LACRYADEX 1 mg/5 mg par g, pommade ophtalmique

  • Commercialisé Supervisé Sans ordonnance
  • Ophtalmique
  • Code CIS : 69956680
  • Description : Classe pharmacothérapeutique : ASSOCIATION ANTIBIOTIQUE/CORTICOIDE A USAGE OPHTALMIQUE - code ATC : S01CA01. Ce médicament est une pommade ophtalmique contenant : - un antibiotique de la famille des cyclines : l’oxytétracycline, - et un corticoïde : la dexaméthasone. Ce médicament est indiqué dans le traitement local de certaines inflammations et infections de l’œil et des paupières. - après chirurgie de l’œil, - dans des infections avec inflammation, dues à des bactéries pouvant être combattues par l’antibiotique contenu dans ce médicament.
  • Informations pratiques

    • Prescription : Disponible sans ordonnance
    • Format : pommade
    • Date de commercialisation : 23/11/2022
    • Statut de commercialisation : Autorisation active
    • Code européen : Pas de code européen
    • Pas de générique
    • Laboratoires : HORUS PHARMA

    Les compositions de LACRYADEX 1 mg/5 mg par g, pommade ophtalmique

    Format Substance Substance code Dosage SA/FT
    Pommade DEXAMÉTHASONE 01608 1 mg SA
    Pommade OXYTÉTRACYCLINE 02196 5 mg FT
    Pommade OXYTÉTRACYCLINE DIHYDRATÉE 20651 SA

    * « SA » : principe actif | « FT » : fraction thérapeutique

    Les différents formats (emballages) de vente de ce médicament :

    1 tube(s) aluminium verni de 10 g

    • Code CIP7 : 3026372
    • Code CIP3 : 3400930263723
    • Prix : 3,58 €
    • Date de commercialisation : 14/08/2025
    • Honoraire de dispensation : 1,02 €
    • Taux de remboursement : 30 %

    Caractéristiques :

    ANSM - Mis à jour le : 07/12/2023

    1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

    LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

    Dexaméthasone....................................................................................................................... 1 mg

    Oxytétracycline ....................................................................................................................... 5 mg

    Sous forme d’oxytétracycline dihydrate

    Pour 1 g de pommade ophtalmique.

    Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

    3. FORME PHARMACEUTIQUE

    Pommade ophtalmique.

    4. DONNEES CLINIQUES

    4.1. Indications thérapeutiques

    Traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes :

    • dans les suites de la chirurgie ophtalmologique,
    • des infections dues à des germes sensibles à l’oxytétracycline avec composante inflammatoire.

    Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

    4.2. Posologie et mode d'administration

    Voie ophtalmique.

    Posologie

    RESERVE A L’ADULTE ET A L’ENFANT DE PLUS DE 8 ANS (en raison du passage systémique non négligeable et du risque de coloration permanente des dents).

    1 à 3 applications par jour.

    Durée du traitement : en moyenne 7 jours.

    Un traitement plus long peut être prescrit sous surveillance ophtalmologique stricte.

    Population pédiatrique

    Aucune donnée n’est disponible.

    Mode d’administration

    Appliquer un centimètre (1 cm) de pommade dans le cul de sac conjonctival inférieur de l’œil malade ou des yeux malades et éventuellement sur le bord de la paupière.

    Pour ce faire, après s’être préalablement lavé les mains, appuyer légèrement sur le tube pour en extraire la pommade.

    Puis tirer la paupière vers le bas tout en regardant vers le haut et déposer la pommade entre la paupière et le globe oculaire.

    Ne touchez pas l'œil ou les paupières avec l'extrémité du tube.

    Rebouchez le tube de pommade après utilisation.

    Le tube de pommade ne doit pas être conservé plus de 28 jours après ouverture (voir rubrique 6.4).

    4.3. Contre-indications

    Ce médicament est contre-indiqué:

    • En cas d’hypersensibilité aux substances actives, notamment à l’oxytétracycline (antibiotique de la famille des tétracyclines) ou à l’un des excipients de la pommade mentionnés à la rubrique 6.1,
    • En cas de kératite herpétique épithéliale dendritique, kératite mycosique, kératoconjonctivite virale épidémique au stade précoce,
    • En cas de traitement par des rétinoïdes (voir rubrique 4.5),
    • En cas de traitement par la vitamine A en cas d’apport de 10,000 UI/j et plus (voir rubrique 4.5),
    • En cas de traitement par la rilpivirine (voir rubrique 4.5),
    • A partir du deuxième trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6),
    • Chez les enfants de moins de 8 ans.

    4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

    Mises en garde

    Ne pas avaler.

    En cas d’hypersensibilité, le traitement doit être arrêté.

    Des applications répétées et/ou prolongées de la pommade peuvent entraîner un passage systémique non négligeable du corticoïde.

    Des applications répétées et/ou prolongées de la pommade peuvent entraîner une hypertonie oculaire chez certains patients et/ou un retard de cicatrisation.

    Un syndrome de Cushing et/ou une inhibition de la fonction surrénalienne associés à l’absorption systémique de dexaméthasone ophtalmique peuvent survenir après un traitement continu intensif ou à long terme chez des patients prédisposés, y compris chez les enfants et les patients traités par des inhibiteurs du CYP3A4 (incluant le ritonavir et le cobicistat). Dans ce cas, le traitement doit être arrêté progressivement.

    Troubles visuels :

    Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

    Ce médicament est généralement déconseillé :

    • en cas d’allaitement,
    • en cas de grossesse
    • en association avec des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (supérieures ou égales à 1 g par prise et/ou supérieures ou égales à 3 g par jour), provoquant une majoration du risque hémorragique.
    • en association avec le mifamurtide provoquant un risque de moindre efficacité du mifamurtide.
    • en association avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 provoquant une augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde (en cas d’utilisation prolongée de corticoïdes par voie orale ou inhalée) par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

    Précautions d’emploi

    En l’absence d’amélioration rapide ou en cas de traitement prolongé, une surveillance médicale régulière comportant des contrôles bactériologiques avec étude de la sensibilité du germe permet de dépister une résistance au produit et d’adapter éventuellement le traitement.

    Comme pour toutes les préparations ophtalmiques contenant un corticoïde, l’usage prolongé nécessite une surveillance ophtalmologique particulièrement attentive de la cornée, de la tension oculaire et du cristallin.

    La prise concomitante de dexaméthasone avec les médicaments donnant des torsades de pointes entraine un risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Il est nécessaire de corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et de réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique (voir rubrique 4.5).

    La prise concomitante de dexaméthasone avec les topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants entraine la diminution de l'absorption de la dexaméthasone. La prise concomitante de cyclines avec les topiques gastro-intestinaux, les antiacides, les adsorbants, les sels de calcium, les sels de fer, le strontium et les sels de zinc entraine la diminution de l'absorption des cyclines. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces substances à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).

    Ne touchez pas l'œil ou les paupières avec l'extrémité du tube.

    Rebouchez le tube de pommade, après utilisation.

    En cas de traitement par un collyre contenant un principe actif différent, instiller le collyre à 15 minutes d’intervalle.

    Le port de lentilles doit être évité durant le traitement en raison du risque d’adsorption du corticoïde (la dexaméthasone). Par ailleurs, en cas d’inflammation/d’infection de l’œil, le port de lentilles de contact est déconseillé pendant toute la durée du traitement.

    L’attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif (la dexaméthasone) pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopage.

    4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

    Bien que les quantités d’oxytétracycline et de dexaméthasone passant dans la circulation systémique soient faibles après application oculaire, il convient de tenir compte des interactions observées avec ces deux principes actifs par voie générale.

    Interactions liées à la présence d’oxytétracycline

    Association contre-indiquée :

    + Rétinoïdes (voie générale) : risque d’hypertension intracrânienne.

    + Vitamine A : en cas d’apport de 10,000 UI/j et plus : risque d’hypertension intracrânienne.

    Association faisant l’objet de précautions d’emploi :

    + Anticoagulants oraux : acénocoumarol, apixaban, dabigatran, édoxaban, fluindione, phénindione, rivaroxaban, warfarine.

    Augmentation de l’effet anticoagulant oral et du risque hémorragique.

    Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l’INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l’anticoagulant oral pendant le traitement par la cycline et après son arrêt.

    + Antivitamines K: acénocoumarol, fluindione, warfarine.

    Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

    Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la cycline et après son arrêt.

    Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR :

    De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines qui imposent, dans ces conditions, de renforcer la surveillance de l'INR.

    + Topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants

    Diminution de l’absorption de l’oxytétracycline.

    Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).

    + Calcium : Diminution de l'absorption digestive des cyclines.

    Prendre les sels de calcium à distance des cyclines (plus de deux heures, si possible).

    + Fer : Diminution de l'absorption digestive des cyclines et du fer.

    Prendre les sels de fer à distance des cyclines (plus de 2 heures, si possible).

    + Strontium : Diminution de l'absorption digestive du strontium.

    Prendre le strontium à distance des cyclines (plus de deux heures, si possible).

    + Zinc : Diminution de l'absorption digestive des cyclines.

    Prendre les sels de zinc à distance des cyclines (plus de 2 heures si possible).

    Interactions liées à la présence de dexaméthasone

    Association contre-indiquée :

    + Rilpivirine : avec la dexaméthasone par voie systémique (sauf en cas de prise unique), risque de diminution des concentrations plasmatiques de rilpivirine par augmentation de son métabolisme hépatique par la dexaméthasone.

    Associations déconseillées :

    + Acide acétylsalicylique : majoration du risque hémorragique.

    Association déconseillée avec des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (supérieures ou égales à 1 g par prise et/ou supérieures ou égales à 3 g par jour).

    + Mifamurtide : risque de moindre efficacité du mifamurtide.

    + Inhibiteurs puissants du CYP3A4 : kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, ritonavir, cobicistat, clarithromycine, érythromycine, télithromycine.

    En cas d’utilisation prolongée de corticoïdes par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

    Préférer un corticoïde non métabolisé.

    Associations faisant l’objet de précautions d'emploi :

    + Hypokaliémiants :

    L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV) : altizide, amphotericine B, bendroflumethiazide, betamethasone, bisacodyl, boldo, bourdaine, bumetanide, cascara, cascara sagrada, chlortalidone, cicletanine, clopamide, cortisone, cortivazol, dexamethasone, fludrocortisone, furosemide, hydrochlorothiazide, hydrocortisone, indapamide, methyclothiazide, methylprednisolone, piretanide, prednisolone, prednisone, reglisse, rhubarbe, ricin, ricinus communis, sene, sene de l'inde, sodium (docusate de), sodium (picosulfate de), sodium (ricinoleate de), tetracosactide, triamcinolone).

    Risque majoré d'hypokaliémie. Surveiller la kaliémie, la corriger si besoin.

    + Digoxine (Digitaliques) : Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

    Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

    + Substances susceptibles de donner des torsades de pointe : amiodarone, amisulpride, arsénieux, astémizole, bépridil, brétylium, chloroquine, chlorpromazine, citalopram, cocaïne, crizotinib, cyamémazine, disopyramide, dompéridone, dronédarone, dropéridol, erythromycine, escitalopram, flupentixol, fluphénazine, halofantrine, halopéridol, hydroquinidine, hydroxychloroquine, hydroxyzine, lévomépromazine, luméfantrine, méquitazine, méthadone, moxifloxacine, pentamidine, pimozide, pipampérone, pipéraquine, pipotiazine, quinidine, sotalol, sparfloxacine, spiramycine, sulpiride, sultopride, terfénadine, tiapride, toremifène, vandétanib, vincamine, zuclopenthixol.

    Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

    Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

    + Anticoagulants oraux : acénocoumarol, apixaban, dabigatran, édoxaban, fluindione, phénindione, rivaroxaban, warfarine.

    Impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de l'anticoagulant oral ou de l’antivitamine K et sur celui des facteurs de la coagulation.

    Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.

    Lorsque l'association est justifiée, renforcer la surveillance : le cas échéant avec les antivitamines K, contrôle biologique au 8ème jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.

    + Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone.

    Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par l’inducteur. Les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens et en cas de transplantation.

    Surveillance clinique et biologique, adaptation de la posologie des corticoïdes pendant l'association avec l’inducteur et après son arrêt.

    + Inducteurs enzymatiques : apalutamide, carbamazepine, dabrafénib, efavirenz, enzalutamide, esclicarbazépine, fosphenytoine, létermovir, lorlatinib, lumacaftor, nevirapine, oxcarbazepine, phenobarbital, phenytoine, pitolisant, primidone, rifabutine, rifampicine.

    Certains médicaments ont la propriété d'activer considérablement certaines voies métaboliques hépatiques par induction enzymatique. Associés à des médicaments fortement métabolisés au niveau du foie, ils sont, de ce fait, en mesure d'en modifier les concentrations plasmatiques. Il peut s'ensuivre, dans la majorité des cas, une moindre activité des médicaments associés à l'inducteur, voire la formation de métabolites toxiques. Les inducteurs enzymatiques à l'origine d'interactions cliniquement pertinentes sont notamment représentés par certains antiépileptiques, certains antituberculeux et antirétroviraux et le millepertuis (pour ce dernier, se reporter aux interactions qui lui sont propres).

    Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par l'inducteur ; les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens et en cas de transplantation.

    Surveillance clinique et biologique : adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

    + Insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants

    Élévation de la glycémie avec parfois cétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes). Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance sanguine et urinaire, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.

    + Isoniazide (décrit pour la prednisolone)

    Diminution des concentrations plasmatiques de l'isoniazide. Mécanisme invoqué : augmentation du métabolisme hépatique de l'isoniazide et diminution de celui des glucocorticoïdes.

    Surveillance clinique et biologique.

    + Praziquantel

    Diminution possible des concentrations plasmatiques de praziquantel, avec risque d’échec du traitement, par augmentation du métabolisme hépatique du praziquantel par la dexaméthasone.

    Décaler l’administration des deux médicaments d’au moins une semaine.

    + Cobimétinib

    Augmentation du risque hémorragique. Surveillance clinique.

    + Topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants

    Diminution de l’absorption de la dexaméthasone.

    Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).

    Associations à prendre en compte :

    + Acide acétylsalicylique : majoration du risque hémorragique.

    A prendre en compte avec des doses antalgiques ou antipyrétiques (supérieures ou égales à 500 mg par prise et/ou inférieures à 3 g par jour).

    + Anti-inflammatoires non stéroïdiens : aceclofenac, acide mefenamique, acide niflumique, acide tiaprofenique, alminoprofene, celecoxib, dexketoprofene trometamol, diclofenac, etodolac, étoricoxib, fenoprofene, flurbiprofene, ibuprofene, indometacine, ketoprofene, meloxicam, morniflumate, nabumetone, naproxene, nimesulide, parecoxib, piroxicam, rofecoxib, sulindac, tenoxicam.

    Augmentation du risque d’ulcération et d’hémorragie gastro-intestinale.

    + Antihypertenseurs

    Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

    + Héparines : daltéparine sodique, danaparoide sodique, enoxaparine, fondaparinux, héparine calcique, héparine sodique, nadroparine calcique, réviparine, tinzaparine.

    Augmentation du risque hémorragique.

    + Interféron alpha

    Risque d'inhibition de l'action de l'interféron.

    + Fluoroquinolones : ciprofloxacine, délafloxacine, enoxacine, levofloxacine, lomefloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine, pefloxacine.

    Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.

    + Vaccins vivants atténués

    Risque de maladie généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.

    Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).

    4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

    En cas d'administration oculaire, le passage systémique est non négligeable. Toutefois, par rapport à une forme collyre, le passage systémique à partir d'une forme pommade est vraisemblablement très faible.

    La présence d'oxytétracycline conditionne la conduite à tenir en cas de grossesse et en cas d'allaitement.

    Grossesse

    Un effet tératogène des cyclines a été retrouvé en expérimentation animale mais de façon inconstante. En clinique, l'utilisation des cyclines au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.

    L'administration de cyclines au cours des deuxième et troisième trimestres expose le fœtus au risque de coloration des dents de lait. En conséquence, à partir du deuxième trimestre de la grossesse, l'administration de ce médicament est contre-indiquée.

    De plus, par mesure de précaution, il est déconseillé d’utiliser ce médicament pendant le premier trimestre de la grossesse.

    Voir rubrique 4.4, paragraphe « Mises en garde ».

    Allaitement

    En cas de traitement par ce médicament, l'allaitement est déconseillé.

    Voir rubrique 4.4, paragraphe « Mises en garde ».

    Fertilité

    Il n’y a pas d’information concernant un effet potentiel du médicament LACRYADEX sur la fertilité.

    4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

    Possibilité de troubles de la vision liés à l'application de la pommade pouvant persister entre 5 et 30 minutes (selon la dose administrée). Dans ce cas, il convient, pendant toute la durée des troubles, d'éviter de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines.

    En cas de gêne oculaire importante liée à l’inflammation/l’infection bactérienne de l’œil, il est recommandé d’attendre la fin des symptômes pour conduire un véhicule ou utiliser une machine.

    4.8. Effets indésirables

    • Possibilité d'irritation locale transitoire : prurit et gonflement des paupières et érythème conjonctival.
    • Vision trouble après instillation
    • Risque de réaction d'hypersensibilité cutanéo-conjonctivale.
    • En usage prolongé : hypertension oculaire cortico-induite, opacification du cristallin, kératite superficielle due à la présence de corticoïde (voir rubrique 4.4, paragraphe « Mises en garde »).

    En cas d'ulcération cornéenne ou sclérale, les corticoïdes peuvent retarder la cicatrisation et favoriser la surinfection.

    Fréquence non déterminée : syndrome de Cushing, inhibition de la fonction surrénalienne.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

    4.9. Surdosage

    Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. Cependant des applications répétées de façon prolongée de la pommade ophtalmique peuvent entraîner un passage systémique non négligeable des principes actifs, une hypertension oculaire cortico-induite, une opacification du cristallin, une kératite superficielle, et un retard de cicatrisation. Comme pour toutes les préparations ophtalmiques contenant un corticoïde, l’usage prolongé nécessite une surveillance ophtalmologique particulièrement attentive de la cornée, de la tension oculaire et du cristallin. Des cas d’amincissement de la cornée et de cataracte ont été rapportés après un traitement prolongé par certains corticoïdes locaux.

    5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

    5.1. Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : ASSOCIATION ANTIBIOTIQUE/CORTICOIDE A USAGE OPHTALMIQUE code ATC : S01CA01.

    La dexaméthasone base est un ANTI-INFLAMMATOIRE stéroïdien puissant. La dexaméthasone est un corticoïde de synthèse ayant une action anti-inflammatoire et antiallergique. La dexaméthasone a une action anti-inflammatoire plus puissante comparée à l'hydrocortisone (environ 25:1) et à la prednisolone (environ 5:1).

    L'oxytétracycline est un antibiotique de la famille des tétracyclines. Les tétracyclines se lient spécifiquement au ribosome 30S et bloquent l’accès de l’ARNt au complexe ARNm-ribosome, ce qui interfère avec la synthèse protéique.

    Spectre d'activité antibactérienne :

    Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :

    S ≤ 4 mg/l et R > 8 mg/l.

    La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.

    Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :

    Catégories

    Fréquence de résistance acquise en France (>10%) (valeurs extrêmes)

    ESPECES SENSIBLES

    Aérobies à Gram positif

    Bacillus
    Entérocoques

    Staphylococcus méti-S

    Staphylococcus méti-R*

    Streptococcus A

    Streptococcus B

    Streptococcus pneumoniae

    Aérobies à Gram négatif

    Branhamella catarrhalis
    Brucella
    Escherichia coli
    Haemophilus influenzae
    Klebsiella
    Neisseria gonorrhoeae
    Pasteurella
    Vibrio cholerae
    Anaérobies
    Propionibacterium acnes
    Autres
    Borrelia burgdorferi
    Chlamydia
    Coxiella burnetti
    Leptospira
    Mycoplasma pneumoniae
    Rickettsia
    Treponema pallidum
    Ureaplasma urealyticum

    ESPECES RESISTANTES

    Aérobies à Gram négatif

    Acinetobacter
    Proteus mirabilis
    Proteus vulgaris
    Pseudomonas
    Serratia

    40 - 80 %

    70 - 80 %

    20 %

    80 - 90 %

    20 - 40 %

    20 - 40 %

    10 %

    10 - 30 %

    * la fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

    Remarque : ce spectre correspond à celui des formes systémiques de l'oxytétracycline. Avec les présentations pharmaceutiques locales, les concentrations obtenues in situ sont très supérieures aux concentrations plasmatiques. Quelques incertitudes demeurent sur la cinétique des concentrations in situ, sur les conditions physico-chimiques locales qui peuvent modifier l'activité de l'antibiotique et sur la stabilité du produit in situ.

    5.2. Propriétés pharmacocinétiques

    Absorption et Distribution

    Oxytétracycline :

    Il n'y a pas de données pharmacocinétiques spécifiques concernant l'administration oculaire d'oxytétracycline.

    Dexaméthasone :

    La dexaméthasone est relativement lipophile et pénètre assez facilement les membranes oculaires. Les données pharmacocinétiques des corticostéroïdes ophtalmiques ont montré que la concentration intraoculaire obtenue est proportionnelle à la dose administrée.

    Après administration unique, la dexaméthasone est mesurable dans l'humeur aqueuse humaine en 15 à 30 minutes.

    Après administration répétée de collyre, la pénétration de la dexaméthasone dans le vitré est négligeable et la concentration de dexaméthasone dans l'humeur aqueuse est beaucoup plus faible qu'après une injection sous-conjonctivale.

    Des données ont montré que la concentration tissulaire dépend étroitement de la formulation ophtalmique utilisée. Des concentrations plus élevées sont retrouvées après l'utilisation de pommades (par rapport aux collyres). La concentration de stéroïdes la plus élevée a été trouvée dans la cornée, suivie de l'humeur aqueuse et de l'iris, représentant respectivement 1/3 et 1/4 de la concentration cornéenne. Les pommades ont un meilleur effet thérapeutique, avec une diminution plus lente des taux de stéroïdes après utilisation par rapport à un collyre.

    Biotransformation et Élimination

    Il n'y a pas de données sur le métabolisme ou l'excrétion après l'administration oculaire d'oxytétracycline (ou avec tout autre antibiotique) et de dexaméthasone.

    5.3. Données de sécurité préclinique

    Les résultats des études de tolérance oculaires menées chez le rat et le lapin montrent une absence d’effet irritant oculaire décelable macro- et microscopiquement, après application de LACRYADEX 2 fois par jour pendant 15 jours.

    Les observations actuelles ne fournissent aucune preuve de propriétés génotoxiques cliniquement pertinentes des glucocorticoïdes.

    Dans les études chez l’animal, des résorptions fœtales et des fentes palatines ont été observées après administration de corticostéroïdes. Chez le lapin, les corticostéroïdes ont induit des résorptions fœtales et de nombreuses anomalies au niveau de la tête, des oreilles, des membres et du palais.

    De plus, une inhibition de la croissance intra-utérine et des modifications du développement fonctionnel du système nerveux central ont été observées.

    Les données non cliniques disponibles pour le chlorhydrate/dihydrate d’oxytétracycline, issues des études de toxicologie en administration répétée, de génotoxicité et de cancérogénèse et des fonctions de la reproduction n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme. Cependant, les études réalisées chez l’animal montrent que les tétracyclines passent la barrière placentaire et peuvent avoir certains effets sur les tissus osseux en développement (coloration des dents).

    6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

    6.1. Liste des excipients

    Vaseline, paraffine liquide.

    6.2. Incompatibilités

    Sans objet.

    6.3. Durée de conservation

    Avant ouverture du tube : 36 mois.

    Après première ouverture du tube : 28 jours.

    6.4. Précautions particulières de conservation

    A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

    Ne pas conserver tout tube entamé au-delà de 28 jours après ouverture.

    6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

    Un tube en aluminium verni qui contient 10 g de pommade, muni d’une canule en polyéthylène et fermé par un bouchon en polyéthylène.

    Boite de 1 tube.

    6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

    Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

    7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    HORUS PHARMA

    22 Allée Camille Muffat

    INEDI 5

    06200 NICE

    8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

    • CIP 34009 302 637 2 3 : 10 g en tube (Aluminium verni).

    9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    11. DOSIMETRIE

    Sans objet.

    12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

    Sans objet.

    CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

    Liste I

    Notice :

    ANSM - Mis à jour le : 07/12/2023

    Dénomination du médicament

    LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    Dexaméthasone /Oxytétracycline dihydrate

    Encadré

    Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

    • Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.
    • Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.
    • Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.
    • Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

    Que contient cette notice ?

    1. Qu'est-ce que LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique et dans quels cas est-il utilisé ?

    2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ?

    3. Comment utiliser LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ?

    4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

    5. Comment conserver LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ?

    6. Contenu de l’emballage et autres informations.

    1. QU’EST-CE QUE LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

    Classe pharmacothérapeutique : ASSOCIATION ANTIBIOTIQUE/CORTICOIDE A USAGE OPHTALMIQUE - code ATC : S01CA01.

    Ce médicament est une pommade ophtalmique contenant :

    • un antibiotique de la famille des cyclines : l’oxytétracycline,
    • et un corticoïde : la dexaméthasone.

    Ce médicament est indiqué dans le traitement local de certaines inflammations et infections de l’œil et des paupières.

    • après chirurgie de l’œil,
    • dans des infections avec inflammation, dues à des bactéries pouvant être combattues par l’antibiotique contenu dans ce médicament.

    2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ?

    N’utilisez jamais LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    • si vous êtes allergique aux substances actives (oxytétracycline, dexaméthasone) ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.
    • si vous présentez une infection débutante de l’œil d’origine virale,
    • si vous avez une affection mycosique,
    • si vous avez un traitement par des rétinoïdes,
    • si vous avez un traitement par la vitamine A en cas d’apport de 10,000 UI/j et plus,
    • si vous avez un traitement par la rilpivirine,
    • si vous êtes dans le deuxième ou troisième trimestre de votre grossesse.
    • chez les enfants de moins de 8 ans
    Avertissements et précautions

    Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique.

    Adressez-vous à votre médecin si vous ressentez un gonflement et une prise de poids au niveau de votre tronc et de votre visage car ce sont généralement les premières manifestations d’un syndrome appelé le syndrome de Cushing. L’inhibition de la fonction des glandes surrénales peut se développer après l’arrêt d’un traitement à long terme ou intensif avec LACRYADEX. Parlez-en à votre médecin avant d’arrêter le traitement par vous-même. Ces risques sont particulièrement importants chez les enfants et les patients traités des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (dont le ritonavir et le cobicistat).

    Contactez votre médecin en cas de vision floue ou d’autres troubles visuels.

    Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS ETRE UTILISE, sauf avis contraire de votre médecin:

    • en cas d’allaitement,
    • en cas de grossesse,
    • en association avec doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (supérieures ou égales à

    1 g par prise et/ou supérieures ou égales à 3 g par jour), pouvant donner des troubles de la coagulation,

    • en association avec le mifamurtide, ce qui risque de diminuer l’efficacité du mifamurtide
    • en association avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (clarithromycine, cobicistat, erythromycine, itraconazole, ketoconazole, posaconazole, ritonavir, telithromycine, voriconazole) car cela peut augmenter la quantité de dexaméthasone dans le sang, avec un risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne (voir la rubrique « Autres médicaments et LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique »).

    EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

    Mises en garde spéciales

    Ne pas avaler.

    En cas d’allergie, le traitement doit être arrêté.

    Chez certains patients, ce médicament peut entrainer une augmentation de la pression oculaire et / ou retard de cicatrisation.

    Précautions d’emploi

    • En l’absence d’amélioration rapide ou en cas d’apparition de symptômes anormaux, consulter votre médecin.
    • En cas de traitement prolongé par cette pommade, une surveillance par l’ophtalmologiste est nécessaire.
    • Ne pas prolonger le traitement au-delà de la date prévue sans avis médical (risque de passage non négligeable du corticoïde dans la circulation générale).
    • Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre.
    • En cas de prise concomitante de médicaments donnant des torsades de pointes, consultez votre médecin (voir la rubrique « Autres médicaments et LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique »).
    • En cas de prise concomitante de topiques gastro-intestinaux, d’antiacides, d’adsorbants, de sels de calcium, de sels de fer, de strontium et de sels de zinc, il convient de prendre ces médicaments à distance (au moins 2h si possible) de l’application de la pommade ophtalmique.
    • En cas de traitement par un collyre, instiller ce collyre au moins 15 minutes après l’application de la pommade ophtalmique.
    • Le port de lentilles de contact est à éviter durant le traitement.
    • Ne touchez pas l'œil ou les paupières avec l'extrémité du tube.
    • Rebouchez le tube de pommade, après utilisation.

    EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

    Enfants et adolescents

    N’utilisez jamais LACRYADEX chez les enfants de moins de 8 ans.

    Autres médicaments et LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament. Notamment :

    Informez votre médecin si vous utilisez des médicaments luttant contre l’acné (les rétinoïdes), de la vitamine A en particulier, si vous utilisez de la rilpivirine, si vous êtes déjà traité par un autre collyre.

    Informez votre médecin si vous utilisez de la clarithromycine, cobicistat, erythromycine, itraconazole, ketoconazole, posaconazole, ritonavir, telithromycine, voriconazole car cela peut augmenter la quantité de dexaméthasone dans votre sang.

    Informez votre médecin si vous utilisez des médicaments qui réduisent le taux plasmatique de potassium (altizide, amphotericine B, bendroflumethiazide, betamethasone, bisacodyl, boldo, bourdaine, bumetanide, cascara, cascara sagrada, chlortalidone, cicletanine, clopamide, cortisone, cortivazol, dexamethasone, fludrocortisone, furosemide, hydrochlorothiazide, hydrocortisone, indapamide, methyclothiazide, methylprednisolone, piretanide, prednisolone, prednisone, reglisse, rhubarbe, ricin, ricinus communis, sene, sene de l’inde, sodium (docusate de), sodium (picosulfate de), sodium (ricinoleate de), tetracosactide, triamcinolone) car cela peut augmenter le risque d’apparition de certains troubles du rythme cardiaque.

    Informez votre médecin si vous utilisez les médicaments suivants : amiodarone, amisulpride, arsénieux, astémizole, bépridil, brétylium chloroquine, chlorpromazine, citalopram, cocaïne, crizotinib, cyamémazine, disopyramide, dompéridone, dronédarone, dropéridol, erythromycine, escitalopram, flupentixol, fluphénazine, halofantrine, halopéridol, hydroquinidine, hydroxychloroquine, hydroxyzine, lévomépromazine, luméfantrine, méquitazine, méthadone, moxifloxacine, pentamidine, pimozide, pipampérone, pipéraquine, pipotiazine, quinidine, sotalol, sparfloxacine, spiramycine, sulpiride, sultopride, terfénadine tiapride, toremifène, vandétanib, vincamine, zuclopenthixol) car cela peut augmenter le risque d’apparition de certains troubles du rythme cardiaque.

    Informez votre médecin si vous utilisez des médicaments de la classe des digitaliques notamment la digoxine car cela peut augmenter le risque d’apparition de certains troubles du rythme cardiaque.

    Informez votre médecin si vous utilisez des anticoagulants oraux dont les antivitamines K (acénocoumarol, apixaban, dabigatran, édoxaban, fluindione, phénindione, rivaroxaban, warfarine), de l’héparine (dalteparine sodique, danaparoide sodique, enoxaparine, fondaparinux, heparine calcique, heparine sodique, nadroparine calcique, reviparine, tinzaparine), de l’acide acetylsalicylique, du cobimétinib, car cela peut augmenter le risque d’hémorragie.

    Informez votre médecin si vous utilisez de l’apalutamide, carbamazepine, dabrafénib, efavirenz, enzalutamide, esclicarbazépine, fosphenytoine, létermovir, lorlatinib, lumacaftor, nevirapine, oxcarbazepine, phenobarbital, phenytoine, pitolisant, primidone, rifabutine, rifampicine car cela peut diminuer la quantité de dexaméthasone dans votre sang et réduire son efficacité.

    Informez votre médecin si vous utilisez du mifamurtide, car cela peut réduire l’efficacité de votre traitement par mifamurtide.

    Informez votre médecin si vous utilisez du praziquantel, car cela peut réduire l’efficacité de votre traitement par praziquantel.

    Informez votre médecin si vous utilisez de l’isoniazide, car cela peut réduire l’efficacité de votre traitement par isoniazide.

    Informez votre médecin si vous utilisez de l’insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants, car cela peut augmenter la glycémie.

    Informez votre médecin si vous utilisez l’interféron alpha car cela peut réduire l’efficacité de votre traitement par interféron alpha.

    Informez votre médecin si vous utilisez des anti-inflammatoires non stéroïdiens (aceclofenac, acide mefenamique, acide niflumique, acide tiaprofenique, alminoprofene, celecoxib, dexketoprofene trometamol, diclofenac, etodolac, étoricoxib, fenoprofene, flurbiprofene, ibuprofene, indometacine, ketoprofene, meloxicam, morniflumate, nabumetone, naproxene, nimesulide, parecoxib, piroxicam, rofecoxib, sulindac, tenoxicam) car cela peut créer des ulcérations et des hémorragies gastro-intestinales.

    Informez votre médecin si vous utilisez des antihypertenseurs car cela peut diminuer de l'effet antihypertenseur.

    Informez votre médecin si vous utilisez des fluoroquinolones (ciprofloxacine, délafloxacine, enoxacine, levofloxacine, lomefloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine, pefloxacine) car cela peut entrainer des atteintes des tendons.

    Informez votre médecin avant l’utilisation d’un vaccin vivant atténué car cela peut entraîner un risque de maladie vaccinale généralisée.

    Informez votre médecin si vous utilisez des topiques gastro-intestinaux, des antiacides, des adsorbants, du calcium, du fer, du strontium ou du zinc car cela peut réduire l’absorption digestive des substances actives.

    LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique avec des aliments, boissons et de l’alcool

    Sans objet.

    Grossesse, allaitement et fertilité

    • L’utilisation de ce médicament est contre-indiquée pendant les deuxième et troisième trimestres de votre grossesse.
    • L’utilisation de ce médicament est déconseillée pendant la grossesse.
    • L’utilisation de ce médicament est déconseillée pendant l’allaitement.

    Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

    Conduite de véhicules et utilisation de machines

    L’utilisation de ce médicament peut entraîner une vision trouble pouvant persister entre 5 et 30 minutes (selon la dose administrée).

    En cas de gêne oculaire importante liée à l’inflammation / l’infection bactérienne de l’œil, il est recommandé d’attendre la fin des symptômes pour conduire un véhicule ou utiliser une machine.

    Sportifs

    Sportifs, attention, ce médicament contient un principe actif (dexaméthasone) pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopages.

    LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique contient :

    Sans objet

    3. COMMENT UTILISER LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ?

    RESERVE A L’ADULTE ET A L’ENFANT DE PLUS DE 8 ANS.

    1 à 3 applications par jour.

    • Appliquer la quantité de pommade prescrite dans le cul de sac conjonctival inférieur de l’œil malade ou des yeux malades et éventuellement sur le bord de la paupière.
    • Pour ce faire, après s’être préalablement lavé les mains, appuyer légèrement sur le tube pour en extraire la pommade.
    • Puis tirer la paupière vers le bas tout en regardant vers le haut et déposer la pommade entre la paupière et le globe oculaire.
    • Ne touchez pas l'œil ou les paupières avec l'extrémité du tube.
    • Rebouchez le tube de pommade, après utilisation

    CE MEDICAMENT VOUS A ETE PERSONNELLEMENT DELIVRE DANS UNE SITUATION PRECISE :

    • IL PEUT NE PAS ETRE ADAPTE A UN AUTRE CAS,
    • NE PAS LE CONSEILLER A UNE AUTRE PERSONNE.

    Mode et voie d’administration

    Voie ophtalmique. En application oculaire.

    Ne pas avaler.

    Se laver soigneusement les mains.

    Durée du traitement

    La durée du traitement est en moyenne de 7 jours.

    Conformez-vous strictement à l’ordonnance de votre médecin.

    Ne prolongez pas le traitement sans avis médical.

    Un traitement plus long ou des applications plus fréquentes peuvent vous être prescrits.

    Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

    Si vous avez utilisé plus de LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique que vous n’auriez dû

    Sans objet.

    Si vous oubliez d’utiliser LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

    Si vous arrêtez d’utiliser LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    Sans objet.

    4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

    Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

    Possibilité :

    • d’irritation locale transitoire : prurit et gonflement des paupières et rougeur de l’œil.
    • de sensation de brûlure, larmoiement, gêne.
    • Vision trouble après administration

    Risque :

    • de réaction d’hypersensibilité,
    • en usage prolongé, d’augmentation de la pression oculaire, d’opacification du cristallin, de kératite superficielle,
    • de retard de cicatrisation, de surinfection.
    • de problèmes hormonaux (fréquence indéterminée) : croissance de poils sur le corps (en particulier chez les femmes), faiblesse et fonte musculaire, vergetures (taches) violacées sur la peau, augmentation de la pression artérielle, règles irrégulières ou absence de règles, changements des niveaux de protéines et de calcium dans votre corps, croissance ralentie chez les enfants et les adolescents et gonflement et gain de poids au niveau du corps et du visage (appelés « syndrome de Cushing »), (voir rubrique 2 « Avertissements et précautions »).
    Déclaration des effets secondaires

    Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr

    En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

    5. COMMENT CONSERVER LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique ?

    Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

    A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

    N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le tube et la boite après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

    Ne pas conserver tout tube entamé au-delà de 28 jours après ouverture.

    Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

    6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

    Ce que contient LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

    • Les substances actives sont la dexaméthasone et l’oxytétracycline dihydrate: 1 gramme de pommade contient 1 mg de dexaméthasone et 5 mg d’oxytétracycline dihydrate.
    • Les excipients sont : vaseline et paraffine liquide.

    Qu’est-ce que LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique et contenu de l’emballage extérieur

    Ce médicament se présente sous forme de pommade ophtalmique, tube de 10 g.

    Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

    HORUS PHARMA

    22 Allée Camille Muffat

    INEDI 5

    06200 NICE

    Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

    HORUS PHARMA

    22 Allée Camille Muffat

    INEDI 5

    06200 Nice

    Fabricant

    TUBILUX PHARMA SPA

    VIA COSTARICA 20-22

    00071 POMEZIA (ROMA)

    ITALIE

    Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

    Sans objet.

    La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

    [à compléter ultérieurement par le titulaire]

    Autres

    Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

    Conseil d’éducation sanitaire :

    QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ? :

    Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les infections dues aux virus. Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce qu’il convient précisément à votre cas et à votre maladie actuelle.

    Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré l’action d’un antibiotique. Ce phénomène est appelé résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs.

    La résistance s’accroît par l’usage abusif ou inapproprié des antibiotiques.

    Vous risquez de favoriser l’apparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif ce médicament si vous ne respectez pas :

    • la dose à prendre,
    • les moments de prise,
    • et la durée de traitement.

    EN CONSEQUENCE, POUR PRESERVER L’EFFICACITE DE CE MEDICAMENT

    1) N’utilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous l’a prescrit.

    2) Respectez strictement votre ordonnance.

    3) Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment semblable.

    4) Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il n’est peut-être pas adapté à sa maladie.

    5) Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boites entamées pour une destruction correcte et appropriée de ce médicament.

    Service médical rendu

    • Code HAS : CT-20351
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : Insuffisant
    • Description : Dans le traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’oeil et de ses annexes, le service médical rendu par LACRYADEX (dexaméthasone, oxytétracycline) est insuffisant pour justifier d’une prise en charge par la solidarité nationale au regard des alternatives disponibles dans les autres situations incluant les conjonctivites infectieuses.
    • Lien externe

    Amélioration service médical rendu

    • Code HAS : CT-20351
    • Date avis :
    • Raison : Inscription (CT)
    • Valeur : V
    • Description : Cette spécialité est un hybride qui n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à la spécialité de référence déjà inscrite : STERDEX (dexaméthasone, oxytétracycline), pommade ophtalmique en récipient unidose.
    • Lien externe