses de sang : taux élevés de triglycérides, de créatine phosphokinase, de cholestérol et d'enzymes hépatiques, de lactate déshydrogénase et de prolactine dans le sang.
Effets indésirables rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1000) :
- inflammation de la membrane du tympan, qui peut entraîner des troubles de l'audition et des maux d'oreille (myringite)
- herpès génital
- tumeur bénigne du sein (fibroadénome du sein)
- diminution du nombre de leucocytes (globules blancs) dans le sang.
- hyperthyroïdie (hyperactivité de la thyroïde)
- déséquilibre des lipides dans le sang (dyslipidémie)
- altération de la perception du goût (dysgueusie)
- perte partielle de la sensation tactile (hypoesthésie)
- sensation de brûlure ou de picotement généralement ressentie dans les mains, les bras, les jambes ou les pieds, mais pouvant également se manifester dans d'autres parties du corps (paresthésie)
- démangeaisons oculaires, troubles de la vue
- vertige
- rythme cardiaque rapide (palpitations)
- fluctuation de la pression artérielle
- hématome (accumulation de sang dans les vaisseaux sous la peau)
- troubles veineux, notamment des varicosités ou des varices
saignement de nez (épistaxis)
- indigestion (dyspepsie)
- constipation
- reflux gastro-œsophagien
- sensibilité dentaire (hyperesthésie dentaire)
- urticaire, chloasma (taches pigmentaires brun doré)
- douleurs articulaires (arthralgie)
- modification des résultats des analyses d'urine : présence de globules rouges et de globules blancs dans l'urine.
- épaississement irrégulier de la muqueuse utérine
- inconfort génital
- sensation de malaise général, manque d’énergie
- modification des résultats des analyses de sang : augmentation des taux de dimère de fibrine D dans le sang.
- tension artérielle anormale.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien ou à votre sage-femme. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
5. COMMENT CONSERVER JEZTIQ, comprimé à libération prolongée ?
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte et la plaquette après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation concernant la température.
Conserver la plaquette dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS
Ce que contient JEZTIQ, comprimé à libération prolongée
Comprimé blanc :
- Les substances actives sont le diénogest et l'éthinylestradiol.
- Les autres composants sont :
Noyau du comprimé : lactose monohydraté, hypromellose (E464), povidone, stéarate de magnésium (E470b), silice colloïdale anhydre.
Pelliculage du comprimé : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E171), macrogol (E1521), talc (E553b).
Comprimé vert :
- Il n'y a pas de substance active.
- Les composants sont :
Noyau du comprimé : lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone, silice colloïdale, stéarate de magnésium (E 470b).
Pelliculage du comprimé : hypromellose (E464), triacétine (E1518), polysorbate 80, dioxyde de titane (E171), laque aluminique d’indigotine (E132), oxyde de fer jaune (E172).
Qu’est-ce que JEZTIQ, comprimé à libération prolongée et contenu de l’emballage extérieur
JEZTIQ, comprimé à libération prolongée se présente sous forme de comprimés à libération prolongée.
Chaque boîte contient 1, 3, 6 ou 13 plaquettes de 28 comprimés (24 comprimés actifs blancs et 4 comprimés placebo verts).
Un étui en carton pour la plaquette est inclus. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
EXELTIS HEALTHCARE S.L.
AVENIDA MIRALCAMPO 7
POLIGONO IND. MIRALCAMPO
19200 AZUQUECA DE HENARES, GUADALAJARA
MADRID
ESPAGNE
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
EXELTIS SANTE
114 RUE GALLIENI
92100 BOULOGNE BILLANCOURT
Fabricant
LABORATORIOS LEON FARMA S.A
CALLE LA VALLINA S/n
VILLAQUILAMBRE
24193 LEON
ESPAGNE
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{mois AAAA}.
Autres
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).